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Lumières N° 24, 2e semestre 2014 : La condition des femmes dans l'Europe du XVIIIe siècle
Picco Dominique ; Paoli Marie-Lise
PU BORDEAUX
22,00 €
Épuisé
EAN :9782867819575
Ce nouveau volume de Lumières, dans la continuité du numéro précédent consacré à la cause des femmes au XVIIIe siècle, se propose d'interroger dans leur diversité les réalités et les représentations de la "condition féminine" dans l'Europe des Lumières. Même si le statut le plus fréquent demeure celui d'épouse, certaines critiques se font jour à l'égard de la situation des femmes mariées, voire une réflexion sur l'alternative possible que constitue le célibat. En matière d'éducation des filles, si la postérité a surtout retenu les propositions de Jean-Jacques Rousseau pour faire de Sophie la compagne soumise d'Emile, des voix s'élèvent au cours du siècle pour prôner une instruction différente qui pourrait transformer totalement la situation des femmes dans la société. Peu de compétences professionnelles leur étant alors accordées, il n'est pas rare également qu'elles osent revendiquer la reconnaissance en ce domaine, qu'il s'agisse de littérature ou d'obstétrique.
C'est décidé, je serai le premier lapin de gouttière des toits de Paris ! " Lapin d'appartement, cultivé et de bonne famille, Hubert de la Fougère passe ses journées à observer une bande de chats de gouttière dont il envie la liberté et l'insouciance. Suite à l'anniversaire traumatisant de sa jeune maîtresse, devenir membre de la joyeuse bande devient alors la raison de vivre de ce lapin hors du commun. Va-t-il pouvoir être accepté sur les toits et entrer dans la bande de l'ombrageux MacAdam, vieux chat pelé grimaçant aux dents acérées et à l'oeil jaune perçant ? La complicité du distingué Philibert, le chat au noeud papillon, suffira-t-elle à Hubert pour réaliser son rêve ?
Utiliser les réseaux comme outil d'analyse en histoire est aujourd'hui devenu incontournable. Les sociétés humaines, conçues en tant qu'espaces relationnels de coopération ou de confrontation, concernent en effet toutes les périodes historiques. En outre, les outils actuellement disponibles afin de représenter graphiquement les réseaux sociaux permettent d'apporter un regard plus aiguisé sur la densité des liens, voire leur nature, ainsi que le degré d'intégration des individus dans ces réseaux. Parallèlement, les recherches sur le genre ont également connu un formidable essor, mais elles ne croisent que de manière extrêmement marginale la thématique des réseaux. La spécificité de cet ouvrage collectif, dû à l'initiative d'une équipe d'historien-ne-s des universités de Bordeaux Montaigne et de Rennes 2, est de proposer une approche au carrefour de l'histoire des réseaux et des gender studies. Sur un temps long - du XVIe siècle à nos jours -, cet ouvrage s'intéresse à la place et au rôle des femmes dans les réseaux, qu'il s'agisse de la formation de réseaux exclusivement féminins ou de la participation des femmes à des réseaux mixtes. L'approche envisagée est résolument transdisciplinaire, afin d'enrichir la réflexion historique des apports et de la comparaison avec d'autres disciplines telles que la sociologie, discipline pionnière dans l'analyse des réseaux, l'anthropologie, la géographie ou bien encore le droit.
La relation étroite qui unit les extrêmes droites italiennes et françaises remonte au début des années 1960 lorsque, à la faveur du combat "Algérie française", des "ultras" français de l'OAS trouvent en Italie de puissants soutiens, tous situés à droite de l'échiquier politique. Les échanges idéologiques et les rencontres militantes qui se déroulent alors, en pleine guerre d'indépendance algérienne, se pérennisent progressivement. De ces relations d'abord personnelles naissent de véritables réseaux qui bénéficient du soutien bienveillant des régimes dictatoriaux portugais et espagnols. Certains des membres de cette "communauté de combat" occidentale participent à la série d'attentats du terrorisme "noir" qui frappe l'Italie à partir de 1969. L'attrait du "modèle italien" amène les groupes français à se réclamer du parti néo-fasciste italien - le MSI - et des groupes qui gravitent autour de lui, à reprendre certains de leurs thèmes de propagande voire à se présenter comme des "partis frères". Il y a là un dialogue de longue durée dont Liaisons dangereuses retrace l'histoire.
Crépuscule du Siècle d'Or ou prélude du siècle des Lumières, le règne de Philippe V a longtemps retenu l'attention par la guerre de Succession d'Espagne qui a marqué ses débuts. Pourtant, l'installation de la maison de Bourbon en Espagne correspond aussi à un temps propice aux échanges, qu'ils soient matériels ou immatériels. Femmes, hommes, idées et objets ont circulé entre la France et l'Espagne à l'heure où de nouveaux rapports politiques et diplomatiques modifiaient leur place en Europe. Nombreux et divers, ces transferts sont aisément décelables à la faveur de la venue d'une princesse lorsqu'ils se matérialisent dans des livres ou des vêtements. Ces objets deviennent alors les symboles de l'introduction de nouveaux usages et de nouvelles pratiques. Ils sont aussi favorisés par ces individus moins connus, voire inconnus, qui circulent entre les différents territoires des deux monarchies, des Pays-Bas espagnols à l'Italie, en passant par la France. Analyser les différentes formes de transferts culturels existants entre la France et l'Espagne au temps de Philippe V permet d'offrir une cohérence à des champs d'études trop souvent considérés séparément. Le contexte politique sert ici de cadre à ces échanges sans pour autant que l'histoire de ces derniers ne se confonde avec celles des Etats concernés. Cette histoire des liens et des transferts culturels offre ici une autre réalité que celle de l'Europe bouleversée par la guerre de Succession d'Espagne.
Cet ouvrage décrit et analyse les différents emplois de nom mono (chose, objet) en japonais contemporain. Comme le mot français chose, ce terme d'usage très courant a la particularité de ne pas avoir de signifié en propre mais de pouvoir tout aussi bien désigner un objet concret qu'un concept abstrait ou encore une classe d'individus partageant les mêmes traits. Il est aussi fréquemment employé à des fins fonctionnelles, voire purement énonciatives. A travers des observations en discours, cet ouvrage précise les contours de ces deux emplois référentiel et fonctionnel et explore la contribution sémantique de mono à la réalisation de tournures expressives plus ou moins figées.
Lehn Jean-Marie ; Parisot Jean-Paul ; Reisse Jacqu
L'exobiologie a pour objet l'étude des origines de la vie, de son évolution et de sa distribution sur Terre et dans l'Univers. Cette nouvelle discipline s'intéresse aux conditions et aux processus qui ont permis l'émergence du vivant sur notre planète et ont pu ou pourraient le permettre ailleurs. Ce vaste domaine thématique touche à la fois l'astronomie, la géologie, la chimie, la biochimie et la biologie. Le présent ouvrage constitue le second livre d'une collection initiée en 2001 avec la parution de L'environnement de la Terre primitive. Le premier livre a été très favorablement accueilli tant par les scientifiques actifs dans le domaine que par un public moins averti, intéressé par une discipline qui tente d'apporter des réponses à des questions d'importance majeure et que l'homme se pose probablement depuis qu'il est Homo Sapiens. Les traces du vivant est construit sur le même canevas que le livre précédent : un ensemble de chapitres écrits par des spécialistes, mais rédigés de manière telle qu'ils soient compréhensibles par des non-spécialistes du domaine concerné. L'exobiologie est par essence interdisciplinaire et c'est du dialogue entre praticiens de diverses disciplines que sont nés les idées originales, les scénarios plausibles, les hypothèses à tester. Pour que ce dialogue soit fructueux, il faut que le biologiste puisse interagir avec l'astronome, que le chimiste puisse interagir avec le paléo-climatologue... Il est donc impératif pour l'exobiologie elle-même, que les praticiens de cette discipline s'expriment en faisant usage d'un langage qui réduit au maximum le caractère parfois ésotérique des modes d'expression des spécialistes. Le volumineux glossaire en fin d'ouvrage est là aussi pour que le lecteur puisse trouver aisément les définitions de termes et de concepts qui lui sont moins familiers.
Regourd François ; Castelnau-l'Estoile Charlotte d
Comment les empires de l'époque moderne ont-ils gouverné à distance des terres lointaines encore méconnues ? Comment la collecte et la diffusion des savoirs sur les espaces d'outre-mer ont-elles été organisées ? Quelles étaient les finalités de cet effort de connaissance dirigé vers les périphéries du monde moderne européen ? Les liens complexes et ambigus qu'entretiennent les savoirs et les pouvoirs politiques ou religieux au sein des espaces impériaux de l'Ancien Régime sont au coeur du livre. Nourri des récents renouvellements de la recherche dans les domaines de l'histoire des savoirs et des pouvoirs impériaux, l'ouvrage illustré d'une trentaine de documents rares pose la question de la connaissance du monde et de l'"autre" dans une perspective impériale, au cours de la première vague de l'expansion européenne, 16-18e siècles. Adoptant une démarche comparatiste entre trois empires majeurs de l'époque moderne (Espagne, France et Portugal), alternant études spécialisées et articles de synthèse rédigés par des spécialistes internationaux originaires du Brésil, d'Espagne, des Etats-Unis, de France, du Mexique et du Portugal, l'ouvrage met à la disposition du public français des clés originales pour comprendre les fondements intellectuels qui sont aux origines de la mondialisation.