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Géopoétique des confins
Bouvet Rachel ; Olivieri-Godet Rita
PU RENNES
20,00 €
Épuisé
EAN :9782753565296
La géopoétique inscrit au coeur de ses préoccupations le rapport à la terre, au monde, au dehors. La trajectoire suivie dans cet ouvrage va du regard sur les marges et les lointains jusqu'aux limites qui séparent les cultures, pour se déplacer finalement de l'autre côté des frontières, pour entendre des voix jaillissant des confins, celles des littératures nomades et inuits ayant émergé au cours du XXe siècle ; entre les deux, des écrivains, voyageurs et/ou géographes, qui arpentent les territoires à la recherche d'une plus grande harmonie avec l'univers, qui revendiquent le métissage ou qui remettent en question certains préjugés tenaces. Loin d'être vides, ces espaces immenses sont au contraire remplis de vie animale, végétale et humaine, remplis de pierre et de silence. Ce renversement de perspective s'appuie sur l'analyse de corpus diversifiés, où se côtoient la poésie de Kenneth White, Jean Morisset, François Turcot, Aqqaluk Lynge, Taqralik Partridge, Vicky Simigak ; les récits de voyage de Pierre Loti, Isabelle Eberhardt, Benjamin Péret, Jésus Paes Loureiro, Sylvain Tesson ; les romans de Marie Le Franc, Francine Ouellette, Ibrahim Al Koni, J. -M. G. Le Clézio, Markoosie Patsauq ; le récit de Mitiarjuk Nappaaluk et les essais d'Alootook Ipellie et Zebedee Nungak. Avec des articles signés par Rachel Bouvet, Nelly Duvicq, Elise Lepage, Leonor Lourenço de Abreu, Licia Soares de Souza, Rita Olivieri-Godet, Christophe Roncato Tounsi, Brigitte Thiérion et Elisabeth Vauthier.
Les plantes bougent, se déplacent, se transforment, même si leurs mouvements sont souvent imperceptibles à l'oeil humain. Alors, comment faire pour mieux les voir, les percevoir et les sentir ? Les concepts issus des sciences botaniques - phototropisme, géotropisme, hydrotropisme, chimiotropisme - ne permettent pas de décrire leur poéticité ou leur capacité à "faire monde" en nouant des relations avec d'autres organismes vivants et avec les éléments, sol, air, eau, soleil. Chercher le végétal dans le texte littéraire, c'est contribuer à le mettre en branle, à susciter l'émotion. "Mouvantes et émouvantes" telles sont les qualités des plantes souvent passées sous silence que ce collectif nous invite à observer avec une attention renouvelée. Malgré sa complexité, l'idée que la mobilité végétale passe aussi par le récit se comprend aisément dans les textes de cet ouvrage qui multiplie les angles d'approche et privilégie un regard volontairement décentré. Pour les pouces verts et toute personne cultivée et sensible aux questions éco-littéraires.
Résumé : Cet essai explore le processus de lecture des récits fantastiques, en particulier un phénomène souvent mentionné mais n'ayant jamais fait l'objet d'une véritable étude : l'effet fantastique. Cet effet de lecture très particulier qui se produit au contact de ces récits pour le moins étranges suppose, entre autres, que le lecteur perçoive les indéterminations du texte sans pour autant chercher à les résoudre. Cela amène à remettre en cause l'opinion largement répandue dans le domaine des théories de la lecture, voulant que la lecture soit un processus de détermination, de résolution de l'énigme. C'est donc une nouvelle approche du fantastique qui est présentée dans ce livre, qui accorde également une place importante à l'un des prolongements possibles de la lecture : l'interprétation du récit fantastique. La réflexion sur la notion d'indétermination, sur son rôle dans la lecture fantastique, repose en partie sur l'analyse de nouvelles de Guy de Maupassant et de Marie José Thériault. L'effet fantastique, supposant une progression rapide à travers le texte, l'existence d'un plaisir de l'indétermination ainsi que la présence de certains procédés, est examiné à partir de textes d'Edgar Allan Poe, de Villiers de L'Isle-Adam, de Prosper Mérimée, de Jean Ray et d'Anne Hébert. Enfin, plusieurs interprétations de " Ligeia " d'Edgar Allan Poe sont analysées, dans le but de rendre compte des différents aspects de la lecture critique du récit fantastique.
Résumé : Ruth, trente ans, vient tout juste de se séparer de son fiancé lorsque sa mère l'appelle à la rescousse : après avoir fait preuve d'un comportement pour le moins étrange, son père, un professeur d'histoire reconnu, a appris qu'il est atteint de la maladie d'Alzheimer. Embarquée dans une vie qui ne lui convient pas vraiment, Ruth plaque son boulot et s'installe dans la maison familiale pour une année. Mais entre son père et sa mère, Ruth ne sait pas qui est le plus imprévisible, et la situation, entre rire, larmes et tendresse, s'annonce plus compliquée que prévu...
Bouvet Rachel ; Carpentier André ; Chartier Daniel
Cet ouvrage collectif est consacré aux figures du nomade, du voyageur, de l'explorateur et du déambulateur dans la littérature : des milieux urbains au Grand Nord, en passant par le désert, la campagne, la haute montagne, sans oublier la Laurasie et l'Egypte antique, récits et poèmes se construisent selon des parcours (ligne, itinéraire, projet, plan, carte, téléologie) qui définissent à leur tour les appréhensions de l'espace. Indice d'un passage, l'empreinte laissée sur le sol donne lieu au travail du texte, de l'interprétation, de la lecture. De quelle manière le parcours est-il envisagé dans l'action humaine ? Comment la littérature le configure-t-elle ? Ce sont les questions que soulèvent tour à tour Kenneth White, Rachel Bouvet, Denise Brassard, Farid Zahi, François Foley, Maria Walecka-Garbalinska, Daniel Chartier, Daniel Laforest, Hélène Guy, Caroline Proulx, André Carpentier, Robert Dion, Philippe Archambault, Jérémie Leduc-Leblanc et Christina Horvath.
L'histoire des poches de l'Atlantique reste largement méconnue, fragmentée en de multiples récits locaux décrivant largement les combats et les combattants ou les souffrances des civils, sans analyser les enjeux politiques et militaires, sans présenter l'avant et l'après. Cet ouvrage ne prétend pas à l'exhaustivité, mais revient sur des thématiques méconnues ou des réalités souvent complexes. L'ouvrage s'organise en cinq parties : une première revient sur la constitution et l'histoire de ces fronts en distinguant deux réalités très différentes, les poches bretonnes et celles du sud-ouest.Une seconde partie s'intéresse aux enjeux de ces ports forteresses pour les belligérants, les Allemands et les Français. Les assiégés et les assiégeants sont au coeur de la troisième partie, en posant le regard sur les exemples concrets de Lorient et de Saint-Nazaire, mais également sur les combattants, les FFI, les forces françaises et les troupes de l'Est. La quatrième et la cinquième partie renouvellent l'histoire des poches en abordant des sujets originaux, la Libération et sa planification, l'épuration, la restauration de l'Etat, la reconstruction, en particulier par l'exemple de Saint-Nazaire, puis la mémoire et les commémorations.Cet ouvrage apporte une vision différente et originale de l'histoire singulière de ces poches de l'Atlantique.
Au Moyen-Age le pouvoir se conjugue aussi au féminin. A rebours de la conception française du rôle des princesses de haut rang définie par la loi salique, les comtés de Flandre et de Hainaut sont, entre 1244 et 1503, le lieu d'exercice d'un pouvoir par les femmes. Marguerite de Constantinople, Marguerite de Flandre, Jacqueline de Bavière ou encore Marie de Bourgogne ne sont pas seulement filles, épouses, et mères : elles sont avant tout des femmes régnantes. Outils de validation et de pouvoir, leurs sceaux permettent de définir les contours de leur pouvoir politique et la singularité de leur statut. Par leurs spécificités iconographiques, héraldiques et emblématiques, les sceaux des princesses soulignent la place des femmes au sein de leurs lignées et comtés. Ce corpus sigillaire inédit, mis en regard avec les actes au bas desquels ils sont apposés (chartes, mandements, quittances), révèle les effets concrets de leur gouvernement. A travers l'histoire des pratiques de l'écrit et des représentations, ce sont les pratiques politiques des comtesses de Flandre et de Hainaut qui sont interrogées. In fine, cet ouvrage sur le pouvoir des femmes et les femmes de pouvoir se veut une contribution à l'histoire des femmes et du genre. Préface de Olivier Mattéoni
Epiphénomènes d'une mutation sociétale, fruit de l'économie numérique, les tiers-lieux interpellent les décideurs publics territoriaux sur l'attitude à adopter, de l'intérêt bienveillant à une tutelle complète. L'ouvrage réunissant une équipe pluridisciplinaire de chercheurs présente un matériau empirique original sur cette réalité émergente, encore mal connue : celle de la multiplication des tiers-lieux dans les villes et hors des centres métropolitains. Il pose de nouvelles questions, encore peu traitées dans la littérature, en s'intéressant à la trajectoire sociale des fondateurs d'espaces de coworking, aux nouvelles manières des jeunes générations de travailleurs du numérique de conjuguer leurs aspirations de liberté et d'épanouissement dans les domaines professionnel et privé, ainsi qu'à leurs nouveaux rapports à la collaboration, au travail, au territoire, à la mobilité et aux questions écologiques.
Pourquoi établir des liens entre des images de films radicalement différents, au-delà des auteurs, des pays et des époques ? Parce que ces images convoquent des motifs visuels qui hantent le cinéma depuis ses origines : la fenêtre, la nuque, l'escalier, le miroir, le labyrinthe, le téléphone, le chat, le cri, et tant d'autres... Ces motifs ont des affinités profondes avec le langage et le récit cinématographiques. Ils sont de ce fait universels, pluriels, ambigus, et chaque cinéaste est incité à les adopter, les transformer et les réinterpréter. Les motifs de cinéma ont une grande agilité à se mouvoir : migrer d'un film à l'autre, d'un cinéaste à l'autre, d'une époque à une autre. Par le jeu des reprises et des différences, ils imprègnent la mémoire émotionnelle du spectateur et ouvrent une nouvelle perspective à l'histoire du cinéma. Les soixante motifs analysés et le millier de films cités donnent la mesure de l'impact visuel et narratif de ces images séminales, souvent reliées à la tradition picturale. Ce livre établit des liens comparatifs entre des créateurs qui ont confronté leur art à un même motif, permettant ainsi d'identifier leur singularité, leur rapport intime et personnel à ce motif, et leur rapport à l'histoire commune des images cinématographiques. Une des ambitions principales de cette riche collection de textes, adossés à des photogrammes choisis par les auteurs eux-mêmes, est de susciter l'émergence d'une possible théorie du motif en cinéma.