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44 jours. The Damned United
Peace David ; Guérif François
RIVAGES
9,65 €
Épuisé
EAN :9782743620745
Le lendemain de Noël 1962, Brian Clough, buteur surdoué de l'équipe de Sunderland, se blesse. Fin brutale d'une carrière prometteuse. Avide de revanche, il se reconvertit comme manager. Aidé de son inséparable ami Peter Taylor, il va conduire la modeste équipe de derby à la victoire en championnat d'Angleterre. Deux ans plus tard, il arrive à Leeds United, le grand club européen du moment. Mais, avec son style provocateur, il se heurte à l'hostilité de l'équipe et des dirigeants. Et surtout, il est hanté par le fantôme de son prédécesseur Don Revie. Ce qui s'annonçait comme le couronnement de la carrière de Brian Clough vire au cauchemar. Plus brillant et inspiré que jamais, david peace nous convie à la rencontre explosive de l'une des grandes icônes du football anglais, qui se révèle un formidable personnage romanesque.
Le 26 janvier 1948, un homme se présente dans une succursale de la Banque impériale à Tokyo. Il dit être un médecin envoyé par le ministère de la Santé pour vacciner le personnel à cause de cas de dysenterie. Il fait boire le contenu de deux flacons aux employés qui commencent à se tordre de douleur. La plupart d?entre eux périront.Un écrivain décide de faire un livre à partir de cette terrible affaire. Pour cela, il « convoque » les voix de douze personnages liés au drame; à travers des carnets, lettres, articles, souvenirs et autres documents, il tente d?atteindre la vérité. Une quête vertigineuse et hypnotique dans laquelle nous entraine David Peace, et nous fait entrevoir les dessous effroyables du massacre de la Banque impériale.
Si 1977 est l?année du jubilé de la reine d?Angleterre, c?est aussi celle de l?affolement pour tous ceux qui assimilent le sept au chiffre de l?apocalypse. Ils n?osent plus sortir de chez eux. Il y a dans la région de Leeds "un million de petites apocalypses et des tas de putains de comptes qui se règlent". Le plus inquiétant, celui qui terrorise tout le Yorkshire est connu sous le nom de L?Éventreur. En quelques années, il s?est rendu coupable d?une dizaine de meurtres de prostituées qu?il défigure au tournevis et au marteau. Au c?ur de cet enfer, deux hommes sont particulièrement affectés : le policier Bob Fraser, trente-deux ans, qui hait le monde aussi fort qu?il se déteste lui-même. Marié avec Louise, la fille d?un vieux flic qui agonise à l?hôpital, il culpabilise car il délaisse son fils (qu?il adore) depuis qu?il est amoureux de Janice, une jeune prostituée dont il craint qu?elle ne soit victime de l?Éventreur. Le journaliste Jack Whitehead se trouve dans la même spirale de désespérance. Alcoolique obsédé par la disparition violente d?une certaine Carol, il fait des cauchemars tout éveillé et feuillette inlassablement le dossier Meurtres et agressions de femmes dans le nord de l?Angleterre. Et tandis que le tueur continue de frapper méthodiquement, les enquêtes s?enlisent et les deux protagonistes sombrent peu à peu dans la folie. Ce deuxième volet du Red Riding Quartet, une chronique sociale sur la région du Yorkshire, est encore plus éprouvant que 1974 qui ouvrait le feu. C?est la description d?un monde en deuil, accablé par les meurtres mais aussi par la crise économique. Certaines scènes qui mettent en cause le comportement de la police sont d?une dureté à la limite du soutenable pour les âmes sensibles. S?y ajoute une écriture hachée, pleine d?ellipses et de dialogues vifs qui pourra surprendre le lecteur ne connaissant pas encore ce romancier d?exception. --Claude Mesplède
Sept, le chiffre de l'apocalypse. 1977, l'année du Jubilé d'argent et de l'Eventreur du Yorkshire. Nous sommes de nouveau dans la région de Leeds, c'est l'été. Plusieurs prostituées sont assassinées ou victimes d'agressions. Lorsque le sergent Fraser est appelé sur la scène de l'un des crimes, il est pris de panique car il se trouve être l'amant d'une fille de joie de Chapeltown. Il n'est pas le seul. C'est aussi le cas de Jack Whitehead, le journaliste arriviste de 1974. Tous deux sont des hommes blessés. Bob Fraser, déchiré entre l'amour fou qu'il porte à sa maîtresse et celui qu'il éprouve pour son petit garçon, a du mal à concilier un certain désir de justice et le terrible cynisme qui prévaut dans la police. Quant à Jack Whitehead, désabusé, alcoolique, il est hanté par la disparition tragique d'une femme aimée. A mesure que l'on se rapproche des festivités du Jubilé, l'horreur s'amplifie. Quelles vérités le flic et le journaliste réussiront-ils à entrevoir dans un monde dominé par le mensonge et la corruption ? Deuxième volet de la tétralogie du Yorkshire, 1977 est une ode funèbre, une quête désespérée du sens. Malgré sa noirceur, on le dévore avec passion car l'auteur est, avec Robin Cook, le seul romancier britannique qui ose dépeindre le mal dans les couleurs les plus extrêmes pour réveiller les consciences endormies. Comme dans 1974, on trouve des personnages puissamment campés, un rythme hallucinatoire, mais aussi émotion au fond du désespoir. Les cauchemars de David Peace ne sont pas des élucubrations, ils sont l'expression d'une lucidité terriblement aiguisée et d'une remarquable personnalité d'écrivain.
Résumé : 1949. Shimoyama, le pre ? sident des chemins de fer japonais a disparu. Son corps ne tarde pas a ? e ? tre retrouve ? , de ? membre ? , sur les voies. Shimoyama venait de proce ? der au licenciement de 30 000 travailleurs du rail, il e ? tait donc devenu une cible potentielle. Harry Sweeney, flic de ? sabuse ? du Montana, se retrouve charge ? d'enque ? ter, sans conclusion de ? finitive. L'affaire rebondit en 1964 lorsqu'un auteur qui devait e ? crire sur l'affaire Shimoyama disparai ? t. Cette fois, c'est un prive ? , Murota Hideki, qui tente de remonter la piste. L'affaire rebondira une dernie ? re fois en 1989, alors que l'empereur Hirohito est mourant. Donald Reichenbach, un ancien agent de la CIA devenu un brillant traducteur, semble rattrape ? par son passe ? ...
«Malgré son poids, american tabloid tient de l'épure, tant il semble que l'auteur ait taillé à la serpe dans un manuscrit que l'on imagine colossal. Plein comme un oeuf, american tabloid requiert une attention de tous les instants : une simple ligne parcourue d'un oeil distrait, et c'est une conspiration, un retournement de veste ou un cadravre qui risquent d'échapper au lecteur. Il n'en fallait pas moins pour passer au scalpel les mille jours de l'administration Kennedy et dresser le tableau dantesque des cinq ans qui courent de novembre 1958 au 22 novembre 1963 à Dallas...».
Parmi les milliers de lettres que Tolstoï écrivit à ses correspondants du monde entier, célèbres ou inconnus, les 840 lettres qu?il envoya à son épouse de 1862 à 1910, occupent une place à part et brossent un portrait intime de l?auteur de La Guerre et la Paix. Vivant fréquemment dans deux lieux différents, Tolstoï dans le domaine familial notamment, quand sa femme était à Moscou avec les enfants, l?un et l?autre se donnent des nouvelles de leur vie quotidienne. Parmi cette masse, une cinquantaine de leurs lettres, pour la plupart inédites, sont passionnantes; car elles illustrent les profondes dissensions du couple, lorsque Tolstoï se sent de moins en moins compris par sa femme. Lui, écrivain mondialement connu, devient le prophète d?un christianisme épuré, un apôtre de la non-violence, critiquant les fondements idéologiques et économiques de la société de son temps, jouant à la fin de sa vie un rôle politique et social considérable, quand sa femme demeure une mondaine, attachée à ses privilèges de grande aristocrate. Le fossé qui se creuse entre eux s?exprime dans ces lettres dans lesquelles Tolstoï se livre totalement, évoquant sa vie intime, son ?uvre, ainsi que les relations tumultueuses avec son épouse. Lettres étonnantes, parfois violentes, toujours dans l?essentiel, elles permettent de mieux comprendre l?un des plus grands écrivains de tous les temps. Elles seront accompagnées d?extraits des lettres de Sofia Tolstoï.
Résumé : Rien ne va plus dans la vie de Lawrence Passmore, scénariste d'une sitcom à succès. Son genou le fait souffrir, sa femme le quitte et les difficultés professionnelles s'accumulent. Ni sa passion soudaine pour Kierkegaard ni les thérapeutes qu'il consulte ne parviennent à le détourner de la dépression. Dans ce roman hilarant, David Lodge dresse un portrait caustique du milieu de la télévision, des psychologues et, au-delà, d'une époque atteinte d'un mal plus profond : l'obsession du bonheur. Et si le désespoir faisait joyeusement partie de l'existence ?
L'Amérique se remet difficilement des soubresauts de la Première Guerre mondiale. De retour d'Europe, les soldats entendent retrouver leurs emplois souvent occupés par des Noirs en leur absence. L'économie est ébranlée, le pays s'est endetté et l'inflation fait des ravages. La vie devient de plus en plus difficile pour les classes pauvres, en particulier dans les villes. C'est sur ce terreau que fleurissent les luttes syndicales, que prospèrent les groupes anarchistes et bolcheviques, et aussi les premiers mouvements de défense de la cause noire. En 1918, Luther Laurence, jeune ouvrier noir de l'Ohio, est amené par un étonnant concours de circonstances à disputer une partie de base-ball face à Babe Ruth, étoile montante de ce sport. Une expérience amère qu'il n'oubliera jamais. Au même moment, l'agent Danny Coughlin, issu d'une famille irlandaise et fils aîné d'un légendaire capitaine de la police de Boston, pratique la boxe avec talent. Il est également chargé d'une mission spéciale par son parrain, le retors lieutenant McKenna, qui l'infiltre dans les milieux syndicaux et anarchistes pour repérer les "fauteurs de troubles" puis les expulser du territoire américain. A priori Luther et Danny n'ont rien en commun. Le destin va pourtant les réunir à Boston en 1919, l'année de tous les dangers. Tandis que Luther fuit son passé, Danny cherche désespérément le sens de sa vie présente, en rupture avec le clan familial. Dans une ville marquée par une série de traumatismes, une ville où gronde la révolte, la grève des forces de police va mettre le feu aux poudres...Après la série Kenzie-Gennaro, Mystic River et Shutter Island, Dennis Lehane s'attaque au défi de raconter la naissance de l'Amérique moderne sous la forme d'une flamboyante épopée. Noir et social, lyrique et intimiste, Un pays à l'aube démontre que Lehane est l'une des voix majeures du roman américain contemporain.