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Aloysius
Pataut Fabrice ; Manguel Alberto
MOTIFS
12,00 €
Épuisé
EAN :9782268067261
Découpé en deux parties, le roman de Fabrice Pataut superpose deux temps distincts, d?un côté les Baléares au temps de la guerre civile et de l?autre une Barcelone beaucoup plus proche de nous. C'est d'abord par la bouche du Malin (Méphistophélès en personne !) que le narrateur apprend comment Aloysius a vécu les derniers jours de la guerre d'Espagne sur l'île de Minorque. De la race des héritiers, l'avenir de ce jeune homme ne portait aucune trace d'ombre jusqu'au débarquement des franquistes qui l'oblige à fuir. Grâce à son chat Voltaire, doué de la parole comme de sens pratique, il parvient à échapper au joug fasciste. Quelques années plus tard, après avoir refusé un pacte avec le diable, le mystérieux narrateur reprend en main son récit. C'est par un hasard assez troublant qu'il retrouve Aloysius, devenu notaire à Barcelone. Recomposant peu à peu le puzzle dont Méphistophélès avait semé les pièces dans la première partie, il met au jour le terrible secret d'Aloysius. Par le biais de personnalités très fortes, l'auteur s'interroge sur des notions aussi fondamentales que celle de la filiation, de l'éducation, de l'habitus ou de l'héritage social et culturel. Ce n'est pas un hasard si plusieurs générations se croisent dans Aloysius et que les pères se confrontent souvent aux fils.Parce qu'il n'hésite pas à emprunter au fantastique tout autant qu'à la reconstitution historique, Aloysius est un roman qui commence par dérouter le lecteur pour mieux ensuite le capturer dans les mailles de son filet. L'implacable construction sur laquelle s'appuie le récit en rend la lecture époustouflante et maintient de bout en bout le lecteur en haleine. Là où l'auteur pourrait se perdre, il retombe au contraire - à la manière des chats ! - toujours sur ses pattes entraînant avec lui le lecteur dans un tourbillon... diabolique. --Isabelle Yaouanc--
Résumé : " -Vous avez crié, madame Pendergast ? - Non. -J'aurais pourtant juré que ça venait de chez vous. C'était comme un cri d'en... de... Enfin, on aurait dit que ça venait d'un poste de télévision, mais ce n'était pas tout à fait comme dans un film, alors... -Je n'ai rien entendu. - Vous êtes pâle. Est-ce que... Enfin, ça ne me regarde pas, mais... M. Pendergast est-il avec vous ? "
Résumé : Objet de rêverie poétique et de spéculation philosophique, symbole de grandeur politique, incarnation d'universalité puis de fragilité après sa destruction par le feu, la Bibliothèque d'Alexandrie, antique ou moderne, fascine. L'Unesco et la république arabe d'Egypte ont lancé en 1988 un concours pour la construction d'une bibliothèque dans la ville qui abrita la plus grande collection d'écrits du monde antique. Inaugurée en octobre 2002, la nouvelle Bibliothèque d'Alexandrie cumule les fonctions de bibliothèque publique, de centre d'archives, de musée et de centre de formation des bibliothécaires. Sont rassemblés ici les acteurs du projet architectural et culturel et des contributeurs concernés par ses aspects esthétiques, historiques, mythologiques et littéraires. Luciano Canfora propose l'hypothèse d'un Aristote fondateur de l'ancienne Bibliothèque. Christoph Kapeller observe en détail l'architecture du nouveau bâtiment. Fabrice Pataut dévoile ses aspects sensibles et sensuels et Gérald Grunberg les caractéristiques physiques et symboliques de la plus grande salle de lecture du monde. Gamal Ghitany nous ramène à la lecture à travers l'histoire récente de l'Egypte en matière de censure religieuse et politique. Alberto Manguel revient à Babel pour commenter les difficultés conjuguées du désir d'universalité et du devoir de mémoire. Jean-Yves Empereur suit les traces de l'ancienne Bibliothèque dans l'archéologie souterraine de la ville. Le dernier mot est laissé à Ismail Serageldin, le directeur de la nouvelle Bibliothèque d'Alexandrie, autrement dit aux promesses et à l'avenir.
Pataut Marc ; Chevrier Jean-François ; Chiodi Stef
Nourri de laccumulation dexpériences personnelles et collectives, le travail photographique de Marc Pataut (né à Paris en 1952) traite du rapport des individus à eux-mêmes et à la société, faisant apparaître à limage des visages, des corps, des appartenances, des parcours de vie. Sélaborant chacun sur une longue durée et sur un territoire spécifique, les projets menés par lartiste sont fondés sur la collaboration. Son processus de travail demeure ainsi en lien étroit avec un domaine dactivité, avec une situation sociale, avec lhistoire dun lieu, avec une époque. Constituée dune sélection dune quinzaine dessais photographiques réalisés entre 1981 et aujourdhui, cette publication montre loeuvre documentaire de Marc Pataut dans la relation politique quelle développe au temps, à la société, à lespace et au territoire. Entretien de Marc Pataut avec Jean-François Chevrier, Stefano Chiodi, Marianne Dautrey et Pia Viewing. Exposition au Jeu de Paume du 18 juin au 22 sept. 2020
Résumé : FEAL DIAZ fit disposer les flambeaux sur la place de la Constitution, un à chaque coin du rectangle, puis un cinquième pour fermer la rue de l'Eglise, précis comme un chien qui marque son territoire. Il en commanda d'autres du bout des doigts, que l'on plaça à égale distance des premiers et quand il y en eut dix, on recommença selon le même principe au rythme de sa main, dans la précipitation et les bruits de bottes. Il faisait les cent pas au milieu, l'?il rivé sur le miroir impeccable de ses chaussures, fasciné par l'écho de ses ordres hurlés par ses seconds, répétés par leurs subalternes et les seconds de ces hommes-là, selon l'enchaînement descendant prévu par l'infinie hiérarchie du Mal. La guerre d'Espagne finit sous les yeux du jeune Aloysius dans un port des Baléares où les franquistes ont organisé un massacre pour l'exemple. Sa grand-mère disparaît, sa gouvernante, sa famille, descendante de l'amiral Nelson... et jusqu'à l'équipe de football qui revient vaincue de son match contre Palma. Avec l'aide de son chat, confident et alter ego, Aloysius s'enfuit in extremis pour Barcelone. C'est là, après la chute de Franco, au terme d'une longue aventure, qu'il retrouvera son véritable destin.
A la fin du XIXe siècle, le peintre Paul Cézanne abandonne sur le bord d'un chemin une toile figurant la montagne Sainte-Victoire en flammes. En août 1989, la Sainte-Victoire est dévastée par un incendie. Pour Sarah et Thomas, un couple dont l'union vacille, cet événement est la source d'une expérience essentielle : le passé qui resurgit, le leur et celui de ce coin de terre détruit. Ce roman est le récit d'une double quête : celle de ce tableau doté de pouvoirs étranges et celle de Thomas qui cherche aussi, à travers le monde et l'histoire de quelques vies, un sens à cette énigme. Bernard Fauconnier est romancier. Il a également publié plusieurs biographies, parmi lesquelles Platon (Folio biographies, 2019).
C'est à une véritable pantomime de la vie quotidienne de la petite ville de Mudfog que nous convie Dickens, dans un ouvrage où le grotesque des situations le dispute au comique le plus ébouriffant: des avatars de la destinée de M. Tulrumble qui, d'humble charpentier devenu maire, se prend pour le nombril de l'univers; des préparatifs de la réunion de Mudfog pour l'avancement du monde à son ordre du jour: faut-il créer des maternelles pour les puces laborieuses? Ne devrait-on pas remplacer les membres de la force publique et les magistrats par des automates?... Constitué d'une galerie de tableaux pittoresques et caustiques à la Daumier, qui ne sont pas sans nous rappeler Bouvard et Pécuchet, ou Les Caractères de La Bruyère, ce livre est d'une surprenante modernité.
Un homme âgé, le narrateur, entreprend un voyage d'Anvers à Venise, voyage dont le lecteur pressent que ce pourrait être son dernier. À chaque étape il retrouve une connaissance. À Lunéville, en France, il revoit Martin, jeune assistant social qui s'occupe d'handicapés mentaux. Avec Martin, c'est la thématique du rapport à l'altérité et une éthique de la différence qui est mise en jeu dans les histoires rapportées. Au lac de Constance, en Allemagne, le narrateur retrouve Anton, un ami cinéaste qui a rompu avec le milieu du cinéma. Incidemment il écrit aussi. Les anecdotes mises en scène ramènent ici à des questions sur le cinéma et la littérature. À Matrei am Brenner, petit village du Tyrol autrichien, il revoit son amie Louise, anthropologue à la retraite ayant parcouru le monde. La thématique sur laquelle se fondent leurs échanges est le rapport à l'autre et à sa culture en anthropologie. Enfin, à Vérone, en Italie, le narrateur retrouve Mirek, polonais d'origine et historien d'art. Là, c'est essentiellement le rapport à l'art plastique et à la peinture qui prédomine. Quand il arrive à Venise, le narrateur se retrouve seul avec lui-même, au terme de son voyage, au terme peut-être de sa vie. Mais une dernière rencontre remettra tout en jeu. L'auteur signe là un texte qui ouvre des chemins, éveille des curiosités, ranime souvenirs et correspondances, et dont on regrette d'avoir à tourner une dernière page !
Seul roman achevé d'Oscar Vladislas de Lubicz-Milosz (1877-1939), le grand écrivain lituanien d'expression française, L'Amoureuse Initiation fait figure, comme d'autres oeuvres de l'auteur, d'autobiographie lyrique. Parce que l'ouvrage possède les qualités littéraires les plus éminentes, il est de ceux qui confèrent à Milosz une actualité que les ans n'entament pas. Situé dans la Venise cosmopolite et décadente du XVIIe siècle, L'Amoureuse Initiation, plus qu'une évocation d'un lieu littéraire par excellence, est un récit sur la passion, dont la tendresse et la jalousie formeraient comme les deux pôles, à l'image d'une ville qui est à la fois celle de la fête et de la fin des choses.