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Tokyo année zéro
Peace David ; Lemoine Daniel
RIVAGES
10,65 €
Épuisé
EAN :9782743621292
Quinzième jour du huitième mois de la vingtième année de l'ère ShôwaTokyo, 32°, beau«Inspecteur Minami! Inspecteur Minami! Inspecteur Minami!»J'ouvre les yeux. Hors de rêves qui ne m appartiennent pas. Je me redresse sur ma chaise, derrière mon bureau. De rêves dont je ne veux pas. Mon col est mouillé, mon costume tout entier humide. Mes cheveux me démangent. Ma peau me démange...«Inspecteur Minami! Inspecteur Minami!»L'inspecteur Nishi décroche les rideaux du black-out, des rais lumineux et chauds d'aube et de poussière emplissent le bureau alors que le soleil se lève derrière les fenêtres zébrées de papier collant...«Inspecteur Minami!- Tu as dit quelque chose?» je demande. Nishi secoue la tête. Nishi répond: «Non.»Je regarde fixement le plafond. Rien ne bouge dans la lumière vive. Les ventilateurs sont arrêtés. Pas d'électricité. Les téléphones sont silencieux. Pas de lignes. Les toilettes sont bouchées. Pas d'eau. Rien...«Kumagaya a été touché pendant la nuit, dit Nishi. On parle d'une fusillade au Palais...- Donc je ne rêvais pas?»Je sors mon mouchoir. Il est vieux et sale. Je m'essuie à nouveau la nuque. Puis je m'essuie le visage. Et je fouille dans mes poches...On distribue du cyanure de potassium aux femmes, aux enfants et aux vieillards, car il paraît que le récent remaniement ministériel annonce la fin de la guerre, la fin du Japon, la fin du monde...Nishi montre une petite boîte et demande: «C'est ce que vous cherchez?»Je lui arrache la boîte de Muronal des mains. Je regarde son contenu. Suffisant. Je la fourre dans la poche de ma veste...Sirènes et alertes pendant toute la nuit; Tokyo torride et noire, cachée et tremblante; nuit et jour: rumeurs de nouvelles armes, peur de nouvelles bombes; Hiroshima, puis Nagasaki, Tokyo ensuite...Bombes qui signifient la fin du Japon, la fin du monde...Pas de sommeil. Seulement des rêves. Pas de sommeil. Seulement des rêves...Nuit et jour, c'est pourquoi je prends ces cachets...Voilà ce que je me dis, nuit et jour...«Ils étaient par terre», dit Nishi.J'acquiesce. Je demande: «Tu as une cigarette?»Nishi secoue la tête. Je le maudis. La ration suivante ne sera distribuée que dans cinq jours. Que dans cinq jours...La porte du bureau s'ouvre...
Le lendemain de Noël 1962, Brian Clough, buteur surdoué de l'équipe de Sunderland, se blesse. Ce sera la fin d'une carrière qui s'annonçait exceptionnelle. Avide de revanche, il se reconvertit comme manager. Aidé de son inséparable ami Peter Taylor, il va conduire l'équipe de Derby à la victoire en championnat d'Angleterre. Deux ans plus tard, Clough prend la direction de Leeds United, l'un des plus grands clubs européens. Fidèle à son style, il commence par jeter un pavé dans la mare: Leeds ne doit ses victoire qu'à la tricherie, aux man?uvres de son prédécesseur. Désormais, l'honnêteté et le beau jeu règneront sans partage. Mais c'est sans compter avec l'hostilité de l'équipe et des dirigeants: ce qui s'annonçait comme le couronnement de la carrière de Brian Clough vire au cauchemar... Qu'on aime le foot ou pas, on lit d'une traite cette saga palpitante, riche en rebondissements, qui retrace l'ascension et la chute d'un homme hors du commun, tourmenté, complexe, parfois odieux, toujours sincère et attachant. Plus brillant et inspiré que jamais, David Peace nous convie à la rencontre explosive de l'épopée, de la tragédie et du mélo, à travers l'une des icônes les plus flamboyantes du football anglais, qui se révèle un formidable personnage romanesque. 44 jours a connu un immense succès en Grande-Bretagne.
DANS LA VILLE OCCUPÉE, vous êtes écrivain et vous courez -En plein hiver, des papiers plein les bras, dans cette nuit de janvier, à travers les rues de Tokyo, vous courez pour fuir la scène de crime; vous fuyez la neige et la boue, la banque et les cadavres; vous fuyez la scène de crime et les mots du livre; des mots qui d'abord vous ont séduit et fasciné, puis dupé et défait, et qui à présent vous laissent empiégé et emmuré -Sous un ciel qui brandit une menace pire que la nuit, pire que la neige, maintenant vous soufflez et vous vous essoufflez, vous ahanez et vous haletez, vous suffoquez et vous vous asphyxiez...Car dans vos oreilles, vous les entendez venir, pas à pas, chuchotant et marmonnant. Dans vos oreilles, vous les entendez gagner du terrain, pas à pas, bavant et grondant, pas à pas, pas à pas -Une Parade Nocturne de Cent Démons...Alors que vous titubez dans la nuit, vos lunettes tombent de votre nez. Alors que vous trébuchez dans la neige, vos papiers vous glissent des mains. Dans la nuit et dans la neige, vous tâtonnez à la hâte pour retrouver vos lunettes et vos papiers, vous cherchez votre vue et votre travail. Mais le vent lourd de fantômes est là, à présent, de nouveau l'air enspectré s'abat sur vous. Il vous arrache vos papiers et il brise vos lunettes, il crée un maelström de feuilles volantes, un tourbillon d'éclats de vos verres brisés, tandis que vous vous débattez toutes griffes dehors dans le vent qui charrie tout cela, que vous agitez les bras devant vous dans l'air hanté -Et puis soudain le vent trépasse et l'air à présent a disparu, les feuilles de papier et les éclats de verre tombent sur le sol. Vous saisissez vos lunettes, vous empoignez vos papiers, votre manuscrit; votre manuscrit, celui dulivre-à-venir;ce livre quine viendrapas -Ce livre inachevé du crime non élucidé. Ce livre de l'Hiver, ce livre du Meurtre, livre de la Peste.
Après l'été caniculaire de 1977, voici Leeds sous la pluie en 1980. A la radio, Yoko Ono dit : " Ce n'est pas la fin d'une époque. Les années quatre-vingt seront tout de même belles... ". Sauf dans l'ouest du Yorkshire où les gens ont peur. Plusieurs années ont passé et les meurtres attribués à l'Éventreur continuent. Les femmes n'osent plus sortir le soir. La psychose grandit et la police demeure impuissante. Pis encore, le mal rôde au sein même des forces dites de l'ordre. La corruption est partout. Le policier Bob Fraser et le journaliste Jack Whitehead, qui avaient soulevé un coin du voile, l'ont appris à leurs dépens. Y a-t-il un flic honnête dans le comté du Yorkshire ? Il y a Peter Hunter, l'homme qui va enquêter sur les enquêteurs. Creuser à mains nues et ramener la boue. Creuser la tombe de ses collègues pourris ou la sienne ?Comme dans les deux précédents volumes du Red Riding Quartet (1974 et 1977) David Peace confie la narration à un personnage, ici Peter Hunter, le directeur adjoint de la police de Manchester. Cette façon d'intérioriser le point de vue lui permet de brosser à petites touches sèches un tableau palpitant, écorché, violent, empreint de tout le poids de la subjectivité et, pourtant, parfaitement maîtrisé. Le récit au présent nous plonge au coeur des événements, avec ses dialogues aux répliques brèves, comme saisies sur le vif, pour être soudain interrompu par de subites coulées de mots en fusion, privées de syntaxe, émanations d'une pensée en folie. Des métaphores extrêmes du chaos par lesquelles l'auteur ouvre (ou clôt ?) les chapitres.
Le 26 janvier 1948, un homme se présente dans une succursale de la Banque impériale à Tokyo. Il dit être un médecin envoyé par le ministère de la Santé pour vacciner le personnel à cause de cas de dysenterie. Il fait boire le contenu de deux flacons aux employés qui commencent à se tordre de douleur. La plupart d?entre eux périront.Un écrivain décide de faire un livre à partir de cette terrible affaire. Pour cela, il « convoque » les voix de douze personnages liés au drame; à travers des carnets, lettres, articles, souvenirs et autres documents, il tente d?atteindre la vérité. Une quête vertigineuse et hypnotique dans laquelle nous entraine David Peace, et nous fait entrevoir les dessous effroyables du massacre de la Banque impériale.
Patrick Kenzie est toujours détective privé à Boston, mais il s'est séparé de sa fidèle coéquipière, Angela Gennaro. Lorsque Karen, une jeune femme victime de harcèlement, a recours a ses services, il règle rapidement le problème et pense ne plus en entendre parler. Jusqu'au jour où il apprend que Karen s'est jetée du vingt-sixième étage d'une tour. Il semble qu'une invraisemblable succession de malheurs ait poussé à bout la jeune femme... Mais Patrick ne croit pas à une telle série de coïncidences et, confronté à un tueur qui ne tombe sous le coup d'aucune loi, il va avoir besoin de l'aide d'Angela. Avec ce cinquième épisode de la saga Kenzie-Gennaro, Dennis Lehane confirme son statut d'auteur de best-sellers.
Leo Strauss se penche sur la signification du nihilisme allemand, qu'il considère comme la base culturelle du national-socialisme. C'est la seule fois où il parle du nazisme, lui qui en a connu les premiers signes en tant qu'Allemand et en tant que juif.Son analyse est simple et lumineuse. Il démontre que loin d'être un phénomène lié à la folie d'un chef capable de sidérer un peuple entier, le nazisme est enraciné dans l'histoire de l'Allemagne moderne et dans l'histoire de la modernité. Sa critique s'inscrit dans la tradition philosophique classique et dans la tradition biblique, l'une et l'autre radicalement opposées au nihilisme contemporain. La crise de notre temps est tout entière là, avec les moyens, donnés par la tradition, de la surmonter.Ce livre est composé de trois essais : " Sur le nihilisme allemand ", 1941, " La crise de notre temps ", 1962, et " La crise de la philosophie politique ", 1962.
Résumé : Rien ne va plus dans la vie de Lawrence Passmore, scénariste d'une sitcom à succès. Son genou le fait souffrir, sa femme le quitte et les difficultés professionnelles s'accumulent. Ni sa passion soudaine pour Kierkegaard ni les thérapeutes qu'il consulte ne parviennent à le détourner de la dépression. Dans ce roman hilarant, David Lodge dresse un portrait caustique du milieu de la télévision, des psychologues et, au-delà, d'une époque atteinte d'un mal plus profond : l'obsession du bonheur. Et si le désespoir faisait joyeusement partie de l'existence ?
«Malgré son poids, american tabloid tient de l'épure, tant il semble que l'auteur ait taillé à la serpe dans un manuscrit que l'on imagine colossal. Plein comme un oeuf, american tabloid requiert une attention de tous les instants : une simple ligne parcourue d'un oeil distrait, et c'est une conspiration, un retournement de veste ou un cadravre qui risquent d'échapper au lecteur. Il n'en fallait pas moins pour passer au scalpel les mille jours de l'administration Kennedy et dresser le tableau dantesque des cinq ans qui courent de novembre 1958 au 22 novembre 1963 à Dallas...».