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Le souffle de Dieu. L'énergie de la liturgie et l'art au Moyen Age
Palazzo Eric
CERF
29,00 €
Épuisé
EAN :9782204137393
Au commencement, le monde était une spirale. Et c'est un univers en création continue, suspendu à la lumière éternelle, que dévoile l'art médiéval pour qui sait le regarder avec les yeux d'Eric Palazzo, notre grand savant français qui enseigne désormais à Princeton. Une leçon visionnaire. Comment avons-nous rendu à Dieu l'incroyable énergie qu'il nous a donnée ? Qu'on l'appelle souffle de Dieu, Esprit saint, ou tout simplement Espérance, cet essai explore d'une manière originale le thème de " l'énergie " dans la liturgie et l'art du Moyen Age. La définition médiévale de l'énergie est tirée de réflexions concernant la nature de Dieu et la manière dont Il a été amené à transmettre sa propre énergie aux hommes. A partir de ce constat, l'auteur montre que la liturgie et l'art constituent les deux principaux vecteurs de mise en action de cette formidable énergie divine, à travers les rituels et les " productions " artistiques du christianisme antique et médiéval.
On peut dater les débuts du monachisme en Occident autour du VIe siècle. Mais, c'est à partir du VIIIe siècle que la vie communautaire commence à s'organiser véritablement avec la diffusion de la règle de saint Benoît. Approuvée par l'Eglise romaine, la règle bénédictine adaptée par Cluny, au Xe siècle, puis par Cîteaux, au XIIe siècle, se diffuse dans tout l'Occident. L'Europe se couvre d'abbayes et de monastères.La vie monacale exerce alors une grande fascination et connaît un extraordinaire engouement. Mais que savons-nous de la vie quotidienne de ces moines, du fonctionnement interne des monastères, de l'organisation sacrale de leur espace, de la hiérarchie qui les gouverne, des rites et des pratiques de leurs membres, de leur rôle essentiel dans la transmission de la culture? Rien ou peu de choses et, pourtant, cette vie recluse continue à nous émouvoir dès que nous franchissons l'entrée d'un cloître. A travers mille petits faits puisés dans les chroniques et les coutumiers, les écrits des fondateurs et les vies de saints, ce livre offre une synthèse complète et très concrète sur cette période qui fut bien l'apogée du monachisme. DOM ANSELME DAVRILest moine en l'abbaye de Saint-Benoît-sur-Loire et historien de la liturgie.ERIC PALAZZOest professeur en histoire de l'art à l'Université de Poitiers et membre du Centre d'études supérieures de civilisation médiévale.
La liturgie modèle la vie des hommes au Moyen Âge. S'illustrant principalement dans la messe et les sacrements, elle ordonne la communauté sociale des croyants, clercs et laïcs, hommes et femmes, de même qu'elle gouverne leur temps au quotidien. Mais elle ne se réduit pas aux différentes manifestations du rituel ecclésiastique: des actes de dévotion privée aux processions qui transportent des foules, des livres de couronnement aux Vies de saints, la liturgie règne également hors de l'église, lorsqu'elle n'en recule pas les frontières, en favorisant les pratiques itinérantes (notamment au moyen des autels portatifs). Elle interfère ainsi, à l'intérieur ou à l'extérieur des lieux de culte, avec des passions ou des conflits politiques et sociaux que l'on peut lire jusque dans les images, les objets et les gestes liturgiques. Par l'étendue de ses ramifications dans la société médiévale, la liturgie permet à l'historien de renouer avec une ambition parfois oubliée contribuer à une histoire totale du Moyen Âge.
Le livre appelé Pontifical contient l'ensemble des rites effectués par l'évêque ; il est donc le livre de l'évêque. Outre les célébrations ordinairement réservées aux ecclésiastiques, il définit l'ensemble des rites qui, durant tout le Moyen Age et bien au-delà, rassemblaient les foules des laïcs dans les cathédrales aux grands jours de l'année. Le Pontifical de la curie romaine, confectionné au XIIIe siècle, représente un moment essentiel d'une normalisation voulue pas les papes, au terme d'un lent travail qui s'échelonne du VIIIe au XIIe siècle. Il inspire, en outre, très directement, un autre Pontifical, celui confectionné par l'évêque Guillaume Durand de Mende (mort en 1296), lequel paracheva la diffusion de la liturgie romaine dans toute l'Eglise latine. Il marque donc une étape essentielle dans l'histoire non seulement de la liturgie catholique, mais aussi dans celle du christianisme occidental. Parce qu'il révèle le noyau des mystères chrétiens, les familiers de l'anthropologie historique peuvent découvrir dans ce livre le sens plénier de chacun des rites les plus fondamentaux du christianisme et comprendre ce qu'en percevaient les participants d'autrefois.
Résumé : Ecrit par les frères dominicains à la fin du XIIIe siècle afin de valoriser la figure de leur fondateur et permettre de suivre son exemple spirituel à travers sa pratique de la prière privée, les neuf modes de prière de saint Dominique constituent un texte essentiel sur la prière au Moyen Age. Conservé à la Bibliothèque Vaticane, ce manuscrit contient le texte du traité augmenté de neuf peintures dont l'iconographie est d'une très grande richesse. Particulièrement remarquable à maints égards, ce traité est fondateur pour l'anthropologie de la prière chrétienne. Cette étude démontre que le texte des neuf modes de prière et ses peintures ont été conçu comme un véritable traité sur la messe et sa théologie sacramentelle. A partir de là, il est question de l'incarnation, par l'image, de l'eucharistie et de trois de ses principales phases rituelles (la préparation corporelle et spirituelle du célébrant, l'action eucharistique et la diffusion de l'effet du sacrement dans le monde). Ce mode particulier de l'incarnation permet aussi la mise en place d'un discours élaboré sur l'équivalence entre peindre et prier. S'inscrivant dans les traces du Créateur, l'Homme-artisan imite Dieu dans son acte de création " artistique " comme dans celui de la prière privée et dans la liturgie de la messe. Le manuscrit apparaît alors comme le "lieu" d'intercession privilégié entre Dieu et l'Homme dans l'acte de peindre et dans celui de prier.
Quand Rome est mise à sac (410 ans ap. J. -C.), un soupçon naît chez les Romains adversaires du christianisme : serait-il responsable du déclin de Rome ? Augustin relève le défi de cette interrogation. La force et l'originalité de La Cité de Dieu consistent à proposer un principe pour éclairer le jugement, pour comprendre des événements inédits qui instaurent de nouveaux équilibres. Augustin distingue en effet entre le devenir de deux cités : la cité de Dieu et la cité terrestre. Leur destin ne doit pas être confondu : le règne du Christ et la domination terrestre ne sont pas la même chose. La paix de Dieu et celle des hommes ne se recouvrent pas. La cité de Dieu est certes présente dans l'Eglise, et donc dans le monde : elle n'y est pas "réalisée" et ne le sera jamais. Bien au contraire, la cité de Dieu représente un principe critique par rapport à la cité de Dieu représente un principe critique par rapport à la cité de la terre. En celle-ci, tout - y compris donc l'empire romain - doit être relativisé, même si, dans la perspective du Jugement dernier, tout garde une valeur unique. Le chrétien vit dans cette ambiguïté, constitutive pour lui, de deux histoires. Les résonances politiques, religieuses, culturelles de La Cité de Dieu, dont c'est la première traduction intégrale en "poche", ont été immenses dans l'histoire de l'Occident.
En ces temps de crise profonde, la relation entre les hommes et les femmes à l'intérieur de l'institution ecclésiale impose plus que jamais son actualité. Certes, le magistère entend, depuis quelques décennies, valoriser la part féminine de l'Eglise. Mais le constat s'impose : stéréotypes et préjugés sont demeurés intacts, tout comme des pratiques de gouvernance qui maintiennent les femmes sous le pouvoir d'hommes - des clercs en l'occurrence. Sortant de ces ornières, il s'agit d'éprouver ce que le " temps des femmes " qui cherche à advenir peut apporter de renouvellement dans l'intelligence des textes scripturaires qui ont modelé l'imaginaire en monde chrétien. Il s'agit aussi de montrer combien la prise en compte des femmes questionne à frais nouveaux l'identité de l'Eglise, l'économie en son sein du sacerdoce des baptisés et du ministère presbytéral, donc également les modalités de sa gouvernance. Un livre qui nous montre une série d'" éclats de féminin " pour suggérer les gains qui seraient ceux de cette ouverture. Et si, la femme était l'avenir de... l'église !
Deux fois millénaire, le christianisme implique un cinquième de l'humanité. Ce volume en offre d'abord un survol historique ("Le Christianisme raconté"), de Jésus à Jean-Paul II, en passant par l'apogée du Moyen Âge et Vatican II. Suit l'abécédaire proprement dit (70 notices). On s'y repère par des carrés de couleurs indiquant s'il s'agit de doctrine (Apocalypse, Docteurs de l'Église, Péché...), de rituel (Musique sacrée, Reliques, Saints...), ou d'histoire (Hérésies, Judaïsme, Oecuménisme...). Des renvois par astérisques incitent aussi aux chemins de traverse. Les 100 illustrations, presque toutes en couleurs, font ressentir l'impact considérable du christianisme sur la culture occidentale. Chronologie, bibliographie sélective et index des noms viennent s'y ajouter. Très maniable, concis, suggestif, d'une présentation agréable sur papier glacé, ce livre présente les qualités de la collection ABCdaire. Ancien rédacteur en chef du quotidien La Croix, Jean Potin a écrit maints ouvrages sur l'Écriture Sainte. Pierre Chavot a collaboré à de nombreux travaux sur le christianisme. Colette-Rebecca Estin
L'histoire du christianisme commence par l'acte de foi des disciples juifs de Jésus devant son tombeau vide: ils croient en sa résurrection et le reconnaissent comme le Messie annoncé dans la Bible. Le christianisme n'est alors qu'une de ces nombreuses religions de salut, qui multiplient les adeptes dans le monde gréco-romain. Mais d'emblée, il définit le salut comme un événement historique unique et non comme le résultat d'initiations individuelles à la façon des religions à mystères; il donne à cet événement uneportée universelle, et ouvre la communauté de Jérusalem au monde polyglotte et diversifié que vient d'unifier l'empire romain. Par là, il lie son destin à celui de Rome, ce qu'affirment très tôt les auteurs chrétiens: l'Église et l'Empire sont les deux seules structures de l'Antiquité à penser la mondialisation, ce qui facilitera la christianisation de l'État et du pouvoir au IVe siècle, après celle de la société. Or, quoi qu'on en ait, il est impossible de restituer une histoire linéaire et complète de l'Église primitive, de Jésus à saint Augustin, non plus qu'une histoire complète de la christianisation de l'Empire. La nature des sources - le plus souvent indirectes, apologétiques ou postérieures aux événements - ne permet que des approches ponctuelles, diversifiées, particulièrementriches pour certaines régions comme la Palestine, Rome et, plus encore, l'Asie Mineure. C'est donc une histoire partielle, en kaléidoscope, à travers une Bible plurielle et des groupes éclatés, très personnalisés, que retracent une soixantaine d'historiens, archéologues et biblistes, tous spécialistes de ces cinq siècles décisifs. Les chapitres de cet ouvrage, remis à jour et complétés pour ce volume, ont initialement paru dans la revue Le monde de la Bible. Il est le troisième et dernier volume du triptyque commencé, dans cette même collection, avec Le monde de la Bible (n° 88) et Aux origines du christianisme (n° 98).