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Peindre c'est prier. Anthropologie de la prière chrétienne
Palazzo Eric
CERF
22,00 €
Épuisé
EAN :9782204114035
Ecrit par les frères dominicains à la fin du XIIIe siècle afin de valoriser la figure de leur fondateur et permettre de suivre son exemple spirituel à travers sa pratique de la prière privée, les neuf modes de prière de saint Dominique constituent un texte essentiel sur la prière au Moyen Age. Conservé à la Bibliothèque Vaticane, ce manuscrit contient le texte du traité augmenté de neuf peintures dont l'iconographie est d'une très grande richesse. Particulièrement remarquable à maints égards, ce traité est fondateur pour l'anthropologie de la prière chrétienne. Cette étude démontre que le texte des neuf modes de prière et ses peintures ont été conçu comme un véritable traité sur la messe et sa théologie sacramentelle. A partir de là, il est question de l'incarnation, par l'image, de l'eucharistie et de trois de ses principales phases rituelles (la préparation corporelle et spirituelle du célébrant, l'action eucharistique et la diffusion de l'effet du sacrement dans le monde). Ce mode particulier de l'incarnation permet aussi la mise en place d'un discours élaboré sur l'équivalence entre peindre et prier. S'inscrivant dans les traces du Créateur, l'Homme-artisan imite Dieu dans son acte de création " artistique " comme dans celui de la prière privée et dans la liturgie de la messe. Le manuscrit apparaît alors comme le "lieu" d'intercession privilégié entre Dieu et l'Homme dans l'acte de peindre et dans celui de prier.
Durant la longue période du Moyen Age, les liens entre l'art et la théologie sont si intimes que l'histoire de l'art médiéval nous apparaît tout à fait étrange. Pour éclaircir cette étrangeté, le livre présente une première synthèse destinée à un large public : au lieu d'étudier, comme de l'extérieur, les formes et les styles de l'art du Moyen Age, il tente de nous mettre dans le regard et dans l'esprit même de cette longue époque. Comment ? A partir de la présentation et de l'analyse de dix oeuvres prises dans des formes artistiques variées (enluminure, sculpture, vitrail, architecture...), il tente de percer la nature profonde des pensées qui lient indissociablement les théologiens et les artistes du Moyen Age. Chaque oeuvre est étudiée dans son contexte historique. Chacune d'elles est décrite et interprétée de façon à immerger le lecteur au coeur de la richesse et de la complexité de la théologie chrétienne faite image : une image d'un Dieu qui s'est incarné.
Iogna-Prat Dominique ; Palazzo Eric ; Russo Daniel
Le 9 septembre 1995, 109 statues de la Vierge étaient bénies au Puy-en-Velay, un sanctuaire marial renommé depuis le Xè siècle au moins, avant de se disperser sous escorte motorisée pour reconvertir la France. A l'heure où Marie reprend ainsi du service actif et où la mariologie confine parfois à la mariolatrie, une équipe internationale d'historiens, réunie autour de Georges Duby, s'est décidée à revisiter le culte de la Vierge. Cette démarche collective s'efforce de penser dans leur richesse parfois dérangeante les multiples figures de Marie dans l'Occident chrétien sur un temps long, des IIè-IIIè siècles aux XIVè-XVè siècles, à partir d'une documentation étendue : iconographie, liturgie, textes (toute une section étant consacrée à la présentation de dossiers originaux). Au fil de l'enquête, quelques traits apparaissent avec netteté. Ce livre tente d'abord de cerner la construction lente du personnage marial dans les premiers siècles, avec une accélération du processus dans la vie liturgique et dévotionnelle au cours des IXè-XIè siècles, époque d'émergence de Marie comme figure individualisée et de mise en ordre textuelle et iconographique par rapport à la tradition christologique. Trois grands moments jalonnent cette évolution : à Rome, entre les Vè et IXè siècles ; dans l'Empire carolingien et les royaumes chrétiens qui en sont issus, du IXè au XIè siècle ; au coeur de la réforme de l'Eglise entre le milieu du XIè siècle et le milieu du XIIè siècle. Au terme de cette évolution qui voit l'émergence de la Chrétienté et la mise en place des institutions ecclésiales -, et pour longtemps jusqu'au début du XIVè siècle -, la Vierge, devenue Notre-Dame, est la référence majeure des dévotions personnelles et des identifications communautaires. Cette figure d'expansion catholique se confond alors avec l'Eglise.
On peut dater les débuts du monachisme en Occident autour du VIe siècle. Mais, c'est à partir du VIIIe siècle que la vie communautaire commence à s'organiser véritablement avec la diffusion de la règle de saint Benoît. Approuvée par l'Eglise romaine, la règle bénédictine adaptée par Cluny, au Xe siècle, puis par Cîteaux, au XIIe siècle, se diffuse dans tout l'Occident. L'Europe se couvre d'abbayes et de monastères.La vie monacale exerce alors une grande fascination et connaît un extraordinaire engouement. Mais que savons-nous de la vie quotidienne de ces moines, du fonctionnement interne des monastères, de l'organisation sacrale de leur espace, de la hiérarchie qui les gouverne, des rites et des pratiques de leurs membres, de leur rôle essentiel dans la transmission de la culture? Rien ou peu de choses et, pourtant, cette vie recluse continue à nous émouvoir dès que nous franchissons l'entrée d'un cloître. A travers mille petits faits puisés dans les chroniques et les coutumiers, les écrits des fondateurs et les vies de saints, ce livre offre une synthèse complète et très concrète sur cette période qui fut bien l'apogée du monachisme. DOM ANSELME DAVRILest moine en l'abbaye de Saint-Benoît-sur-Loire et historien de la liturgie.ERIC PALAZZOest professeur en histoire de l'art à l'Université de Poitiers et membre du Centre d'études supérieures de civilisation médiévale.
Au commencement, le monde était une spirale. Et c'est un univers en création continue, suspendu à la lumière éternelle, que dévoile l'art médiéval pour qui sait le regarder avec les yeux d'Eric Palazzo, notre grand savant français qui enseigne désormais à Princeton. Une leçon visionnaire. Comment avons-nous rendu à Dieu l'incroyable énergie qu'il nous a donnée ? Qu'on l'appelle souffle de Dieu, Esprit saint, ou tout simplement Espérance, cet essai explore d'une manière originale le thème de " l'énergie " dans la liturgie et l'art du Moyen Age. La définition médiévale de l'énergie est tirée de réflexions concernant la nature de Dieu et la manière dont Il a été amené à transmettre sa propre énergie aux hommes. A partir de ce constat, l'auteur montre que la liturgie et l'art constituent les deux principaux vecteurs de mise en action de cette formidable énergie divine, à travers les rituels et les " productions " artistiques du christianisme antique et médiéval.
Giampietro Nicola ; Compagnoni Giordano Monzio ; V
Sainte Famille de Nazareth, donne-nous un regard limpide pour reconnaître l'oeuvre de la Providence dans le quotidien de nos vies, et rends nos familles capables de reconnaître et d'accueillir Dieu qui vient nous visiter. Douze formulaires de prière nourris des mystères de la Sainte Famille, inspirés directement de l'exhortation Amoris laetitia et des méditations données par le pape François. Douze raisons de se réunir ensemble pour approfondir la vocation d'amour de tout foyer chrétien.
Résumé : Enzo Bianchi, fondateur de la communauté oecuménique de Bose, dans le Piémont, redonne ici au chrétien, et à tout lecteur engagé dans une recherche de sens, un accès aux Ecritures. Traduit en plusieurs langues depuis sa première parution en 1973, Prier la Parole est devenu le classique d'Enzo Bianchi. Il a permis la redécouverte en Occident de la lectio divina, riche tradition du premier christianisme et qui s'inscrit dans la lignée de Vatican II. L'ouvrage, qui présente à la fois l'horizon historique des Pères de l'Eglise et décrit le chemin à explorer au quotidien, sous / la forme de lectures, de méditations et de prières, dévoile la Parole "comme réalité vivante, dynamique, efficace, capable d'alimenter la foi, d'inspirer la vie". Au fil des pages, Prier la Parole invite à retrouver toute la saveur de la Révélation.
Jean-Yves Leloup est docteur en théologie, philosophie et psychologie. Fondateur de l'Institut pour la rencontre et l'étude des civilisations et du Collège international des thérapeutes, il a publié de nombreux ouvrages chez Albin Michel, dont Ecrits sur l'hésychasme, Paroles du mont Athos, l'Enracinement et l'ouverture, Manque et Plénitude, Prendre soin de l'Etre, L'Absurde et la Grâce, Un art de l'attention, etc.). Surtout, il a donné des traductions innovantes d'Evangiles canoniques (Jean) et apocryphes (Philippe, Marie, Thomas) ainsi que, en 2011, de l'Apocalypse de Jean.
40 personnages en quête de sens vont devoir se perdre pour trouver Dieu. Ils sont, comme nous, ordinaires. Aspirant à servir, ils ne savent que se servir. Il leur faudra apprendre la gratuité pour atteindre la délivrance. Un poignant et parlant récit initiatique par le plus outsider des spirituels. Qu'ont en commun Elzbieta et Piotr, Laurent et Nathalie, Amgad et Christophe, le frère Michal, Tobias, Laura, Olivier, Léa, Hege, Emma et les autres ? Comme chacun d'entre nous, ils cherchent un sens à leur vie. A travers leurs histoires, vous allez revivre la vôtre et vous métamorphoser lentement en pélican. Nous commençons notre vie spirituelle comme ces oisillons dévoreurs de chair, mais comment vivre cet amour qui donne sa propre chair sans calculer ? Au fil de méditations bibliques, de séductions et de dénis, d'extases, de repas gastronomiques, d'orgasmes et de fous rires, grandissez et apprenez à aimer, simplement, joyeusement et en toute liberté. Un essai qui se lit comme un roman entre les Microfictions de Régis Jauffret et Je voudrais que quelqu'un m'attende quelque part d'Anna Gavalda. Un livre révélation.