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L'enfant et ses cultures. Approches internationales
Octobre Sylvie ; Sirota Régine
DOC FRANCAISE
12,00 €
Épuisé
EAN :9782111281530
Comment les enfants reçoivent-ils, consomment-ils ou fabriquent-ils de la culture ? Est-il aussi sérieux de se pencher sur les poupées, les jeux vidéo ou les écrans numériques que sur la littérature enfantine ? Peut-on envisager les pratiques culturelles en ignorant l?enfance en tant que cible publicitaire ? Des spécialistes de renommée internationale, issus de la sociologie et de l?anthropologie, du marketing, des sciences de l?éducation, de la psychologie, des gender studies? débattent de l?articulation entre enfance et cultures. Que fait l?enfance à la culture et inversement que fait la culture à l?enfance ? Les pistes ouvertes par Alan Prout, David Buckingham, Daniel Cook, Kaveri Subrahmanyam et Patricia Greenfield, Nestor Garcia Canclini et Jacqueline Reid-Walsh sont autant d?éclairages sur l?évolution des pratiques et les mutations rapides qui affectent les conceptions de l?enfance face aux industries culturelles. Sylvie Octobre et Régine Sirota en proposent une mise en perspective intellectuelle, tandis que Jean-François Chaintreau resitue ces débats dans le cadre des enjeux des politiques culturelles. Effets d?âges et de générations, différences de genre, inégalités sociales, transmission et socialisation à la culture, consommation et production culturelle? ces thématiques transversales se croisent et se répondent en écho. Elles invitent en ch?ur à une grande ouverture intellectuelle, ouvrent des pistes en faveur d?une nécessaire inventivité théorique et méthodologique, et fournissent des outils de compréhension et d?action sur les mondes des enfants d?aujourd?hui et de demain. Résolument pluridisciplinaire, l?ouvrage rend compte de l?observation par les sciences sociales de l?enfant face à la culture et donne la parole aux plus grands spécialistes de renommée internationale, dont certains sont encore inédits en France.
Geek, like, fake, mods, gaming... De nouveaux mots profilèrent pour décrire les cultures des jeunes générations. Ces anglicismes désignent des modes d'accès, liés à la convergence numérique, mais surtout des capacités d'interventions sur les contenus culturels et de création, rendus possibles grâce aux nouvelles technologies. Aux média-cultures de l'audiovisuel succèdent ainsi des techno-cultures liées au numérique, dans lesquelles le smartphone devient le premier terminal culturel. Ces mutations, qui trouvent leur origine dans le champ culturel, influent en profondeur sur la construction des liens sociaux comme sur la redéfinition des engagements collectifs, notamment politiques. Quoi de commun entre le fait de créer ses playlists et l'amateurisme culturel ? Entre le fansubbing et le médiactivisme ? Ou bien encore entre la pratique du remix et la reconfiguration de l'engagement politique ? Et quel type d'éducation ces changements requièrent-ils ? Telles sont quelques-unes des questions auxquelles ce livre apporte des réponses.
Cet ouvrage vous invite à la rencontre passionnante de deux univers: celui de la jeunesse et celui de la culture. Jusque là laissé en marge de la sociologie classique, le rapport entre enfance et culture est devenu désormais un véritable objet de recherche puisque la culture - les consommations, pratiques et usages, voire les représentations et visions du monde qui sý rattachent paraissent offrir de nouveaux modes de construction individuels ou collectifs: nouveaux rites de passage (le premier MP3, le premier blog, le premier téléphone portable...); espaces de construction et de déconstruction des compétences relationnelles, qu'il s'agisse de sociabilité, de sorties ou de discussion; lieux de reconfiguration des stratégies éducatives et culturelles des familles, elles-mêmes recomposées... À la croisée des recherches sur l'enfance, la famille, l'éducation et les loisirs, la rencontre de ces deux objets scientifiques ouvre des perspectives de dialogue pour différentes disciplines: ethnologie, anthropologie, sociologie. Les articles réunis dans cet ouvrage rendent compte de la richesse de cette rencontre, en explorant tout à la fois la diversité des âges, de la petite enfance à l'adolescence, celle des thématiques, entre socialisations de classe et de sexe, juvénile et familiale, et celle des pratiques, de la fréquentation des équipements culturels traditionnels aux pratiques numériques et multimédiatiques.
Au cours des dernières décennies, le cadre familial a été profondément bouleversé. De la famille nucléaire « classique » aux familles monoparentales et recomposées, il est de plus en plus difficile d’établir un modèle-type du foyer français. La répartition des rôles entre les membres de la famille a également changé et de nouveaux liens intergénérationnels sont apparus. Toutes les problématiques contemporaines sont discutées, analysées et expliquées dans ce numéro des Cahiers français. Un portrait détaillé de la de la famille d'aujourd'hui, entre tradition et modernité.
Ce rapport de la Cour des comptes vise à identifier les principaux axes de la réforme de gestion de l'Institut de France constitué de cinq académies. La loi de programme pour la recherche du 18 avril 2006 a érigé l'Institut et les Académies en personnes morales de droit public à statut particulier placées sous la protection du Président de la République. La Cour a de nouveau examiné la gestion des institutions du quai de Conti et l'utilisation de leur patrimoine pendant les années 2014 à 2020. Ces institutions se trouvent aujourd'hui confrontées à une situation financière déséquilibrée en raison de négligences de longue date, auxquelles elles n'ont pas remédié depuis le dernier rapport de la Cour, et d'une succession d'évènements récents, parmi lesquels la crise sanitaire et le retrait anticipé de l'Aga Khan du domaine de Chantilly. Le soutien exceptionnel de l'Etat met en évidence l'impérieuse nécessité où se trouvent l'Institut et les académies de réformer leur gestion.
Servigne Pablo ; Stevens Raphaël ; Chapelle Gauthi
La situation critique dans laquelle se trouve la planète n'est plus à démontrer. Des effondrements sont déjà en cours tandis que d'autres s'amorcent, faisant grandir la possibilité d'un emballement global qui signifierait la fin du monde tel que nous le connaissons.Le choix de notre génération est cornélien : soit nous attendons de subir de plein fouet la violence des cataclysmes à venir, soit, pour en éviter certains, nous prenons un virage si serré qu'il déclencherait notre propre fin-du-monde-industriel.L'horizon se trouve désormais au-delà : imaginer la suite, tout en se préparant à vivre des années de désorganisation et d'incertitude. En toute honnêteté, qui est prêt à cela ?Est-il possible de se remettre d'un déluge de mauvaises nouvelles ? Peut-on simplement se contenter de vouloir survivre ? Comment se projeter au-delà, voir plus grand, et trouver des manières de vivre ces effondrements ?Dans ce deuxième opus, après Comment tout peut s'effondrer, les auteurs montrent qu'un changement de cap ouvrant à de nouveaux horizons passe nécessairement par un cheminement intérieur et par une remise en question radicale de notre vision du monde. Par-delà optimisme et pessimisme, ce sentier non-balisé part de la collapsologie et mène à ce que l'on pourrait appeler la collapsosophie...Pablo Servigne, Raphaël Stevens et Gauthier Chapelle ont une (dé)formation scientifique et sont devenus chercheurs in-Terre-dépendants. Ils ont publié Comment tout peut s'effondrer . Petit Manuel de collapsologie à l'usage des générations présentes (Seuil, 2015), Le Vivant comme modèle. La voie du biomimétisme (Albin Michel, 2015), Petit traité de résilience locale (ECLM, 2015), Nourrir l'Europe en temps de crise (Babel, 2017) ou encore L'Entraide. L'autre loi de la jungle (Les liens qui libèrent, 2017).
Résumé : L'énergie est au coeur de la vie économique et sociale et le dérèglement climatique bouleverse des millions de vies. Pourtant les politiques de l'énergie sont aujourd'hui un monopole des experts et des multinationales. Cela doit changer ! Gouvernants et multinationales soucieux de gérer les apparences annoncent la "transition énergétique" sans limiter les émissions de gaz à effet de serre en deçà du seuil qui éviterait le dérèglement climatique qui s'accentue. Prendre au sérieux la crise climatique implique aujourd'hui de décider de laisser dans le sol une grande partie des énergies fossiles actuellement connues. Ceux qui s'y refusent, ceux qui étendent la logique extractiviste en forant toujours plus loin et toujours plus sale, ceux qui professent que la privatisation, la finance ou la technologie vont sauver le climat agissent comme de dangereux et irresponsables climatosceptiques. Sur leur chemin se dressent celles et ceux qui ne se résignent pas au naufrage planétaire. Contre l'extractivisme, les hydrocarbures de schistes, les grands projets inutiles et la marchandisation de l'énergie et du climat, ils inventent aujourd'hui les contours d'un monde décarbonné, soutenable et convivial de demain. Il est temps de sortir de l'âge des fossiles et une véritable transition est en marche !
Chaque année, l?Insee chiffre le nombre de pauvres en France (8,2 millions en 2011) sans jamais proposer toutefois de lecture sur l?organisation politique qui génère cette pauvreté. Les pauvres surgissent ainsi sur la scène sociale comme une masse importante que l?on va aider ou punir, selon les mérites ou les défauts de chacun, mais rarement comme le symptôme d?une défaite sociale. Tandis que la fraction la plus riche de la population ne cesse de s?enrichir, la pauvreté n?est plus un phénomène qui relève d?une responsabilité collective. C?est pourquoi Catherine Herszberg est allée demander à des inconnus non pauvres, selon le critère européen, pourquoi les pauvres sont pauvres. Cette démarche s?inscrit dans la continuité de celle qui l?a déjà poussée à observer le sort réservé aux fous emprisonnés (Fresnes, une histoire de fou, 2007). A nouveau, il est question d?hommes mis à l?écart de la société, qu?on est soulagé de ne plus voir, leur vie n?intéressant à peu près personne. Cette enquête pointe ainsi comment le phénomène de la pauvreté s?est détaché du politique, et de notions comme la justice ou l?égalité, pour relever au mieux d?un discours compassionnel, voire charitable. Ce divorce conduit à l?acceptation de ce fait social comme une fatalité, voire une nécessité. Acceptation renforcée par la certitude que le capitalisme mondialisé produit un surplus d?êtres humains "inutiles", surplus appelé à croître dans les années à venir. "Dès lors, la seule question qui se pose est celle-ci: qu?est-ce qu?on va bien pouvoir faire de ces hommes en trop?"