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Eidôlon N° 122 : L'imaginaire au féminin : du liminal à l'animal...
Paoli Marie-Lise
PU BORDEAUX
24,00 €
Épuisé
EAN :9791091052238
Au seuil d'une révolution dans les rapports entre espèces, penser le féminin d'abord en relation au liminal puis à l'animal s'est imposé comme une évidence : tandis que l'éco-féminisme se redéfinit de manière plurielle face aux enjeux environnementaux d'aujourd'hui et de demain, le concept " d'exception humaine " se trouve au centre de toutes les préoccupations. A l'heure où les avancées de la primatologie et de l'éthologie se multiplient, des spécialistes d'horizons théoriques et culturels différents disposant d'outils d'analyse en pleine évolution ont été convoqués pour permettre, hors des sentiers battus et de la pensée unique, des explorations croisées, accompagnés d'artistes dont le témoignage assure au propos une dimension poïétique ancrée dans l'expérience. Eve et le Serpent, la Dame à la Licorne, la Belle et la Bête : ce sont les questions soulevées par ce lien censément privilégié et immémorial entre la femme et l'animal, ce lien dont l'existence supposée n'a cessé de hanter l'imaginaire humain, qui sont examinées sans ambages et sans tabous dans une approche diachronique et transculturelle, des Métamorphoses d'Ovide aux Femmes qui courent avec les loups, en passant par les mythes, fables, contes et récits animaliers modernes et postmodernes, mais aussi par l'examen de diverses formes de représentation — littéraires, cinématographiques, plastiques et multimédia — de ce lien tissé par l'imaginaire au féminin dans son rapport secret à la liminalité de notre humanité.
Résumé : Certains musées d'histoire et de société font le choix audacieux de s'adresser au grand public en présentant des expositions qui traitent de sujets encore sensibles dans la France d'aujourd'hui. C'est le cas de l'exposition Spoliés ! L'"aryanisation" économique en France 1940-1944 proposée à Grenoble en 2010-2011 par le musée de la Résistance et de la Déportation de l'Isère - Maison des Droits de l'homme. Cet ouvrage saisit dans leur sincérité et dans leur ambiguïté parfois, tous les discours que provoqua cette exposition sur l'aryanisation, c'est-à-dire l'expropriation totale légale des Juifs orchestrée par le régime de Vichy. L'originalité de la démarche tient au fait que les deux auteurs, chercheurs en muséologie, mettent en évidence la portée sociale du rôle d'une exposition d'histoire contemporaine sur des publics qui ne sont ni des experts ni des spécialistes, mais des "curieux assidus", globalement intéressés par la Seconde Guerre mondiale. Leur approche, qualifiée d'évaluation muséologique, est en cela plus proche d'une analyse critique des effets de l'exposition sur le grand public que d'une simple étude de satisfaction des visiteurs.
Combien de Renaissances...? Une seule - celle qui débute à la fin du XIVe siècle en Italie et touche la France au XVIe siècle -, autrement dit "la" Renaissance? Ou bien celle-ci fut-elle précédée de Renaissances médiévales, en particulier à l'époque carolingienne et au XIIe siècle?. Plus généralement, peut-on affirmer l'unicité de la Renaissance, doit-on au contraire envisager l'existence d'une pluralité de Renaissances à travers les époques et les cultures, ou encore faut-il mettre en question le concept même de Renaissance, aussi confortable que trompeur en regard d'une réalité nécessairement plus complexe? Ce livre se donne comme objectif de croiser les points de vue de spécialistes du Moyen Age et de la Renaissance sur ces questions, en particulier par la confrontation de leur perception à celle des contemporains des époques concernées. A travers l'interrogation sur la légitimité et la pertinence de la notion de Renaissance(s), sur la réalité et l'idée qu'elle recouvre, sur le mot, sa majuscule et son pluriel, ce sont des enjeux essentiels qui se font jour. De manière implicite, la réflexion porte sur les racines de l'Europe moderne chrétiennes, ou humanistes, ou les deux à la fois - mais aussi sur l'existence ou non d'un processus de civilisation unique dont la Renaissance serait un moment essentiel, et donc sur les questions du relativisme culturel et de l'universalité.
L’auteur a retenu les plus grandes des histoires de la conquête de ces immenses étendues de glace que sont l’Antarctique et l’Arctique. Dix chapitres soigneusement équilibrés pour évoquer une période de 180 ans. Cet ouvrage rapporte des événements que nos contemporains ont du mal à imaginer, tant notre époque est habituée à la facilité des moyens de communication modernes. Notre admiration est forcée par ces exploits qui pourraient figurer dans le catalogue de nos meilleurs rêves.
Ce nouveau volume de Lumières, dans la continuité du numéro précédent consacré à la cause des femmes au XVIIIe siècle, se propose d'interroger dans leur diversité les réalités et les représentations de la "condition féminine" dans l'Europe des Lumières. Même si le statut le plus fréquent demeure celui d'épouse, certaines critiques se font jour à l'égard de la situation des femmes mariées, voire une réflexion sur l'alternative possible que constitue le célibat. En matière d'éducation des filles, si la postérité a surtout retenu les propositions de Jean-Jacques Rousseau pour faire de Sophie la compagne soumise d'Emile, des voix s'élèvent au cours du siècle pour prôner une instruction différente qui pourrait transformer totalement la situation des femmes dans la société. Peu de compétences professionnelles leur étant alors accordées, il n'est pas rare également qu'elles osent revendiquer la reconnaissance en ce domaine, qu'il s'agisse de littérature ou d'obstétrique.
Lehn Jean-Marie ; Parisot Jean-Paul ; Reisse Jacqu
L'exobiologie a pour objet l'étude des origines de la vie, de son évolution et de sa distribution sur Terre et dans l'Univers. Cette nouvelle discipline s'intéresse aux conditions et aux processus qui ont permis l'émergence du vivant sur notre planète et ont pu ou pourraient le permettre ailleurs. Ce vaste domaine thématique touche à la fois l'astronomie, la géologie, la chimie, la biochimie et la biologie. Le présent ouvrage constitue le second livre d'une collection initiée en 2001 avec la parution de L'environnement de la Terre primitive. Le premier livre a été très favorablement accueilli tant par les scientifiques actifs dans le domaine que par un public moins averti, intéressé par une discipline qui tente d'apporter des réponses à des questions d'importance majeure et que l'homme se pose probablement depuis qu'il est Homo Sapiens. Les traces du vivant est construit sur le même canevas que le livre précédent : un ensemble de chapitres écrits par des spécialistes, mais rédigés de manière telle qu'ils soient compréhensibles par des non-spécialistes du domaine concerné. L'exobiologie est par essence interdisciplinaire et c'est du dialogue entre praticiens de diverses disciplines que sont nés les idées originales, les scénarios plausibles, les hypothèses à tester. Pour que ce dialogue soit fructueux, il faut que le biologiste puisse interagir avec l'astronome, que le chimiste puisse interagir avec le paléo-climatologue... Il est donc impératif pour l'exobiologie elle-même, que les praticiens de cette discipline s'expriment en faisant usage d'un langage qui réduit au maximum le caractère parfois ésotérique des modes d'expression des spécialistes. Le volumineux glossaire en fin d'ouvrage est là aussi pour que le lecteur puisse trouver aisément les définitions de termes et de concepts qui lui sont moins familiers.
Regourd François ; Castelnau-l'Estoile Charlotte d
Comment les empires de l'époque moderne ont-ils gouverné à distance des terres lointaines encore méconnues ? Comment la collecte et la diffusion des savoirs sur les espaces d'outre-mer ont-elles été organisées ? Quelles étaient les finalités de cet effort de connaissance dirigé vers les périphéries du monde moderne européen ? Les liens complexes et ambigus qu'entretiennent les savoirs et les pouvoirs politiques ou religieux au sein des espaces impériaux de l'Ancien Régime sont au coeur du livre. Nourri des récents renouvellements de la recherche dans les domaines de l'histoire des savoirs et des pouvoirs impériaux, l'ouvrage illustré d'une trentaine de documents rares pose la question de la connaissance du monde et de l'"autre" dans une perspective impériale, au cours de la première vague de l'expansion européenne, 16-18e siècles. Adoptant une démarche comparatiste entre trois empires majeurs de l'époque moderne (Espagne, France et Portugal), alternant études spécialisées et articles de synthèse rédigés par des spécialistes internationaux originaires du Brésil, d'Espagne, des Etats-Unis, de France, du Mexique et du Portugal, l'ouvrage met à la disposition du public français des clés originales pour comprendre les fondements intellectuels qui sont aux origines de la mondialisation.
Avec 1 200 000 hectares plantés en vignes, l'Espagne possède le plus vaste vignoble du monde et sa production moyenne, supérieure à 40 millions d'hectolitres, n'est dépassée que par celles de la France et de l'Italie. Les vins d'Espagne se caractérisent par leur diversité qui s'explique non seulement par les contrastes climatiques et pédologiques entre les différentes parties de la Péninsule, mais aussi par l'ancienneté de la culture de la vigne dans ce pays dont les habitants ont fait du vin un élément essentiel de leur civilisation. Cet ouvrage met en évidence l'originalité des vins d'Espagne, en retraçant tout d'abord l'histoire de la viticulture et du commerce du vin en Espagne depuis l'Antiquité. Il décrit également, à travers une étude régionale, la situation actuelle des différents vignobles, en particulier de ceux dont les vins jouissent d'une appellation d'origine contrôlée. Il s'intéresse enfin à l'évolution de la production, de la commercialisation et de la consommation du vin en Espagne au cours des dernières décennies.