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Croisements N° 2/2012 : Ville réelle, ville rêvée
Nussaume Yann
ATELIER CAHIERS
10,00 €
Épuisé
EAN :9782952928663
La revue annuelle Croisements se veut un lieu de rencontres entre Asie et Francophonie. Elle se place sous le signe du dialogue des cultures et des points de vue et de la réciprocité des échanges et de l’expertise. Une revue thématique. Les auteurs, spécialistes francophones des sciences humaines (littérature, droit, sociologie, histoire, etc.) exercent en Asie de l'Est ou ont partie liée, de par leurs travaux ou leurs parcours, avec cette région du monde. Sur des thèmes se rapportant à l’étude de l’Homme et des sociétés, la revue donne la parole à des intellectuels et universitaires de cette région, que rapproche un profond attachement à la langue française, à son histoire et aux cultures qu’elle traverse. Une revue scientifique. Croisements est une revue à comité de lecture dont la présidence est confiée à un spécialiste du thème proposé, sous l’autorité d’un conseil scientifique. Elle comporte une seconde partie réservée aux comptes-rendus les plus significatifs de l’Université francophone d’Asie (UNIFA).
Augendre Marie ; Llored Jean-Pierre ; Nussaume Yan
Résumé : Nous sommes entrés dans une ère, baptisée anthropocène, où les effets de l'action humaine sur la planète deviennent géologiquement significatifs. Quelle que soit la date à laquelle on peut faire remonter cette nouvelle ère, les bouleversements sont d'une ampleur inédite et potentiellement irréversibles à l'échelle humaine. Face à ces changements, le géographe et orientaliste Augustin Berque, récusant le dualisme mécaniste qui a fondé la modernité, repense en un paradigme transmoderne la mésologie - l'étude des milieux singuliers propres à tous les vivants, à la différence de l'écologie, science moderne qui étudie l'environnement comme un objet universel. Comment les sciences actuelles - celles dites exactes autant que les sciences humaines et sociales - peuvent-elles s'en nourrir pour, d'une part, repenser les interactions entre la planète et les êtres humains, et, d'autre part, proposer des perspectives à la société actuelle et à venir ? Telle est la question à laquelle cet ouvrage cherche à répondre. En trois thématiques (" Notions et théories des milieux " , " Champs du déploiement de la mésologie " , " Mutations des milieux humains et non humains "), il reprend les interventions et les synthèses des débats du colloque La mésologie, un autre paradigme pour l'anthropocène ? organisé en septembre 2017 à Cerisy autour d'Augustin Berque et en sa présence.
Tadao Andô s'est interrogé très tôt sur les raisons de la dégradation rapide de la ville japonaise. Les lieux traditionnels de cultes - temples, sanctuaires - et les maisons anciennes de bois se sont retrouvés noyés dans un flot de bâtiments aux textures de verre et de métal reflétant à l'infini un paysage informel. Pour lutter contre la prolifération d'édifices aux formes anarchiques, et mettre fin à la détérioration du paysage, Tadao Andô souhaite fonder un nouveau type d'architecture qui s'inspirerait d'une fusion de l'architecture moderne et de l'architecture traditionnelle japonaise et qui réconcilierait l'humain (ningen) avec la nature (shizen), l'eau (mizu), la lumière (hikari) et le vent (kaze) : un type d'architecture où l'homme et la nature se confronteraient, qui favoriserait un regard mutuel de l'un sur l'autre. Si Tadao Andô s'inspire en partie de l'architecture traditionnelle japonaise, la relation qu'il souhaite instaurer dans ses bâtiments entre l'habitant et la nature est pourtant fondamentalement distincte de celle qui préexistait.Tadao Ando né à Osaka le 13 septembre 1941, est un architecte japonais. Il a été catégorisé comme faisant partie du style régionalisme critique. Il travaille beaucoup avec le béton et avec la lumière. Il est lauréat du Prix Pritzker, a obtenu la Royal Gold Medal for architecture et la Médaille Alvar Aalto.
Pourquoi ne pas imaginer des bâtiments qui pourraient être aimés ? Et qu'est-ce que cela signifierait, pour une architecture, d'être aimée ? je me suis posé cette question à l'école primaire, habitée par la curieuse impression que les architectes essaient de rendre compliquées les choses simples. Onishi Maki. Onishi Maki et Hyakuda Yuki, avec leur agence o+h, incarnent l'avant-garde de l'architecture japonaise. Ils sont sensibles aux enjeux environnementaux et sociaux, et prennent en compte la diversité humaine. Leur architecture se veut profondément vivante : elle est pensée comme un être à chérir. Leur démarche conceptuelle se nourrit d'un dialogue étroit avec les lieux, les artisans, les habitants et leurs milieux. Souhaitant aller au-delà du quotidien, Onishi et Hyakuda créent des oeuvres narratives dont la poésie stimule notre imaginaire et nos rêves.
Depuis les années 1960 et la course effrénée de l'urbanisation, la prise en compte des paysages dans le " ménagement " (Michel Marié, 1985) des territoires est devenue primordiale. Le travail mené depuis maintenant sept décennies par Bernard Lassus - artiste, paysagiste et enseignant -, a largement contribué à cette reconnaissance et à une refondation du processus de projet. En suivant le fil chronologique de son parcours intellectuel (par ses réalisations ou ses écrits), cet ouvrage retrace l'édification d'une pensée évolutive, sinueuse, consolidée par l'expérience de chaque chantier - concret ou théorique -, pour atteindre une forme d'unicité, attestée par son oeuvre. Certains projets sont immédiatement menés à terme, d'autres nécessitent du temps pour être revisités au fil des années. Si le cheminement d'un créateur est souvent décrit de façon linéaire, ce livre montre au contraire qu'il se développe d'une manière aventureuse, distendue, cyclique. C'est également l'occasion d'aborder les nombreux concepts que Bernard Lassus a imaginés, ou qu'il s'est approprié et a actualisés, et qui sont essentiels face aux préoccupations environnementales et sociétales actuelles... Les réflexions de ce pionnier, notamment sur le dessein des paysages contemporains, questionne une délivrance de l'inflexus des territoires et de notre société. Elles interrogent les fondements des milieux humains pour libérer un futur " incommensurable " pour notre terre et s'affranchir des freins préjudiciables à son avenir.
Nous sommes en mai 1958, un groupe d’intellectuels français s’embarque à bord d’un avion en direction de Pyongyang via Moscou. À son bord, des hommes en quête d’horizons nouveaux : Armand Gatti, journaliste, futur cinéaste et dramaturge ; Chris Marker, écrivain-cinéaste; Jean-Claude Bonnardot, acteur-cinéaste ; Francis Lemarque, chansonnier, et Claude Lanzmann, rédacteur-philosophe aux Temps Modernes de Sartre et Beauvoir, et futur maître du documentaire moderne. Gatti et Bonnardot ramèneront de cette expédition un film unique en son genre Moranbong, un film à part, insoluble dans le réalisme socialiste stalinien, trou noir dans l’histoire du cinéma français, une comète chargée de toutes les interrogations et contradictions d’une époque, en Corée du Nord comme en France. Chris Marker ramènera un album de photographies commentées qui fera date (Coréennes), Lemarque, des vues éparses filmées au cours du séjour, et Lanzmann, une histoire belle et triste d’amour impossible qu’il relatera dans ses mémoires (Le Lièvre de Patagonie). Le nord de la Corée est alors sous le contrôle de Kim Il-sung, fondateur d’une république dite populaire alliée de l’URSS et de la Chine.
Cette longue nouvelle de l écrivaine Pak Wan-seo met en scène une gynécologue « accoucheuse d anges » dans le Séoul des années 1980 à trois de jours de prendre sa retraite. Pendant ces 3 dernières longues journées d automne, elle fait le bilan des trente années écoulées et se demande désespérément s il lui sera donnée une dernière chance de mettre au monde un enfant vivant. A travers ce portrait sans concession d une femme face à son destin, c est un tableau de la Corée contemporaine que dresse, non sans humour, Pak Wan-seo. Comme toujours chez ce grand auteur, derrière le masque grimaçant des personnages et de leur misère, se cache un profond humanisme qui donne une résonance universelle à ce très beau texte coréen.