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Géophilosophie de Deleuze et Guattari
Antonioli Manola
L'HARMATTAN
26,50 €
Épuisé
EAN :9782747558310
La philosophie de Gilles Deleuze et Félix Guattari est une philosophie du mouvement, en mouvement. De leurs livres émergent de nouveaux territoires, des paysages désertiques ou lunaires, peuplés d'animaux étranges. Il n'a que des devenirs. mais les devenirs ne se déroulent jamais comme les épisodes ordonnés d'une histoire rectiligne. leur mouvement incessant n'a ni point de départ, ni point d'arrivée et ne commence que par le milieu. Il ne s'agit pas de privilégier l'espace par rapport au temps, mais de montrer qu'il n'y a de vraie transformation que dans un paysage sans direction assurée, que par la traversée de territoires qui n'ont pas encore été balisés. mesurés, ordonnés (les espaces lisses du désert, de la mer, de la steppe). On assiste ainsi à la naissance d'une géophilosophie, d'une pensée qui met en scène des territoires, des populations, des animaux (philosophie, Géographie, géologie, éthologie. nomadologie) et qui opère par déterritorialisations et par rencontres.
Cet ouvrage défend l'idée que le rythme est une notion clé pour penser l'impact spatial et social des transformations sociétales majeures telles l'accélération sociale ou encore l'accroissement des mobilités. Elle permet en particulier de lier des évolutions structurelles avec la modification de la vie quotidienne. Etant encore une notion peu traitée dans les sciences sociales, cet ouvrage propose d'explorer son pouvoir heuristique en liant différents plans d'analyse où se jouent des phénomènes de saturation. De manière plus fondamentale, la notion de rythme trouve son horizon problématique et politique quand on la met en regard des enjeux, au coeur de la modernité, d'émancipation individuelle et collective, étroitement lié à la capacité des individus et des collectifs de maîtriser leur environnement spatial et social. La saturation ouvre ainsi une réflexion sur les moments limites des formes d'intensification, en particulier urbaines, qui ont participé à l'aiguisement des intelligences individuelle et collectives et, plus largement, l'ouverture des potentiels. Le rythme intervient alors quand la promesse d'émancipation se renverse et quand les degrés de liberté disparaissent. Le point d'équilibre est néanmoins fragile et relationnel, il existe dès lors aussi tout un horizon du rythme plus positif où il peut devenir ressource pour l'adaptation voire, une situation d'équilibre.
En 1989, dans Les Trois écologies, le psychanalyste, philosophe et militant politique Félix Guattari appelait "écosophie" l'articulation éthico-philosophique complexe "entre les trois registres écologiques, celui de l'environnement, celui des rapports sociaux et celui de la subjectivité humaine". L'écosophie pourrait se définir comme une passerelle transversaliste entre des domaines hétérogènes, comme une ouverture attentive aux mutations (politiques, philosophiques, économiques, techniques et esthétiques) de notre époque, comme une remise en question globale de notre vision de la biosphère, de la technosphère et de la noosphère. Dans une approche résolument transdisciplinaire, cet ouvrage se propose de questionner les perspectives actuelles de ces écologies (écologie urbaine et pensée des territoires, droit de la nature, écologie politique, éthique environnementale, philosophie animale) en accordant une attention particulière aux réflexions et aux pratiques qui concernent l'imagination et l'esthétique environnementales et à l'émergence progressive d'un nouveau "paradigme esthétique" écosophique.
Il y a, à n'en pas douter, un moment 1968 dans la pensée philosophique. Les ouvrages de Deleuze et Guattari (et tout particulièrement L'Anti-oedipe, publié en 1972), sont d'insignes manifestations d'une pensée en acte, issue de l'effervescence politique, artistique et intellectuelle de l'époque. La rencontre des deux auteurs en 1969, juste après les évènements de Mai 68, a été à l'origine d'une longue et féconde collaboration. Dans l'abondante littérature critique qui a été consacrée dans les dernières années à la trajectoire de Deleuze, l'apport de Guattari à l'oeuvre commune a été trop souvent sous-estimé et presque ignoré. Cet ouvrage, issu d'une journée d'études qui a eu lieu en mars 2008 à l'Université Paris VII1, entend (entre autres) poser des jalons, biographiques et théoriques, pour la nécessaire réévaluation du rôle de Guattari et de l'importance de sa pensée. Plusieurs témoins de l'époque interviennent ici dans des contributions qui mêlent le témoignage militant et la réflexion philosophique.
Mukendji Mbandakulu Martin Fortuné ; Lianza Zalonk
L'ouvrage s'attèle à montrer le rapport dialectique entre la guerre et la paix. La guerre semble être le lot des hommes. Les causes, les sources de la guerre sont relevées ici. Les théories sur les guerres traditionnelles et modernes y sont développées. Il n'y a pas de paix sans guerre. Bien que celle-ci ait des germes de destruction de celle-là, elle en est aussi génératrice. Les relations entre les états sont sujettes à cette ambivalence. On fait la guerre pour avoir la paix. La guerre ne peut cesser que si les causes des conflits entre les nations, entre les hommes peuvent être extirpées. La paix est préférable mais elle reste à conquérir. Cette étude corrige l'opinion selon laquelle les relations internationales et la philosophie ne peuvent faire bon ménage. La polémologie et l'irénologie sont donc inséparablement liées aux réflexions philosophiques.
Boutin Perrine ; Lefur Paul ; Lang Jack ; Tasca Ca
Cet ouvrage propose quinze témoignages d'anciens élèves ou de chercheurs associés du master Didactique de l'image de l'université Sorbonne-nouvelle. Devenus professionnels, ils décrivent leur propre réalité, avec leurs mots, pour montrer toute l'étendue d'actions que proposent les didactiques des images. Le master Didactique de l'image de l'université Sorbonne-nouvelle a été créé en 2006, sous l'impulsion d'Alain Bergala, pour s'intéresser aux liens entre éducation et images et ainsi préparer au mieux les médiateurs culturels de demain face aux problématiques de la transmission. Depuis, les générations de diplômés continuent de s'implanter dans les actions d'éducation artistique, en France ou à l'étranger. Un livre sur la trajectoire des anciens d'une formation universitaire, aussi plaisant à lire qu'instructif !
Perrat Benoît ; Pitte Jean-Robert ; Guillot Pierre
Résumé : Grand chef cuisinier aux côtés des Escoffier, des Rambert et des frères Rouzier notamment, le Bressan Benoît Perrat (1873-1957) exerça son art dans les restaurants de tout premier ordre (Lyon, Genève, Paris, York, Berlin, Dresde) puis dans les cours princières et royales d'Europe centrale de la Belle Epoque (Saxe, Bavière, Roumanie, Hongrie). Contraint par la Grande Guerre à quitter ceux qu'il avait somptueusement servis, il retrouve ses terres natales et s'installe quelque temps après à Vonnas (Ain), la "Mecque de gueule", où il tiendra jusqu'à la Seconde Guerre mondiale toujours avec panache et distinction, jusqu'au raffinement ultime, la table et le Grand Hôtel Moderne. Il y rédigera sa célèbre "rhapsodie culinaire et gastronomique", Cornus en Bresse (1932) ? rééditée en 2002 ? et en 1938 sa Hongrie gourmande, restée inédite et publiée ici pour la première fois. Ce recueil surprenant assemble une centaine de ses recettes magyares récolées au gré de ses rencontres, de ses pérégrinations, de ses affectations et de ses enchantements. Récolées... ! C'est peu dire. Benoît Perrat y atteste surtout le "véritable esprit de la gastronomie qui est un patrimoine vivant, en évolution constante, ouvert à toutes les influences extérieures qui sont découvertes, apprivoisées, domestiquées, puis intégrées". C'est donc à une savoureuse déclinaison des riches spécialités danubiennes, parfois "métissées de Bresse", que Benoît Perrat convoque ses lecteurs, au premier rang desquelles le fameux gulash, et bien sûr le paprika, piment-roi de la cuisine magyare. Il les invite surtout à mettre avec lui la main au fourneau puis la serviette au cou.
Dans un contexte économique caractérisé par la mondialisation où les fusions, délocalisations et liquidations d'entreprises sont autant de risques pour les managers, la ressource principale de l'entreprise reste la connaissance. Véritable capital technique, social et culturel, il convient de la préserver, de l'enrichir et de la transmettre. Le capital mémoire de l'entreprise ouvre la voie au management des savoirs, à la gestion des connaissances et à l'ingénierie de la mémoire organisationnelle qui, chacun dans son domaine, cartographient les compétences et les savoirs que recèle l'entreprise et en définissent les enjeux stratégiques. Loin d'être un tout homogène, la mémoire de l'entreprise emprunte à de multiples sources, individuelles ou collectives, se pourrit de cultures conflictuelles et se fixe sur des supports composites - simples récits d'anecdotes, documents de presse ou institutionnels (affiche, film d'entreprise, banque de données...). Par-delà les clivages culturels, les querelles de territoires, les tactiques du secret, les justifications plus ou moins excusables de l'oubli, cet ouvrage montre en quoi la mémoire constitue, pour l'anticipation stratégique et la construction identitaire des collectifs de travail, un facteur-clef dé la communication d'entreprise. L'exemple des Chantiers de l'Atlantique de Saint-Nazaire illustre toute là complexité et la richesse du capital mémoire d'une grande organisation.