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La CNT dans la révolution espagnole. Tome 1
Peirats José ; Mintz Frank
NOIR ET ROUGE
22,00 €
Épuisé
EAN :9791093784038
A la demande de la CNT (Confédération nationale du travail) en exil, José Peirats (1908-1989) ? ouvrier briquetier, militant anarcho-syndicaliste dès ses plus jeunes années puis collaborateur de la presse confédérale ? fut chargé de rédiger l'histoire de l'organisation, de sa naissance jusqu'à la fin de la guerre espagnole. Une décision courageuse, alors que la centrale anarcho-syndicaliste était fragilisée par une scission en exil et dans l'Espagne franquiste, et que la répression des services secrets du régime ne ménageait ni l'une ni l'autre. Bien que n'étant pas historien de profession, José Peirats prit à coeur la demande et se lança dans un travail de longue haleine. Pour ce faire, il recueillit de nombreux documents, consulta maints protagonistes directs des événements, puis, au début des années 1950, il conçut et rédigea son ouvrage. Comme il le dit lui-même dans ses introductions aux deux premières éditions du livre, il imaginait pouvoir embrasser en un seul volume tous les aspects de l'histoire de la centrale ouvrière anarchiste. Son effort accoucha finalement des trois tomes de La CNT en la revolución espanola, qui parurent entre 1951 et 1953, et ? de l'aveu de l'auteur lui-même ? ne furent guère lus hors des milieux cénétistes. C'est avec sa réédition, en 1971, par les soins de la prestigieuse maison d'édition antifranquiste Ruedo Ibérico que le livre de José Peirats devint un ouvrage de référence, indispensable à tous les lecteurs soucieux de connaître le rôle de l'anarcho-syndicalisme durant la guerre civile espagnole du point de vue de l'un de ses militants. Un ouvrage dont, faisant fi de la froide objectivité issue de la consultation des " fiches bibliographiques ", l'auteur revendiquait le caractère délibérément partisan. Il était bien temps que, plus de soixante ans après sa première parution en langue castillane, les lecteurs français puissent enfin lire ce grand classique de l'historio-graphique anarchiste de la guerre et de la révolution espagnoles. Nous sommes convaincus que, en dépit du passage des années, ils en tireront le plus grand profit.
Résumé : Un seul cahier pour toute l'année : des activités de compréhension, d'étude du code et de production d'écrit des textes documentaires, des poésies et d'autres types de textes
Résumé : A la demande de la Confederación National del Trabaja (Confédération nationale du travail), CNT en exil en France, José Peints a été chargé de rédiger une histoire de ce mouvement. Une décision courageuse, alors que cette organisation anarchosyndicaliste était fragilisée par une scission en exil et dans l'Espagne franquiste, et que la répression des services secrets franquistes ne ménageaient ni l'une ni l'autre. Le même phénomène touchait plus profondément le PC espagnol, sommé d'appliquer dans ses rangs la politique anti titiste de l'URSS. José Peirats était donc naturellement enclin à adopter un recul critique, tout en expliquant les attitudes et les réactions des dirigeants et des militants de base, leurs évolution, pendant la "révolution espagnole". Révolution encore bannie et/ou calomniée actuellement par certains historiens officiels espagnols et étrangers comme on l'a constaté en 2010 pour la commémoration du centenaire de la fondation de la CNT. José Peirats a recueilli des documents, consulté des protagonistes, puis il a conçu et rédigé son ouvrage entre 1950 et 1953. Comme il le dit lui-même dans les deux introductions respectivement de la première et de la seconde édition, Peirats imaginait pouvoir embrasser en un seul livre tous les aspects de l'histoire de la CNT. Il a finalement achevé trois tomes dont la richesse est triple. D'une part, ils éclairent les événements en séparant les actions spontanées dans un esprit libertaire des travailleurs (comme on le voit à nouveau depuis la Commune de Paris jusqu'à ce début du XXIe) de celle des états-majors syndicaux et politiques. De l'autre, Peirats accompagne cette vision des apparences, par la reproduction de nombreux documents qui dévoilent les équivoques et la sottise de la participation des ministres anarchosyndicalistes, tout autant que le détournement de fonds, le vol de la réserve d'or de la Banque d'Espagne, par l'Union soviétique. Les Brigades internationales et leurs actions militaires n'occulteront jamais les meurtres commis par André Marty et les assassinats par le Guépéou, issu de la Tcheka de Lénine, de têtes pensantes critiques du marxisme ou de l'URSS, comme Camillo Bemeri et Andrés Nin, etc.. Enfin, Peirats prend carrément parti contre le dévoiement de la CNT par ses dirigeants, comme le démontre les titres de plusieurs chapitres. Et il le fait au moment où une partie des responsables est encore en activité dans la CNT en exil. Si l'anarchosyndicalisme officiel n'a toujours pas tiré de bilan des faits de 1936-1939, Peirats n'a pas hésité à choisir, à dénoncer les "virages dangereux" (comme l'écrivait Berneri) et à revendiquer les collectivisations, l'autogestion des travailleurs par eux-mêmes pour changer la société.
Résumé : A la demande de la Confederacion Nacional del Trabajo (Confédération nationale du travail), CNT, en exil en France, José Peirats a été chargé de rédiger une histoire de ce mouvement. Une décision courageuse, alors que cette organisation anarchosyndicaliste était fragilisée par une scission en exil et dans l'Espagne franquiste, et que la répression des services secrets franquistes ne ménageaient ni l'une ni l'autre. Le même phénomène touchait plus profondément le PC espagnol, sommé d'appliquer dans ses rangs la politique anti titiste de l'URSS. José Peirats était donc naturellement enclin à adopter un recul critique, tout en expliquant les attitudes et les réactions des dirigeants et des militants de base, leurs évolution, pendant la "révolution espagnole". Révolution encore bannie et/ou calomniée actuellement par certains historiens officiels espagnols et étrangers comme on l'a constaté en 2010 pour la commémoration du centenaire de la fondation de la CNT. José Peirats a recueilli des documents, consulté des protagonistes, puis il a conçu et rédigé son ouvrage entre 1950 et 1953. Comme il le dit lui-même dans les deux introductions respectivement de la première et de la seconde édition, Peirats imaginait pouvoir embrasser en un seul livre tous les aspects de l'histoire de la CNT. Il a finalement achevé trois tomes dont la richesse est triple. D'une par, ils éclairent les événements en séparant les actions spontanées dans un esprit libertaire des travailleurs (comme on le voit à nouveau depuis la Commune de Paris jusqu'à ce début du XXIe) de celle des états-majors syndicaux et politiques. De l'autre, Peirats accompagne cette vision des apparences, par la reproduction de nombreux document qui dévoilent les équivoques et la sottise de la participation des ministres anarchosyndicalistes, tout autant que le détournement de fonds, le vol de la réserve d'or de la Banque d'Espagne, par l'Union soviétique. Les Brigades internationales et leurs actions militaires n'occulteront jamais les meurtres commis par André Marty et les assassinats par le Guépéou, issu de la Tchéka de Lénine, de têtes pensantes critiques du marxisme ou de l'URSS, comme Camillo Berneri et Andrés Nin, etc... Enfin, Peirats prend carrément partie contre le dévoiement de la CNT par ses dirigeants, comme le démontre les titres de plusieurs chapitres. Et il le fait au moment où une partie des responsables est encore en activité dans la CNT en exil. Si l'anarchosyndicalisme officiel n'a toujours pas tiré de bilan des faits de 1936- 1939, Peirats n'a pas hésité à choisir, à dénoncer les "virages dangereux" (cotent-l'écrivait Berneri) et à revendiquer les collectivisations, l'autogestion des travailleurs par eux-mêmes pour changer la société.
Résumé : Ce volume rassemble deux essais de l'Italo-Uruguayenne Luce Fabbri (1908-2000), une auteure de grande classe presque inconnue en France. Leçons sur la définition et l'histoire du fascisme est la version française d'un opuscule publié en 1963 par l'Université de Montevideo, où Luce enseignait la littérature italienne. Le second, "Le totalitarisme entre les deux guerres" , est tiré d'un article paru en 1945 dans Studi Sociali, la revue fondée par son père, l'anarchiste Luigi Fabbri. Dans son étude de 1963, Luce avait repris et prolongé le livre Camisas Negras, terminé par elle en 1934, en recourant à l'idée de "contre-révolution préventive" forgée dès 1922 par son père pour caractériser le fascisme italien.
Ce livre s'interroge sur le statut de l'inimitié politique dans les sociétés contemporaines. En proposant une traversée de différentes figures dans lesquelles est posée la question de la relation avec l'ennemi, des pratiques de l'inimitié, ce l'ouvrage tente de faire revenir dans la réflexion politique contemporaine cette question lancinante : sous quelles conditions et à quelles fins pouvons-nous parler avec nos ennemis - ou devons-nous nous abstenir de le faire ?
On a l'habitude de présenter l'anarchisme de la fin du XIXe siècle et du début du XXe siècle comme étant divisé entre terroristes, individualistes et syndicalistes. La vie de l'anarchiste Fortuné Henry montre, bien au contraire, comment la même personne peut traverser ses trois prétendues divisions pour mieux incarner l'anarchisme. Un parcours difficile, puisqu'il était le frère du célèbre terroriste Emile Henry, mais cela ne fut pas un obstacle. Fortuné Henry intégra son militantisme anarchiste dans le cadre de la vie quotidienne. La dernière étape inattendue de sa vie montre toute la difficulté à tenter de tisser des liens logiques entre la vie professionnelle et les valeurs morales.
Bakounine entre syndicalisme révolutionnaire et anarchisme ", de Maurizio Antonioli, fut écrit à l'occasion du colloque international d'études bakouniniennes qui célébrait le centenaire de la mort de Michel Bakounine. L'événement eut lieu à Venise du 24 au 26 septembre 1976, à l'initiative des Gruppi Anarchici Federati sous le patronage de l'Association culturelle libertaire " A. et B. Carocari ". Le texte de Maurizio Antonioli présente l'intérêt décisif d'aborder les problèmes qui se posèrent aux militants qui se réclamaient, au début du XXe siècle, de la postérité de l'AIT, de la Fédération jurassienne et du révolutionnaire russe. Maurizio Antonioli montre le rôle décisif que James Guillaume joua dans cette réappropriation de l'héritage par les deux courants. En effet, dans un premier temps, ils semblent d'accord pour souligner le fait que Bakounine ait été un précurseur du syndicalisme révolutionnaire : il y a alors, dit Maurizio Antonioli, "une continuité politique idéale entre Bakounine et le syndicalisme". Peu à peu cependant, on voit qu'ils évoluent d'une manière qui va les conduire à se confronter. Le syndicalisme révolutionnaire se trouve dans ce que Maurizio Antonioli appelle une " logique d'absorption ", assumant à la fois la fonction d'organisation de masse et d'organisation spécifique. Il est accusé d'avoir des tentations " impérialistes ", selon l'expression de Marc Pierrot, et les anarchistes vont reprocher au syndicalisme révolutionnaire de ne laisser aucune place à l'organisation fondée sur un "idéal", c'est-à-dire à l'organisation politique.