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Printemps difficile
Pahor Boris
PHEBUS
21,50 €
Épuisé
EAN :9782859403881
Radko Suban traîne sa maigre carcasse dans les couloirs d'un sanatorium. Quelques semaines plus tôt - nous sommes au printemps 1945 -, les soldats alliés ont libéré le camp d'extermination où il agonisait au milieu des ombres, et il lui faut à présent réapprendre à vivre. Tâche surhumaine. Car réputé " libre ", il n'a même plus, comme au camp, le soutien ambigu de l'espoir. Le monde qu'il appelait de ses vœux est là, et ce monde le déçoit. Une main de femme aide Radko à retrouver les gestes qui sont supposés donner ses chances à la vie. Elle est infirmière et française, elle s'appelle Arlette. En elle semble s'être concentrée toute la mystérieuse substance du monde. Et pourtant Radko voudrait la repousser : comment a-t-elle pu continuer à vivre, à embellir, à rire, à aimer, à goûter le simple plaisir d'être au monde, alors que ses semblables fomentaient la mort de l'homme ? Mais la vie se moque bien des incendies qu'on allume sur son chemin. Parmi les fleurs, parmi les cendres, elle va. Arlette aussi se contente d'aller. Ce qui est déjà une invite à la suivre. Plus fort que tout peut-être, plus fort que les remords, que l'injustice, que la barbarie, plus fort que les mauvaises herbes sans cesse renaissantes, parle au fond de nous la voix insatiable qui réclame malgré tout sa part de plaisir terrestre, qui clame haut sa soif, sa faim. Et toujours brille au bout du chemin cette clarté obstinée qui fait signe, aimantant en secret tous nos instants : le corps de l'Autre, énigme ultime, et peut-être clé de tout. Cette clé, Radko va-t-il enfin se décider à la saisir ?
Voila brossé dans ce roman un chapitre de l'histoire de Trieste que les lecteurs de Svevo ou de Joyce ignorent. Un épisode sombre. dont l'auteur fut le témoin à l'instar de toute la population slovène. Trieste, ville autrichienne des côtes de Adriatique, a vu cohabiter et s'épanouir, pendant des siècles, de multiples cultures. Mais une fois intégrée au royaume d'Italie à la fin de la Première Guerre mondiale, la présence de plus en plus massive des fasciste, puis l'arrivée au pouvoir de Mussolini mirent un terme à cette douce entente. Tout ce qui était slovène devait disparaître. Dans les rues de Trieste, sur les collines de 1'arrière-pays, la colère gronda, la jeunesse se souleva. C'est dans ce climat de révolte de l'Entre-deux-guerres qu'Ema, jeune fille originaire du Karst, un plateau dominant la ville, rencontre Danilo sur les quais du port de Trieste. Mûr et déterminé, il guidera les pas de la jeune fille sur les chemins tortueux de la résistance au fascisme, de la défense de la culture slovène, et sur celui non moins sinueux de l'amour. Biographie de l'auteur Boris Pahor est né à Trieste en 19/3. Engagé à vingt ans duits la lutte contre le fascisme, ce frontalier qui a toujours aimé la culture italienne mais se sent profondément slave connaît les persécutions, puis les camps de la mort nazis dont il réchappe par miracle. Boris Pahor a consacré à sa ville natale une "Trilogie triestine': Printemps difficile, Jours obscurs et Dans le labyrinthe (Phébus, 1995, 2001 et 2003)."
Pahor Boris ; Lück-Gaye Andrée ; Vincenot Claude ;
Arrêt sur le Ponte Vecchio Ces nouvelles nous font traverser le XXe siècle dans ce qu'il aura présenté de plus lucide et de plus tragique. Des exactions des Chemises noires fascistes, des douleurs de la guerre à celles de l'après-guerre, elles rendent à la littérature slovène la place qu'elle mérite au coeur de l'Europe.
Igor Sevken, le protagoniste de La Porte dorée, est un écrivain slovène de soixante-cinq ans qui a connu, durant la Seconde Guerre mondiale, les camps d'extermination du régime nazi. Depuis, dans ses écrits, il témoigne pour ceux qui n'en sont pas revenus de "leur fin injuste". Quand il reçoit la première lettre de Lucie Huet, il est en train de rédiger un essai sur le traitement narratif de la guerre dans la littérature. Une correspondance s'engage entre l'homme mûr et la jeune femme de trente ans. Lucie fait parfois allusion, dans ses lettres, à une expérience douloureuse, indicible, qui l'a marquée à jamais. A l'occasion d'un séjour à Paris, Igor et Lucie se rencontrent. Ils marchent dans la ville et parlent longuement: quels maux est-il possible de comparer aux camps d'extermination? Bientôt, ils deviendront amants et Lucie se confiera: fillette, elle a été victime de la passion incestueuse de son père, "autre forme du mal absolu". Le thème qu'aborde ce roman est grave: le "mal absolu" que subit un individu dans sa vie personnelle est-il comparable au "mal absolu" historique que subit un peuple? C'est également une magnifique rencontre amoureuse puisque, comme le dit Igor Sevken, seul l'amour, cette harmonie parfaite des esprits et des corps, permet de ne jamais s'écarter trop du chemin des hommes. A ce titre, La Porte dorée, tout de dialogues et de promenades, est un des grands romans d'amour de ce début de siècle, un amour entre deux adultes responsables, sensibles et conscients des ravages que le temps, qu'il soit historique ou individuel, exerce sur chacun de nous.
Résumé : Conclusion de la monumentale " Trilogie triestine " du grand romancier slovène, ouverte avec Printemps difficile et poursuivie avec Jours obscurs... Où l'on chemine une dernière fois en compagnie de Radko Suban, dont le destin aura été brisé par la guerre, et qui retrouve enfin sa ville après l'épreuve de la déportation et des camps de la Mort. Retour à la paix ? Si l'on veut... à moins que ce que nous nommons ainsi n'ait fini par devenir une autre forme de guerre, la plus sournoise de toutes : celle qui refuse de dire son nom. Pahor, né à Trieste en 1913 (où il vit toujours), n'a jamais été bien optimiste. Lui reste malgré tout - et nous reste avec lui - cette dernière liberté, la seule peut-être qui compte : celle de tenter de voir clair quand l'ombre gagne.
Résumé : De l'art d'évoquer les grandes et petites tragédies de la vie en usant des mots les plus simples, les plus nus... Un faubourg de Melbourne dans les années 50. Un couple se rend à une party de fiançailles chez des voisins, par un beau soir d'été. Lui est conducteur de loco et fier de son métier (on est au temps des dernières machines à vapeur). Elle pense qu'elle est mal mariée et songe à une autre vie. Le gamin qui les accompagne (12 ans) se dit que ses parents décidément ont bien changé... La soirée de fête est plutôt réussie, et pourtant la fiancée n'a pas l'air enchantée de convoler. avec le brave type que son père lui a choisi-un autre prétendant, éconduit quelques jours plus tôt par la belle, fera une apparition inattendue. On boit-un peu trop-on rit, on danse. Tard dans la Huit chacun s'en retourne chez soi, remuant de drôles de pensées. Le lendemain la radio annonce que l'express de Sydney a méchamment déraillé... Tout cela ne serait rien, ou pas grand-chose.. sans l'art de Steven Carroll (un romancier australien-hier encore non traduit en français-qui commence à faire sérieusement parler de lui). Il lui faut vraiment très peu de mots pour suggérer urne atmosphère et beaucoup plus que cela. On songe à une sorte de William Trevor des antipodes, qui déchirerait en douceur le masque des apparences. Son livre, qui n'élève jamais la voix, donne l'impression d'avoir été écrit dans un souffle : 1'un de ces livres qui parlent tout bas mais pour nous murmurer des choses terribles. Les personnages sont d'une banalité que l'on dira touchante, et pourtant à chaque instant on a l'impression qu'ils vont se noyer (on ne peut s'empêcher de penser que, s'il vivait aujourd'hui, Tchekhov écrirait un peu comme ça). Dur métier que de vivre, oui : lequel d'entre nous pourrait assurer qu'il possède vraiment l'art de conduire sa machine ?....
Dans le nord du Danemark, un homme et une femme courent dans la forêt. Ils se croisent par hasard alors que la nuit les surprend. Ils se perdent, se retrouvent, passent la nuit dans un abri à souffrir du froid et de la soif, à parler beaucoup. Hors de toute couverture réseau, la forêt de conte semble se refermer sur eux.4e de couverture : Dans le nord du Danemark, un homme et une femme courent dans la forêt. Ils se croisent par hasard alors que la nuit les surprend. Ils se perdent, se retrouvent, passent la nuit dans un abri à souffrir du froid et de la soif, à parler beaucoup. Hors de toute couverture réseau, la forêt de conte semble se refermer sur eux.Notes Biographiques : Née en 1965, diplômée de l'école des écrivains de Copenhague, Helle Helle rencontre le succès dès ses premiers livres. Traduite en plus de vingt langues, au programme des lycées et de l'université, récipiendaire de la plupart des grands prix danois et scandinaves, elle est l'une des figures majeures de la scène littéraire nordique
Résumé : Micah Mortimer, la petite quarantaine routinière, coule des jours heureux dans un quartier tranquille de Baltimore. En voiture, au travail ou avec sa petite amie, il ne dévie jamais de sa route toute tracée ? jusqu'au jour où il trouve Brink Adams qui l'attend sur le pas de sa porte. Car l'adolescent fugueur en est sûr, Micah est son père biologique... Pour l'homme qui aimait ses habitudes, cette seconde chance sonne comme une malédiction.