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João Ubaldo Ribeiro. Littérature brésilienne et constructions identitaires
Olivieri-Godet Rita
PU RENNES
20,00 €
Épuisé
EAN :9782753501041
Joao Ubaldo Ribeiro est né en 1941, dans l'île de Itaparica, (Etat de Bahia-Brésil), espace référentiel qui nourrit son univers littéraire. Avocat de formation, professeur de sciences politiques et journaliste, il se consacre aujourd'hui essentiellement à la littérature. Auteur de neufs romans et de plusieurs recueils de contes et de chroniques, son ?uvre a été traduite en plusieurs langues et jouit d'une reconnaissance nationale et internationale. Cinq de ses romans ont paru en France : Sergent Getulio (Gallimard, 1971;); Vila Real (Gallimard, 1986) ; Vive le peuple brésilien (Belfond, 1959); Le Sourire du lézard et O luxure ou la maison des bouddhas bienheureux (Le Serpent à Plumes, 1998 et 2001). La dimension sociale de son ?uvre, ancrée dans le Nordeste du Brésil, se manifeste dans sa relecture de la formation de la société brésilienne et du processus, souvent douloureux, de métissage ethnique et culturel. Autre thématique : la confrontation entre un Brésil rustique et primitif et un Brésil urbain aligné sur le modèle occidental. Cette première étude monographique de l'?uvre de Ribeiro se consacre aux romans, aux contes et aux recueils de chroniques de cet écrivain. Dans ce parcours à travers une ?uvre foisonnante, caractérisée par l'exubérance du langage dont la polyphonie permet de dénuder les intérêts sous-jacents aux discours sociaux qu'elle incorpore, Rita Olivieri-Godet propose un questionnement sur la problématique identitaire dans la littérature contemporaine. En soulignant les rapports entre stratégies narratives et figurations identitaires, cet ouvrage met en lumière la déconstruction que l'?uvre de Ribeiro opère vis-à-vis d'une vision homogène de la " brasilianité " et de ses stéréotypes. Cette lecture montre ainsi que l'auteur refisse la perspective essentialiste de l'identité et l'envisage dans son rapport à l'histoire et à la mémoire culturelle. Elle met en évidence la pertinence de cette ?uvre pour penser les rapports interculturels dans nos sociétés modernes.
La géopoétique inscrit au coeur de ses préoccupations le rapport à la terre, au monde, au dehors. La trajectoire suivie dans cet ouvrage va du regard sur les marges et les lointains jusqu'aux limites qui séparent les cultures, pour se déplacer finalement de l'autre côté des frontières, pour entendre des voix jaillissant des confins, celles des littératures nomades et inuits ayant émergé au cours du XXe siècle ; entre les deux, des écrivains, voyageurs et/ou géographes, qui arpentent les territoires à la recherche d'une plus grande harmonie avec l'univers, qui revendiquent le métissage ou qui remettent en question certains préjugés tenaces. Loin d'être vides, ces espaces immenses sont au contraire remplis de vie animale, végétale et humaine, remplis de pierre et de silence. Ce renversement de perspective s'appuie sur l'analyse de corpus diversifiés, où se côtoient la poésie de Kenneth White, Jean Morisset, François Turcot, Aqqaluk Lynge, Taqralik Partridge, Vicky Simigak ; les récits de voyage de Pierre Loti, Isabelle Eberhardt, Benjamin Péret, Jésus Paes Loureiro, Sylvain Tesson ; les romans de Marie Le Franc, Francine Ouellette, Ibrahim Al Koni, J. -M. G. Le Clézio, Markoosie Patsauq ; le récit de Mitiarjuk Nappaaluk et les essais d'Alootook Ipellie et Zebedee Nungak. Avec des articles signés par Rachel Bouvet, Nelly Duvicq, Elise Lepage, Leonor Lourenço de Abreu, Licia Soares de Souza, Rita Olivieri-Godet, Christophe Roncato Tounsi, Brigitte Thiérion et Elisabeth Vauthier.
Milton Hatoum est né en 1952 à Manaus, en Amazonie (dans le Nord du Brésil), espace référentiel de tous ses romans. Architecte de formation et professeur, il se consacre essentiellement, depuis 1998, à la littérature et est chroniqueur pour le journal O Estado de Sào Paulo depuis 2008. Il est l'auteur de trois romans, une nouvelle, un recueil de contes et un recueil de chroniques. Ses trois premiers romans ont paru en France : Récit d'un certain Orient (Seuil, 1989), Deux frères (Seuil, 2000) et Cendres d'Amazonie (Actes Sud, 2005) et ont tous trois été récompensés au Brésil par le prestigieux Prix Jabuti. Son oeuvre a été traduite en douze langues et publiée dans quatorze pays. Cette étude de l'oeuvre de Milton Hatoum vise à étudier la problématique de l'identité, du territoire et de la mémoire dans les trois premiers romans de l'écrivain. Dans ce parcours à travers des oeuvres qui révèlent l'intimité de la mémoire et le roman familial en explorant les relations identitaires ainsi que les processus de construction et de déconstruction de l'identité, Mireille Garcia propose un questionnement sur la problématique identitaire dans la littérature contemporaine. En soulignant les divers critères et composantes identitaires tels que la langue, la religion, la notion d'espace symbolique ou encore le recouvrement du passé par la mémoire, cet ouvrage met en lumière les axes les plus significatifs des processus de construction et de déconstruction identitaires. Cette lecture démontre que les relations familiales dépeintes par l'auteur permettent de révéler les interrelations existantes entre individu et société ; c'est là une façon d'interroger la formation et la destinée de la nation brésilienne à partir d'un regard ancré dans les spécificités de ta région amazonienne que cet ouvrage cherche à éclairer.
Octobre 2013. Alors que Michel Degot pense se rendre à un rendez-vous fixé par une ancienne copine qu'il n'a pas revue depuis cinq ans, il réalise très vite que Catherine ne viendra pas, et qu'elle a négligemment laissé à son intention un livre. Ce livre et ce qu'il renferme sont la clé d'un scandale d'état. Se mettant en quête de découvrir la vérité, Michel devient alors une cible. Lié à une affaire de plus grande ampleur, le renseignement suit aussi ce mélodrame. A la tête de la direction technique, Marie Dufier voit ainsi ressurgir un passé qu'elle pensait enterré : un nom qu'elle avait effacé...
L'enjeu de cet ouvrage est de comparer les multiples expressions de l'espace continental des Amériques et de l'espace insulaire des Carabes qui lui fait face en analysant les modalités de renouvellement des mythes, des narrativités et des perspectives menant à la reconfiguration de cet espace. Les analyses sont structurées autour de quatre axes nourris par des réflexions portant sur les conflits et les croisements culturels, économiques, sociaux et politiques : 1) déplacements et traversées de frontières, 2) dynamiques urbaines et représentations, 3) confins, territoires et non-lieux et 4) espaces mémoriaux.
Subjectivités numériques et posthumain s'inscrit dans le sillage de l'ouvrage PostHumains : frontières, évolutions, hybridités publié dans la collection "Interférences" des presses universitaires de Rennes. Ce recueil était davantage consacré aux mutations, évolutions et hybridations du corps dans un devenir posthumain. Ce livre propose d'explorer l'imaginaire associé à l'émergence d'une subjectivité numérique dans la période contemporaine de l'hyperconnectivité et du développement de l'intelligence artificielle. Tout comme dans la perspective d'une corporéité posthumaine, un esprit qui ne serait plus ancré à un corps organique suscite de nombreuses réflexions et mises en fiction. L'approche proposée dans ce livre est par ailleurs fondamentalement interdisciplinaire car les questionnements relatifs aux devenirs de l'humain et à la définition de son identité que déclenche le posthumain sont universels.
Pourquoi établir des liens entre des images de films radicalement différents, au-delà des auteurs, des pays et des époques ? Parce que ces images convoquent des motifs visuels qui hantent le cinéma depuis ses origines : la fenêtre, la nuque, l'escalier, le miroir, le labyrinthe, le téléphone, le chat, le cri, et tant d'autres... Ces motifs ont des affinités profondes avec le langage et le récit cinématographiques. Ils sont de ce fait universels, pluriels, ambigus, et chaque cinéaste est incité à les adopter, les transformer et les réinterpréter. Les motifs de cinéma ont une grande agilité à se mouvoir : migrer d'un film à l'autre, d'un cinéaste à l'autre, d'une époque à une autre. Par le jeu des reprises et des différences, ils imprègnent la mémoire émotionnelle du spectateur et ouvrent une nouvelle perspective à l'histoire du cinéma. Les soixante motifs analysés et le millier de films cités donnent la mesure de l'impact visuel et narratif de ces images séminales, souvent reliées à la tradition picturale. Ce livre établit des liens comparatifs entre des créateurs qui ont confronté leur art à un même motif, permettant ainsi d'identifier leur singularité, leur rapport intime et personnel à ce motif, et leur rapport à l'histoire commune des images cinématographiques. Une des ambitions principales de cette riche collection de textes, adossés à des photogrammes choisis par les auteurs eux-mêmes, est de susciter l'émergence d'une possible théorie du motif en cinéma.
A Rome, religion et pouvoir sont étroitement imbriqués, comme le montre le relief en couverture du volume : autour de l'autel, le dieu (Mars en l'occurrence) et le magistrat veillent de concert à la clôture des opérations du census qui, tous les cinq ans, définissaient la place de chacun dans la communauté civique. Cet ouvrage permet de mieux appréhender les rapports entre religion et pouvoir dans le cadre des collectivités romaines, de la deuxième guerre punique à la fin des Sévères. Avec les pratiques rituelles pour fil conducteur, il privilégie trois problématiques : les institutions, les acteurs dans leurs espaces et pratiques, et les changements face à l'évolution des situations historiques. L'enquête est nourrie des renouvellements historiographiques opérés depuis deux générations dans l'histoire des religions comme dans l'histoire politique et sociale du monde romain.
Le secteur culturel vit une période de profondes remises en cause. Les politiques culturelles doivent se réinventer, notamment dans leurs liens aux publics. Dès lors, il ne s'agit plus de considérer les publics comme tels, mais comme des personnes qui portent et produisent leur propre culture. Cette posture, défendue par le référentiel des droits culturels, interroge les contributions des différentes parties prenantes de l'écosystème concerné. Ainsi, de la création aux enjeux de diffusion, d'appropriation et de participation, toutes les fonctions de la chaîne de valeurs artistiques sont interrogées : qui est créateur (légitime), diffuseur, prescripteur ? Sans oublier le numérique, nouvel espace médiatique, qui contribue également à redistribuer les rôles. Cet ouvrage, par une approche pluridisciplinaire renouvelée, présente plusieurs analyses tant conceptuelles qu'empiriques de ce nouveau contexte. Il permet d'en éclairer les différents enjeux : comment passer de la notion de publics (voire de non-publics) à celle de personne ? Comment passer d'enjeux transactionnels (partages ponctuels) à des enjeux relationnels (logiques apprenantes longitudinales) ? Comment les différents acteurs se saisissent du numérique dans ces nouveaux processus ?