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Valet de trèfle
Pataut Fabrice
PG DE ROUX
22,00 €
Épuisé
EAN :9782363711304
Deux camarades de classe, naguère prostitués, se retrouvent comme dans un miroir, chacun mariés a une poupée Barbie appelée Kyle, au City Hall du comté de Los Angeles qui distribue les unions par tranche de 1. Deux latinos aux mères usées par les ménages, qui sont de la "jeune chair" à vendre et se souviennent du "pays natal", la chambre d'enfant où ils ont grandi et de leur côté "ombre". Avant de sombrer dans la prostitution, ils ont été initiés par Dolores Salinas, une cliente pas comme les autres, descendue un beau jour dans un hôtel de Santa Monica, et qui lisait, relisait et déclamait dans la pénombre de sa chambre Lorca, Gongora and son. Hélas, la misère veille et le motel de Ben, leur souteneur et ancien camarade de classe, va bientôt les dévorer. Du moins jusqu'à son meurtre. Puis c'est la fuite au Mexique hors la loi, hanté par un précédent Voyage Sur les traces d'Artaud en pays Tarahumaras aux côtés d'un prêtre tout droit sorti de Don Quichotte, une fuite après meurtre, transformée en sarabande improbable par la grâce de la "Muchacha", une prostituée mexicaine qui ouvre toutes les portes et semble parler la langue des Oiseaux au point de les attirer à l'intérieur. Cette ambiance Mulholland drive, on l'a dans la peau comme le rythme subtil de l'envoûtement qui a frappé nos deux compères. On en suit avec émerveillement le leitmotiv sulfureux et magique : ce secret des chambres fermées qui semble communiquer avec le secret des mots enfermés au fond des livres.
Antoine, devenu Dorine, retourne dans la maison de famille dont il a hérité avec son petit frère, en Normandie. Il se souvient d'un été pluvieux et venté, trente ans auparavant, qui a bouleversé sa vie. Adolescent, il passait les vacances avec ses parents, lorsque Bérénice les avait rejoints : elle était la meilleure amie de sa s?ur Catherine, morte accidentellement. Le narrateur, dans sa solitude, est livré au vertige de posséder deux vies. Les silences remontent, les vérités éclatent avec une calme violence, derrière des phrases en apparence anodines.
Résumé : " -Vous avez crié, madame Pendergast ? - Non. -J'aurais pourtant juré que ça venait de chez vous. C'était comme un cri d'en... de... Enfin, on aurait dit que ça venait d'un poste de télévision, mais ce n'était pas tout à fait comme dans un film, alors... -Je n'ai rien entendu. - Vous êtes pâle. Est-ce que... Enfin, ça ne me regarde pas, mais... M. Pendergast est-il avec vous ? "
Pataut Marc ; Chevrier Jean-François ; Chiodi Stef
Nourri de laccumulation dexpériences personnelles et collectives, le travail photographique de Marc Pataut (né à Paris en 1952) traite du rapport des individus à eux-mêmes et à la société, faisant apparaître à limage des visages, des corps, des appartenances, des parcours de vie. Sélaborant chacun sur une longue durée et sur un territoire spécifique, les projets menés par lartiste sont fondés sur la collaboration. Son processus de travail demeure ainsi en lien étroit avec un domaine dactivité, avec une situation sociale, avec lhistoire dun lieu, avec une époque. Constituée dune sélection dune quinzaine dessais photographiques réalisés entre 1981 et aujourdhui, cette publication montre loeuvre documentaire de Marc Pataut dans la relation politique quelle développe au temps, à la société, à lespace et au territoire. Entretien de Marc Pataut avec Jean-François Chevrier, Stefano Chiodi, Marianne Dautrey et Pia Viewing. Exposition au Jeu de Paume du 18 juin au 22 sept. 2020
Découpé en deux parties, le roman de Fabrice Pataut superpose deux temps distincts, d?un côté les Baléares au temps de la guerre civile et de l?autre une Barcelone beaucoup plus proche de nous. C'est d'abord par la bouche du Malin (Méphistophélès en personne !) que le narrateur apprend comment Aloysius a vécu les derniers jours de la guerre d'Espagne sur l'île de Minorque. De la race des héritiers, l'avenir de ce jeune homme ne portait aucune trace d'ombre jusqu'au débarquement des franquistes qui l'oblige à fuir. Grâce à son chat Voltaire, doué de la parole comme de sens pratique, il parvient à échapper au joug fasciste. Quelques années plus tard, après avoir refusé un pacte avec le diable, le mystérieux narrateur reprend en main son récit. C'est par un hasard assez troublant qu'il retrouve Aloysius, devenu notaire à Barcelone. Recomposant peu à peu le puzzle dont Méphistophélès avait semé les pièces dans la première partie, il met au jour le terrible secret d'Aloysius. Par le biais de personnalités très fortes, l'auteur s'interroge sur des notions aussi fondamentales que celle de la filiation, de l'éducation, de l'habitus ou de l'héritage social et culturel. Ce n'est pas un hasard si plusieurs générations se croisent dans Aloysius et que les pères se confrontent souvent aux fils.Parce qu'il n'hésite pas à emprunter au fantastique tout autant qu'à la reconstitution historique, Aloysius est un roman qui commence par dérouter le lecteur pour mieux ensuite le capturer dans les mailles de son filet. L'implacable construction sur laquelle s'appuie le récit en rend la lecture époustouflante et maintient de bout en bout le lecteur en haleine. Là où l'auteur pourrait se perdre, il retombe au contraire - à la manière des chats ! - toujours sur ses pattes entraînant avec lui le lecteur dans un tourbillon... diabolique. --Isabelle Yaouanc--
Philippe, brillant conseiller politique, est de permanence, cette nuit-là, à l'Elysée. Le standardiste du Palais, un ancien du GIGN, se charge de filtrer les appels importuns. Détournement d'avion, panique boursière en Asie du Sud-Est, prise d'otages à la mairie de Nanterre, frasques nocturnes de personnalités en perdition, etc. aucune situation de crise ne semble résister au savoir-faire de Philippe, modèle de sang-froid et d'habileté. Gérer une liste improbable d'événements sans avoir à réveiller le Président fait partie de sa routine. Mais quand le téléphone sonne à cette minute précise, il est loin de se douter que c'est son propre passé, hanté par la mort et les occasions manquées, qu'il va devoir affronter. Une femme en pleurs est à l'autre bout du fil. Elle est une amie proche du Président. Pas une maîtresse mais une amie. Elle lui doit la vie et s'apprête à la lui rendre. Philippe, bouleversé, poussé dans ses derniers retranchements, écoute cette inconnue, Marie, évoquer son suicide. La carapace de cet homme, rendu cynique et froid à force de servir le pouvoir, cède d'un coup au souvenir d'autres vies brisées, celles des fidèles amis qu'il n'a pas su dissuader de passer à l'acte. Décidé à sauver Marie, il cherche à la faire parler, à l'amener à raconter son histoire. A gagner du temps... Une longue et douloureuse "négociation" à haut risque commence.
Rien de mieux qu'un mot d'ordre, avait jugé le vieil excentrique, pour faire irruption dans le coeur d'un garçon, cette cire tendre que marque le doigt. Sans doute entendait-il trouver en l'adolescent timide qui les observait à la dérobée, lui et ses filles, l'étonnement nécessaire au premier de ses vices (au plus vif de ses plaisirs) : le goût du scandale. Et comme un que son panache empêche de penser jamais aux dégâts ni à la dépense, il avait jeté les deux soeurs en pâture sur le devant de la scène. La scène ? Le Paradis, un bar du continent, où le garçon travaillait comme serveur pour la saison d'été." Par goût de faire advenir ce qu'il redoute et pour se mettre face à ses propres contradictions, Jacques Dupréel invite l'étudiant épris de sa fille cadette à passer le mois d'août sur une ile étrangère, où lui et sa famille vivent parmi la population indigène. Désir de la chair et concupiscence de l'oeil... travaux pratiques.
Comment se transforme-t-on en Chinois virtuel, penché en permanence sur son smartphone ? Comment devient-on Charlie ? Comment peut-on être Kim Kardashian ? Tantôt rebelle consentant, hurlant en boucle des slogans préenregistrés, façon karaoké, tantôt icône de la Toile, incarnation d'une success story qui prolifère sur les réseaux sociaux sans qu'on sache pourquoi au juste. C'est l'histoire d'une contagion, d'une lobotomisation générale, que nous raconte Jean-Louis Kuffer avec une rare et insidieuse férocité, dans le sillage de Philippe Muray ; célébrant la cour des miracles qui se croit à la pointe de l'humanité et illustre notre prétendue prospérité, avec ses auteurs-cultes, plasticiens de génie, polémistes au petit pied, parvenus, charlatans et bouffons de tout poil.
Dire qu'elle a traversé tous les régimes politiques de la Ve République et donne une image de la "femme française" serait un cliché journalistique ; certes, nous sommes, elle et moi, des corps français qui donnent de la voix, ou qui donnent voix, elle avec sa voix propre, moi dans le propre de cette voix qu'est l'écriture, mais la France dans laquelle nous vivons est fantômatique. Contrairernen t d Depardieu, Huppert n'a pas de corps"politique" : là encore, elle ne dit rien, ne parle pas, se contente de montrer en quoi un corps, un visage, une voix sont un paysage universel dans sa francité fantasmée ou regrettée." Cette superbe méditation sur Huppert, troublante et intemporelle, dessillera plus d'un regard...