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L'art médiéval comme théologie
Palazzo Eric
PU RENNES
10,00 €
Épuisé
EAN :9791041303397
Durant la longue période du Moyen Age, les liens entre l'art et la théologie sont si intimes que l'histoire de l'art médiéval nous apparaît tout à fait étrange. Pour éclaircir cette étrangeté, le livre présente une première synthèse destinée à un large public : au lieu d'étudier, comme de l'extérieur, les formes et les styles de l'art du Moyen Age, il tente de nous mettre dans le regard et dans l'esprit même de cette longue époque. Comment ? A partir de la présentation et de l'analyse de dix oeuvres prises dans des formes artistiques variées (enluminure, sculpture, vitrail, architecture...), il tente de percer la nature profonde des pensées qui lient indissociablement les théologiens et les artistes du Moyen Age. Chaque oeuvre est étudiée dans son contexte historique. Chacune d'elles est décrite et interprétée de façon à immerger le lecteur au coeur de la richesse et de la complexité de la théologie chrétienne faite image : une image d'un Dieu qui s'est incarné.
Au commencement, le monde était une spirale. Et c'est un univers en création continue, suspendu à la lumière éternelle, que dévoile l'art médiéval pour qui sait le regarder avec les yeux d'Eric Palazzo, notre grand savant français qui enseigne désormais à Princeton. Une leçon visionnaire. Comment avons-nous rendu à Dieu l'incroyable énergie qu'il nous a donnée ? Qu'on l'appelle souffle de Dieu, Esprit saint, ou tout simplement Espérance, cet essai explore d'une manière originale le thème de " l'énergie " dans la liturgie et l'art du Moyen Age. La définition médiévale de l'énergie est tirée de réflexions concernant la nature de Dieu et la manière dont Il a été amené à transmettre sa propre énergie aux hommes. A partir de ce constat, l'auteur montre que la liturgie et l'art constituent les deux principaux vecteurs de mise en action de cette formidable énergie divine, à travers les rituels et les " productions " artistiques du christianisme antique et médiéval.
Résumé : Ecrit par les frères dominicains à la fin du XIIIe siècle afin de valoriser la figure de leur fondateur et permettre de suivre son exemple spirituel à travers sa pratique de la prière privée, les neuf modes de prière de saint Dominique constituent un texte essentiel sur la prière au Moyen Age. Conservé à la Bibliothèque Vaticane, ce manuscrit contient le texte du traité augmenté de neuf peintures dont l'iconographie est d'une très grande richesse. Particulièrement remarquable à maints égards, ce traité est fondateur pour l'anthropologie de la prière chrétienne. Cette étude démontre que le texte des neuf modes de prière et ses peintures ont été conçu comme un véritable traité sur la messe et sa théologie sacramentelle. A partir de là, il est question de l'incarnation, par l'image, de l'eucharistie et de trois de ses principales phases rituelles (la préparation corporelle et spirituelle du célébrant, l'action eucharistique et la diffusion de l'effet du sacrement dans le monde). Ce mode particulier de l'incarnation permet aussi la mise en place d'un discours élaboré sur l'équivalence entre peindre et prier. S'inscrivant dans les traces du Créateur, l'Homme-artisan imite Dieu dans son acte de création " artistique " comme dans celui de la prière privée et dans la liturgie de la messe. Le manuscrit apparaît alors comme le "lieu" d'intercession privilégié entre Dieu et l'Homme dans l'acte de peindre et dans celui de prier.
Dom Anselme Davril est moine de l'abbaye de Saint-Benoît-sur-Loire et historien de la liturgie. Eric Palazzo est professeur en histoire de l'art du Moyen Age à l'université de Poitiers. Il a été directeur du Centre d'études supérieures de civilisation médiévale (2000-2007). Il a notamment publié L'Espace rituel et le sacré dans le christianisme. La liturgie de l'autel portatif dans l'Antiquité et au Moyen Age.
On peut dater les débuts du monachisme en Occident autour du VIe siècle. Mais, c'est à partir du VIIIe siècle que la vie communautaire commence à s'organiser véritablement avec la diffusion de la règle de saint Benoît. Approuvée par l'Eglise romaine, la règle bénédictine adaptée par Cluny, au Xe siècle, puis par Cîteaux, au XIIe siècle, se diffuse dans tout l'Occident. L'Europe se couvre d'abbayes et de monastères.La vie monacale exerce alors une grande fascination et connaît un extraordinaire engouement. Mais que savons-nous de la vie quotidienne de ces moines, du fonctionnement interne des monastères, de l'organisation sacrale de leur espace, de la hiérarchie qui les gouverne, des rites et des pratiques de leurs membres, de leur rôle essentiel dans la transmission de la culture? Rien ou peu de choses et, pourtant, cette vie recluse continue à nous émouvoir dès que nous franchissons l'entrée d'un cloître. A travers mille petits faits puisés dans les chroniques et les coutumiers, les écrits des fondateurs et les vies de saints, ce livre offre une synthèse complète et très concrète sur cette période qui fut bien l'apogée du monachisme. DOM ANSELME DAVRILest moine en l'abbaye de Saint-Benoît-sur-Loire et historien de la liturgie.ERIC PALAZZOest professeur en histoire de l'art à l'Université de Poitiers et membre du Centre d'études supérieures de civilisation médiévale.
Le secteur culturel vit une période de profondes remises en cause. Les politiques culturelles doivent se réinventer, notamment dans leurs liens aux publics. Dès lors, il ne s'agit plus de considérer les publics comme tels, mais comme des personnes qui portent et produisent leur propre culture. Cette posture, défendue par le référentiel des droits culturels, interroge les contributions des différentes parties prenantes de l'écosystème concerné. Ainsi, de la création aux enjeux de diffusion, d'appropriation et de participation, toutes les fonctions de la chaîne de valeurs artistiques sont interrogées : qui est créateur (légitime), diffuseur, prescripteur ? Sans oublier le numérique, nouvel espace médiatique, qui contribue également à redistribuer les rôles. Cet ouvrage, par une approche pluridisciplinaire renouvelée, présente plusieurs analyses tant conceptuelles qu'empiriques de ce nouveau contexte. Il permet d'en éclairer les différents enjeux : comment passer de la notion de publics (voire de non-publics) à celle de personne ? Comment passer d'enjeux transactionnels (partages ponctuels) à des enjeux relationnels (logiques apprenantes longitudinales) ? Comment les différents acteurs se saisissent du numérique dans ces nouveaux processus ?
A Rome, religion et pouvoir sont étroitement imbriqués, comme le montre le relief en couverture du volume : autour de l'autel, le dieu (Mars en l'occurrence) et le magistrat veillent de concert à la clôture des opérations du census qui, tous les cinq ans, définissaient la place de chacun dans la communauté civique. Cet ouvrage permet de mieux appréhender les rapports entre religion et pouvoir dans le cadre des collectivités romaines, de la deuxième guerre punique à la fin des Sévères. Avec les pratiques rituelles pour fil conducteur, il privilégie trois problématiques : les institutions, les acteurs dans leurs espaces et pratiques, et les changements face à l'évolution des situations historiques. L'enquête est nourrie des renouvellements historiographiques opérés depuis deux générations dans l'histoire des religions comme dans l'histoire politique et sociale du monde romain.
Epiphénomènes d'une mutation sociétale, fruit de l'économie numérique, les tiers-lieux interpellent les décideurs publics territoriaux sur l'attitude à adopter, de l'intérêt bienveillant à une tutelle complète. L'ouvrage réunissant une équipe pluridisciplinaire de chercheurs présente un matériau empirique original sur cette réalité émergente, encore mal connue : celle de la multiplication des tiers-lieux dans les villes et hors des centres métropolitains. Il pose de nouvelles questions, encore peu traitées dans la littérature, en s'intéressant à la trajectoire sociale des fondateurs d'espaces de coworking, aux nouvelles manières des jeunes générations de travailleurs du numérique de conjuguer leurs aspirations de liberté et d'épanouissement dans les domaines professionnel et privé, ainsi qu'à leurs nouveaux rapports à la collaboration, au travail, au territoire, à la mobilité et aux questions écologiques.
Entre le XVIe et le XVIIIe siècle, la liberté de conscience a été conçue, en latin et dans une poignée de langues européennes, comme une possibilité de croire, de changer de croyance ou de ne pas en avoir. Elle a ainsi reçu une acception distincte de celle de la liberté religieuse ou de la liberté de religion. Lors de son inscription dans la Déclaration Universelle des Droits de l'Homme, adoptée sans vote négatif par l'assemblée générale des Nations Unies en décembre 1948, ce droit individuel a néanmoins suscité des réserves ou oppositions qui ont empêché sa déclinaison constitutionnelle par des Etats membres. Une génération plus tard, la contestation de la liberté de conscience s'est trouvée renforcée au nom de la reconnaissance de sensibilités culturelles différenciées, au nom d'une lutte contre l'apostasie - parfois associée au blasphème ou à l'insulte contre des religions - ou au nom de la défense de l'unité d'un corps. Cette enquête historique s'inscrit dans le temps long des sociétés humaines. Etablie sur des sources linguistiques diverses, elle vise à saisir l'émergence d'une notion au sein de communautés spécifiques, du Bassin méditerranéen à la Chine et à l'Amérique, à comprendre les motifs d'adhésion et de rejet formulés par plusieurs centaines d'auteurs, à déterminer les modalités d'expansion de cette liberté, de sa traduction dans des langues qui n'en avaient pas dessiné les contours, ainsi qu'à appréhender les ressorts des remises en question contemporaines. Explorant, entre autres, les registres de la philosophie, de la théologie et du droit, cette recherche met en exergue la force et la fragilité d'une des libertés fondatrices de la modernité, historiquement située, louée ou décriée. Préface de Yadh Ben Achour