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Tokyo ville occupée
Peace David ; Gratias Jean-Paul
RIVAGES
22,50 €
Épuisé
EAN :9782743621254
DANS LA VILLE OCCUPÉE, vous êtes écrivain et vous courez -En plein hiver, des papiers plein les bras, dans cette nuit de janvier, à travers les rues de Tokyo, vous courez pour fuir la scène de crime; vous fuyez la neige et la boue, la banque et les cadavres; vous fuyez la scène de crime et les mots du livre; des mots qui d'abord vous ont séduit et fasciné, puis dupé et défait, et qui à présent vous laissent empiégé et emmuré -Sous un ciel qui brandit une menace pire que la nuit, pire que la neige, maintenant vous soufflez et vous vous essoufflez, vous ahanez et vous haletez, vous suffoquez et vous vous asphyxiez...Car dans vos oreilles, vous les entendez venir, pas à pas, chuchotant et marmonnant. Dans vos oreilles, vous les entendez gagner du terrain, pas à pas, bavant et grondant, pas à pas, pas à pas -Une Parade Nocturne de Cent Démons...Alors que vous titubez dans la nuit, vos lunettes tombent de votre nez. Alors que vous trébuchez dans la neige, vos papiers vous glissent des mains. Dans la nuit et dans la neige, vous tâtonnez à la hâte pour retrouver vos lunettes et vos papiers, vous cherchez votre vue et votre travail. Mais le vent lourd de fantômes est là, à présent, de nouveau l'air enspectré s'abat sur vous. Il vous arrache vos papiers et il brise vos lunettes, il crée un maelström de feuilles volantes, un tourbillon d'éclats de vos verres brisés, tandis que vous vous débattez toutes griffes dehors dans le vent qui charrie tout cela, que vous agitez les bras devant vous dans l'air hanté -Et puis soudain le vent trépasse et l'air à présent a disparu, les feuilles de papier et les éclats de verre tombent sur le sol. Vous saisissez vos lunettes, vous empoignez vos papiers, votre manuscrit; votre manuscrit, celui dulivre-à-venir;ce livre quine viendrapas -Ce livre inachevé du crime non élucidé. Ce livre de l'Hiver, ce livre du Meurtre, livre de la Peste.
Quinzième jour du huitième mois de la vingtième année de l'ère ShôwaTokyo, 32°, beau«Inspecteur Minami! Inspecteur Minami! Inspecteur Minami!»J'ouvre les yeux. Hors de rêves qui ne m appartiennent pas. Je me redresse sur ma chaise, derrière mon bureau. De rêves dont je ne veux pas. Mon col est mouillé, mon costume tout entier humide. Mes cheveux me démangent. Ma peau me démange...«Inspecteur Minami! Inspecteur Minami!»L'inspecteur Nishi décroche les rideaux du black-out, des rais lumineux et chauds d'aube et de poussière emplissent le bureau alors que le soleil se lève derrière les fenêtres zébrées de papier collant...«Inspecteur Minami!- Tu as dit quelque chose?» je demande. Nishi secoue la tête. Nishi répond: «Non.»Je regarde fixement le plafond. Rien ne bouge dans la lumière vive. Les ventilateurs sont arrêtés. Pas d'électricité. Les téléphones sont silencieux. Pas de lignes. Les toilettes sont bouchées. Pas d'eau. Rien...«Kumagaya a été touché pendant la nuit, dit Nishi. On parle d'une fusillade au Palais...- Donc je ne rêvais pas?»Je sors mon mouchoir. Il est vieux et sale. Je m'essuie à nouveau la nuque. Puis je m'essuie le visage. Et je fouille dans mes poches...On distribue du cyanure de potassium aux femmes, aux enfants et aux vieillards, car il paraît que le récent remaniement ministériel annonce la fin de la guerre, la fin du Japon, la fin du monde...Nishi montre une petite boîte et demande: «C'est ce que vous cherchez?»Je lui arrache la boîte de Muronal des mains. Je regarde son contenu. Suffisant. Je la fourre dans la poche de ma veste...Sirènes et alertes pendant toute la nuit; Tokyo torride et noire, cachée et tremblante; nuit et jour: rumeurs de nouvelles armes, peur de nouvelles bombes; Hiroshima, puis Nagasaki, Tokyo ensuite...Bombes qui signifient la fin du Japon, la fin du monde...Pas de sommeil. Seulement des rêves. Pas de sommeil. Seulement des rêves...Nuit et jour, c'est pourquoi je prends ces cachets...Voilà ce que je me dis, nuit et jour...«Ils étaient par terre», dit Nishi.J'acquiesce. Je demande: «Tu as une cigarette?»Nishi secoue la tête. Je le maudis. La ration suivante ne sera distribuée que dans cinq jours. Que dans cinq jours...La porte du bureau s'ouvre...
Le lendemain de Noël 1962, Brian Clough, buteur surdoué de l'équipe de Sunderland, se blesse. Fin brutale d'une carrière prometteuse. Avide de revanche, il se reconvertit comme manager. Aidé de son inséparable ami Peter Taylor, il va conduire la modeste équipe de derby à la victoire en championnat d'Angleterre. Deux ans plus tard, il arrive à Leeds United, le grand club européen du moment. Mais, avec son style provocateur, il se heurte à l'hostilité de l'équipe et des dirigeants. Et surtout, il est hanté par le fantôme de son prédécesseur Don Revie. Ce qui s'annonçait comme le couronnement de la carrière de Brian Clough vire au cauchemar. Plus brillant et inspiré que jamais, david peace nous convie à la rencontre explosive de l'une des grandes icônes du football anglais, qui se révèle un formidable personnage romanesque.
Sept, le chiffre de l'apocalypse. 1977, l'année du Jubilé d'argent et de l'Eventreur du Yorkshire. Nous sommes de nouveau dans la région de Leeds, c'est l'été. Plusieurs prostituées sont assassinées ou victimes d'agressions. Lorsque le sergent Fraser est appelé sur la scène de l'un des crimes, il est pris de panique car il se trouve être l'amant d'une fille de joie de Chapeltown. Il n'est pas le seul. C'est aussi le cas de Jack Whitehead, le journaliste arriviste de 1974. Tous deux sont des hommes blessés. Bob Fraser, déchiré entre l'amour fou qu'il porte à sa maîtresse et celui qu'il éprouve pour son petit garçon, a du mal à concilier un certain désir de justice et le terrible cynisme qui prévaut dans la police. Quant à Jack Whitehead, désabusé, alcoolique, il est hanté par la disparition tragique d'une femme aimée. A mesure que l'on se rapproche des festivités du Jubilé, l'horreur s'amplifie. Quelles vérités le flic et le journaliste réussiront-ils à entrevoir dans un monde dominé par le mensonge et la corruption ? Deuxième volet de la tétralogie du Yorkshire, 1977 est une ode funèbre, une quête désespérée du sens. Malgré sa noirceur, on le dévore avec passion car l'auteur est, avec Robin Cook, le seul romancier britannique qui ose dépeindre le mal dans les couleurs les plus extrêmes pour réveiller les consciences endormies. Comme dans 1974, on trouve des personnages puissamment campés, un rythme hallucinatoire, mais aussi émotion au fond du désespoir. Les cauchemars de David Peace ne sont pas des élucubrations, ils sont l'expression d'une lucidité terriblement aiguisée et d'une remarquable personnalité d'écrivain.
Après l'été caniculaire de 1977, voici Leeds sous la pluie en 1980. A la radio, Yoko Ono dit : " Ce n'est pas la fin d'une époque. Les années quatre-vingt seront tout de même belles... ". Sauf dans l'ouest du Yorkshire où les gens ont peur. Plusieurs années ont passé et les meurtres attribués à l'Éventreur continuent. Les femmes n'osent plus sortir le soir. La psychose grandit et la police demeure impuissante. Pis encore, le mal rôde au sein même des forces dites de l'ordre. La corruption est partout. Le policier Bob Fraser et le journaliste Jack Whitehead, qui avaient soulevé un coin du voile, l'ont appris à leurs dépens. Y a-t-il un flic honnête dans le comté du Yorkshire ? Il y a Peter Hunter, l'homme qui va enquêter sur les enquêteurs. Creuser à mains nues et ramener la boue. Creuser la tombe de ses collègues pourris ou la sienne ?Comme dans les deux précédents volumes du Red Riding Quartet (1974 et 1977) David Peace confie la narration à un personnage, ici Peter Hunter, le directeur adjoint de la police de Manchester. Cette façon d'intérioriser le point de vue lui permet de brosser à petites touches sèches un tableau palpitant, écorché, violent, empreint de tout le poids de la subjectivité et, pourtant, parfaitement maîtrisé. Le récit au présent nous plonge au coeur des événements, avec ses dialogues aux répliques brèves, comme saisies sur le vif, pour être soudain interrompu par de subites coulées de mots en fusion, privées de syntaxe, émanations d'une pensée en folie. Des métaphores extrêmes du chaos par lesquelles l'auteur ouvre (ou clôt ?) les chapitres.
Patrick Kenzie est toujours détective privé à Boston, mais il s'est séparé de sa fidèle coéquipière, Angela Gennaro. Lorsque Karen, une jeune femme victime de harcèlement, a recours a ses services, il règle rapidement le problème et pense ne plus en entendre parler. Jusqu'au jour où il apprend que Karen s'est jetée du vingt-sixième étage d'une tour. Il semble qu'une invraisemblable succession de malheurs ait poussé à bout la jeune femme... Mais Patrick ne croit pas à une telle série de coïncidences et, confronté à un tueur qui ne tombe sous le coup d'aucune loi, il va avoir besoin de l'aide d'Angela. Avec ce cinquième épisode de la saga Kenzie-Gennaro, Dennis Lehane confirme son statut d'auteur de best-sellers.
Les 36 Stratagèmes est un livre mystérieux. La légende veut que le mince opuscule émanant du milieu des sociétés secrètes antimandchoues de la fin des Ming, sur lequel s'appuient toutes les éditions, exégèses et traductions modernes, ait été, après une longue éclipse, redécouvert en 1941 chez un libraire de Chine du Nord. Par la suite, l'ouvrage devait connaître de multiples tirages et devenir l'un des traités militaires les plus lus de la planète, avec L'Art de la guerre, de Sun Tzu. Ce manuel peut être aussi utile dans toutes les situations de conflit auxquelles chacun de nous doit faire face.
Dans un motel de Phoenix, un homme est assis, le dos au mur d?une chambre, et il regarde une mare de sang qui grandit à ses pieds. Ainsi commence drive, l?histoire, selon James Sallis, d?un homme "qui conduit le jour en tant que cascadeur pour le cinéma, et la nuit pour des truands". Dans la grande tradition du roman noir, il est "doublé" lors d?un hold-up sanglant, et bien qu?il n?ait jamais auparavant participé aux actions violentes de ses partenaires occasionnels, il se met à traquer ceux qui l?ont trahi et ont voulu le tuer.Dédié à Ed Mcbain, Richard Stark et Lawrence Block, Drive est un roman au style affûté comme un rasoir, qui n?est pas sans rappeler l?écriture sèche et nerveuse de Jean-Patrick Manchette. Un exercice de style éblouissant de la part de James Sallis, créateur du privé Lew Griffin, poète, universitaire, traducteur en Amérique de Raymond Queneau et dont la plupart de ses romans ont été édités en Série noire.Drive a fait l?objet d?une adaptation cinématographique, réalisée par Nicolas Wending Refn (Pusher, Valhalla Rising le guerrier silencieux), qui a d?ores et déjà reçu l?accueil très favorable de la critique ainsi que le Prix de la mise en scène au dernier Festival de Cannes.
Résumé : Rien ne va plus dans la vie de Lawrence Passmore, scénariste d'une sitcom à succès. Son genou le fait souffrir, sa femme le quitte et les difficultés professionnelles s'accumulent. Ni sa passion soudaine pour Kierkegaard ni les thérapeutes qu'il consulte ne parviennent à le détourner de la dépression. Dans ce roman hilarant, David Lodge dresse un portrait caustique du milieu de la télévision, des psychologues et, au-delà, d'une époque atteinte d'un mal plus profond : l'obsession du bonheur. Et si le désespoir faisait joyeusement partie de l'existence ?