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Architecture, protestantisme et modernité. Du sacré et de l'ascèse en particulier
Péneau Dominique
L'HARMATTAN
20,50 €
Épuisé
EAN :9782296066878
L'architecture, dès ses origines, a eu pour vocation la mise en forme de l'image immatérielle des dieux selon la théologie dominante. Dans l'histoire de l'Occident chrétien, deux conceptions antagonistes du sacré se sont opposées : l'une, de caractère somptuaire, imposée par l'Empire romain, jouant sur la magnificence et la démesure et l'autre, de caractère austère, d'origine monastique, puisant aux sources ascétiques du christianisme premier, le vocabulaire d'une esthétique épurée. C'est cette version qu'adopteront les réformateurs protestants opposés à l'ostentation de la papauté. Dès lors, le sacré s'établit dans un rapport direct et individuel à la divinité magnifiant le quotidien, la simplicité, la sobriété et la " juste mesure ". Cette vision pragmatique du sacré qui prône la discrétion et accepte l'uniformité prépare l'émergence de la révolution industrielle et de la production en série. C'est dans ce contexte que s'élabore le vocabulaire ascétique de l'architecture moderne, illustré par " l'évangile de l'élimination " de Franck Lloyd Wright ou " la machine à habiter " de Le Corbusier.
Comme les autres volumes de la série, ce livre consacré au suédois a été conçu pour ceux que les langues passionnent et que les curiosités grammaticales réjouissent. Mais il s'adresse aussi aux voyageurs intrépides qui souhaitent découvrir des régions encore préservées, des îles habitées et la vraie banquise tout en sachant apprécier le réconfort d'une brioche à la cannelle et d'un glögg aux émigrés francophones qui ont choisi de s'installer entre Smygehuk et Treriksröset ; aux amateurs de cinéma d'art et d'essai, lassés de lire des sous-titres incomplets ; aux étudiants qui rêvent de porter une casquette blanche et que tente un programme Erasmus à Lund, à Uppsala ou à Abo ; à ceux qui ont lu Le merveilleux voyage de Nils Holgersson lorsqu'ils étaient enfants et, enfin, à tous ceux qui demandent " Pourquoi la Suède ? ".
Les vingt-deux études rassemblées ici en l'honneur d'Élisabeth Mornet suivent les chemins du savoir à l'époque médiévale à travers les institutions, les hommes, les textes et les images. La Scandinavie médiévale est choisie comme champ d'étude spécifique et permet une ouverture sur la culture européenne, celle des laïcs par la littérature, l'écriture de l'histoire, la constitution de bibliothèques et celle des clercs dans le cadre spécifique des universités. La profonde unité culturelle de l'Occident à la fin du Moyen Âge ressort avec évidence des différents thèmes abordés: de l'arrivée des premiers cisterciens en Scandinavie au départ des clercs scandinaves vers les universités créées dans l'Empire; des différentes constructions hagiographiques, en Islande, en Suède ou en Italie, à la fondation des collèges à Paris ou à Oxford; de la constitution de nouveaux modèles historiographiques, en France ou en Finlande, aux habitudes culturelles des élites norvégiennes ou françaises. Enfin, ce livre, qui réunit des auteurs venus du Danemark, de Finlande, de France, d'Islande, de Norvège et de Suède, a pour ambition de montrer la richesse des divers modes d'interrogation des sources et de continuer, à la suite des rencontres organisées par Élisabeth Mornet, le fructueux dialogue entre les chercheurs français et nordiques.
Les prétentions à incarner la communauté politique ou des groupes particuliers se multiplient. Elles s'expriment au sommet des institutions représentatives, mais aussi dans les mouvements sociaux contestataires. Elles sont portées autant par les leaders autoritaires que par les mouvements libertaires. Les articles ici rassemblés entendent éclairer ces phénomènes à l'aide de la notion de la représentation-incarnation. Cet idéaltype désigne une relation où l'entité représentante tend à être identifiée à l'entité qu'elle prétend incarner, sans que ce lien repose sur un mandat ou une volonté explicite. Cette relation contribue de façon décisive à forger l'identité et l'unité du groupe représenté. La représentationincarnation plonge ses origines dans la théologie chrétienne comme dans la philosophie et le droit public du Moyen Age, avec la notion de représentation-identité. Sécularisée, elle se retrouve sous des formes diverses dans les parlements d'Ancien régime, dans les controverses opposant Hobbes et les parlementaires anglais, dans les conflits de légitimité de la révolution de 1848, chez Edmund Burke, Carl Schmitt ou les théoriciens du populisme. La force des régimes politiques modernes a reposé sur leur capacité à fusionner la légitimité donnée par le mandat électoral et celle qui découle de l'incarnation de la communauté politique dans les représentants élus. Cette articulation est aujourd'hui remise en cause : la crise des systèmes représentatifs s'approfondit tandis que fleurissent des prétentions alternatives à incarner le peuple. Il est temps de se donner les moyens conceptuels de distinguer ces deux sources de légitimité.
Résumé : Le prologue de l'Erikskrönika évoque la création du monde, manière habile d'introduire, parmi tous les pays créés par Dieu, le royaume de Suède. Placée ainsi au seuil de l'?uvre, la Création renvoie aussi de façon métaphorique à l'acte même de rédaction de l'?uvre. Ce lieu commun prend une autre dimension si l'on souligne que l'auteur inconnu a rédigé une ?uvre dont le genre n'existait pas encore en langue suédoise. Il est aussi le premier à composer, dans la première moitié du XIVe siècle, une ?uvre à partir d'une matière originale, l'histoire de son propre pays, sur près d'un siècle. La Chronique d'Erik ou Erikskrönika met en scène les luttes qui ont déchiré le royaume de Suède entre les années 1220 et l'élection du roi Magnus Eriksson en 1319. Cette chronique rimée est très connue dans son pays d'origine, principalement en raison de passages d'anthologie dont le plus célèbre est la longue description de la traîtrise du roi Birger qui invita ses frères à un banquet et qui les fit mourir de faim. Mais elle apparaît aussi comme un document rare sur les conceptions sociales et politiques du milieu aristocratique pour lequel elle fut rédigée. Cette traduction a pour but de présenter et de rendre accessible au public français, dans son intégralité, un des textes fondateurs du Moyen Âge suédois et de mieux faire connaître ce royaume qui appartenait pleinement à l'Occident médiéval.
Le 1er août 1909, François Faber remporte la septième édition du Tour de France cycliste. Le " Géant de Colombes ", ancien docker sur le port de Courbevoie, entre dans la légende, mais bien plus qu'un parcours sportif exemplaire son itinéraire est un condensé de la France de la Belle époque. L'histoire d'un gamin de banlieue au physique hors du commun et à l'appétit féroce, grandi entre maraîchages et usines, puis saisi par le démon d'une petite reine qui fera sa fortune. Un enfant de son siècle, qui croise aussi en chemin la terrible crue de la Seine en janvier 1910, le grand Jaurès quelques jours avant son assassinat, puis fauché en pleine gloire en mai 1915, lors de l'une des plus formidables offensives de la Grande Guerre... En s'appuyant sur la presse d'époque et sur de nombreux documents inédits, ce livre retrace le destin romanesque de ce champion attachant, l'un des plus populaires de son temps, né et grandi en France, devenu luxembourgeois à sa majorité sans jamais quitter sa ville de Colombes, puis engagé volontaire dans la Légion étrangère pour défendre sa patrie d'adoption.
Dans un contexte économique caractérisé par la mondialisation où les fusions, délocalisations et liquidations d'entreprises sont autant de risques pour les managers, la ressource principale de l'entreprise reste la connaissance. Véritable capital technique, social et culturel, il convient de la préserver, de l'enrichir et de la transmettre. Le capital mémoire de l'entreprise ouvre la voie au management des savoirs, à la gestion des connaissances et à l'ingénierie de la mémoire organisationnelle qui, chacun dans son domaine, cartographient les compétences et les savoirs que recèle l'entreprise et en définissent les enjeux stratégiques. Loin d'être un tout homogène, la mémoire de l'entreprise emprunte à de multiples sources, individuelles ou collectives, se pourrit de cultures conflictuelles et se fixe sur des supports composites - simples récits d'anecdotes, documents de presse ou institutionnels (affiche, film d'entreprise, banque de données...). Par-delà les clivages culturels, les querelles de territoires, les tactiques du secret, les justifications plus ou moins excusables de l'oubli, cet ouvrage montre en quoi la mémoire constitue, pour l'anticipation stratégique et la construction identitaire des collectifs de travail, un facteur-clef dé la communication d'entreprise. L'exemple des Chantiers de l'Atlantique de Saint-Nazaire illustre toute là complexité et la richesse du capital mémoire d'une grande organisation.
Au matin du 22 mars 2016, en se rendant à son bureau, Caroline Choplin monte dans le dernier wagon de la rame de métro qui s'arrêtera brusquement à la station Maelbeek. Elle ne le sait pas encore, mais ce choix involontaire lui sauvera la vie. Trois ans après le double attentat qui a frappé la capitale belge, elle revient sur les émotions ressenties ce matin-là et celles des jours et des mois qui ont suivi le choc.
Perrat Benoît ; Pitte Jean-Robert ; Guillot Pierre
Résumé : Grand chef cuisinier aux côtés des Escoffier, des Rambert et des frères Rouzier notamment, le Bressan Benoît Perrat (1873-1957) exerça son art dans les restaurants de tout premier ordre (Lyon, Genève, Paris, York, Berlin, Dresde) puis dans les cours princières et royales d'Europe centrale de la Belle Epoque (Saxe, Bavière, Roumanie, Hongrie). Contraint par la Grande Guerre à quitter ceux qu'il avait somptueusement servis, il retrouve ses terres natales et s'installe quelque temps après à Vonnas (Ain), la "Mecque de gueule", où il tiendra jusqu'à la Seconde Guerre mondiale toujours avec panache et distinction, jusqu'au raffinement ultime, la table et le Grand Hôtel Moderne. Il y rédigera sa célèbre "rhapsodie culinaire et gastronomique", Cornus en Bresse (1932) ? rééditée en 2002 ? et en 1938 sa Hongrie gourmande, restée inédite et publiée ici pour la première fois. Ce recueil surprenant assemble une centaine de ses recettes magyares récolées au gré de ses rencontres, de ses pérégrinations, de ses affectations et de ses enchantements. Récolées... ! C'est peu dire. Benoît Perrat y atteste surtout le "véritable esprit de la gastronomie qui est un patrimoine vivant, en évolution constante, ouvert à toutes les influences extérieures qui sont découvertes, apprivoisées, domestiquées, puis intégrées". C'est donc à une savoureuse déclinaison des riches spécialités danubiennes, parfois "métissées de Bresse", que Benoît Perrat convoque ses lecteurs, au premier rang desquelles le fameux gulash, et bien sûr le paprika, piment-roi de la cuisine magyare. Il les invite surtout à mettre avec lui la main au fourneau puis la serviette au cou.