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Sur la philosophie et la religion. Les entretiens de Courances
Ortigues Edmond ; Le Quellec-Wolff Pierre ; Taffor
PU RENNES
20,00 €
Épuisé
EAN :9782868478559
Présenté sous la forme d'un abécédaire, ce livre est la transcription d'entretiens qui ont occupé six demi-journées, durant les vacances d'été en 2001 et 2002. Edmond Ortigues y répond aux questions posées par Pierre Le Quellec-Volff et Marie Tafforeau, sur sa pensée et sur sa vie. Avant d'être philosophe, Edmond Ortigues a été historien de la théologie ; il a aussi participé à la renaissance de l'?cuménisme pendant la guerre. D'où le titre de ce livre. Au début des entretiens, la laïcité est définie par la séparation progressive de la religion et du droit au cours de l'histoire. La religion, qui est d'essence collective, tend à devenir aujourd'hui une affaire individuelle. Mais par quels chemins ? Puis viennent des questions sur la biologie et la psychologie, eu particulier l'aventure qu'a été la rédaction d'?dipe africain, mais aussi sur l'Histoire, et sur la doctrine médiévale des trois Ordres chez Haymon d'Auxerre (à propos des discussions entre Duby et Dumézil). Peu à peu, les interrogations sont devenues plus générales, concernant principalement la - théorie de la personnalité ainsi que la discussion des thèses de Quine sur la vérité. Les derniers entretiens insistent sur la critique biblique et sur la question : comment identifier un dieu ? Comment le distinguer de ce qui n'est pas lui ? Les trois monothéismes ne semblent pas avoir les mêmes critères pour identifier la divinité. A travers la diversité des questions posées à Edmond Ortigues se dessine peu à peu l'unité d'un monde qui nous est commun, malgré les bouleversements imprévisibles que subissent les traditions. Tous les thèmes abordés sont finalement sous-tendus par l'idée que la philosophie n'est autre que la recherche de l'unité monde, naturel et humain. L'éthique se nourrit des connaissances claires que l'on peut tirer de l'histoire des sciences et de celle des religions.
Ortigues Edmond ; Berlioz Dominique ; Le Quellec-W
La charité est incompatible avec la foi. Il est impossible d'aimer sincèrement Dieu et de croire qu'il existe. " Qu'est-ce que j'aime quand j'aime mon Dieu ? ", demandait saint Augustin. J'aime la vérité, la droiture, la justice, la bienveillance, le détachement de soi et le respect d'autrui, toutes choses incompatibles avec " ce que les hommes appellent un dieu ". Il y a là un malentendu, un quiproquo. C'est pourquoi la charité chrétienne a engendré finalement une civilisation athée. " Edmond Ortigues n'a jamais cessé de réfléchir sur le rôle de la parole, sacrée ou profane, le paradoxe du désir d'absolu et le sens de la religion comme réalité historique et sociale. On trouvera dans ce volume deux textes majeurs aujourd'hui inaccessibles au public, Le temps de la parole, réflexion sur le message évangélique et la parole de Dieu, et Le monothéisme texte que l'auteur considérait comme une sorte de testament intellectuel. Complétés par huit études ou inédits sur la religion, le mysticisme et l'athéisme, l'islamisme et la laïcité, l'ensemble permet de comprendre développement d'une pensée qui partie d'un catholicisme engagé et fervent s'est orientée vers une conception anthropologique de la religion où la quête de l'absolu garde toujours son sens. Les analyses d'Edmond Ortigues sont toujours d'une acuité intellectuelle stimulante et le plus souvent d'une très grande actualité.
Ce recueil rassemble des travaux d'analystes d'origines diverses (freudiens, kleiniens, lacaniens) qui se sont réunis en 1982-1983 pour tenter une expérience de travail en commun autour des thèmes : un Mallarmé pour les analystes ; l'identification et le champ de la métaphore ; les repères identificatoires dans la formation de la personnalité ; les premiers niveaux d'identification : clinique des psychoses précoces ; les métaphores de l'acte interprétatif dans l'interprétation des rêves. Ces conférences et débats sont reproduits ici, rendant compte de positions théoriques différentes articulées autour d'une expérience clinique commune. Rendant compte aussi du mouvement allant de la pratique analytique à une réinterrogation de la théorie.
Belloncle Guy ; Ortigues Marie-Cécile ; Fell Eve-M
On a le droit de se demander ce que les religions viennent faire dans la galère du sida. On les soupçonne de juger l'épidémie de haut, de chercher à se donner de l'importance. Mais le sida est nouveau et il lance un appel aux religions comme à n'importe qui. C'est en répondant à cette convocation que les religions verront clair. Les religions sont interrogées. Toutes les religions. Ce livre est une rencontre d'hommes et de femmes de plusieurs religions qui acceptent d'être interrogés ensemble par le sida, qui disent ce qu'ils font ou essayent de faire et ce qu'ils pourraient faire. On découvre que les religions ont mis la main à la pâte. Elles ne se tiennent pas à l'écart de l'épidémie. Le bouddhisme se mesure avec la souffrance, comme il l'a toujours fait ; le judaïsme ne cesse de relire la Bible pour chercher la voie juste entre la mollesse et la rigueur, comme il l'a toujours fait ; les chrétiens ouvrent l'Evangile, comme ils l'ont toujours fait ; l'islam se tourne vers Dieu miséricordieux, comme il l'a toujours fait. Toutes ces traditions sont différentes les unes des autres et chacune doit tirer d'elle-même le meilleur. Elles sont nourrissantes tant qu'elles restent humbles, tant qu'elles ne sont pas pétrifiées. Les religions, juive, bouddhiste, chrétienne, musulmane et d'autres traditions spirituelles encore, ont des ressources, et même de la ressource. Ce livre le montre.
Subjectivités numériques et posthumain s'inscrit dans le sillage de l'ouvrage PostHumains : frontières, évolutions, hybridités publié dans la collection "Interférences" des presses universitaires de Rennes. Ce recueil était davantage consacré aux mutations, évolutions et hybridations du corps dans un devenir posthumain. Ce livre propose d'explorer l'imaginaire associé à l'émergence d'une subjectivité numérique dans la période contemporaine de l'hyperconnectivité et du développement de l'intelligence artificielle. Tout comme dans la perspective d'une corporéité posthumaine, un esprit qui ne serait plus ancré à un corps organique suscite de nombreuses réflexions et mises en fiction. L'approche proposée dans ce livre est par ailleurs fondamentalement interdisciplinaire car les questionnements relatifs aux devenirs de l'humain et à la définition de son identité que déclenche le posthumain sont universels.
Le secteur culturel vit une période de profondes remises en cause. Les politiques culturelles doivent se réinventer, notamment dans leurs liens aux publics. Dès lors, il ne s'agit plus de considérer les publics comme tels, mais comme des personnes qui portent et produisent leur propre culture. Cette posture, défendue par le référentiel des droits culturels, interroge les contributions des différentes parties prenantes de l'écosystème concerné. Ainsi, de la création aux enjeux de diffusion, d'appropriation et de participation, toutes les fonctions de la chaîne de valeurs artistiques sont interrogées : qui est créateur (légitime), diffuseur, prescripteur ? Sans oublier le numérique, nouvel espace médiatique, qui contribue également à redistribuer les rôles. Cet ouvrage, par une approche pluridisciplinaire renouvelée, présente plusieurs analyses tant conceptuelles qu'empiriques de ce nouveau contexte. Il permet d'en éclairer les différents enjeux : comment passer de la notion de publics (voire de non-publics) à celle de personne ? Comment passer d'enjeux transactionnels (partages ponctuels) à des enjeux relationnels (logiques apprenantes longitudinales) ? Comment les différents acteurs se saisissent du numérique dans ces nouveaux processus ?
Au Moyen-Age le pouvoir se conjugue aussi au féminin. A rebours de la conception française du rôle des princesses de haut rang définie par la loi salique, les comtés de Flandre et de Hainaut sont, entre 1244 et 1503, le lieu d'exercice d'un pouvoir par les femmes. Marguerite de Constantinople, Marguerite de Flandre, Jacqueline de Bavière ou encore Marie de Bourgogne ne sont pas seulement filles, épouses, et mères : elles sont avant tout des femmes régnantes. Outils de validation et de pouvoir, leurs sceaux permettent de définir les contours de leur pouvoir politique et la singularité de leur statut. Par leurs spécificités iconographiques, héraldiques et emblématiques, les sceaux des princesses soulignent la place des femmes au sein de leurs lignées et comtés. Ce corpus sigillaire inédit, mis en regard avec les actes au bas desquels ils sont apposés (chartes, mandements, quittances), révèle les effets concrets de leur gouvernement. A travers l'histoire des pratiques de l'écrit et des représentations, ce sont les pratiques politiques des comtesses de Flandre et de Hainaut qui sont interrogées. In fine, cet ouvrage sur le pouvoir des femmes et les femmes de pouvoir se veut une contribution à l'histoire des femmes et du genre. Préface de Olivier Mattéoni
Une histoire du peuple de Bretagne, de la Préhistoire à nos jours. Les histoires de Bretagne ne manquent pas... Mais celle-ci adopte un point de vue inédit : celui des paysans, des ouvriers, des marins, celui des hommes et des femmes sans histoire, sans papiers. Elle porte attention aux plus humbles, pas seulement aux puissants ; s'intéresse à la vie concrète et aux rêves qui s'y enracinent, pas seulement aux couronnements et aux batailles ; risque d'autres chronologies ; ruine quelques évidences... La crise économique de l'âge du fer, l'arrivée des Bretons en Armorique, la condition paysanne pendant la féodalité, la révolte des Bonnets rouges, la traite négrière, la Révolution et la Chouannerie, le développement du chemin de fer, l'émigration bretonne, la Grande Guerre, la Résistance, la crise du modèle agricole breton, Notre-Dame-des-Landes... Autant de moments de notre histoire examinés d'un oeil neuf. Emergent ainsi de nouvelles figures, émouvantes ou pittoresques, jusque-là noyées dans l'anonymat des siècles. Et de nouveaux sujets : manger à sa faim, lutter pour sa dignité, découvrir de nouveaux horizons, accéder au savoir, devenir citoyen... Pas de jargon, un rythme de lecture facile : cette histoire a été rédigée avec le souci de s'adresser au plus grand nombre tout en obéissant à la rigueur du métier d'historien. Ce livre a été rédigé par trois historiens et un journaliste : Alain Croix, Thierry Guidet, Gwenaël Guillaume et Didier Guyvarc'h. Ils sont les auteurs de nombreux autres ouvrages dont, chez le même éditeur, l'Histoire populaire de Nantes.