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De la pyramide au réseau ? Pour une théorie dialectique du droit, 2e édition
Ost François ; Van de Kerchove Michel
PU SAINT LOUIS
30,00 €
Épuisé
EAN :9782802801948
Les grandes théories du droit qui continuent, aujourd'hui encore, à déterminer les représentations des juristes ont été conçues avant que s'imposent la construction de l'Europe et la mondialisation du droit, la montée en puissance des juges et le culte des droits de l'homme, l'apparition de puissants pouvoirs privés et le déclin de la capacité d'action des Etats, l'émergence de la société de l'information et les poussées de l'individualisme. Cet ouvrage entend remettre en chantier cette théorie générale du droit en intégrant ces différents phénomènes qui ont profondément ébranlé son paradigme fondateur linéaire, hiérarchique, pyramidal. Une première partie s'attache à étudier les "bougés de la pyramide" : un nouvel agencement des sources juridiques qui fait apparaître un mode de production du droit en réseau, un Etat désormais en quête de rôle, des systèmes juridiques de plus en plus imbriqués, des sanctions aux frontières incertaines. Un paradigme nouveau — celui d'un droit en réseau (lié aux idées de régulation et de gouvernance)—se dégagerait-il de ces transformations ? La seconde partie de l'ouvrage s'attache à évaluer la pertinence de cette hypothèse. L'examen de cinq questions essentielles — de la définition du droit aux problèmes éthiques qu'il soulève, en passant par le raisonnement des juristes, la validation des normes et des systèmes, et la connaissance du droit — permet de conclure, de façon dialectique, à une hybridation des modèles plutôt qu'à un véritable changement de paradigme. L'observation attentive des transformations récentes du droit positif, éclairée par certains des développements les plus actuels des sciences sociales, appuie cette analyse qui s'adresse à tous ceux qui s'interrogent sur le rôle que joue le droit dans la société contemporaine.
Ce livre entend répondre à une question à la fois simple et fondamentale : qu'est-ce qui change quand on passe au droit, ou, à l'inverse, quand on se passe de droit ? Que gagne-t-on ? Que perd-t-on ? Que signifie l'entrée dans une relation - plus largement, une société - juridique ? Ce qui change quand on passe au droit, c'est que, désormais, la relation sociale primaire (affective, économique, politique) s'inscrit sous l'égide du tiers institué. Le tiers : à la fois une autorité en position de " troisième personne " (juge, législateur), mais aussi une fonction tierce intériorisée par les individus devenus sujets de droit. Le social s'élève alors à la " puissance trois ", celle qui noue le lien, tout en assurant l'autonomie des individus. Faire émerger et garantir un monde social en trois dimensions, indexé sur la référence structurale au tiers, telle serait en définitive la fonction propre du droit, l'inestimable plus-value qu'il peut apporter à la vie sociale chaque fois qu'il parvient à s'arracher à la violence de l'unicité.
Nous n'avons jamais cessé de vivre dans la nostalgie de la langue adamique qui prévalait avant ce que nous prenons pour la "catastrophe" de Babel. De sorte que nous nous enfermons dans le dilemme: ou la langue unique, ou le repli sur nos idiolectes particuliers. Pour échapper à cette alternative ruineuse, François Ost décrit ce que pourrait être la troisième voie du multilinguisme et de la traduction. Un vigoureux paradigme s'en dégage qui, au-delà de la question des langues, s'impose chaque fois que, dans notre monde pluraliste, des savoirs et des valeurs s'affrontent, sans principe supérieur de composition. De l'antique récit biblique à la politique des langues de l'Union européenne, de la philosophie du langage à l'éthique du traducteur, de l'utopie des langues parfaites à la créativité de la traduction littéraire, rien n'est laissé dans l'ombre. Une conviction s'impose alors: parce qu'elle opère déjà au sein de nos propres langues, et pas seulement à leurs frontières, la traduction - cette hospitalité langagière - est notre seule alternative à la barbarie. Biographie de l'auteur Juriste et philosophe, vice-recteur des Facultés universitaires Saint-Louis à Bruxelles, François Ost enseigne également à Genève. Membre de l'Académie royale des sciences, des lettres et des beaux-arts de Belgique, il a notamment publié Le Temps du droit et Raconter la loi.
Un texte à lire et à mettre en scène pour aborder le thème autrement. Et si Antigone s'appelait Aïcha? Et si son objection de conscience prenait la forme du hijab? La tragédie de Sophocle revisitée par François Ost résiste extraordinairement à un contexte nouveau! Un dossier d'accompagnement propose: une mise en perspective de la pièce permettant d'approcher la figure intemporelle d'Antigone la résistante; une lecture juridique permettant de comprendre les enjeux et le cadre de la question. Dans notre démocratie, quelle place pour les signes religieux à l'école? Quelle réponse apporte le droit?
Résumé : La question du temps ne cesse de se poser au droit et à la société, entre amnistie et imprescriptibilité, mesures d'urgence et développement durable, droits acquis et lois rétroactives, respect du précédent et revirements de jurisprudence. Comment donc équilibrer stabilité et changement ? Comment fonder la mémoire collective tout en s'affranchissant d'un passé traumatique ou obsolète ? Comment garantir le futur par des règles, tout en les révisant quand il le faut ? Le temps, c'est de l'argent, dit l'adage populaire. Partant, au contraire, de l'idée que le temps c'est du sens et qu'il s'institue plus qu'il ne se gagne, ce livre pose les conditions d'un temps public, véritable enjeu de démocratie.
Dans cette perspective, il convient d'abord de faire une nette distinction entre la dimension programmatique de la Généalogie de la morale et les postérités effectives que le livre a eues par la suite aux XXe et XXIe siècles, pour tenter ensuite de comprendre comment le mot "généalogie" a pu se détacher de Nietzsche et acquérir progressivement des significations multiples, bien au-delà de ce que Nietzsche lui-même avait pu anticiper ou imaginer. Il s'agit ainsi de se confronter à un enjeu crucial pour l'historien des idées : celui de retracer les métamorphoses du supposé concept nietzschéen de généalogie, notamment après ses reprises décisives par Deleuze et Foucault, pour faire ressortir la créativité, l'originalité et peut-être aussi la pertinence contemporaine de ces nouveaux discours. Cheminant dans cette direction, notre volume esquisse une sorte de généalogie des "généalogies" . Il montre comment de nombreux lecteurs de Nietzsche ont fait "grincer" et "crier" sa pensée en se la réappropriant sous les espèces de la généalogie.
A l'aide d'outils d'analyse proposés par la théorie littéraire, la philosophie et la psychanalyse ainsi que par des travaux relatifs à la géographie, l'architecture et l'urbanisme, cette étude s'attache aux objets et dispositifs caractéristiques de l'habitation déployés dans les textes respectifs d'Hélène Lenoir et d'Eugène Savitzkaya. Prenant acte du caractère double - parlant et habitant - du sujet de langage, Hélène Lenoir et Eugène Savitzkaya réalisent une analyse très précise de l'espace domestique. Considérer ces deux oeuvres comme des écritures de l'habitation révèle plusieurs questions cardinales de ces productions littéraires, de nature thématique (le traitement du corps et de la famille, la métaphore picturale, la description du quotidien, etc.), formelle (le point de vue, le ressassement, le discours intérieur, l'inscription matérielle dans le sol urbain, etc.) et esthétique (la tension entre habiter et représenter ; le rôle de la poésie dans l'espace public ; la relation entre spatialité et énonciation, plus précisément entre l'habitation, la parole et l'écriture). En faisant jouer des dialectiques d'ordre spatial, ces deux esthétiques de l'habitation interrogent plusieurs discours contemporains (le pouvoir du regard, la crise de l'intime, la question de l'origine, les effets de la mondialisation, etc.) Les confinements récents ont montré combien les logements, tout en servant d'abris, pouvaient cristalliser malaises, inégalités et relations de pouvoir comme constituer un terreau d'expérimentations et de création. Une force opératoire déjà mise en lumière par les oeuvres contemporaines s'étant emparées de l'habitation en tant que dispositif littéraire.
Hart H-L-A ; Bulloch Penelope A. ; Raz Joseph ; Va
Quelle différence y a-t-il entre des règles de droit et des ordres appuyés de menaces ? Qu'est-ce qu'une obligation juridique et en quoi se trouve-t-elle apparentée à une obligation morale ?Quelle est la nature des règles et dans quelle mesure le droit consiste-t-il en des règles ? Qu'est-ce que la justice et en quoi diffère-t-elle du reste de la morale ? Au cours d'une discussion approfondie et séparée de ces problèmes récurrents, l'auteur relève une série d'éléments d'une importance essentielle pour la compréhension du droit, et réalise un nouveau départ dans la théorie du droit. L'ouvrage comporte une nouvelle analyse des notions de validité juridique, de souveraineté, et de fondement d'un système juridique, un nouvel examen du droit naturel et du positivisme juridique, une discussion originale des limites du formalisme dans l'élaboration de la décision judiciaire, et un examen de la nature du droit international. Le texte est complété par des notes bibliographiques détaillées et la discussion de thèses émises par des auteurs contemporains et plus anciens. Cette deuxième édition s'accompagne en outre d'une postface posthume, publiée sous la responsabilité de P.A. Bulloch et J. Raz.