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Le temps de la parole. Et autres écrits sur l'humanité et la religion
Ortigues Edmond ; Berlioz Dominique ; Le Quellec-W
PU RENNES
16,00 €
Épuisé
EAN :9782753520257
La charité est incompatible avec la foi. Il est impossible d'aimer sincèrement Dieu et de croire qu'il existe. " Qu'est-ce que j'aime quand j'aime mon Dieu ? ", demandait saint Augustin. J'aime la vérité, la droiture, la justice, la bienveillance, le détachement de soi et le respect d'autrui, toutes choses incompatibles avec " ce que les hommes appellent un dieu ". Il y a là un malentendu, un quiproquo. C'est pourquoi la charité chrétienne a engendré finalement une civilisation athée. " Edmond Ortigues n'a jamais cessé de réfléchir sur le rôle de la parole, sacrée ou profane, le paradoxe du désir d'absolu et le sens de la religion comme réalité historique et sociale. On trouvera dans ce volume deux textes majeurs aujourd'hui inaccessibles au public, Le temps de la parole, réflexion sur le message évangélique et la parole de Dieu, et Le monothéisme texte que l'auteur considérait comme une sorte de testament intellectuel. Complétés par huit études ou inédits sur la religion, le mysticisme et l'athéisme, l'islamisme et la laïcité, l'ensemble permet de comprendre développement d'une pensée qui partie d'un catholicisme engagé et fervent s'est orientée vers une conception anthropologique de la religion où la quête de l'absolu garde toujours son sens. Les analyses d'Edmond Ortigues sont toujours d'une acuité intellectuelle stimulante et le plus souvent d'une très grande actualité.
Regarder vivre, entendre parler une autre enfance : celle des Wolof, au Sénégal, dans la période qui suit le sevrage et précède l'intégration dans la classe d'âge (entre deux et six ans), tel est le projet de ce livre. Pendant deux années, l'auteur a vécu au sein des familles, à l'intérieur des villages wolof, observant les faits, les paroles, les gestes ordinaires et quotidiens des mères et des enfants, cherchant à répondre à la question : qu'est-ce qu'être une femme, qu'est-ce qu'être un enfant dans cette société-là ? C'est par transitions subtiles que les jeux de corps à corps de l'enfant avec sa mère se transforment en jeux de corps à corps avec les frères et soeurs, que s'effectuent, autour de la nourriture, les premiers apprentissages de la dette et du don. Dans la banalité apparente des échanges d'aliments et des jeux de corps à corps, apparaît toute la signification institutionnelle du sevrage et s'affirment certaines valeurs fondamentales des cultures africaines. Les coutumes, les croyances, les discours publics ou privés concernent la petite enfance, traduisent un système de représentations complexe et diffus, où l'enfant est très tôt perçu à la fois comme un partenaire social et comme un sujet d'interrogations sur la mort et les origines. Se révèle alors une "théorie" implicite de l'hérédité et de l'héritage dans laquelle la figure de l'ancêtre vient constamment redoubler celle de l'enfant.
Publié pour la première fois en 1966, Oedipe africain est devenu un classique dans les études africaines. La présente édition fait état d'une réflexion qui s'est poursuivie depuis vingt ans.
Ortigues Edmond ; Le Quellec-Wolff Pierre ; Taffor
Présenté sous la forme d'un abécédaire, ce livre est la transcription d'entretiens qui ont occupé six demi-journées, durant les vacances d'été en 2001 et 2002. Edmond Ortigues y répond aux questions posées par Pierre Le Quellec-Volff et Marie Tafforeau, sur sa pensée et sur sa vie. Avant d'être philosophe, Edmond Ortigues a été historien de la théologie ; il a aussi participé à la renaissance de l'?cuménisme pendant la guerre. D'où le titre de ce livre. Au début des entretiens, la laïcité est définie par la séparation progressive de la religion et du droit au cours de l'histoire. La religion, qui est d'essence collective, tend à devenir aujourd'hui une affaire individuelle. Mais par quels chemins ? Puis viennent des questions sur la biologie et la psychologie, eu particulier l'aventure qu'a été la rédaction d'?dipe africain, mais aussi sur l'Histoire, et sur la doctrine médiévale des trois Ordres chez Haymon d'Auxerre (à propos des discussions entre Duby et Dumézil). Peu à peu, les interrogations sont devenues plus générales, concernant principalement la - théorie de la personnalité ainsi que la discussion des thèses de Quine sur la vérité. Les derniers entretiens insistent sur la critique biblique et sur la question : comment identifier un dieu ? Comment le distinguer de ce qui n'est pas lui ? Les trois monothéismes ne semblent pas avoir les mêmes critères pour identifier la divinité. A travers la diversité des questions posées à Edmond Ortigues se dessine peu à peu l'unité d'un monde qui nous est commun, malgré les bouleversements imprévisibles que subissent les traditions. Tous les thèmes abordés sont finalement sous-tendus par l'idée que la philosophie n'est autre que la recherche de l'unité monde, naturel et humain. L'éthique se nourrit des connaissances claires que l'on peut tirer de l'histoire des sciences et de celle des religions.
Une histoire du peuple de Bretagne, de la Préhistoire à nos jours. Les histoires de Bretagne ne manquent pas... Mais celle-ci adopte un point de vue inédit : celui des paysans, des ouvriers, des marins, celui des hommes et des femmes sans histoire, sans papiers. Elle porte attention aux plus humbles, pas seulement aux puissants ; s'intéresse à la vie concrète et aux rêves qui s'y enracinent, pas seulement aux couronnements et aux batailles ; risque d'autres chronologies ; ruine quelques évidences... La crise économique de l'âge du fer, l'arrivée des Bretons en Armorique, la condition paysanne pendant la féodalité, la révolte des Bonnets rouges, la traite négrière, la Révolution et la Chouannerie, le développement du chemin de fer, l'émigration bretonne, la Grande Guerre, la Résistance, la crise du modèle agricole breton, Notre-Dame-des-Landes... Autant de moments de notre histoire examinés d'un oeil neuf. Emergent ainsi de nouvelles figures, émouvantes ou pittoresques, jusque-là noyées dans l'anonymat des siècles. Et de nouveaux sujets : manger à sa faim, lutter pour sa dignité, découvrir de nouveaux horizons, accéder au savoir, devenir citoyen... Pas de jargon, un rythme de lecture facile : cette histoire a été rédigée avec le souci de s'adresser au plus grand nombre tout en obéissant à la rigueur du métier d'historien. Ce livre a été rédigé par trois historiens et un journaliste : Alain Croix, Thierry Guidet, Gwenaël Guillaume et Didier Guyvarc'h. Ils sont les auteurs de nombreux autres ouvrages dont, chez le même éditeur, l'Histoire populaire de Nantes.
Hourmant François ; Lalancette Mireille ; Leroux P
Au Canada, les selfies du premier ministre Justin Trudeau sont devenus un marqueur de son identité politique et une ressource stratégique. En France, Nicolas Sarkozy, et plus récemment Emmanuel Macron, ont multiplié les couvertures de Paris Match, accédant avant même d'être élus au statut de célébrités politiques, n'hésitant pas à jouer sur les ressorts de la peopolisation pour asseoir leur visibilité et leur légitimité. Entre scandalisation et médiatisation promotionnelle, une nouvelle économie politique de la célébrité s'est imposée aux leaders politiques, désormais soumis à ces "tyrannies de l'intimité" dont parlait déjà Richard Senett à la fin des années 1970, comme au panoptisme des réseaux sociaux. En croisant les analyses et les regards transatlantiques, en confrontant les trajectoires - celles de Louise Michel et de Rachida Dati, de Marine Le Pen et de sa nièce Marion Maréchal Le Pen, d'Emmanuel Macron et de Justin Trudeau - il s'agit alors de tenter comprendre ce que la culture de la célébrité fait à la politique. Dévoiement de la politique pour les uns, appauvrissement du débat, disqualification du discours au profit des logiques émotionnelles, danger de démagogie par l'hypertrophie des affects, propension à l'exhibitionnisme des prétendants et au voyeurisme des électeurs, l'irruption de la "topique de la célébrité" peut aussi être considérée comme un outil de revitalisation de la politique à l'heure du désenchantement démocratique et de la crise de la représentation.
A Rome, religion et pouvoir sont étroitement imbriqués, comme le montre le relief en couverture du volume : autour de l'autel, le dieu (Mars en l'occurrence) et le magistrat veillent de concert à la clôture des opérations du census qui, tous les cinq ans, définissaient la place de chacun dans la communauté civique. Cet ouvrage permet de mieux appréhender les rapports entre religion et pouvoir dans le cadre des collectivités romaines, de la deuxième guerre punique à la fin des Sévères. Avec les pratiques rituelles pour fil conducteur, il privilégie trois problématiques : les institutions, les acteurs dans leurs espaces et pratiques, et les changements face à l'évolution des situations historiques. L'enquête est nourrie des renouvellements historiographiques opérés depuis deux générations dans l'histoire des religions comme dans l'histoire politique et sociale du monde romain.
L'histoire des poches de l'Atlantique reste largement méconnue, fragmentée en de multiples récits locaux décrivant largement les combats et les combattants ou les souffrances des civils, sans analyser les enjeux politiques et militaires, sans présenter l'avant et l'après. Cet ouvrage ne prétend pas à l'exhaustivité, mais revient sur des thématiques méconnues ou des réalités souvent complexes. L'ouvrage s'organise en cinq parties : une première revient sur la constitution et l'histoire de ces fronts en distinguant deux réalités très différentes, les poches bretonnes et celles du sud-ouest.Une seconde partie s'intéresse aux enjeux de ces ports forteresses pour les belligérants, les Allemands et les Français. Les assiégés et les assiégeants sont au coeur de la troisième partie, en posant le regard sur les exemples concrets de Lorient et de Saint-Nazaire, mais également sur les combattants, les FFI, les forces françaises et les troupes de l'Est. La quatrième et la cinquième partie renouvellent l'histoire des poches en abordant des sujets originaux, la Libération et sa planification, l'épuration, la restauration de l'Etat, la reconstruction, en particulier par l'exemple de Saint-Nazaire, puis la mémoire et les commémorations.Cet ouvrage apporte une vision différente et originale de l'histoire singulière de ces poches de l'Atlantique.