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Les techno-cultures juvéniles. Du culturel au politique
Octobre Sylvie
L'HARMATTAN
24,99 €
Épuisé
EAN :9782343145297
Geek, like, fake, mods, gaming... De nouveaux mots profilèrent pour décrire les cultures des jeunes générations. Ces anglicismes désignent des modes d'accès, liés à la convergence numérique, mais surtout des capacités d'interventions sur les contenus culturels et de création, rendus possibles grâce aux nouvelles technologies. Aux média-cultures de l'audiovisuel succèdent ainsi des techno-cultures liées au numérique, dans lesquelles le smartphone devient le premier terminal culturel. Ces mutations, qui trouvent leur origine dans le champ culturel, influent en profondeur sur la construction des liens sociaux comme sur la redéfinition des engagements collectifs, notamment politiques. Quoi de commun entre le fait de créer ses playlists et l'amateurisme culturel ? Entre le fansubbing et le médiactivisme ? Ou bien encore entre la pratique du remix et la reconfiguration de l'engagement politique ? Et quel type d'éducation ces changements requièrent-ils ? Telles sont quelques-unes des questions auxquelles ce livre apporte des réponses.
Comment les enfants reçoivent-ils, consomment-ils ou fabriquent-ils de la culture ? Est-il aussi sérieux de se pencher sur les poupées, les jeux vidéo ou les écrans numériques que sur la littérature enfantine ? Peut-on envisager les pratiques culturelles en ignorant l?enfance en tant que cible publicitaire ? Des spécialistes de renommée internationale, issus de la sociologie et de l?anthropologie, du marketing, des sciences de l?éducation, de la psychologie, des gender studies? débattent de l?articulation entre enfance et cultures. Que fait l?enfance à la culture et inversement que fait la culture à l?enfance ? Les pistes ouvertes par Alan Prout, David Buckingham, Daniel Cook, Kaveri Subrahmanyam et Patricia Greenfield, Nestor Garcia Canclini et Jacqueline Reid-Walsh sont autant d?éclairages sur l?évolution des pratiques et les mutations rapides qui affectent les conceptions de l?enfance face aux industries culturelles. Sylvie Octobre et Régine Sirota en proposent une mise en perspective intellectuelle, tandis que Jean-François Chaintreau resitue ces débats dans le cadre des enjeux des politiques culturelles. Effets d?âges et de générations, différences de genre, inégalités sociales, transmission et socialisation à la culture, consommation et production culturelle? ces thématiques transversales se croisent et se répondent en écho. Elles invitent en ch?ur à une grande ouverture intellectuelle, ouvrent des pistes en faveur d?une nécessaire inventivité théorique et méthodologique, et fournissent des outils de compréhension et d?action sur les mondes des enfants d?aujourd?hui et de demain. Résolument pluridisciplinaire, l?ouvrage rend compte de l?observation par les sciences sociales de l?enfant face à la culture et donne la parole aux plus grands spécialistes de renommée internationale, dont certains sont encore inédits en France.
Octobre Sylvie ; Détrez Christine ; Mercklé Pierre
Dis-moi quels sont tes loisirs, et je te dirai qui tu es. Dis-moi qui tu es, je te dirai ce que tu fais. Dis-moi ce que tu fais, je te dirai à qui tu ressembles. Dis-moi ce que tu fais, je te dirai ce que tu feras. Quatre demandes comme quatre questions à un champ encore au stade de l'enfance: la culture, de l'enfance à la grande adolescence. Longtemps considérés comme des "héritiers" reproduisant les comportements parentaux, volontiers décrits comme des consommateurs passifs soumis à la profusion de l'offre médiatico-publicitaire des industries, les discours sur les rapports des enfants à la culture oscillent entre angélisme techniciste - ils seraient naturellement digitaux - et paniques morales. L'ouvrage prend un autre parti:l'observation des comportements culturels de près de 4 000 enfants suivis de 11 ans à 17 ans. Il analyse en quoi les loisirs sont des espaces d'expression d'un rapport à la culture et plus largement au monde. Il examine que filles et garçons occupent des espaces culturels distincts: Barbie et goût de la conversation versus football et jeux vidéo. Il met en lumière la construction des différences de genre, socialement situées, dans l'espace des loisirs, le jeu des influences - école, institutions culturelles, copains, médias - et la faculté des enfants à les métisser pour se construire un goût. Au-delà des trajectoires communes, chaque parcours individuel est le fruit d'un processus de construction, fait de découvertes, de choix ainsi que de renoncements. L'ouvrage invite à la découverte de la fabrique des loisirs de l'enfance, chez ceux qui formeront les publics de demain.
Immobile face à sa femme, il attend les premières séries de l'après-midi. Six mois qu'elle est partie. Elle n'a jamais donné de nouvelles et lui, comme un con, il garde sa photo sur la télé. II s'entend lui chuchoter "ils m'ont viré, tu te rends compte, ces salauds", et il est sûr d'apercevoir aux commissures de ses lèvres l'ébauche désolée d'un sourire. Ici, on voudrait s'aimer et on ne sait pas bien comment ; on parle sans toujours trouver les mots ; on s'accroche au quotidien comme on peut. Au fil des quinze histoires qui composent ce recueil, on croise des individus qui donnent parfois l'impression de marcher à côté de leur propre existence. Le propos est grave, souvent drôle, toujours tendre.
Au matin du 22 mars 2016, en se rendant à son bureau, Caroline Choplin monte dans le dernier wagon de la rame de métro qui s'arrêtera brusquement à la station Maelbeek. Elle ne le sait pas encore, mais ce choix involontaire lui sauvera la vie. Trois ans après le double attentat qui a frappé la capitale belge, elle revient sur les émotions ressenties ce matin-là et celles des jours et des mois qui ont suivi le choc.
Ce livre constitue un inédit dans le domaine du music-hall. Les cinquante années envisagées s'étalent de la fin du XIXe siècle à la décennie cinquante. Les chercheurs et curieux y trouveront les noms d'artistes de talent qui eurent du succès en leur temps mais ne figurent dans aucun ouvrage, même spécialisé. Ce travail a demandé des recherches considérables mais n'a guère la prétention d'être exhaustif. Un des objectifs consiste également à réparer des injustices et susciter peut-être des rééditions d'enregistrements rares et précieux.
Dans un contexte économique caractérisé par la mondialisation où les fusions, délocalisations et liquidations d'entreprises sont autant de risques pour les managers, la ressource principale de l'entreprise reste la connaissance. Véritable capital technique, social et culturel, il convient de la préserver, de l'enrichir et de la transmettre. Le capital mémoire de l'entreprise ouvre la voie au management des savoirs, à la gestion des connaissances et à l'ingénierie de la mémoire organisationnelle qui, chacun dans son domaine, cartographient les compétences et les savoirs que recèle l'entreprise et en définissent les enjeux stratégiques. Loin d'être un tout homogène, la mémoire de l'entreprise emprunte à de multiples sources, individuelles ou collectives, se pourrit de cultures conflictuelles et se fixe sur des supports composites - simples récits d'anecdotes, documents de presse ou institutionnels (affiche, film d'entreprise, banque de données...). Par-delà les clivages culturels, les querelles de territoires, les tactiques du secret, les justifications plus ou moins excusables de l'oubli, cet ouvrage montre en quoi la mémoire constitue, pour l'anticipation stratégique et la construction identitaire des collectifs de travail, un facteur-clef dé la communication d'entreprise. L'exemple des Chantiers de l'Atlantique de Saint-Nazaire illustre toute là complexité et la richesse du capital mémoire d'une grande organisation.