Notre site web sera en maintenance ce mardi 3 février après-midi. Les commandes enregistrées ne subirons pas de retard de traitement.
Bakounine. Entre syndicalisme révolutionnaire et anarchisme
Antonioli Maurizio ; Berthier René
NOIR ET ROUGE
13,00 €
Épuisé
EAN :9782954361055
Bakounine entre syndicalisme révolutionnaire et anarchisme ", de Maurizio Antonioli, fut écrit à l'occasion du colloque international d'études bakouniniennes qui célébrait le centenaire de la mort de Michel Bakounine. L'événement eut lieu à Venise du 24 au 26 septembre 1976, à l'initiative des Gruppi Anarchici Federati sous le patronage de l'Association culturelle libertaire " A. et B. Carocari ". Le texte de Maurizio Antonioli présente l'intérêt décisif d'aborder les problèmes qui se posèrent aux militants qui se réclamaient, au début du XXe siècle, de la postérité de l'AIT, de la Fédération jurassienne et du révolutionnaire russe. Maurizio Antonioli montre le rôle décisif que James Guillaume joua dans cette réappropriation de l'héritage par les deux courants. En effet, dans un premier temps, ils semblent d'accord pour souligner le fait que Bakounine ait été un précurseur du syndicalisme révolutionnaire : il y a alors, dit Maurizio Antonioli, "une continuité politique idéale entre Bakounine et le syndicalisme". Peu à peu cependant, on voit qu'ils évoluent d'une manière qui va les conduire à se confronter. Le syndicalisme révolutionnaire se trouve dans ce que Maurizio Antonioli appelle une " logique d'absorption ", assumant à la fois la fonction d'organisation de masse et d'organisation spécifique. Il est accusé d'avoir des tentations " impérialistes ", selon l'expression de Marc Pierrot, et les anarchistes vont reprocher au syndicalisme révolutionnaire de ne laisser aucune place à l'organisation fondée sur un "idéal", c'est-à-dire à l'organisation politique.
La philosophie de Gilles Deleuze et Félix Guattari est une philosophie du mouvement, en mouvement. De leurs livres émergent de nouveaux territoires, des paysages désertiques ou lunaires, peuplés d'animaux étranges. Il n'a que des devenirs. mais les devenirs ne se déroulent jamais comme les épisodes ordonnés d'une histoire rectiligne. leur mouvement incessant n'a ni point de départ, ni point d'arrivée et ne commence que par le milieu. Il ne s'agit pas de privilégier l'espace par rapport au temps, mais de montrer qu'il n'y a de vraie transformation que dans un paysage sans direction assurée, que par la traversée de territoires qui n'ont pas encore été balisés. mesurés, ordonnés (les espaces lisses du désert, de la mer, de la steppe). On assiste ainsi à la naissance d'une géophilosophie, d'une pensée qui met en scène des territoires, des populations, des animaux (philosophie, Géographie, géologie, éthologie. nomadologie) et qui opère par déterritorialisations et par rencontres.
Cet ouvrage défend l'idée que le rythme est une notion clé pour penser l'impact spatial et social des transformations sociétales majeures telles l'accélération sociale ou encore l'accroissement des mobilités. Elle permet en particulier de lier des évolutions structurelles avec la modification de la vie quotidienne. Etant encore une notion peu traitée dans les sciences sociales, cet ouvrage propose d'explorer son pouvoir heuristique en liant différents plans d'analyse où se jouent des phénomènes de saturation. De manière plus fondamentale, la notion de rythme trouve son horizon problématique et politique quand on la met en regard des enjeux, au coeur de la modernité, d'émancipation individuelle et collective, étroitement lié à la capacité des individus et des collectifs de maîtriser leur environnement spatial et social. La saturation ouvre ainsi une réflexion sur les moments limites des formes d'intensification, en particulier urbaines, qui ont participé à l'aiguisement des intelligences individuelle et collectives et, plus largement, l'ouverture des potentiels. Le rythme intervient alors quand la promesse d'émancipation se renverse et quand les degrés de liberté disparaissent. Le point d'équilibre est néanmoins fragile et relationnel, il existe dès lors aussi tout un horizon du rythme plus positif où il peut devenir ressource pour l'adaptation voire, une situation d'équilibre.
Il y a, à n'en pas douter, un moment 1968 dans la pensée philosophique. Les ouvrages de Deleuze et Guattari (et tout particulièrement L'Anti-oedipe, publié en 1972), sont d'insignes manifestations d'une pensée en acte, issue de l'effervescence politique, artistique et intellectuelle de l'époque. La rencontre des deux auteurs en 1969, juste après les évènements de Mai 68, a été à l'origine d'une longue et féconde collaboration. Dans l'abondante littérature critique qui a été consacrée dans les dernières années à la trajectoire de Deleuze, l'apport de Guattari à l'oeuvre commune a été trop souvent sous-estimé et presque ignoré. Cet ouvrage, issu d'une journée d'études qui a eu lieu en mars 2008 à l'Université Paris VII1, entend (entre autres) poser des jalons, biographiques et théoriques, pour la nécessaire réévaluation du rôle de Guattari et de l'importance de sa pensée. Plusieurs témoins de l'époque interviennent ici dans des contributions qui mêlent le témoignage militant et la réflexion philosophique.
Résumé : Ah ! Odile, comme je suis heureuse de te rencontrer. On me dit le plus grand bien de ton travail. Charles est dithyrambique à ton sujet, et tu sais combien je l'estime. Bon, je vais être directe. Ce n'est pas mon genre de tourner autour du pot. Bon, tu es une parfaite animatrice. Et c'est justement à ce titre que je voulais te parler. Voilà, tu n'es pas sans savoir que nous sommes engagés dans une opération fitness. Je veux dégraisser en douceur... Pour ça, je vais avoir besoin de toi. On a ouvert un guichet pour les partants. On n'est pas chien. Si besoin est, on finance des formations pour faciliter les reconversions. C'est correct, non ? Bon, le hic, c'est que pour l'instant les volontaires ne se bousculent pas au portillon. Alors, on va être obligé de pousser quelques personnes vers la sortie. Mais sans faire de vague, hein pas de vague, pas d'hystérie, ni de blabla revendicatif. Pour toi, ça va être assez simple. J'ai besoin d'un dossier sur une seule personne.
La Révolution espagnole a porté, sur une brève durée, les espoirs libertaires, à un point jamais atteint jusque là. Paris, qui a joué le rôle d'une base arrière, s'est trouvé être à la fois le lieu de la solidarité et le point de rassemblement de toutes les tendances politiques qui faisaient du conflit espagnol l'enjeu vital de l'époque. C'est essentiellement à Paris que se forment les mythes et les idéologies qui façonnent encore l'imaginaire de la "Guerre civile'. Parmi les militants qui consacrèrent toutes leur énergie et, parfois, leur vie à cette Révolution, le lecteur croisera, au long de cet ouvrage, Pierre Besnard, André Prudhommeaux, Michel Collinet, Robert Louzon, David Rousset, Charles Ridel, Victor Serge, Benjamin Peret, Nicolas Lazarevitch ou Simone Weil."
Résumé : Voilà un événement méconnu de lhistoire sociale asiatique. A la fin des années 1920, le processus de transformation sociale lancé par les anarchistes coréens passa par d'inévitables discussions sur le lieu où devait se déclencher la dynamique révolutionnaire : à partir des masses paysannes ou des centres urbains ? Il est évident que la réalité militante et la situation des pays limitrophes furent prises en compte au cours des débats. Lanalyse que firent les anarchistes des forces indépendantistes et lalliance avec une partie de celles-ci permirent d'envisager létablissement dune société libre et égalitaire défendue par ses propres armes face à toutes les menaces extérieures.
Résumé : Pour mettre en place une société se réclamant des Droits de l'homme et de l'écologie sociale, fondée sur la commune autonome et le fédéralisme, les acteurs civils et politiques de la Fédération démocratique de la Syrie du Nord s'appuient sur un texte constituant, le Contrat social. Ils tentent de concilier dans un même système politique, démocratie directe et démocratie parlementaire. Si les progrès en matière de droits et libertés sont considérables, le fonctionnement démocratique des institutions fédérales est entravé par le contexte géopolitique. Les autorités comme la population sont-elles en capacité de dépasser le stade d'une social-démocratie libertaire, pour parvenir à une société sans Etat ou avec si peu d'Etat, le but annoncé ?