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Pierre Leroux. D'une religion nationale ou du culte
Peillon Vincent
BORD DE L EAU
22,00 €
Épuisé
EAN :9782356877901
Pourquoi republier, près de deux siècles après sa première parution, ce livre de Pierre Leroux au titre étrange, anachronique et un peu inquiétant ? S'il y a une actualité de ce livre, il la doit sans doute à son inactualité même, au fait qu'il incarne ce qui aurait pu être une autre voie possible pour l'organisation des rapports du politique du religieux en France. Soit une certaine façon d'entendre la laïcité, très différente de celle qui a triomphé en reconduisant le thème chrétien de la séparation de ce qui est à César et de ce qui est à Dieu, du temporel et du spirituel, des Eglises et de l'Etat. Car c'est précisément cette séparation, étrangement pour nous tant elle nous semble évidente, que Pierre Leroux, s'inspirant de Spinoza, critique et refuse, en même temps qu'il conteste toute possibilité pour l'Etat d'être "neutre" et dénonce les limites, si ce n'est l'hypocrisie, de la seule tolérance. Cela le conduit à une proposition : organiser religieusement la société laïque. Cette proposition républicaine originelle ne peut manquer d'apparaître surprenante. Elle suppose en tout cas, pour être comprise, de mobiliser un autre concept de la laïcité et un autre concept de la religion que ceux qui sont les nôtres aujourd'hui.
Résumé : Dans cet ouvrage qui bouscule bien des évidences, Vincent Peillon s'attache à saisir l'ambition, la nature et le sens de la laïcité chez ses fondateurs républicains. Que voulaient-ils dire lorsqu'ils parlaient de "foi laïque" , de "morale laïque" , de "religion laïque" , et même de "Dieu laïque" ? Prenant prétexte d'une invitation adressée par le jeune Jaurès au radical Camille Pelletan à venir le voir à Toulouse afin d'y rencontrer des "théologiens laïques," Vincent Peillon cherche à comprendre ce que pouvait signifier pour Jaurès et pour les fondateurs ce qui nous apparaît comme une contradiction dans les termes et un monstre conceptuel : une "théologie laïque" . Il est ainsi conduit à restituer à la notion de laïcité une complexité et une profondeur qui sont trop souvent ignorées aujourd'hui.
Résumé : Jamais on ne s'est tant revendiqué de la République. Si ce retour en force est sans doute l'expression d'un besoin légitime face aux pathologies du modèle libéral et à l'effondrement du rêve communiste, il est d'abord le résultat d'une formidable escroquerie historique et intellectuelle. Le républicanisme qui sert de drapeau et d'étendard aujourd'hui aux forces les plus antirépublicaines n'a rien à voir avec la doctrine républicaine. Il en prend même souvent l'exact contrepied et, sous son couvert, continue de la combattre. Si l'extrême droite française peut récupérer sans vergogne le vocabulaire républicain, par exemple les mots " laïcité " ou " patriotisme ", c'est qu'un certain nombre de prétendus républicains, de gauche comme de droite, ont préparé le terrain en faisant du républicanisme une idéologie réactionnaire, identitaire, nationaliste, intolérante, antireligieuse, antidémocratique et antilibérale. La confusion politique à laquelle nous assistons a été précédée d'une confusion intellectuelle, qui a conjugué le mépris des faits à l'ignorance des textes. Vincent Peillon analyse dans cet ouvrage les thèses qui ont permis cet abaissement, préparant les équivoques et les dérives du débat actuel, et propose de restituer à la philosophie républicaine son vrai visage.
Résumé : En politique, la promesse a mauvaise réputation. Le rapport de la politique aux promesses juge la politique, et il la juge sévèrement. La politique serait un art du mensonge, de la ruse, de la séduction, de la trahison. Et la promesse ne serait qu'un instrument parmi d'autres pour gouverner la populace, qui par nature est crédule. Pourtant, malgré ce constat sombre, on constate qu'on ne peut se passer de promesses, et même que l'on en redemande toujours. La promesse, même mensongère, même intenable, serait consubstantielle à la politique, et nous permettrait d'en saisir la nature singulière. Vincent Peillon s'interroge sur la nécessité de quitter l'horizon de la modernité et des théories du Contrat pour méditer à nouveaux frais le modèle biblique de l'Alliance. Ce qui le conduit à faire de la promesse comme figure juive du théologico-politique un recours pour notre temps marqué par la faillite de l'humanisme.
Le soir du réveillon, le commissaire Bloom quitte son bureau du Quai des Orfèvres vers 19 h 30. Rentré chez lui, allongé sur son canapé, il savoure la meilleure compagnie qui soit : une bouteille de gin, un bon livre et des sonates de Bach. Mais un appel téléphonique ne tarde pas à interrompre ce moment idyllique : le lieutenant Crusson l'informe qu'une prostituée transsexuelle a été retrouvée morte à Belleville, maquillée et vêtue d'un somptueux costume de l'Opéra de Pékin. Que signifie cette mise en scène ? A qui s'adresse-t-elle ? Les cadavres de divas travesties commencent à s'additionner dans les rues de Paris. Alors que ses supérieurs privilégient la piste du règlement de comptes entre mafias chinoises, Bloom en flaire une autre. Qui pourrait bien le mener jusqu'aux plus hautes sphères de l'Etat...
Pourquoi et comment les jeunes reviennent-ils vivre au domicile de leurs parents ? En quoi ce retour est-il ou non la marque d'un échec sur la voie de l'indépendance ? Auparavant, lorsque les jeunes quittaient le domicile parental pour voler de leurs propres ailes, il s'agissait d'un départ définitif qui marquait l'entrée dans l'âge adulte. Tel était du moins le modèle français. En quoi le retour est-il significatif d'un changement dans ce modèle ? Comment décrire, comprendre et analyser ce changement dans le parcours des jeunes ? En quoi le retour remet-il en question la capacité d'autonomie des individus concernés ? L'auteure apporte un éclairage nouveau sur ce phénomène pour trois raisons essentielles : Premièrement, elle situe le phénomène français dans le contexte international. Deuxièmement, elle met en lumière des parcours sous-tendus par des logiques, non seulement économiques, mais aussi affectives, en décrivant les processus vécus au moment des retours du point de vue des jeunes et de leurs parents. Ressentent-ils les uns et les autres un sentiment d'échec ? Comment les jeunes s'autonomisent-ils ? Comment se passe la cohabitation intergénérationnelle ? Enfin, le livre s'interroge sur la considération que les politiques publiques devraient accorder à ce phénomène qui met en lumière les inégalités sociales au sein de la jeunesse.
Avons-nous (vraiment) bien lu Durkheim et bien saisi toute la radicalité de son geste fondateur de la discipline sociologique ? A lire Anne Rawls, et relire avec elle De la division du travail social, rien n'est moins sûr. Peut-être alors le temps est-il venu, cent ans après la mort de Durkheim, de faire revivre ce texte inaugural. Telle est l'invitation du présent ouvrage. Textes à l'appui. La contribution de la sociologue américaine peut être lue comme une nouvelle préface à l'édition originale de La division du travail social. A ce titre, Durkheim lui aussi et tout autant l'auteur du présent livre, notamment par la publication de sa longue introduction oubliée de 1893. Plus encore, tel un palimpseste, orage convoque tout un ensemble d'auteurs contemporains pour esquisser à l'ombre de l'histoire officielle, une histoire en quelque sorte clandestine de la sociologie, attentive à la créativité des pratiques sociales et à la morale propre aux interactions. Pour autant, cette invitation à découvrir un autre Durkheim, jamais lu (ou presque) - à relire cette Division du travail social revisited -, n'intéressera pas seulement les sociologues, mais aussi les philosophes. En effet, un autre texte s'enchâsse dans cette intrigue, la fameuse Théorie de la justice de John Rawls, le père de l'auteur. Car ce qui est avant tout en jeu dans cette relecture de l'ambition sociologique durkheimienne, c'est aussi et surtout sa dimension politique et toute sa pertinence aujourd'hui pour penser les formes et les conditions d'une société juste. Cette audacieuse lecture de l'oeuvre de Durkheim ne manquera pas de susciter des réactions contrastées tant elle bouscule bien des interprétations convenues de la sociologie durkheimienne. Voire de la sociologie tout court. Elle invitera par ailleurs les philosophes à nouer un dialogue renouvelé entre science sociale et philosophie morale et politique.
Comment expliquer qu'un mode d'organisation capitaliste - fondé sur un principe d'accumulation continue - autorise la perpétuation d'activités qui obéissent à une autre logique et paraissent lui poser des limites ? Pour résoudre cette énigme, l'ouvrage évalue les clés de lecture disponibles et formule de nouvelles propositions. Pour nombre d'auteurs, le capitalisme procède de forces économiques naturelles et autonomes, accompagnées ou canalisées dans un second temps par quelques politiques publiques. Il se heurte parfois à une résistance - que le terme serve à désigner une force d'obstruction passive ou une capacité de mobilisation. L'ouvrage invite à inverser la perspective et à considérer plutôt les rapports de force politiques qui débouchent sur la représentation d'un ordre économique naturel et qui expliquent le développement du capitalisme. Il examine sur ce mode les activités des entrepreneurs, mais aussi les affrontements entre chercheurs et les luttes qui ont cours au sein des administrations publiques. Dans leur ensemble et par leur articulation, différents champs composent ainsi les structures politiques de l'accumulation. Dans certains cas et sous certaines conditions, des activités non capitalistes s'en trouvent dans le temps confortées : de multiples agents les perçoivent comme extérieures à l'ordre économique naturel ; ils anticipent leur disparition et se persuadent qu'il suffit de laisser la nature accomplir son oeuvre. Nul ne travaille à leur élimination ni ne pousse à l'organisation d'un mouvement qui en prendrait la défense. Pour mesurer la portée de ses propositions, l'auteur retient l'exemple de l'agriculture en Roumanie : il s'efforce d'expliquer la coexistence sur ce terrain de grandes exploitations capitalistes et de petites propriétés qui entretiennent des pratiques d'autoconsommation, sans prêter à la moindre forme d'accumulation. Au-delà de ce cas d'étude, l'ouvrage affiche une visée pédagogique et offre une présentation actualisée des théories du capitalisme. Il pose par ailleurs les bases d'un nouveau programme de recherche en économie politique.
Ovnis, enfants indigo, agroglyphes (Crop Circles), Petits-Gris, Géants du passé, artefacts antédiluviens, Mu, Reptiliens, pyramides en Antarctique, anges, Hyperboréens, Terre creuse, Pléiadiens, abductions, yéti (almasty, bigfoot), Shambhalla, channelling, Vénusiens, Atlantide, Mantes (Mantis), bases US secrètes à technologie Alien, Illuminati, planète X, êtres de la nature (élémentaux), Ummites, mégastructures lunaires, sirènes, énergie libre, Agartha, réincarnation, Hubrides, orbes... Le réseau planétaire Internet met en contact des témoignages ou expériences insolites, que l'on dit "extraordinaires ". Montent en puissance des nouvelles croyances qui heurtent nos préjugés les plus fondamentaux, touchant à ce qui est réel ou irréel, possible ou impossible. Cette déstabilisation est un défi pour la philosophie d'aujourd'hui, non pour pointer la "démocratie des crédules", travail déjà fait et bien fait, ni, à l'inverse, pour accréditer des récits extravagants, mais pour redéployer par degrés et sur nouveaux frais une confiance dans le réel telle que l'esprit puisse s'ouvrir à l'"impossible".