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Marie. Le culte de la Vierge dans la société médiévale
Iogna-Prat Dominique ; Palazzo Eric ; Russo Daniel
BEAUCHESNE
95,00 €
Épuisé
EAN :9782701013381
Le 9 septembre 1995, 109 statues de la Vierge étaient bénies au Puy-en-Velay, un sanctuaire marial renommé depuis le Xè siècle au moins, avant de se disperser sous escorte motorisée pour reconvertir la France. A l'heure où Marie reprend ainsi du service actif et où la mariologie confine parfois à la mariolatrie, une équipe internationale d'historiens, réunie autour de Georges Duby, s'est décidée à revisiter le culte de la Vierge. Cette démarche collective s'efforce de penser dans leur richesse parfois dérangeante les multiples figures de Marie dans l'Occident chrétien sur un temps long, des IIè-IIIè siècles aux XIVè-XVè siècles, à partir d'une documentation étendue : iconographie, liturgie, textes (toute une section étant consacrée à la présentation de dossiers originaux). Au fil de l'enquête, quelques traits apparaissent avec netteté. Ce livre tente d'abord de cerner la construction lente du personnage marial dans les premiers siècles, avec une accélération du processus dans la vie liturgique et dévotionnelle au cours des IXè-XIè siècles, époque d'émergence de Marie comme figure individualisée et de mise en ordre textuelle et iconographique par rapport à la tradition christologique. Trois grands moments jalonnent cette évolution : à Rome, entre les Vè et IXè siècles ; dans l'Empire carolingien et les royaumes chrétiens qui en sont issus, du IXè au XIè siècle ; au coeur de la réforme de l'Eglise entre le milieu du XIè siècle et le milieu du XIIè siècle. Au terme de cette évolution qui voit l'émergence de la Chrétienté et la mise en place des institutions ecclésiales -, et pour longtemps jusqu'au début du XIVè siècle -, la Vierge, devenue Notre-Dame, est la référence majeure des dévotions personnelles et des identifications communautaires. Cette figure d'expansion catholique se confond alors avec l'Eglise.
Résumé : " Dieu, cela n?est pas, tant que ce n?est pas en pierre. / Il faut une maison pour mettre la prière " : Victor Hugo a noté l?évolution paradoxale qui amène le christianisme occidental à exalter les monuments de la présence divine, alors que le Christ et ses premiers disciples entendaient rompre avec le monde matériel et avec toute sacralité ancienne incarnée dans la pierre pour mieux faire sa place à la Cité spirituelle de Dieu dans l?au-delà. Comment, pourquoi et quand Dieu est-il devenu de " pierre " ? Comment, pourquoi et quand l?église s?est-elle imposée dans le paysage social ? Telles sont les questions au centre de cette " histoire monumentale de l?Église au Moyen Âge ". À l?étude du discours que les clercs latins ont tenu sur l?église-bâtiment, il s?agit de montrer comment l?Église, en tant que force d?encadrement et de structuration de la société, a gagné en visibilité terrestre à travers la constitution de " lieux " considérés comme spécifiques. L?itinéraire proposé permet de parcourir, tout au long du Moyen Âge (avec un intérêt particulier pour les IXe-XIIIe siècles), les différentes étapes d?une histoire qui finit par faire de la " cathédrale " le monument emblématique d?une société largement utopique au sein de laquelle chaque homme, comme une petite pierre, a sa place et sa fonction dans la grande architecture du monde. C?est ainsi que la " Maison Dieu ", exaltée comme une sainte personne, fait de l?Église une véritable " Cène sociale " où se construit l?architecture communautaire et où s?édifient les fidèles.
Iogna-Prat Dominique ; Lauwers Michel ; Mazel Flor
La fondation de Cluny le 11 septembre 910, par le duc Guillaume le Pieux et son épouse Engelberge, puis l'important rayonnement de ses abbés ouvrent un nouveau chapitre de l'histoire de l'Eglise et de la société en Occident. Les moines bénédictins étaient alors investis d'une véritable fonction sociale et toute étude du monachisme à l'époque féodale conduit à s'interroger de manière large sur l'organisation de la société et des pouvoirs, comme sur les productions matérielles et culturelles. En 2010, le XIe centenaire de la fondation de l'abbaye fut l'occasion d'explorer ces différentes dimensions, dans le cadre de plusieurs colloque, en redonnant toute sa place à l'institution ecclésiale dans la structuration de la société, au cours d'une ample séquence chronologique, depuis la fin de l'Empire carolingien jusqu'à la grande réforme de l'Eglise des XIe-XIIe siècles. L'ouvrage se déploie en trois volets. Une première partie est consacrée au monachisme comme facteur de transformations de l'Eglise sur son versant institutionnel, comme dans ses productions culturelles. La deuxième partie s'intéresse au rôle des moines dans l'émergence du monde féodal, aux dispositifs idéologiques et sociaux mis en forme par une institution monastique qui était à la fois une église et une seigneurie, à travers un tour d'horizon qui prend en considération les réalités régionale, de la Bourgogne jusqu'au Sud et à l'Ouest de l'ancienne Gaule. La troisième et dernière partie rend compte de la dimension monumentale que prit l'Eglise alors que se recomposaient les configurations spatiales et territoriales. Les contributions de ce volume permettent ainsi de rompre avec une histoire clunisienne longtemps aspirée par le seul "grand Cluny" des années 1100-1150 et de dépasser les apories des discussions sur le "tournant de l'an Mil" pour revenir à la chronologie longue du "premier âge féodal" de Marc Bloch.
Au cours du IXe siècle, la notion de chrétienté prend un sens institutionnel et spatial. Depuis lors, l'Eglise ne cesse de grignoter le monde pour le confondre avec elle-même. Cet irrésistible mouvement d'inclusion est étudié ici à travers le prisme d'une Eglise monastique, Cluny. Aux XIe-XIIe siècles, le modeste établissement des origines, fondé en 910, est devenu un puissant réseau se dilatant dans toute la latinité et s'étendant jusqu'aux avant-postes de la Chrétienté, face à l'Islam, dans la péninsule Ibérique et en Terre sainte. Cette montée en puissance amène les clunisiens à se prendre pour l'Eglise universelle et leur neuvième abbé, Pierre le Vénérable (1122-1156), à défendre la société chrétienne contre ses ennemis intérieurs et extérieurs, aussi bien les " hérétiques " - Pierre de Bruis et ses sectateurs - que les " infidèle s ", juifs et Sarrasins. La guerre d'idées menée contre ces trois avatars de l'Antéchrist à l'époque des deux premières croisades (1095-1149) permet à Pierre le Vénérable d'élaborer non seulement une sociologie du christianisme mais aussi une anthropologie. Dans la perspective des fins dernières, l'humanité sera chrétienne ou ne sera pas. Il énonce ainsi les règles qui organisent la société chrétienne à l'âge féodal et contribue, avec tous les raffinements d'une parole efficace à forger certains des stéréotypes qui nourrissent encore notre conception de l'Autre.
La question de l'individu au Moyen Age est, en soi, un paradoxe : nombreux sont les médiévistes à faire de cette période un monde exotique, sans rapport avec le nôtre, et dont la première caractéristique serait l'absence d'individu, comme concept et comme perception. L'individu serait né avec les temps modernes, c'est là une croyance qui reste très ancrée. Les historiens, français et étrangers, qui ont participé à cet ouvrage partent tous d'un postulat différent - l'individu existe bel et bien au Moyen Age -, qui est expliqué et analysé dans une introduction générale. Ce postulat est ensuite mis en oeuvre dans les différentes contributions, qui portent sur la naissance de la signature comme sur l'étude de Tristan et Iseut, sur la lecture de Pétrarque comme sur l'architecture des églises, sur l'écriture du latin médiéval comme sur la dissidence dans le monde scholastique. Un livre destiné aux spécialistes du Moyen Age, parmi lesquels il fera débat.
Cet ouvrage, résultat d'une recherche théorique et clinique de plus de quinze ans, propose un regard nouveau sur la clinique de la psychose maniaco-dépressive, en apportant des notions originales concernant le déclenchement et l'évolution du délire à l'oeuvre dans cette pathologie ainsi que les aspects essentiels de son étiologie. Nous pouvons désormais nous référer à des termes nouveaux: forclusion maniaque (forclusion à caractère altruiste d'un aspect mortel de la fonction paternelle, dont l'acte suicidaire est le point de perspective); délire de mort, défini comme l'ensemble délirant propre à la psychose maniaco-dépressive; facteurs blancs, pivot d'une théorie originale sur le déclenchement. Les facteurs blancs réactualisent la valeur vide et suicidaire de la forclusion maniaque du Nom-du-Père et sont impliqués dans le déclenchement. Partant de situations négatives - pertes, ruptures, deuils, ruines financières ou modifications radicales des conditions habituelles de vie -, ils représentent des événements à valeur de nuisance qui demeurent pourtant vides de toute valeur de nuisance. Ils produisent des espaces vides dans le déroulement de la chaîne signifiante, laquelle est censée représenter un à un, de manière enchaînée et selon une logique propre, les événements cruciaux d'une vie. Ce livre est destiné aux praticiens (psychiatres, psychologues, psychanalystes, psychothérapeutes), aux chercheurs (enseignants, érudits, étudiants) en psychopathologie, ainsi qu'aux patients et aux familles confrontés aux questions et aux problématiques posées par les troubles bipolaires maniaco-dépressifs, les mélancolies anxieuses, les tendances suicidaires, les deuils pathologiques et, dans une certaine mesure, les troubles de l'alimentation.
Résumé : Successeur de la méthode de J. Wenham, qui avait aidé des générations d'étudiants à apprendre le grec, ce manuel a été entièrement renouvelé par Jeremy Duff. Se fondant exclusivement sur le grec biblique et ne supposant aucune connaissance préalable de cette langue, ce livre permet, au bout d'une vingtaine de leçons, de pouvoir lire le Nouveau Testament dans le texte. Cette nouvelle version est plus pédagogique que celle qui la précède. Adoptant les techniques d'apprentissage des langues vivantes, elle introduit les éléments grammaticaux au fur et à mesure de la progression des leçons : cela permet au débutant de traduire dès les premières leçons des phrases issues du Nouveau Testament L'ouvrage a été considérablement adapté pour le mettre à la disposition du public français. D'une part, le manuel se fonde sur la grammaire du français. D'autre part, il a été largement récrit afin de correspondre aux habitudes universitaires françaises. De nombreux concepts grammaticaux ont été introduits, le grec a été systématiquement accentué, l'ordonnancement de certains chapitres a été revu pour qu'ils répondent aux habitudes d'apprentissage de l'enseignement du grec.
Une application minutieuse inspirée par un répertoire organistique allant de Frescobaldi jusqu'aux oeuvres de l'auteur lui-même est le mot d'ordre de cet ouvrage qui veut faire suite à celui de La Musique et le Geste, aussi confié aux éditions Beauchesne. Remarques porteuses d'expériences pratiques, libres présentations esthétiques accompagnant des lustres de concerts et d'enregistrements et qui permettent d'aller d'emblée à l'essentiel, de toucher ce noyau central qui libère les forces devant présider à l'interprétation. Rencontre entre l'esprit et le monde, comme la rencontre entre La Musique et le Geste, dans ce désir de céder dans l'aura musical au pouvoir de l'écriture. Bref, un fil conducteur stratégique et fonctionnel, menant organistes et amateurs d'orgue, au gré de 142 oeuvres abordées, à la source d'une écoute et d'un acte musical efficients et lumineux. Bref répertoire des oeuvres présentées Parmi les 142 entrées se trouvent les auteurs suivants : Frescobaldi, Michelangelo Rossi, Nicolas de Grigny, J. Stanly, Frei Jacinto, José Carlos Seixas, Vivaldi, Gesualdo, Haendel, D. Scarlatti, J.S. Bach (18 entrées), Mozart, F. Liszt, J. Reubke, C. Franck, F. Mendelshonn, R. Schumann, J. Brahms, Ch.M. Widor, Moussorgsky, Vierne, Rachmaninov, Tchaïkovski, Stravinski, Honegger, Dupré, Bacewicz, Max Bauman et... Jean Guillou (64 entrées)
Cazelles Henri ; Carrez Maurice ; Robinson J. M. ;
Henri Cazelles et Maurice Carrez, en leur qualité d'exégètes catholique et protestant, font le point sur l'insertion de la notion moderne de science dans leur champ d'action. James M. Robinson, professeur à Claremont (Californie), un des pionniers de la nouvelle herméneutique, analyse l'événement de langage, au sens théologique. L'exemple des Paraboles, choisi pour cette esquisse, permet d'introduire au mieux le lecteur français dans l'actuelle situation herméneutique, caractérisée par un dépassement de Bultmann. Heinrich Ott, successeur de Karl Barth à la Faculté de Théologie de Bâle, montre à travers quelles structures du langage l'affirmation de Dieu est suscitée et portée la foi. Or, le langage de la foi est synonyme de prière. Situé par rapport à Heidegger, Ebeling et Buber, ce thème spirituel est ici traité avec une grande pénétration. Odette Laffoucrière, docteur ès lettres, chargée de cours à la Faculté de Philosophie de Reims, met l'affirmation de Dieu, au coeur du langage, en rapport avec le champ de l' "in-ouï" Une méditation sur la parole évangélique Bienheureux les pauvres dégage les traits essentiels de cette expérience liée à tout avènement de parole. Débats avec Mgr Pézeril, A. Dumas, P. Fruchon. Aux confins des sciences humaines, de la philosophie et de la théologie, les Entretiens du Haut-Pas sont un lieu de rencontre entre chrétiens et athées, où les échanges sont menés avec une exceptionnelle liberté d'expression. Portant sur les problèmes de langage liés à l'affirmation de Dieu, le thème Parole et Avènement de Dieu vient enrichir la collection Point théologique dirigée par Charles KANNENGIESSER.