Notre site web sera en maintenance ce mardi 3 février après-midi. Les commandes enregistrées ne subirons pas de retard de traitement.
1974
Peace David
RIVAGES
21,50 €
Épuisé
EAN :9782743608781
Jeanette Garland : disparue à Castleford en juillet 1969. Susan Ridyard disparue à Rochdale en mars 1972. Clare Kemplay vient de disparaître à Morley. Elle revenait de l'école, elle n'est jamais rentrée chez elle. Son cadavre sera bientôt retrouvé dans une tranchée sur un chantier de construction. Nous sommes en 1974, dans la région de Leeds. Noël approche. Edward Dunford reporter criminel à l'Evening Post est encore un néophyte qui fait ses premières armes dans l'ombre du journaliste vedette de la rédaction, Jack Whitehead. Au volant de la vieille Viva de son père, qui vient de mourir, Edward Dunford sillonne les routes de l'ouest du Yorkshire à la recherche d'indices susceptibles d'éclairer ces trois disparitions d'enfants. Sont-elles liées ? Eddie en est persuadé. Au départ, il croit seulement chasser le scoop qui lui permettra de coiffer au poteau Jack Whitehead ; mais plus il enquête, plus il découvre que les ramifications de l'affaire sont multiples. Bien des choses sont pourries au royaume du Yorkshire : policiers corrompus, entrepreneurs véreux, élus complices... Partout, les hommes de pouvoir protégent leurs turpitudes et ce, à n'importe quel prix. Y compris celui de la vie humaine. Ce premier roman a fait grand bruit en Angleterre lors de sa parution en 1999. La presse, britannique et américaine, a salué un romancier et un écrivain d'exception, s'inscrivant dans la tradition de Robin Cook, mais aussi de James Ellroy. L'auteur, qui est lui-même originaire du nord de l'Angleterre et vit aujourd'hui au Japon a l'ambition d'être le chroniqueur du Yorkshire des années 70-80, comme James Ellroy a été celui du Los Angeles des années 50. Ce roman est le premier du " Red Riding Quartet ". Il sera suivi de 1977, 1980 et 1983.
DANS LA VILLE OCCUPÉE, vous êtes écrivain et vous courez -En plein hiver, des papiers plein les bras, dans cette nuit de janvier, à travers les rues de Tokyo, vous courez pour fuir la scène de crime; vous fuyez la neige et la boue, la banque et les cadavres; vous fuyez la scène de crime et les mots du livre; des mots qui d'abord vous ont séduit et fasciné, puis dupé et défait, et qui à présent vous laissent empiégé et emmuré -Sous un ciel qui brandit une menace pire que la nuit, pire que la neige, maintenant vous soufflez et vous vous essoufflez, vous ahanez et vous haletez, vous suffoquez et vous vous asphyxiez...Car dans vos oreilles, vous les entendez venir, pas à pas, chuchotant et marmonnant. Dans vos oreilles, vous les entendez gagner du terrain, pas à pas, bavant et grondant, pas à pas, pas à pas -Une Parade Nocturne de Cent Démons...Alors que vous titubez dans la nuit, vos lunettes tombent de votre nez. Alors que vous trébuchez dans la neige, vos papiers vous glissent des mains. Dans la nuit et dans la neige, vous tâtonnez à la hâte pour retrouver vos lunettes et vos papiers, vous cherchez votre vue et votre travail. Mais le vent lourd de fantômes est là, à présent, de nouveau l'air enspectré s'abat sur vous. Il vous arrache vos papiers et il brise vos lunettes, il crée un maelström de feuilles volantes, un tourbillon d'éclats de vos verres brisés, tandis que vous vous débattez toutes griffes dehors dans le vent qui charrie tout cela, que vous agitez les bras devant vous dans l'air hanté -Et puis soudain le vent trépasse et l'air à présent a disparu, les feuilles de papier et les éclats de verre tombent sur le sol. Vous saisissez vos lunettes, vous empoignez vos papiers, votre manuscrit; votre manuscrit, celui dulivre-à-venir;ce livre quine viendrapas -Ce livre inachevé du crime non élucidé. Ce livre de l'Hiver, ce livre du Meurtre, livre de la Peste.
En mai 1983, à la veille d?élections générales que la Dame de fer et le parti conservateur remporteront triomphalement, la petite Hazel Watkins est enlevée à Morley où, en 1974, Clare Kemplay avait disparu (voir 1974 du même auteur). Même si les instances dirigeantes de la police refusent d?établir un lien entre les deux affaires, d?autres jeunes victimes disparues avant Clare refont inévitablement surface : Susan Ridyard et Jeanette Garland. On s?en souvient, c?est sur ces affaires qu?enquêtait le journaliste Edward Dunford. Dans ce dernier volume de sa tétralogie, David Peace va dévoiler la face cachée de ces années noires. Le récit s?articule autour de trois personnages déjà rencontrés : John Pigott, avocat de Bob Fraser et désormais chargé de préparer le procès en appel de Michael Myshkin (condamné dans l?affaire des fillettes disparues) ; le superintendant Maurice Jobson, témoin et acteur privilégié des turpitudes policières, et BJ, informateur et éternelle victime. Pigott tente de reconstituer des événements qui le touchent de près, non seulement en tant qu?avocat et habitant de Leeds, mais aussi en tant que fils d?un policier qui s?est suicidé. En une longue succession de flash-back, Maurice Jobson évoque les années au cours desquelles, à partir de la disparition de Jeanette Garland, un groupe de flics s?est laissé entraîner dans la corruption et la violence qu?elle engendre inévitablement. Enfin, BJ qui doit se résoudre à accepter la protection des policiers véreux, se livre en désespoir de cause au révérend Martin Law, ange démoniaque qui semble tirer dans l?ombre toutes les ficelles. Ainsi la boucle est-elle bouclée, même si rien n?est explicitement exposé, et ainsi arrive-t-on au terme de ce long périple dans les cercles de l?enfer. Malgré le désespoir et l?impuissance, malgré l?implacable réalité qui a broyé Eddie Dunford, Bob Fraser et Peter Hunter ? les héros des trois précédents romans -, certains personnages de Peace sauvegardent un peu d?humanité : Jobson vit une histoire d?amour tragique avec Mandy Wymer, BJ fait son possible pour sauver Clare Strachan, John Pigott, sous son cynisme de façade, est épris de vérité et de justice. Les êtres humains sont ainsi parce que le monde dans lequel ils vivent est ainsi, telle est la leçon que tire David Peace au terme de ces quatre ouvrages. Comme le dit Maurice Jobson dans sa dernière prière : « Je ne fais pas le bien dont j?ai envie, mais le mal dont je n?ai pas envie est ce que je fais. »
Après l'été caniculaire de 1977, voici Leeds sous la pluie en 1980. A la radio, Yoko Ono dit : " Ce n'est pas la fin d'une époque. Les années quatre-vingt seront tout de même belles... ". Sauf dans l'ouest du Yorkshire où les gens ont peur. Plusieurs années ont passé et les meurtres attribués à l'Éventreur continuent. Les femmes n'osent plus sortir le soir. La psychose grandit et la police demeure impuissante. Pis encore, le mal rôde au sein même des forces dites de l'ordre. La corruption est partout. Le policier Bob Fraser et le journaliste Jack Whitehead, qui avaient soulevé un coin du voile, l'ont appris à leurs dépens. Y a-t-il un flic honnête dans le comté du Yorkshire ? Il y a Peter Hunter, l'homme qui va enquêter sur les enquêteurs. Creuser à mains nues et ramener la boue. Creuser la tombe de ses collègues pourris ou la sienne ?Comme dans les deux précédents volumes du Red Riding Quartet (1974 et 1977) David Peace confie la narration à un personnage, ici Peter Hunter, le directeur adjoint de la police de Manchester. Cette façon d'intérioriser le point de vue lui permet de brosser à petites touches sèches un tableau palpitant, écorché, violent, empreint de tout le poids de la subjectivité et, pourtant, parfaitement maîtrisé. Le récit au présent nous plonge au coeur des événements, avec ses dialogues aux répliques brèves, comme saisies sur le vif, pour être soudain interrompu par de subites coulées de mots en fusion, privées de syntaxe, émanations d'une pensée en folie. Des métaphores extrêmes du chaos par lesquelles l'auteur ouvre (ou clôt ?) les chapitres.
Le lendemain de Noël 1962, Brian Clough, buteur surdoué de l'équipe de Sunderland, se blesse. Ce sera la fin d'une carrière qui s'annonçait exceptionnelle. Avide de revanche, il se reconvertit comme manager. Aidé de son inséparable ami Peter Taylor, il va conduire l'équipe de Derby à la victoire en championnat d'Angleterre. Deux ans plus tard, Clough prend la direction de Leeds United, l'un des plus grands clubs européens. Fidèle à son style, il commence par jeter un pavé dans la mare: Leeds ne doit ses victoire qu'à la tricherie, aux man?uvres de son prédécesseur. Désormais, l'honnêteté et le beau jeu règneront sans partage. Mais c'est sans compter avec l'hostilité de l'équipe et des dirigeants: ce qui s'annonçait comme le couronnement de la carrière de Brian Clough vire au cauchemar... Qu'on aime le foot ou pas, on lit d'une traite cette saga palpitante, riche en rebondissements, qui retrace l'ascension et la chute d'un homme hors du commun, tourmenté, complexe, parfois odieux, toujours sincère et attachant. Plus brillant et inspiré que jamais, David Peace nous convie à la rencontre explosive de l'épopée, de la tragédie et du mélo, à travers l'une des icônes les plus flamboyantes du football anglais, qui se révèle un formidable personnage romanesque. 44 jours a connu un immense succès en Grande-Bretagne.
Parmi les milliers de lettres que Tolstoï écrivit à ses correspondants du monde entier, célèbres ou inconnus, les 840 lettres qu?il envoya à son épouse de 1862 à 1910, occupent une place à part et brossent un portrait intime de l?auteur de La Guerre et la Paix. Vivant fréquemment dans deux lieux différents, Tolstoï dans le domaine familial notamment, quand sa femme était à Moscou avec les enfants, l?un et l?autre se donnent des nouvelles de leur vie quotidienne. Parmi cette masse, une cinquantaine de leurs lettres, pour la plupart inédites, sont passionnantes; car elles illustrent les profondes dissensions du couple, lorsque Tolstoï se sent de moins en moins compris par sa femme. Lui, écrivain mondialement connu, devient le prophète d?un christianisme épuré, un apôtre de la non-violence, critiquant les fondements idéologiques et économiques de la société de son temps, jouant à la fin de sa vie un rôle politique et social considérable, quand sa femme demeure une mondaine, attachée à ses privilèges de grande aristocrate. Le fossé qui se creuse entre eux s?exprime dans ces lettres dans lesquelles Tolstoï se livre totalement, évoquant sa vie intime, son ?uvre, ainsi que les relations tumultueuses avec son épouse. Lettres étonnantes, parfois violentes, toujours dans l?essentiel, elles permettent de mieux comprendre l?un des plus grands écrivains de tous les temps. Elles seront accompagnées d?extraits des lettres de Sofia Tolstoï.
Leo Strauss se penche sur la signification du nihilisme allemand, qu'il considère comme la base culturelle du national-socialisme. C'est la seule fois où il parle du nazisme, lui qui en a connu les premiers signes en tant qu'Allemand et en tant que juif.Son analyse est simple et lumineuse. Il démontre que loin d'être un phénomène lié à la folie d'un chef capable de sidérer un peuple entier, le nazisme est enraciné dans l'histoire de l'Allemagne moderne et dans l'histoire de la modernité. Sa critique s'inscrit dans la tradition philosophique classique et dans la tradition biblique, l'une et l'autre radicalement opposées au nihilisme contemporain. La crise de notre temps est tout entière là, avec les moyens, donnés par la tradition, de la surmonter.Ce livre est composé de trois essais : " Sur le nihilisme allemand ", 1941, " La crise de notre temps ", 1962, et " La crise de la philosophie politique ", 1962.
Shutter Island est un îlot au large de Boston où un hôpital psychiatrique semblable à une forteresse accueille des pensionnaires atteints de troubles mentaux graves et coupables de crimes abominables. Un matin de septembre 1954, le marshall Teddy Daniels et son équipier Chuck Aule débarquent sur cette île pour enquêter sur l?évasion de Rachel, une patiente internée après avoir noyé ses trois enfants. Dès leur arrivée, les deux policiers perçoivent l?étrange atmosphère de ce lieu clos. Ils comprennent vite que personne ne les aidera dans leur mission et ils se posent plusieurs questions : quel rôle jouent sur l?île les médecins qui dirigent cet hôpital et quelles méthodes expérimentent-ils sur leurs patients ? À quoi sert le phare qui domine l?îlot et dont l?entrée semble inaccessible ? Persuadés que l?évadée a bénéficié de complicités, les deux marshalls vont ruser pour découvrir tout ce qu?on leur cache mais un message codé laissé par Rachel les enfonce davantage en plein mystère. Petit à petit, ce drame fait ressurgir chez Teddy des éléments de son passé : il a connu la douleur de perdre sa femme dans un incendie criminel. Mais lorsque Chuck Aule découvre que le pyromane responsable des malheurs de son collègue se trouve interné sur l?île, il s?interroge sur Teddy : celui-ci est-il venu pour enquêter ou pour se venger ? Dennis Lehane a construit un puzzle diabolique et subtil dans l?intention de jouer jusqu?au bout avec les nerfs de ses lecteurs qui vont s?interroger tout au long d?un récit où les apparences sont souvent trompeuses et la vérité entrevue, contredite au chapitre suivant. Dans son précédent opus, le merveilleux Mystic River (porté à l?écran par Clint Eastwood), le romancier avait exprimé la mesure de son talent. Avec Shutter Island (en cours d?adaptation à Hollywood) il récidive de belle façon et son thriller à tiroirs se conclut par un magistral coup de théâtre. Si Lehane a changé de registre formel, il continue inlassablement à explorer les ressorts de la condition humaine. --Claude Mesplède
Philosophe et poète, Emerson (1803-1882) fut le chef de file du mouvement transcendantaliste. Il fut le maître de Thoreau et, plus largement, le plus éminent représentant d'une tradition américaine de recherche de l'harmonie entre l'homme et la nature. Envisageant les différents territoires de l'existence (la vieillesse, la vie domestique...), Société et solitude propose les fondements d'une véritable sagesse moderne.