Notre site web sera en maintenance ce mardi 3 février après-midi. Les commandes enregistrées ne subirons pas de retard de traitement.
1983
Peace David ; Lemoine Daniel
RIVAGES
22,50 €
Épuisé
EAN :9782743613792
En mai 1983, à la veille d?élections générales que la Dame de fer et le parti conservateur remporteront triomphalement, la petite Hazel Watkins est enlevée à Morley où, en 1974, Clare Kemplay avait disparu (voir 1974 du même auteur). Même si les instances dirigeantes de la police refusent d?établir un lien entre les deux affaires, d?autres jeunes victimes disparues avant Clare refont inévitablement surface : Susan Ridyard et Jeanette Garland. On s?en souvient, c?est sur ces affaires qu?enquêtait le journaliste Edward Dunford. Dans ce dernier volume de sa tétralogie, David Peace va dévoiler la face cachée de ces années noires. Le récit s?articule autour de trois personnages déjà rencontrés : John Pigott, avocat de Bob Fraser et désormais chargé de préparer le procès en appel de Michael Myshkin (condamné dans l?affaire des fillettes disparues) ; le superintendant Maurice Jobson, témoin et acteur privilégié des turpitudes policières, et BJ, informateur et éternelle victime. Pigott tente de reconstituer des événements qui le touchent de près, non seulement en tant qu?avocat et habitant de Leeds, mais aussi en tant que fils d?un policier qui s?est suicidé. En une longue succession de flash-back, Maurice Jobson évoque les années au cours desquelles, à partir de la disparition de Jeanette Garland, un groupe de flics s?est laissé entraîner dans la corruption et la violence qu?elle engendre inévitablement. Enfin, BJ qui doit se résoudre à accepter la protection des policiers véreux, se livre en désespoir de cause au révérend Martin Law, ange démoniaque qui semble tirer dans l?ombre toutes les ficelles. Ainsi la boucle est-elle bouclée, même si rien n?est explicitement exposé, et ainsi arrive-t-on au terme de ce long périple dans les cercles de l?enfer. Malgré le désespoir et l?impuissance, malgré l?implacable réalité qui a broyé Eddie Dunford, Bob Fraser et Peter Hunter ? les héros des trois précédents romans -, certains personnages de Peace sauvegardent un peu d?humanité : Jobson vit une histoire d?amour tragique avec Mandy Wymer, BJ fait son possible pour sauver Clare Strachan, John Pigott, sous son cynisme de façade, est épris de vérité et de justice. Les êtres humains sont ainsi parce que le monde dans lequel ils vivent est ainsi, telle est la leçon que tire David Peace au terme de ces quatre ouvrages. Comme le dit Maurice Jobson dans sa dernière prière : « Je ne fais pas le bien dont j?ai envie, mais le mal dont je n?ai pas envie est ce que je fais. »
Quinzième jour du huitième mois de la vingtième année de l'ère ShôwaTokyo, 32°, beau«Inspecteur Minami! Inspecteur Minami! Inspecteur Minami!»J'ouvre les yeux. Hors de rêves qui ne m appartiennent pas. Je me redresse sur ma chaise, derrière mon bureau. De rêves dont je ne veux pas. Mon col est mouillé, mon costume tout entier humide. Mes cheveux me démangent. Ma peau me démange...«Inspecteur Minami! Inspecteur Minami!»L'inspecteur Nishi décroche les rideaux du black-out, des rais lumineux et chauds d'aube et de poussière emplissent le bureau alors que le soleil se lève derrière les fenêtres zébrées de papier collant...«Inspecteur Minami!- Tu as dit quelque chose?» je demande. Nishi secoue la tête. Nishi répond: «Non.»Je regarde fixement le plafond. Rien ne bouge dans la lumière vive. Les ventilateurs sont arrêtés. Pas d'électricité. Les téléphones sont silencieux. Pas de lignes. Les toilettes sont bouchées. Pas d'eau. Rien...«Kumagaya a été touché pendant la nuit, dit Nishi. On parle d'une fusillade au Palais...- Donc je ne rêvais pas?»Je sors mon mouchoir. Il est vieux et sale. Je m'essuie à nouveau la nuque. Puis je m'essuie le visage. Et je fouille dans mes poches...On distribue du cyanure de potassium aux femmes, aux enfants et aux vieillards, car il paraît que le récent remaniement ministériel annonce la fin de la guerre, la fin du Japon, la fin du monde...Nishi montre une petite boîte et demande: «C'est ce que vous cherchez?»Je lui arrache la boîte de Muronal des mains. Je regarde son contenu. Suffisant. Je la fourre dans la poche de ma veste...Sirènes et alertes pendant toute la nuit; Tokyo torride et noire, cachée et tremblante; nuit et jour: rumeurs de nouvelles armes, peur de nouvelles bombes; Hiroshima, puis Nagasaki, Tokyo ensuite...Bombes qui signifient la fin du Japon, la fin du monde...Pas de sommeil. Seulement des rêves. Pas de sommeil. Seulement des rêves...Nuit et jour, c'est pourquoi je prends ces cachets...Voilà ce que je me dis, nuit et jour...«Ils étaient par terre», dit Nishi.J'acquiesce. Je demande: «Tu as une cigarette?»Nishi secoue la tête. Je le maudis. La ration suivante ne sera distribuée que dans cinq jours. Que dans cinq jours...La porte du bureau s'ouvre...
Le lendemain de Noël 1962, Brian Clough, buteur surdoué de l'équipe de Sunderland, se blesse. Ce sera la fin d'une carrière qui s'annonçait exceptionnelle. Avide de revanche, il se reconvertit comme manager. Aidé de son inséparable ami Peter Taylor, il va conduire l'équipe de Derby à la victoire en championnat d'Angleterre. Deux ans plus tard, Clough prend la direction de Leeds United, l'un des plus grands clubs européens. Fidèle à son style, il commence par jeter un pavé dans la mare: Leeds ne doit ses victoire qu'à la tricherie, aux man?uvres de son prédécesseur. Désormais, l'honnêteté et le beau jeu règneront sans partage. Mais c'est sans compter avec l'hostilité de l'équipe et des dirigeants: ce qui s'annonçait comme le couronnement de la carrière de Brian Clough vire au cauchemar... Qu'on aime le foot ou pas, on lit d'une traite cette saga palpitante, riche en rebondissements, qui retrace l'ascension et la chute d'un homme hors du commun, tourmenté, complexe, parfois odieux, toujours sincère et attachant. Plus brillant et inspiré que jamais, David Peace nous convie à la rencontre explosive de l'épopée, de la tragédie et du mélo, à travers l'une des icônes les plus flamboyantes du football anglais, qui se révèle un formidable personnage romanesque. 44 jours a connu un immense succès en Grande-Bretagne.
Le lendemain de Noël 1962, Brian Clough, buteur surdoué de l'équipe de Sunderland, se blesse. Fin brutale d'une carrière prometteuse. Avide de revanche, il se reconvertit comme manager. Aidé de son inséparable ami Peter Taylor, il va conduire la modeste équipe de derby à la victoire en championnat d'Angleterre. Deux ans plus tard, il arrive à Leeds United, le grand club européen du moment. Mais, avec son style provocateur, il se heurte à l'hostilité de l'équipe et des dirigeants. Et surtout, il est hanté par le fantôme de son prédécesseur Don Revie. Ce qui s'annonçait comme le couronnement de la carrière de Brian Clough vire au cauchemar. Plus brillant et inspiré que jamais, david peace nous convie à la rencontre explosive de l'une des grandes icônes du football anglais, qui se révèle un formidable personnage romanesque.
DANS LA VILLE OCCUPÉE, vous êtes écrivain et vous courez -En plein hiver, des papiers plein les bras, dans cette nuit de janvier, à travers les rues de Tokyo, vous courez pour fuir la scène de crime; vous fuyez la neige et la boue, la banque et les cadavres; vous fuyez la scène de crime et les mots du livre; des mots qui d'abord vous ont séduit et fasciné, puis dupé et défait, et qui à présent vous laissent empiégé et emmuré -Sous un ciel qui brandit une menace pire que la nuit, pire que la neige, maintenant vous soufflez et vous vous essoufflez, vous ahanez et vous haletez, vous suffoquez et vous vous asphyxiez...Car dans vos oreilles, vous les entendez venir, pas à pas, chuchotant et marmonnant. Dans vos oreilles, vous les entendez gagner du terrain, pas à pas, bavant et grondant, pas à pas, pas à pas -Une Parade Nocturne de Cent Démons...Alors que vous titubez dans la nuit, vos lunettes tombent de votre nez. Alors que vous trébuchez dans la neige, vos papiers vous glissent des mains. Dans la nuit et dans la neige, vous tâtonnez à la hâte pour retrouver vos lunettes et vos papiers, vous cherchez votre vue et votre travail. Mais le vent lourd de fantômes est là, à présent, de nouveau l'air enspectré s'abat sur vous. Il vous arrache vos papiers et il brise vos lunettes, il crée un maelström de feuilles volantes, un tourbillon d'éclats de vos verres brisés, tandis que vous vous débattez toutes griffes dehors dans le vent qui charrie tout cela, que vous agitez les bras devant vous dans l'air hanté -Et puis soudain le vent trépasse et l'air à présent a disparu, les feuilles de papier et les éclats de verre tombent sur le sol. Vous saisissez vos lunettes, vous empoignez vos papiers, votre manuscrit; votre manuscrit, celui dulivre-à-venir;ce livre quine viendrapas -Ce livre inachevé du crime non élucidé. Ce livre de l'Hiver, ce livre du Meurtre, livre de la Peste.
Résumé : Rien ne va plus dans la vie de Lawrence Passmore, scénariste d'une sitcom à succès. Son genou le fait souffrir, sa femme le quitte et les difficultés professionnelles s'accumulent. Ni sa passion soudaine pour Kierkegaard ni les thérapeutes qu'il consulte ne parviennent à le détourner de la dépression. Dans ce roman hilarant, David Lodge dresse un portrait caustique du milieu de la télévision, des psychologues et, au-delà, d'une époque atteinte d'un mal plus profond : l'obsession du bonheur. Et si le désespoir faisait joyeusement partie de l'existence ?
Comme les cinq précédentes aventures de Kenzie et Gennaro, Moonlight Mile est un roman totalement contemporain qui dépeint une Amérique en proie à une grave crise morale et sociale. L?auteur de Mystic River et de Shutter Island n?a rien perdu de son art de la métaphore, des dialogues incisifs et des scènes choc. L?art de faire vibrer le lecteur à chaque page.
Dans un motel de Phoenix, un homme est assis, le dos au mur d?une chambre, et il regarde une mare de sang qui grandit à ses pieds. Ainsi commence drive, l?histoire, selon James Sallis, d?un homme "qui conduit le jour en tant que cascadeur pour le cinéma, et la nuit pour des truands". Dans la grande tradition du roman noir, il est "doublé" lors d?un hold-up sanglant, et bien qu?il n?ait jamais auparavant participé aux actions violentes de ses partenaires occasionnels, il se met à traquer ceux qui l?ont trahi et ont voulu le tuer.Dédié à Ed Mcbain, Richard Stark et Lawrence Block, Drive est un roman au style affûté comme un rasoir, qui n?est pas sans rappeler l?écriture sèche et nerveuse de Jean-Patrick Manchette. Un exercice de style éblouissant de la part de James Sallis, créateur du privé Lew Griffin, poète, universitaire, traducteur en Amérique de Raymond Queneau et dont la plupart de ses romans ont été édités en Série noire.Drive a fait l?objet d?une adaptation cinématographique, réalisée par Nicolas Wending Refn (Pusher, Valhalla Rising le guerrier silencieux), qui a d?ores et déjà reçu l?accueil très favorable de la critique ainsi que le Prix de la mise en scène au dernier Festival de Cannes.
L'Amérique se remet difficilement des soubresauts de la Première Guerre mondiale. De retour d'Europe, les soldats entendent retrouver leurs emplois souvent occupés par des Noirs en leur absence. L'économie est ébranlée, le pays s'est endetté et l'inflation fait des ravages. La vie devient de plus en plus difficile pour les classes pauvres, en particulier dans les villes. C'est sur ce terreau que fleurissent les luttes syndicales, que prospèrent les groupes anarchistes et bolcheviques, et aussi les premiers mouvements de défense de la cause noire. En 1918, Luther Laurence, jeune ouvrier noir de l'Ohio, est amené par un étonnant concours de circonstances à disputer une partie de base-ball face à Babe Ruth, étoile montante de ce sport. Une expérience amère qu'il n'oubliera jamais. Au même moment, l'agent Danny Coughlin, issu d'une famille irlandaise et fils aîné d'un légendaire capitaine de la police de Boston, pratique la boxe avec talent. Il est également chargé d'une mission spéciale par son parrain, le retors lieutenant McKenna, qui l'infiltre dans les milieux syndicaux et anarchistes pour repérer les "fauteurs de troubles" puis les expulser du territoire américain. A priori Luther et Danny n'ont rien en commun. Le destin va pourtant les réunir à Boston en 1919, l'année de tous les dangers. Tandis que Luther fuit son passé, Danny cherche désespérément le sens de sa vie présente, en rupture avec le clan familial. Dans une ville marquée par une série de traumatismes, une ville où gronde la révolte, la grève des forces de police va mettre le feu aux poudres...Après la série Kenzie-Gennaro, Mystic River et Shutter Island, Dennis Lehane s'attaque au défi de raconter la naissance de l'Amérique moderne sous la forme d'une flamboyante épopée. Noir et social, lyrique et intimiste, Un pays à l'aube démontre que Lehane est l'une des voix majeures du roman américain contemporain.