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Onishi Maki, Hyakua Yuki. O h. L'architecture comme un être vivant
Nussaume Yann ; Jacquet Benoît
ARLEA
17,00 €
Épuisé
EAN :9782363083869
Pourquoi ne pas imaginer des bâtiments qui pourraient être aimés ? Et qu'est-ce que cela signifierait, pour une architecture, d'être aimée ? je me suis posé cette question à l'école primaire, habitée par la curieuse impression que les architectes essaient de rendre compliquées les choses simples. Onishi Maki. Onishi Maki et Hyakuda Yuki, avec leur agence o+h, incarnent l'avant-garde de l'architecture japonaise. Ils sont sensibles aux enjeux environnementaux et sociaux, et prennent en compte la diversité humaine. Leur architecture se veut profondément vivante : elle est pensée comme un être à chérir. Leur démarche conceptuelle se nourrit d'un dialogue étroit avec les lieux, les artisans, les habitants et leurs milieux. Souhaitant aller au-delà du quotidien, Onishi et Hyakuda créent des oeuvres narratives dont la poésie stimule notre imaginaire et nos rêves.
Les Japonais d'antan accordaient la même valeur au "moi" et à la "nature". Cela revient, d'après moi, à vider le "moi" de sa substance et à le rapprocher de la nature. Toutefois, cette conception traditionnelle de la nature est désuète. Comme vous le savez, nous ne vivons plus dans le Japon traditionnel. L'ancien idéal d'une vie assimilée à la nature est plus proche du mythe que de la réalité. Parallèlement aux changements survenus dans la culture et la civilisation humaines, la nature connaît elle aussi, et au même rythme, un changement qualitatif. L'environnement dans lequel je vis n'est-il pas en partie similaire au vôtre ? Dans un tel contexte, je pense que la relation entre l'homme et la nature doit inévitablement changer. " Tadao Andô Yann Nussaume a déjà conquis un large public avec un premier livre Tadao Andô, Réflexions sur l'architecture et le paysage. Ce deuxième livre en est le complément. Il traite de la notion de milieu : c'est-à-dire des particularités géographiques et climatiques du contexte dans lequel l'architecture de Tadao Ando s'est développée, et s'interroge sur la différence de perception du lieu, au cours du temps, par ceux qui l'habitent ? tant nous sommes inséparable d'un contexte, d'un mode de vie et d'une époque donnée. Tadao Andô a toujours posé comme postulat la relation entre l'architecture et l'environnement et comme préoccupation première le bouleversement de cette relation, consécutif à l'apparition de la modernité. Tadao Andô, né à Osaka le 13 septembre 1941, architecte japonais, est lauréat du prix Pritzker, a obtenu la Royal Gold Medal for architecture et la Médaille Alvar Aalto.
Tadao Andô s'est interrogé très tôt sur les raisons de la dégradation rapide de la ville japonaise. Les lieux traditionnels de cultes - temples, sanctuaires - et les maisons anciennes de bois se sont retrouvés noyés dans un flot de bâtiments aux textures de verre et de métal reflétant à l'infini un paysage informel. Pour lutter contre la prolifération d'édifices aux formes anarchiques, et mettre fin à la détérioration du paysage, Tadao Andô souhaite fonder un nouveau type d'architecture qui s'inspirerait d'une fusion de l'architecture moderne et de l'architecture traditionnelle japonaise et qui réconcilierait l'humain (ningen) avec la nature (shizen), l'eau (mizu), la lumière (hikari) et le vent (kaze) : un type d'architecture où l'homme et la nature se confronteraient, qui favoriserait un regard mutuel de l'un sur l'autre. Si Tadao Andô s'inspire en partie de l'architecture traditionnelle japonaise, la relation qu'il souhaite instaurer dans ses bâtiments entre l'habitant et la nature est pourtant fondamentalement distincte de celle qui préexistait.Tadao Ando né à Osaka le 13 septembre 1941, est un architecte japonais. Il a été catégorisé comme faisant partie du style régionalisme critique. Il travaille beaucoup avec le béton et avec la lumière. Il est lauréat du Prix Pritzker, a obtenu la Royal Gold Medal for architecture et la Médaille Alvar Aalto.
Augendre Marie ; Llored Jean-Pierre ; Nussaume Yan
Résumé : Nous sommes entrés dans une ère, baptisée anthropocène, où les effets de l'action humaine sur la planète deviennent géologiquement significatifs. Quelle que soit la date à laquelle on peut faire remonter cette nouvelle ère, les bouleversements sont d'une ampleur inédite et potentiellement irréversibles à l'échelle humaine. Face à ces changements, le géographe et orientaliste Augustin Berque, récusant le dualisme mécaniste qui a fondé la modernité, repense en un paradigme transmoderne la mésologie - l'étude des milieux singuliers propres à tous les vivants, à la différence de l'écologie, science moderne qui étudie l'environnement comme un objet universel. Comment les sciences actuelles - celles dites exactes autant que les sciences humaines et sociales - peuvent-elles s'en nourrir pour, d'une part, repenser les interactions entre la planète et les êtres humains, et, d'autre part, proposer des perspectives à la société actuelle et à venir ? Telle est la question à laquelle cet ouvrage cherche à répondre. En trois thématiques (" Notions et théories des milieux " , " Champs du déploiement de la mésologie " , " Mutations des milieux humains et non humains "), il reprend les interventions et les synthèses des débats du colloque La mésologie, un autre paradigme pour l'anthropocène ? organisé en septembre 2017 à Cerisy autour d'Augustin Berque et en sa présence.
En réponse aux transformations rapides de la planète et de ses territoires, depuis plusieurs décennies, le géographe Augustin Berque a conceptualisé un redéploiement de la mésologie, à partir de diverses notions : " médiance " , " milieu " , " mouvance " , " trajection " , " écoumène " ... Familiariser le lecteur à leurs intérêts pour l'architecture est l'ambition de ce livre. Trois dialogues le structurent. Ils peuvent se lire indépendamment, au gré des préoccupations du lecteur. Le premier, entre Augustin Berque et Yann Nussaume, revient sur le développement de la mésologie et questionne l'évolution des milieux par rapport à l'accélération de la mondialisation et du déploiement d'un monde transmoderne ; le deuxième, entre Antoine Picon et Yann Nussaume, propose une analyse du développement de la théorie et de l'histoire de l'architecture au prisme de la notion de milieu ; enfin, le dernier, entre Philippe Madec et Yann Nussaume, questionne l'éthique architecturale sous l'éclairage de la mésologie. Il suggère l'importance d'une frugalité mésologique.
Deux siècles après leur composition (1819-1823), dans un monde confronté à de nouveaux enjeux de taille, Stéphane Lambert se penche sur l'extraordinaire cycle des peintures noires de Goya pour sonder leur inépuisable actualité. Par cette plongée dans l'imaginaire de ses hantises les plus entêtantes, le peintre espagnol avait transfiguré tous les genres picturaux de l'époque et bouleversé durablement la vision de notre humanité. Goya (1746-1828) a tout traversé, les humiliations et les honneurs, les assauts de la maladie, la guerre et les remous de l'Histoire, avec le fabuleux don de transformer les ravages en occasions de révolutionner son art. Revenant sur le riche et long parcours d'un artiste de génie, le livre prend la forme d'un voyage à travers une oeuvre professant la vitalité inébranlable de la création face à la menace du chaos.
Armen Lubin (1903-1974) est né à Istanbul sous le nom de Chahnour Kérestédjian. Persécuté, comme ses compatriotes arméniens, il doit quitter la Turquie à l'été 1923, devenant de fait apatride. A son arrivée à Paris, il exerce la profession de retoucheur en photographie pendant plusieurs années. En parallèle, il écrit dans des journaux arméniens, tandis qu'il fait, aussi, ses premiers pas de poète français, sous l'aile d'André Salmon et de Jean Paulhan. Très vite atteint d'une affection tuberculeuse particulièrement redoutable, le mal de Pott, il passera sa vie le reste de sa vie dans les hôpitaux et les sanatorium de l'Assistance publique, de la Salpêtrière à Berck, mais aussi à Bidart et à Pessac. C'est dans ces lieux où il connaîtra des souffrances extrêmes qu'il écrira toute son oeuvre poétique tout en continuant de correspondre avec ses amis. Publié par Jean Paulhan chez Gallimard, il se liera d'amitié avec Henri Thomas ou Madeleine et Jean Follain. Le livre, suivant une alternance régulière, réfléchit en miroir de brefs chapitres revenant sur la vie d'Armen Lubin, regroupés en cinq parties : Enfance, Souffrances, Ecritures, Amours et amitiés, L'homme double et des chapitres directement autobiographiques, concernant Hélène Gestern, ellemême originaire d'une famille d'exilés. C'est donc une méditation sur l'exil, la perte et l'écriture, sur ce qui construit un écrivain, sur les blessures du passé et leur rôle fondateur. La réflexion des deux existences, l'affinité qui se noue, au fil de l'écriture, entre Hélène Gestern et son sujet, se veut le lieu d'une méditation sensible sur l'écriture et la place centrale qu'elle peut tenir dans une existence. D'une ampleur comparable à celle de l'Odeur de la forêt, ce texte nous emporte dans les méandres de deux destinées que tout oppose et qui, pourtant, se répondent singulièrement. C'est la première fois qu'Hélène Gestern livre avec pudeur quelques clés de son univers romanesque.
Après le Prix de la nouvelle de l'Académie française pour Vous n'avez pas vu Violette ? , Marie Sizun revient au genre avec ce nouveau recueil consacré au téléphone. Après le Prix de la nouvelle de l'Académie française pour Vous n'avez pas vu Violette ? , Marie Sizun revient au genre avec ce nouveau recueil consacré au téléphone. Son usage est devenu si naturel que nous oublions de nous étonner de son mystère et de la force de son implication dans nos vies. C'est à cette redécouverte que nous invite Marie Sizun à la faveur d'une quarantaine de courtes histoires empruntées à notre quotidien, tour à tour légères ou graves, drôles ou cruelles, instants de vie saisis sur le vif de l'émotion. Amants heureux ou malheureux, vieux solitaires, filles à la recherche de leur mère, de leur père, comédien en attente de rôle, si divers que soient ses personnages, l'auteure pose sur eux un regard dont la lucidité se nuance toujours de tendresse et de poésie. Ne quittez pas, on parle de vous ! Ne quittez pas ! est le douzième livre de Marie Sizun.
Deux soeurs se retrouvent à Ville-d'Avray, un dimanche alors que fléchit la lumière. L'une révèle à l'autre son errance avec un inconnu : une brève histoire, inquiète et trouble comme les eaux des étangs tout proches, mystérieuse et violente comme notre insatiable besoin de romanesque.