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Le savant inutile Tome 1
Ovono Mendame Jean René
L'HARMATTAN
15,50 €
Épuisé
EAN :9782296032248
Le sous-développement est-il génétique, fatal ou fortuit? La science aide-t-elle à le combattre? Ne l'aggrave-t-elle pas davantage? Qu'est-ce qu'un intellectuel à Bilabaville? A quoi peut-il servir? Pourquoi quêter l'excellence si on ne peut en user que par décret des tiers"? Par ces questions surréalistes et révoltantes Yéno conclut son odyssée sur le "morceau de terre" où le destin l'a envoyé naître. L'intellectuel, dit-il, ne vaut que selon l'humeur de "Grand Quelqu'un". Et quand, à cet aléa s'ajoute la tyrannie du statut social, le destin bascule. Il cesse d'être une énigme et se mue en fatalité. Pour être utile, le savant doit renoncer aux valeurs du mérite et aux vertus de l'âme en s'inscrivant à l'école des "vrais diplômes" qui le réduisent à faire le clown. Fresque comique par ses intrigues, grave par le pathétique des valeurs désacralisées, Le savant inutile plonge dans une spirale de scènes ubuesques où les intellos de Bilabaville, pour échapper au néant, deviennent des clients politiques.
La maîtrise du destin, éternel combat de l'homme, serait-elle l'entreprise conjuguée des forces occultes ? N'y aurait-il pas de frontière entre le monde de la matière et l'espace des génies ? Entre le royaume sacré des ancêtres et la planète secrète des Beyem ou sorciers ? Enjeu des puissances tutélaires en perpétuelle mobilité, l'homme, au carrefour des postulations paradoxales, contraignantes, quête indéfiniment son identité. Rattachée au sol, au sang, au respect des Traditions, celle-ci devient énigme, mythe et inconsistance. La flamme des crépuscules dévoile les mystères de Dzopété, village pétri par les Anciens, qu'une descendance obsédée par l'instinct du Mal semble vouloir détruire. Tel est le point de départ d'un conflit plein de surprises et de retournements. Par ses vices, la sorcellerie déjoue la vertu. Le sacré et le profane s'affrontent sur le terreau des sortilèges et la nostalgie de la foi dans un ordre atavique rompu par la soif du sang. L'ultime flamme s'étiole au soir d'une morne lueur que le Sage Afuba, dernier survivant des Anciens, ne peut attiser. Chronique foisonnante et ubuesque, au carrefour du pittoresque et de l'indicible. La flamme des crépuscules de Jean René Ovono Mendame est décrite dans un style tour à tour épique et satirique, lyrique et caustique, loin de tout manichéisme. Une œuvre grave, pleine de bruit et de fureur... Bernard Mouralis.
Historiettes en vers desquelles découlent morales et leçons de vie. Comme commémorant les soirées paysannes d'antan, Le soir, autour du feu rallume, dans la nuit que la civilisation moderne semble avoir fait tomber sur notre beau monde, un feu aux allures de celui autour duquel de jeunes gens, reflétant en leurs yeux parfois l'éclat argenté d'un clair de lune, s'asseyaient pour écouter un sage dire au travers de métaphores, non simplement les contes, mais les leçons de vie, les sagesses, quelques vices tourmentant la nature du commun des mortels et menaçant la cohésion sociale et l'harmonie du vivre ensemble. Chaque fable de ce recueil est écrite avec une exceptionnelle adresse qu'il suffit de découvrir une pour vouloir aussitôt se délecter d'une autre.
Mes adieux traduit l'union, la séparation, le renoncement, et la tentative de conciliation de ces notions complexes. Sans prétention littéraire, l'oeuvre raconte un pan de la vie de l'auteur, à la fois observateur et acteur de son propre parcours. Il s'efforce de dépeindre avec minutie les moments du quotidien tout en révélant les aspects extraordinaires d'une existence marquée par l'incertitude. L'amour filial, le deuil, et la lutte pour survivre s'entremêlent, aboutissant à un choix déterminant pour l'avenir. Cette première publication s'intègre dans la Tétralogie gnosienne, un recueil de quatre textes qui posent les bases de son art.
La justice va-t-elle bien au Cameroun ? La réponse est mitigée. Il faut crever l'abcès en pointant du doigt l'origine du malaise. La corruption n'est pas la cause, elle est la face visible de l'iceberg, la conséquence d'un système, sans doute justifié par les éléments de contexte d'antan, mais qui a perdu toute crédibilité au fil de l'évolution et des réalités socio-structurelles. L'auteur analyse la perception négative de la justice camerounaise. Son regard de l'intérieur lui permet de relayer les récriminations sourdes, enfouies par crainte de représailles des hautes autorités judiciaires. Il met également en évidence les griefs imputés aux acteurs de la justice et propose enfin des solutions pour redonner à la justice sa grandeur.
La maladie d'Ehlers-Danlos est une maladie héréditaire qui touche, de façon diffuse mais très variable, l'ensemble du tissu conjonctif, c'est-à-dire la quasi-totalité des tissus du corps humain, à l'exclusion du système nerveux. Le diagnostic est possible, avec certitude, sur un regroupement significatif de signes cliniques et la présence d'autres cas familiaux. La transmission est systématique à tous les enfants de parents dont un, au moins, est atteint. C'est un argument pour éviter l'accusation erronée de violences sur un nourrisson qui présente des ecchymoses ou des fractures spontanées. Toutes les personnes avec un Ehlers-Danlos peuvent avoir des anévrysmes qui sont à rechercher systématiquement. Ce n'est pas une maladie rare mais au contraire très fréquente (2 % de la population française). Ce n'est pas une maladie orpheline puisque des traitements efficaces ont pu être mis en place pour atténuer les conséquences fonctionnelles, principalement des orthèses dont des vêtements compressifs spéciaux et l'oxygénothérapie intermittente. Ce livre vient apporter les réponses que des centaines de milliers de patients attendent pour expliquer leurs souffrances et les multiples situations de handicap qu'ils rencontrent au quotidien, le plus souvent dans l'incompréhension parfois hostile de leur entourage et de leurs médecins.
Boutin Perrine ; Lefur Paul ; Lang Jack ; Tasca Ca
Cet ouvrage propose quinze témoignages d'anciens élèves ou de chercheurs associés du master Didactique de l'image de l'université Sorbonne-nouvelle. Devenus professionnels, ils décrivent leur propre réalité, avec leurs mots, pour montrer toute l'étendue d'actions que proposent les didactiques des images. Le master Didactique de l'image de l'université Sorbonne-nouvelle a été créé en 2006, sous l'impulsion d'Alain Bergala, pour s'intéresser aux liens entre éducation et images et ainsi préparer au mieux les médiateurs culturels de demain face aux problématiques de la transmission. Depuis, les générations de diplômés continuent de s'implanter dans les actions d'éducation artistique, en France ou à l'étranger. Un livre sur la trajectoire des anciens d'une formation universitaire, aussi plaisant à lire qu'instructif !
Perrat Benoît ; Pitte Jean-Robert ; Guillot Pierre
Résumé : Grand chef cuisinier aux côtés des Escoffier, des Rambert et des frères Rouzier notamment, le Bressan Benoît Perrat (1873-1957) exerça son art dans les restaurants de tout premier ordre (Lyon, Genève, Paris, York, Berlin, Dresde) puis dans les cours princières et royales d'Europe centrale de la Belle Epoque (Saxe, Bavière, Roumanie, Hongrie). Contraint par la Grande Guerre à quitter ceux qu'il avait somptueusement servis, il retrouve ses terres natales et s'installe quelque temps après à Vonnas (Ain), la "Mecque de gueule", où il tiendra jusqu'à la Seconde Guerre mondiale toujours avec panache et distinction, jusqu'au raffinement ultime, la table et le Grand Hôtel Moderne. Il y rédigera sa célèbre "rhapsodie culinaire et gastronomique", Cornus en Bresse (1932) ? rééditée en 2002 ? et en 1938 sa Hongrie gourmande, restée inédite et publiée ici pour la première fois. Ce recueil surprenant assemble une centaine de ses recettes magyares récolées au gré de ses rencontres, de ses pérégrinations, de ses affectations et de ses enchantements. Récolées... ! C'est peu dire. Benoît Perrat y atteste surtout le "véritable esprit de la gastronomie qui est un patrimoine vivant, en évolution constante, ouvert à toutes les influences extérieures qui sont découvertes, apprivoisées, domestiquées, puis intégrées". C'est donc à une savoureuse déclinaison des riches spécialités danubiennes, parfois "métissées de Bresse", que Benoît Perrat convoque ses lecteurs, au premier rang desquelles le fameux gulash, et bien sûr le paprika, piment-roi de la cuisine magyare. Il les invite surtout à mettre avec lui la main au fourneau puis la serviette au cou.
Au matin du 22 mars 2016, en se rendant à son bureau, Caroline Choplin monte dans le dernier wagon de la rame de métro qui s'arrêtera brusquement à la station Maelbeek. Elle ne le sait pas encore, mais ce choix involontaire lui sauvera la vie. Trois ans après le double attentat qui a frappé la capitale belge, elle revient sur les émotions ressenties ce matin-là et celles des jours et des mois qui ont suivi le choc.