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CNT DANS LA REVOLUTION ESPAGNOLE (LA)
PEIRATS JOSE
NOIR ET ROUGE
22,00 €
Épuisé
EAN :9791093784052
A la demande de la Confederacion Nacional del Trabajo (Confédération nationale du travail), CNT, en exil en France, José Peirats a été chargé de rédiger une histoire de ce mouvement. Une décision courageuse, alors que cette organisation anarchosyndicaliste était fragilisée par une scission en exil et dans l'Espagne franquiste, et que la répression des services secrets franquistes ne ménageaient ni l'une ni l'autre. Le même phénomène touchait plus profondément le PC espagnol, sommé d'appliquer dans ses rangs la politique anti titiste de l'URSS. José Peirats était donc naturellement enclin à adopter un recul critique, tout en expliquant les attitudes et les réactions des dirigeants et des militants de base, leurs évolution, pendant la "révolution espagnole". Révolution encore bannie et/ou calomniée actuellement par certains historiens officiels espagnols et étrangers comme on l'a constaté en 2010 pour la commémoration du centenaire de la fondation de la CNT. José Peirats a recueilli des documents, consulté des protagonistes, puis il a conçu et rédigé son ouvrage entre 1950 et 1953. Comme il le dit lui-même dans les deux introductions respectivement de la première et de la seconde édition, Peirats imaginait pouvoir embrasser en un seul livre tous les aspects de l'histoire de la CNT. Il a finalement achevé trois tomes dont la richesse est triple. D'une par, ils éclairent les événements en séparant les actions spontanées dans un esprit libertaire des travailleurs (comme on le voit à nouveau depuis la Commune de Paris jusqu'à ce début du XXIe) de celle des états-majors syndicaux et politiques. De l'autre, Peirats accompagne cette vision des apparences, par la reproduction de nombreux document qui dévoilent les équivoques et la sottise de la participation des ministres anarchosyndicalistes, tout autant que le détournement de fonds, le vol de la réserve d'or de la Banque d'Espagne, par l'Union soviétique. Les Brigades internationales et leurs actions militaires n'occulteront jamais les meurtres commis par André Marty et les assassinats par le Guépéou, issu de la Tchéka de Lénine, de têtes pensantes critiques du marxisme ou de l'URSS, comme Camillo Berneri et Andrés Nin, etc... Enfin, Peirats prend carrément partie contre le dévoiement de la CNT par ses dirigeants, comme le démontre les titres de plusieurs chapitres. Et il le fait au moment où une partie des responsables est encore en activité dans la CNT en exil. Si l'anarchosyndicalisme officiel n'a toujours pas tiré de bilan des faits de 1936- 1939, Peirats n'a pas hésité à choisir, à dénoncer les "virages dangereux" (cotent-l'écrivait Berneri) et à revendiquer les collectivisations, l'autogestion des travailleurs par eux-mêmes pour changer la société.
Résumé : A la demande de la Confederación National del Trabaja (Confédération nationale du travail), CNT en exil en France, José Peints a été chargé de rédiger une histoire de ce mouvement. Une décision courageuse, alors que cette organisation anarchosyndicaliste était fragilisée par une scission en exil et dans l'Espagne franquiste, et que la répression des services secrets franquistes ne ménageaient ni l'une ni l'autre. Le même phénomène touchait plus profondément le PC espagnol, sommé d'appliquer dans ses rangs la politique anti titiste de l'URSS. José Peirats était donc naturellement enclin à adopter un recul critique, tout en expliquant les attitudes et les réactions des dirigeants et des militants de base, leurs évolution, pendant la "révolution espagnole". Révolution encore bannie et/ou calomniée actuellement par certains historiens officiels espagnols et étrangers comme on l'a constaté en 2010 pour la commémoration du centenaire de la fondation de la CNT. José Peirats a recueilli des documents, consulté des protagonistes, puis il a conçu et rédigé son ouvrage entre 1950 et 1953. Comme il le dit lui-même dans les deux introductions respectivement de la première et de la seconde édition, Peirats imaginait pouvoir embrasser en un seul livre tous les aspects de l'histoire de la CNT. Il a finalement achevé trois tomes dont la richesse est triple. D'une part, ils éclairent les événements en séparant les actions spontanées dans un esprit libertaire des travailleurs (comme on le voit à nouveau depuis la Commune de Paris jusqu'à ce début du XXIe) de celle des états-majors syndicaux et politiques. De l'autre, Peirats accompagne cette vision des apparences, par la reproduction de nombreux documents qui dévoilent les équivoques et la sottise de la participation des ministres anarchosyndicalistes, tout autant que le détournement de fonds, le vol de la réserve d'or de la Banque d'Espagne, par l'Union soviétique. Les Brigades internationales et leurs actions militaires n'occulteront jamais les meurtres commis par André Marty et les assassinats par le Guépéou, issu de la Tcheka de Lénine, de têtes pensantes critiques du marxisme ou de l'URSS, comme Camillo Bemeri et Andrés Nin, etc.. Enfin, Peirats prend carrément parti contre le dévoiement de la CNT par ses dirigeants, comme le démontre les titres de plusieurs chapitres. Et il le fait au moment où une partie des responsables est encore en activité dans la CNT en exil. Si l'anarchosyndicalisme officiel n'a toujours pas tiré de bilan des faits de 1936-1939, Peirats n'a pas hésité à choisir, à dénoncer les "virages dangereux" (comme l'écrivait Berneri) et à revendiquer les collectivisations, l'autogestion des travailleurs par eux-mêmes pour changer la société.
On a l'habitude de présenter l'anarchisme de la fin du XIXe siècle et du début du XXe siècle comme étant divisé entre terroristes, individualistes et syndicalistes. La vie de l'anarchiste Fortuné Henry montre, bien au contraire, comment la même personne peut traverser ses trois prétendues divisions pour mieux incarner l'anarchisme. Un parcours difficile, puisqu'il était le frère du célèbre terroriste Emile Henry, mais cela ne fut pas un obstacle. Fortuné Henry intégra son militantisme anarchiste dans le cadre de la vie quotidienne. La dernière étape inattendue de sa vie montre toute la difficulté à tenter de tisser des liens logiques entre la vie professionnelle et les valeurs morales.
Bakounine entre syndicalisme révolutionnaire et anarchisme ", de Maurizio Antonioli, fut écrit à l'occasion du colloque international d'études bakouniniennes qui célébrait le centenaire de la mort de Michel Bakounine. L'événement eut lieu à Venise du 24 au 26 septembre 1976, à l'initiative des Gruppi Anarchici Federati sous le patronage de l'Association culturelle libertaire " A. et B. Carocari ". Le texte de Maurizio Antonioli présente l'intérêt décisif d'aborder les problèmes qui se posèrent aux militants qui se réclamaient, au début du XXe siècle, de la postérité de l'AIT, de la Fédération jurassienne et du révolutionnaire russe. Maurizio Antonioli montre le rôle décisif que James Guillaume joua dans cette réappropriation de l'héritage par les deux courants. En effet, dans un premier temps, ils semblent d'accord pour souligner le fait que Bakounine ait été un précurseur du syndicalisme révolutionnaire : il y a alors, dit Maurizio Antonioli, "une continuité politique idéale entre Bakounine et le syndicalisme". Peu à peu cependant, on voit qu'ils évoluent d'une manière qui va les conduire à se confronter. Le syndicalisme révolutionnaire se trouve dans ce que Maurizio Antonioli appelle une " logique d'absorption ", assumant à la fois la fonction d'organisation de masse et d'organisation spécifique. Il est accusé d'avoir des tentations " impérialistes ", selon l'expression de Marc Pierrot, et les anarchistes vont reprocher au syndicalisme révolutionnaire de ne laisser aucune place à l'organisation fondée sur un "idéal", c'est-à-dire à l'organisation politique.
Dans le post-scriptum de son livre, Eichmann à Jérusalem, Hannah Arendt en vient à écrire : «Il est impossible de prouver une accusation contre la chrétienté en général, avec ses deux mille ans d'histoire, et si l'on prouvait quelque chose ce serait horrible.» Le présent ouvrage contredit ladite impossibilité affirmée par la grande philosophe-historienne. En revanche, le sinistre rôle historique qu'il attribue au christianisme, du fait, entre autres, de ses liens avec l'économie de profit, semble bien avoir eu des implications horribles, partie prenante du nihilisme contemporain. En effet, l'Eglise chrétienne ne s'est pas contentée d'arranger considérablement son histoire, ni d'une accommodation passive envers certains pouvoirs et un certain genre d'économie : elle en est venue, au cours du Moyen Age, passant d'une tolérance faite de concessions à une sympathie faite de compromissions, à favoriser l'essor du capitalisme. Son hostilité, ses condamnations, lois, mesures coercitives contre les marchands n'ont été que facettes d'une réalité plus complexe sur le plan pratique. Aussi a-t-il existé, concrètement et idéologiquement, une entente entre l'économie de profit et le christianisme, que seul le préjugé autorise de considérer comme contre-nature. Aussi, bien que la critique du christianisme, comme système religieux, ne soit plus à faire - ayant été faite avec beaucoup de sagacité dès l'antiquité et tout au long des temps modernes -, il n'en reste pas moins que son implication dans le processus qui a établi l'omnipotence du capitalisme constitue une accusation qui est loin d'être levée. Sans explicitation de celle-ci et sans conscience collective des erreurs qu'elle désigne, nous ne sortirons pas de «l'égarement» qui a détourné le genre humain de son ouverture naturelle et constitutive, dont dépend son devenir. Il s'agit donc, dans cet ouvrage, non de s'émouvoir sur ce dont nous serions redevables au christianisme, mais, dans une perspective socio-historico-anthropologico-politique, d'approcher ce qu'il a coûté à notre humanité, désormais défaillante.
Résumé : Voilà un événement méconnu de lhistoire sociale asiatique. A la fin des années 1920, le processus de transformation sociale lancé par les anarchistes coréens passa par d'inévitables discussions sur le lieu où devait se déclencher la dynamique révolutionnaire : à partir des masses paysannes ou des centres urbains ? Il est évident que la réalité militante et la situation des pays limitrophes furent prises en compte au cours des débats. Lanalyse que firent les anarchistes des forces indépendantistes et lalliance avec une partie de celles-ci permirent d'envisager létablissement dune société libre et égalitaire défendue par ses propres armes face à toutes les menaces extérieures.