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Dispositifs de l'habitation : Hélène Lenoir et Eugène Savitzkaya
Delcour Manon
PU SAINT LOUIS
37,00 €
Épuisé
EAN :9782802802730
A l'aide d'outils d'analyse proposés par la théorie littéraire, la philosophie et la psychanalyse ainsi que par des travaux relatifs à la géographie, l'architecture et l'urbanisme, cette étude s'attache aux objets et dispositifs caractéristiques de l'habitation déployés dans les textes respectifs d'Hélène Lenoir et d'Eugène Savitzkaya. Prenant acte du caractère double - parlant et habitant - du sujet de langage, Hélène Lenoir et Eugène Savitzkaya réalisent une analyse très précise de l'espace domestique. Considérer ces deux oeuvres comme des écritures de l'habitation révèle plusieurs questions cardinales de ces productions littéraires, de nature thématique (le traitement du corps et de la famille, la métaphore picturale, la description du quotidien, etc.), formelle (le point de vue, le ressassement, le discours intérieur, l'inscription matérielle dans le sol urbain, etc.) et esthétique (la tension entre habiter et représenter ; le rôle de la poésie dans l'espace public ; la relation entre spatialité et énonciation, plus précisément entre l'habitation, la parole et l'écriture). En faisant jouer des dialectiques d'ordre spatial, ces deux esthétiques de l'habitation interrogent plusieurs discours contemporains (le pouvoir du regard, la crise de l'intime, la question de l'origine, les effets de la mondialisation, etc.) Les confinements récents ont montré combien les logements, tout en servant d'abris, pouvaient cristalliser malaises, inégalités et relations de pouvoir comme constituer un terreau d'expérimentations et de création. Une force opératoire déjà mise en lumière par les oeuvres contemporaines s'étant emparées de l'habitation en tant que dispositif littéraire.
En donnant à Edmond pour point de chute grenadin, l'adresse de Diego Molina, Wolfgang ignore tout à fait le guêpier dans lequel il fourre l'innocent reporter. Diego, grand amateur d'art, peintre déchu et courtier de tableaux connaît certes son Andalousie natale sur le bout du pinceau, mais il fait aussi des "affaires" gigognes pas claires, boit comme un damné, tirant dans son sillage sa lunatique et cependant séduisante nièce Catalina-Beatriz dont la folie douce n'est pas sans tragique et secrète raison d'être. Pour les yeux de Catalina, Eddie va s'embringuer dans un chapelet fort peu catholique de magouilles aggravées. Au milieu des mille et une splendeurs andalouses, nouveau Don Quichotte sur les routes de la Alpujarra, de Cadix, de Séville et de Cordoue, le reporter cheminera à flanc d'abîme mené, à son insu, en un bateau qui connaîtra le même sort qu'un nouveau Titanic. Le jeune Edmond Benakem, surnommé Eddie, français de souche tuniso-bretonne, reporter au Guide du routard, voudrait bien faire paisiblement son job de globe-trotter fureteur. Mais c'est sans compter sur la redoutable force des choses, qui, pour chaque nouvelle destination, l'entraîne dans d'invraisemblables tribulations. Confronté à des situations hors normes, Eddie réagit avec son coeur, son humour et sa sensibilité.
Comment la Communauté européenne a-t-elle répondu à l'effondrement de l'Union soviétique, puis au développement heurté d'un nouveau système politique et économique en Russie ? Cet ouvrage analyse la réaction de la C. E. E. à ces bouleversements et le développement de ses liens avec la Russie, futur voisin méconnu, encombrant et nécessaire. Cet ouvrage met en lumière le décalage entre la capacité de la Communauté à répondre rapidement à des situations d'urgence et sa difficulté à élaborer une politique d'ensemble.
Par amour pour Lou, Max décide de se charger de la contraception dans son couple et se trouve malgré lui au coeur d'un parcours initiatique insolite. Entre une rencontre avec la star internationale, Daniel Craque, ambassadeur de la campagne Happy with my Vasectomy, une entrée gratuite pour Castraland, parc d'attractions consacré au mythe de la virilité et l'atelier de couture d'un superhéros au slip contraceptif, Max fait la rencontre d'hommes d'un nouveau genre. Ils dialoguent sur la sexualité, les complexes et le désir d'enfant. Max et Lou sont obligés de se redéfinir. Cette exploration va-t-elle renforcer leur amour ou mettre à mal désir et sentiments ?
Alors qu'elle apparaît plus que jamais comme un critère essentiel de légitimité de la politique et du droit, l'idée des droits de l'homme n'en implique pas moins plusieurs difficultés d'ordre théorique. Depuis les déclarations fondatrices du XVIIIe siècle, le développement des droits de l'homme s'est soldé par une hétérogénéité qui rend leur portée et leur cohérence incertaines. Les fondements de leur propre validité, de même que l'universalité qu'ils revendiquent, demeurent controversés. Enfin, l'évolution contemporaine des droits semble dévoiler certaines limites du paradigme qu'ils incarnent. Ces incertitudes et ces interrogations définissent les enjeux du présent ouvrage. Après s'être attaché, dans un premier temps, à éclairer la complexité interne des droits de l'homme, l'ouvrage développe une analyse critique des principaux arguments d'ordre philosophique qui ont été élaborés pour justifier leur légitimité. Cette analyse conduit à proposer une conception normative des droits fondée sur les exigences de la démocratie. Cette conception se distingue non seulement des classifications usuelles des droits, mais aussi de toute référence à un modèle unique, regroupant des droits équivalents et indivisibles. Par ailleurs, même si, en apparence, l'universalité des droits ne peut plus trouver sa justification dans les postulats du droit naturel, les arguments relativistes se heurtent pour leur part à des objections décisives : l'ouvrage explore par conséquent les voies possibles d'une véritable universalisation des droits de l'homme. Cette perspective universaliste ne permet cependant pas de méconnaître les diverses limites que comporte la notion de droits de l'homme. Qu'elles soient révélées par la reconnaissance de nouveaux droits malaisément assimilables aux droits antérieurs ou par les conditions d'application des droits dans des domaines spécifiques, ces limites nous invitent à relativiser les droits de l'homme en les inscrivant dans la perspective d'une conception plus large de la justice.
Si les rapports entre l'art et la folie font l'objet d'une interrogation qui remonte aux origines de la culture, l'établissement d'un lien plus organisé entre la psychiatrie et des techniques empruntées aux pratiques artistiques date, lui, de la fin du siècle dernier. Mais c'est surtout depuis les années soixante qu'aux Etats-Unis comme en Europe on a vu se créer dans nombre de services de psychiatrie, des centres de jour, et des centres de postcure, des ateliers proposant aux patients des activités d'expression ou de créativité, animés par des membres du personnel soignant, des artistes-amateurs ou des artistes de métier. De manière d'abord toute empirique et quelques fois plus organisées, s'est ainsi mises en place une extraordinaire variété de techniques que le nom ambigu d'art-thérapie vient désigner désormais. Ce livre est un essai critique qui cherche à mettre au jour quelques présupposés sous-jacents à ces activités. Il invite ceux qui s'intéressent à ce champ où se nouent toutes sortes de liaisons plus ou moins fécondes ou dangereuses, à préciser les outils conceptuels susceptibles d'éclairer ces pratique. Les dangers qui les guettent sont essentiellement l'objectivation psychologique, l'utilisation des oeuvres à des fins diagnostiques, le besoin effréné d'interpréter et d'expliquer. L'oeuvre de H. Prinzhorn, un précurseur éminent, ou les initiatives de quelques animateurs d'ateliers actuels, permettent de dégager des directions de recherches intéressantes. La réflexion débouche sur l'analyse dudit effet thérapeutique, à partir de ce qu'enseigne la pratique psychanalytique. Il ne s'agit ni d'une histoire de l'art, ni d'une histoire des thérapies mais d'un dialogue entre l'analyste, l'artiste et le thérapeute sur quelques points cruciaux qui les rapprochent ou les séparent : exprimer, signifier, créer, jouer, symboliser...
Hart H-L-A ; Bulloch Penelope A. ; Raz Joseph ; Va
Quelle différence y a-t-il entre des règles de droit et des ordres appuyés de menaces ? Qu'est-ce qu'une obligation juridique et en quoi se trouve-t-elle apparentée à une obligation morale ?Quelle est la nature des règles et dans quelle mesure le droit consiste-t-il en des règles ? Qu'est-ce que la justice et en quoi diffère-t-elle du reste de la morale ? Au cours d'une discussion approfondie et séparée de ces problèmes récurrents, l'auteur relève une série d'éléments d'une importance essentielle pour la compréhension du droit, et réalise un nouveau départ dans la théorie du droit. L'ouvrage comporte une nouvelle analyse des notions de validité juridique, de souveraineté, et de fondement d'un système juridique, un nouvel examen du droit naturel et du positivisme juridique, une discussion originale des limites du formalisme dans l'élaboration de la décision judiciaire, et un examen de la nature du droit international. Le texte est complété par des notes bibliographiques détaillées et la discussion de thèses émises par des auteurs contemporains et plus anciens. Cette deuxième édition s'accompagne en outre d'une postface posthume, publiée sous la responsabilité de P.A. Bulloch et J. Raz.
Van Meerbeeck Jérémie ; Bailleux Antoine ; Bernard
En 2019 paraissait un ouvrage de droit positif consacré a la distinction entre droit public et droit privé, issu d'une collaboration entre les centres de droit privé (Cepri) et de droit public (Circ) de la Faculté de droit de Saint-Louis. Le Séminaire interdisciplinaire d'études juridiques a choisi de poursuivre et d'approfondir la réflexion, sur le terrain de la théorie du droit, mais également d'ouvrir le champ de recherche aux enjeux interdisciplinaires de la distinction public/prive. Le cycle s'est terminé en septembre 2021, par un colloque consacré aux brouillages, innovations et influences croisées de la "distinction (droit) public (droit) privé". Le présent ouvrage reprend non seulement les contributions écrites de ce colloque, mais également celles de plusieurs séances du séminaire consacré a ce thème. Afin de repenser cette division a la fois nécessaire et impossible, très ancienne et pourtant toujours recomposée sous des formes nouvelles, il s'imposait de croiser les regards de juristes, de criminologues, d'anthropologues du droit et de philosophes. Le résultat est foisonnant et ouvre des perspectives originales. Sont ainsi convoqués tour a tour Arendt et le droit européen, Kant et le droit pénal, les indicateurs de prospérité et le droit du travail, les finances publiques et l'intime, les big data et le droit des marches publics, les communs et le droit subjectif. Au-delà de la binarité rassurante de ces deux piles structurants de la pensée occidentale, les différents angles d'analyse convergent sur un point : si le sujet n'est pas neuf, il n'a rien perdu de son actualité. Le présent volume a l'ambition d'avoir contribué a en dévoiler quelque peu la complexité.