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GB 84
Peace David ; Lemoine Daniel
RIVAGES
23,50 €
Épuisé
EAN :9782743615277
Le 5 mars 1984, les mineurs de Cortonwood, dans le Yorkshire, cessent le travail après l'annonce de la fermeture prochaine du puits dans le cadre d'un plan de restructuration des houillères britanniques qui prévoit 20 000 suppressions d'emplois. Ils ne savent pas qu'ils viennent d'amorcer une grève qui durera un an et sera le plus violent conflit social de l'après-guerre. Une semaine plus tard, la moitié des 187 000 mineurs que compte le pays a rejoint le mouvement emmené par le Syndicat national des mineurs (National Union of Mineworkers) d'Arthur Scargill. Il y a longtemps que les relations entre la direction des charbonnages et le syndicat ne sont pas au beau fixe. Le Premier ministre Edward Heath l'avait appris à ses dépens lors de la grève de 1974 qui précipita sa chute. Alors qu'elle est au pouvoir depuis cinq ans, Margaret Thatcher n'a pas l'intention de subir le même sort. Tandis qu'Arthur Scargill tente de mobiliser l'ensemble des forces syndicales autour des mineurs, le gouvernement recourt à tous les moyens possibles pour briser la grève: artifices juridiques, répression policière, actions de déstabilisation. Faisant alterner le témoignage de deux grévistes progressivement poussés au désespoir et le récit de la guerre sans merci qui oppose le syndicat au gouvernement, David Peace brosse avec la rigueur de l'historien et le souffle du romancier un tableau fascinant de ce conflit majeur qui fut sans doute le dernier de son espèce. Outre la défaite des mineurs, il marqua l'entrée de la Grande-Bretagne dans l'ère du libéralisme triomphant.
Quinzième jour du huitième mois de la vingtième année de l'ère ShôwaTokyo, 32°, beau«Inspecteur Minami! Inspecteur Minami! Inspecteur Minami!»J'ouvre les yeux. Hors de rêves qui ne m appartiennent pas. Je me redresse sur ma chaise, derrière mon bureau. De rêves dont je ne veux pas. Mon col est mouillé, mon costume tout entier humide. Mes cheveux me démangent. Ma peau me démange...«Inspecteur Minami! Inspecteur Minami!»L'inspecteur Nishi décroche les rideaux du black-out, des rais lumineux et chauds d'aube et de poussière emplissent le bureau alors que le soleil se lève derrière les fenêtres zébrées de papier collant...«Inspecteur Minami!- Tu as dit quelque chose?» je demande. Nishi secoue la tête. Nishi répond: «Non.»Je regarde fixement le plafond. Rien ne bouge dans la lumière vive. Les ventilateurs sont arrêtés. Pas d'électricité. Les téléphones sont silencieux. Pas de lignes. Les toilettes sont bouchées. Pas d'eau. Rien...«Kumagaya a été touché pendant la nuit, dit Nishi. On parle d'une fusillade au Palais...- Donc je ne rêvais pas?»Je sors mon mouchoir. Il est vieux et sale. Je m'essuie à nouveau la nuque. Puis je m'essuie le visage. Et je fouille dans mes poches...On distribue du cyanure de potassium aux femmes, aux enfants et aux vieillards, car il paraît que le récent remaniement ministériel annonce la fin de la guerre, la fin du Japon, la fin du monde...Nishi montre une petite boîte et demande: «C'est ce que vous cherchez?»Je lui arrache la boîte de Muronal des mains. Je regarde son contenu. Suffisant. Je la fourre dans la poche de ma veste...Sirènes et alertes pendant toute la nuit; Tokyo torride et noire, cachée et tremblante; nuit et jour: rumeurs de nouvelles armes, peur de nouvelles bombes; Hiroshima, puis Nagasaki, Tokyo ensuite...Bombes qui signifient la fin du Japon, la fin du monde...Pas de sommeil. Seulement des rêves. Pas de sommeil. Seulement des rêves...Nuit et jour, c'est pourquoi je prends ces cachets...Voilà ce que je me dis, nuit et jour...«Ils étaient par terre», dit Nishi.J'acquiesce. Je demande: «Tu as une cigarette?»Nishi secoue la tête. Je le maudis. La ration suivante ne sera distribuée que dans cinq jours. Que dans cinq jours...La porte du bureau s'ouvre...
Jeanette Garland : disparue à Castleford en juillet 1969. Susan Ridyard disparue à Rochdale en mars 1972. Clare Kemplay vient de disparaître à Morley. Elle revenait de l'école, elle n'est jamais rentrée chez elle. Son cadavre sera bientôt retrouvé dans une tranchée sur un chantier de construction. Nous sommes en 1974, dans la région de Leeds. Noël approche. Edward Dunford reporter criminel à l'Evening Post est encore un néophyte qui fait ses premières armes dans l'ombre du journaliste vedette de la rédaction, Jack Whitehead. Au volant de la vieille Viva de son père, qui vient de mourir, Edward Dunford sillonne les routes de l'ouest du Yorkshire à la recherche d'indices susceptibles d'éclairer ces trois disparitions d'enfants. Sont-elles liées ? Eddie en est persuadé. Au départ, il croit seulement chasser le scoop qui lui permettra de coiffer au poteau Jack Whitehead ; mais plus il enquête, plus il découvre que les ramifications de l'affaire sont multiples. Bien des choses sont pourries au royaume du Yorkshire : policiers corrompus, entrepreneurs véreux, élus complices... Partout, les hommes de pouvoir protégent leurs turpitudes et ce, à n'importe quel prix. Y compris celui de la vie humaine. Ce premier roman a fait grand bruit en Angleterre lors de sa parution en 1999. La presse, britannique et américaine, a salué un romancier et un écrivain d'exception, s'inscrivant dans la tradition de Robin Cook, mais aussi de James Ellroy. L'auteur, qui est lui-même originaire du nord de l'Angleterre et vit aujourd'hui au Japon a l'ambition d'être le chroniqueur du Yorkshire des années 70-80, comme James Ellroy a été celui du Los Angeles des années 50. Ce roman est le premier du " Red Riding Quartet ". Il sera suivi de 1977, 1980 et 1983.
Le lendemain de Noël 1962, Brian Clough, buteur surdoué de l'équipe de Sunderland, se blesse. Ce sera la fin d'une carrière qui s'annonçait exceptionnelle. Avide de revanche, il se reconvertit comme manager. Aidé de son inséparable ami Peter Taylor, il va conduire l'équipe de Derby à la victoire en championnat d'Angleterre. Deux ans plus tard, Clough prend la direction de Leeds United, l'un des plus grands clubs européens. Fidèle à son style, il commence par jeter un pavé dans la mare: Leeds ne doit ses victoire qu'à la tricherie, aux man?uvres de son prédécesseur. Désormais, l'honnêteté et le beau jeu règneront sans partage. Mais c'est sans compter avec l'hostilité de l'équipe et des dirigeants: ce qui s'annonçait comme le couronnement de la carrière de Brian Clough vire au cauchemar... Qu'on aime le foot ou pas, on lit d'une traite cette saga palpitante, riche en rebondissements, qui retrace l'ascension et la chute d'un homme hors du commun, tourmenté, complexe, parfois odieux, toujours sincère et attachant. Plus brillant et inspiré que jamais, David Peace nous convie à la rencontre explosive de l'épopée, de la tragédie et du mélo, à travers l'une des icônes les plus flamboyantes du football anglais, qui se révèle un formidable personnage romanesque. 44 jours a connu un immense succès en Grande-Bretagne.
Après l'été caniculaire de 1977, voici Leeds sous la pluie en 1980. A la radio, Yoko Ono dit : " Ce n'est pas la fin d'une époque. Les années quatre-vingt seront tout de même belles... ". Sauf dans l'ouest du Yorkshire où les gens ont peur. Plusieurs années ont passé et les meurtres attribués à l'Éventreur continuent. Les femmes n'osent plus sortir le soir. La psychose grandit et la police demeure impuissante. Pis encore, le mal rôde au sein même des forces dites de l'ordre. La corruption est partout. Le policier Bob Fraser et le journaliste Jack Whitehead, qui avaient soulevé un coin du voile, l'ont appris à leurs dépens. Y a-t-il un flic honnête dans le comté du Yorkshire ? Il y a Peter Hunter, l'homme qui va enquêter sur les enquêteurs. Creuser à mains nues et ramener la boue. Creuser la tombe de ses collègues pourris ou la sienne ?Comme dans les deux précédents volumes du Red Riding Quartet (1974 et 1977) David Peace confie la narration à un personnage, ici Peter Hunter, le directeur adjoint de la police de Manchester. Cette façon d'intérioriser le point de vue lui permet de brosser à petites touches sèches un tableau palpitant, écorché, violent, empreint de tout le poids de la subjectivité et, pourtant, parfaitement maîtrisé. Le récit au présent nous plonge au coeur des événements, avec ses dialogues aux répliques brèves, comme saisies sur le vif, pour être soudain interrompu par de subites coulées de mots en fusion, privées de syntaxe, émanations d'une pensée en folie. Des métaphores extrêmes du chaos par lesquelles l'auteur ouvre (ou clôt ?) les chapitres.
Parmi les milliers de lettres que Tolstoï écrivit à ses correspondants du monde entier, célèbres ou inconnus, les 840 lettres qu?il envoya à son épouse de 1862 à 1910, occupent une place à part et brossent un portrait intime de l?auteur de La Guerre et la Paix. Vivant fréquemment dans deux lieux différents, Tolstoï dans le domaine familial notamment, quand sa femme était à Moscou avec les enfants, l?un et l?autre se donnent des nouvelles de leur vie quotidienne. Parmi cette masse, une cinquantaine de leurs lettres, pour la plupart inédites, sont passionnantes; car elles illustrent les profondes dissensions du couple, lorsque Tolstoï se sent de moins en moins compris par sa femme. Lui, écrivain mondialement connu, devient le prophète d?un christianisme épuré, un apôtre de la non-violence, critiquant les fondements idéologiques et économiques de la société de son temps, jouant à la fin de sa vie un rôle politique et social considérable, quand sa femme demeure une mondaine, attachée à ses privilèges de grande aristocrate. Le fossé qui se creuse entre eux s?exprime dans ces lettres dans lesquelles Tolstoï se livre totalement, évoquant sa vie intime, son ?uvre, ainsi que les relations tumultueuses avec son épouse. Lettres étonnantes, parfois violentes, toujours dans l?essentiel, elles permettent de mieux comprendre l?un des plus grands écrivains de tous les temps. Elles seront accompagnées d?extraits des lettres de Sofia Tolstoï.
Comme les cinq précédentes aventures de Kenzie et Gennaro, Moonlight Mile est un roman totalement contemporain qui dépeint une Amérique en proie à une grave crise morale et sociale. L?auteur de Mystic River et de Shutter Island n?a rien perdu de son art de la métaphore, des dialogues incisifs et des scènes choc. L?art de faire vibrer le lecteur à chaque page.
Dans un motel de Phoenix, un homme est assis, le dos au mur d?une chambre, et il regarde une mare de sang qui grandit à ses pieds. Ainsi commence drive, l?histoire, selon James Sallis, d?un homme "qui conduit le jour en tant que cascadeur pour le cinéma, et la nuit pour des truands". Dans la grande tradition du roman noir, il est "doublé" lors d?un hold-up sanglant, et bien qu?il n?ait jamais auparavant participé aux actions violentes de ses partenaires occasionnels, il se met à traquer ceux qui l?ont trahi et ont voulu le tuer.Dédié à Ed Mcbain, Richard Stark et Lawrence Block, Drive est un roman au style affûté comme un rasoir, qui n?est pas sans rappeler l?écriture sèche et nerveuse de Jean-Patrick Manchette. Un exercice de style éblouissant de la part de James Sallis, créateur du privé Lew Griffin, poète, universitaire, traducteur en Amérique de Raymond Queneau et dont la plupart de ses romans ont été édités en Série noire.Drive a fait l?objet d?une adaptation cinématographique, réalisée par Nicolas Wending Refn (Pusher, Valhalla Rising le guerrier silencieux), qui a d?ores et déjà reçu l?accueil très favorable de la critique ainsi que le Prix de la mise en scène au dernier Festival de Cannes.
Il est le symbole de nos rêves oubliés, l'ennemi acharné de nos compromis, le chantre de nos espoirs déçus, le sursaut invincible de la féerie contre l'esprit de sérieux. A la routine du quotidien, il oppose ses incessantes improvisations, souvent plus sombres que Walt Disney ne les a peintes, mais aussi plus spectaculaires, plus audacieuses, plus incroyables. Adultes! Vous qui ignorez le langage des étoiles, vous qui n'entendez plus parler les fées, vous qui n'avez ni le courage d'égorger les pirates ni celui de défier les ombres de la nuit, suivez James Matthew Barrie par la fenêtre de ce livre. On y redécouvre en volant l'incroyable aventure d'exister.