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ITINERARIES DU SAVOIR DE L'ITALIE A LA SCANDINAVIE
PENEAU
PUB SORBONNE
40,00 €
Épuisé
EAN :9782859446116
Les vingt-deux études rassemblées ici en l'honneur d'Élisabeth Mornet suivent les chemins du savoir à l'époque médiévale à travers les institutions, les hommes, les textes et les images. La Scandinavie médiévale est choisie comme champ d'étude spécifique et permet une ouverture sur la culture européenne, celle des laïcs par la littérature, l'écriture de l'histoire, la constitution de bibliothèques et celle des clercs dans le cadre spécifique des universités. La profonde unité culturelle de l'Occident à la fin du Moyen Âge ressort avec évidence des différents thèmes abordés: de l'arrivée des premiers cisterciens en Scandinavie au départ des clercs scandinaves vers les universités créées dans l'Empire; des différentes constructions hagiographiques, en Islande, en Suède ou en Italie, à la fondation des collèges à Paris ou à Oxford; de la constitution de nouveaux modèles historiographiques, en France ou en Finlande, aux habitudes culturelles des élites norvégiennes ou françaises. Enfin, ce livre, qui réunit des auteurs venus du Danemark, de Finlande, de France, d'Islande, de Norvège et de Suède, a pour ambition de montrer la richesse des divers modes d'interrogation des sources et de continuer, à la suite des rencontres organisées par Élisabeth Mornet, le fructueux dialogue entre les chercheurs français et nordiques.
La question de l'identité du Christ dessine les contours des grands enjeux théologiques des débuts de l'ère chrétienne. L'événement de sa Crucifixion constitue le coeur de cette interrogation. Qui meurt sur la croix? Qui est le sujet de la Passion et de la mort? Qui de Dieu ou de l'homme endure les souffrances et la mort? Est-ce le Fils de Dieu? Mais comment Dieu peut-il souffrir du fait de son impassibilité et mourir du fait de son immortalité? Comment l'Un de la Trinité peut-il endurer une telle mort incompatible avec son statut divin? Est-ce alors l'homme Jésus qui succomberait sur la croix tandis que le Verbe divin se dissocierait de lui au moment ultime? En quelques lignes se trouve résumé le conflit auquel sont confrontés les théologiens et qui met en péril l'unité du Dieu-homme. Ce livre retrace les étapes passionnantes et disputées de l'élaboration du visage du Crucifié pendant les premiers siècles jusqu'à la période iconoclaste.
Les Quatre Vivants appelés également le Tétramorphe sont les anges des grandes apparitions bibliques d'Ezéchiel et de l'Apocalypse de Jean. Leur silhouette ardente hante ces grandes visions célestes sculptées dans la pierre des tympans de Moissac, Angoulême, Charlieu...Pourquoi les Quatre Vivants ont-ils tant d'importance dans la mystique chrétienne du premier millénaire ? Quelle est leur nature, leur fonction, leur origine dans l'Ecriture Sainte ? Pourquoi sont-ils identifiés aux symboles des quatre évangélistes ? Pourquoi les retrouve-t-on aux quatre coins de la chrétienté, en Italie, Egypte copte, Nubie, Éthiopie... dans les arts carolingiens, mozarabes... inspirant une multitude d'artistes ? Au terme de ce voyage : l'art de la fin du Moyen Age, l'art roman, qui connaît une floraison d'images inspirées des Quatre Vivants. Puis, les Vivants se meurent au 13e siècle. La mise en lumière des causes de leur disparition donne l'occasion d'une réflexion globale sur l'évolution de l'art sacré en Occident. Enquête documentée et approfondie sur les traces des Quatre Vivants, ce livre montre le lien étroit entre la théologie et l'art sacré, mais plus qu'un livre de théologie ou un livre d'art, c'est le livre des Quatre Vivants!
L'auteur de cette homélie, inédite en français et écrite au VIIIe siècle, est un géant de la théologie mystique de l'Eglise d'Orient. Son oeuvre s'affirme comme la récapitulation lumineuse de la pensée patristique originelle. Jean Damascène montre notamment la profondeur de sa réflexion théologique au moment de la grande querelle des images, l'iconoclasme, qui enflamme pendant près d'un siècle, les Eglises d'Orient. Dans cette homélie, Jean Damascène propose une méditation originale sur le Samedi Saint, jour où l'Eglise contemple le mystère de l'ensevelissement du Dieu-homme. Journée si particulière... Temps d'attente, porteur de deuil et d'espérance dans l'entre-deux de la mort et de la résurrection du Christ. Jean Damascène trace à grands traits les enjeux spirituels de ce moment si singulier qui ne se prête ni aux lamentations ni encore aux réjouissances. Il délivre l'unique clef qui permet de saisir ce mystère : la contemplation de la personne du Christ. Dans un incommensurable élan d'amour, le Verbe de Dieu fait siennes l'humanité et la mort pour les envelopper d'un vêtement tissé de fils de lumière.
Résumé : Ecrire l'histoire de Stockholm, c'est voir émerger des eaux une vîle- une ville tout entière contenue sur une île -, la voir s'étendre vers les îlots alentour, puis vers les faubourgs sablonneux du nord et du sud, et s'adapter à un site réputé difficile, mais qui produisit une véritable capitale-archipel. C'est voir se transformer un des lieux les plus insalubres et les plus malsains d'Europe en une des capitales les plus écologiques et les plus riches du monde. C'est aussi suivre, au pays des révolutions timides et des conquêtes démocratiques radicales, les mutations d'une société, de l'absolutisme à la démocratie, dont Stockholm fut un des fers de lance. Peu de villes offrent de si rapides et de si fulgurantes métamorphoses. Dans cette fresque d'une ampleur inégalée, Corinne Péneau nous guide entre les bâtiments en bois ou en briques de Stockholm, à travers ses fines ruelles médiévales et ses nombreux parcs. Elle retrace près de huit siècles d'histoire de la plus francophile des villes du Nord, de sa fondation, au milieu du xiiie siècle, jusqu'aux projets les plus ambitieux du xxie siècle.
Résumé : Comment définir la famille en Grèce ancienne ? Qui invite-t-on chez soi ? Suivant quelles modalités ? Pourquoi ? Longtemps, les historiens ont exclu la famille du champ d'étude de la sociabilité, considérant qu'elle relevait de la sphère privée. L'analyse de célébrations ritualisées et normées, le plus souvent festives (mariage, naissance, décès ; sacrifices, banquets, processions, danses, chants), entre parents, amis et voisins, autrement dit entre familiers (oikeioi), ainsi que des discours qui y font référence (tragédies, comédies, plaidoyers civils, discours philosophiques, lois), conduit cependant à éclairer des formes de sociabilité plus ou moins formelle propres à appréhender la composition de la famille grecque dans l'Antiquité, son ouverture, ses limites et à définir ses normes, sa cohésion et son identité par des comportements spécifiques et les liens créés. Elle permet également de situer les individus dans l'oikos en fonction de leur statut, de leur âge et de leur sexe. Les célébrations sont organisées et transformées en spectacle, les relations forgées sont théâtralisées. La famille est ainsi comprise comme un noeud de solidarités organiques et imbriquées, un espace de visibilité sociale aux frontières perméables et floues, plutôt que comme une structure juridique figée et un lieu d'expression du privé à l'intérieur de la cité grecque. Le livre met en lumière les liens qui se nouent et perdurent à l'intérieur de la famille et la manière dont ces relations tissées dans un cadre domestique façonnent des interactions plus larges de la famille à la cité, principalement aux époques archaïque et classique, dans le monde grec. Il pose en définitive la difficile question de la nature de la cité.
Dans cette étude, De l'esprit des lois est abordé sous l'angle théorique d'une science nouvelle ayant pour objet les institutions humaines, puis sous l'angle politique d'un recensement des moyens disponibles pour freiner le passage au despotisme.
Étude des diverses formes de compétition politique, des rivalités pour le trône, des luttes pour l'autonomie régionale, expliquées par l'analyse des moyens d'action de l'aristocratie, principal agent des troubles (implantations régionales, réseaux familiaux, solidarités militaires ou liens de service). Le clivage entre militaires et civils est remis en cause, alors que le poids des grands clans régionaux importe davantage : de véritables équipes alternent au pouvoir, les provinces leur restant fidèles tant que la protection impériale compense, aux yeux des populations, le versement de l'impôt.