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Milieu et architecture. Entretiens avec Augustin Berque, Philippe Madec et Antoine Picon
Nussaume Yann ; Berque Augustin ; Picon Antoine ;
HERMANN
20,10 €
Épuisé
EAN :9791037008602
En réponse aux transformations rapides de la planète et de ses territoires, depuis plusieurs décennies, le géographe Augustin Berque a conceptualisé un redéploiement de la mésologie, à partir de diverses notions : " médiance " , " milieu " , " mouvance " , " trajection " , " écoumène " ... Familiariser le lecteur à leurs intérêts pour l'architecture est l'ambition de ce livre. Trois dialogues le structurent. Ils peuvent se lire indépendamment, au gré des préoccupations du lecteur. Le premier, entre Augustin Berque et Yann Nussaume, revient sur le développement de la mésologie et questionne l'évolution des milieux par rapport à l'accélération de la mondialisation et du déploiement d'un monde transmoderne ; le deuxième, entre Antoine Picon et Yann Nussaume, propose une analyse du développement de la théorie et de l'histoire de l'architecture au prisme de la notion de milieu ; enfin, le dernier, entre Philippe Madec et Yann Nussaume, questionne l'éthique architecturale sous l'éclairage de la mésologie. Il suggère l'importance d'une frugalité mésologique.
Depuis les années 1960 et la course effrénée de l'urbanisation, la prise en compte des paysages dans le " ménagement " (Michel Marié, 1985) des territoires est devenue primordiale. Le travail mené depuis maintenant sept décennies par Bernard Lassus - artiste, paysagiste et enseignant -, a largement contribué à cette reconnaissance et à une refondation du processus de projet. En suivant le fil chronologique de son parcours intellectuel (par ses réalisations ou ses écrits), cet ouvrage retrace l'édification d'une pensée évolutive, sinueuse, consolidée par l'expérience de chaque chantier - concret ou théorique -, pour atteindre une forme d'unicité, attestée par son oeuvre. Certains projets sont immédiatement menés à terme, d'autres nécessitent du temps pour être revisités au fil des années. Si le cheminement d'un créateur est souvent décrit de façon linéaire, ce livre montre au contraire qu'il se développe d'une manière aventureuse, distendue, cyclique. C'est également l'occasion d'aborder les nombreux concepts que Bernard Lassus a imaginés, ou qu'il s'est approprié et a actualisés, et qui sont essentiels face aux préoccupations environnementales et sociétales actuelles... Les réflexions de ce pionnier, notamment sur le dessein des paysages contemporains, questionne une délivrance de l'inflexus des territoires et de notre société. Elles interrogent les fondements des milieux humains pour libérer un futur " incommensurable " pour notre terre et s'affranchir des freins préjudiciables à son avenir.
Tadao Andô s'est interrogé très tôt sur les raisons de la dégradation rapide de la ville japonaise. Les lieux traditionnels de cultes - temples, sanctuaires - et les maisons anciennes de bois se sont retrouvés noyés dans un flot de bâtiments aux textures de verre et de métal reflétant à l'infini un paysage informel. Pour lutter contre la prolifération d'édifices aux formes anarchiques, et mettre fin à la détérioration du paysage, Tadao Andô souhaite fonder un nouveau type d'architecture qui s'inspirerait d'une fusion de l'architecture moderne et de l'architecture traditionnelle japonaise et qui réconcilierait l'humain (ningen) avec la nature (shizen), l'eau (mizu), la lumière (hikari) et le vent (kaze) : un type d'architecture où l'homme et la nature se confronteraient, qui favoriserait un regard mutuel de l'un sur l'autre. Si Tadao Andô s'inspire en partie de l'architecture traditionnelle japonaise, la relation qu'il souhaite instaurer dans ses bâtiments entre l'habitant et la nature est pourtant fondamentalement distincte de celle qui préexistait.Tadao Ando né à Osaka le 13 septembre 1941, est un architecte japonais. Il a été catégorisé comme faisant partie du style régionalisme critique. Il travaille beaucoup avec le béton et avec la lumière. Il est lauréat du Prix Pritzker, a obtenu la Royal Gold Medal for architecture et la Médaille Alvar Aalto.
Pourquoi ne pas imaginer des bâtiments qui pourraient être aimés ? Et qu'est-ce que cela signifierait, pour une architecture, d'être aimée ? je me suis posé cette question à l'école primaire, habitée par la curieuse impression que les architectes essaient de rendre compliquées les choses simples. Onishi Maki. Onishi Maki et Hyakuda Yuki, avec leur agence o+h, incarnent l'avant-garde de l'architecture japonaise. Ils sont sensibles aux enjeux environnementaux et sociaux, et prennent en compte la diversité humaine. Leur architecture se veut profondément vivante : elle est pensée comme un être à chérir. Leur démarche conceptuelle se nourrit d'un dialogue étroit avec les lieux, les artisans, les habitants et leurs milieux. Souhaitant aller au-delà du quotidien, Onishi et Hyakuda créent des oeuvres narratives dont la poésie stimule notre imaginaire et nos rêves.
Les Japonais d'antan accordaient la même valeur au "moi" et à la "nature". Cela revient, d'après moi, à vider le "moi" de sa substance et à le rapprocher de la nature. Toutefois, cette conception traditionnelle de la nature est désuète. Comme vous le savez, nous ne vivons plus dans le Japon traditionnel. L'ancien idéal d'une vie assimilée à la nature est plus proche du mythe que de la réalité. Parallèlement aux changements survenus dans la culture et la civilisation humaines, la nature connaît elle aussi, et au même rythme, un changement qualitatif. L'environnement dans lequel je vis n'est-il pas en partie similaire au vôtre ? Dans un tel contexte, je pense que la relation entre l'homme et la nature doit inévitablement changer. " Tadao Andô Yann Nussaume a déjà conquis un large public avec un premier livre Tadao Andô, Réflexions sur l'architecture et le paysage. Ce deuxième livre en est le complément. Il traite de la notion de milieu : c'est-à-dire des particularités géographiques et climatiques du contexte dans lequel l'architecture de Tadao Ando s'est développée, et s'interroge sur la différence de perception du lieu, au cours du temps, par ceux qui l'habitent ? tant nous sommes inséparable d'un contexte, d'un mode de vie et d'une époque donnée. Tadao Andô a toujours posé comme postulat la relation entre l'architecture et l'environnement et comme préoccupation première le bouleversement de cette relation, consécutif à l'apparition de la modernité. Tadao Andô, né à Osaka le 13 septembre 1941, architecte japonais, est lauréat du prix Pritzker, a obtenu la Royal Gold Medal for architecture et la Médaille Alvar Aalto.
La dépression est-elle une vraie maladie, que seuls les psys et les docteurs savent diagnostiquer ? Peut-elle être traitée avec des médicaments efficaces ? Ou bien est-ce une sorte de "maladie imaginaire" dont ceux qui en souffrent sont des tire-au-flanc qui s'écoutent trop ? Les médicaments antidépresseurs marchent-ils, ou bien sont-ils une sorte de drogue légale qui rapporte beaucoup d'argent ? En somme, qu'est-ce réellement que la dépression, ce phénomène si répandu et pourtant si mal connu ? Dans ce petit livre ingénieux, Maël Lemoine nous aide à distinguer, à rebours des idées reçues, ce qu'est, et n'est pas, la dépression, quels sont les faits scientifiquement établis, loin du discours des philosophies feel good qui vendent un bonheur kitsch et irréaliste. Cette Petite philosophie de la dépression, qui prend au sérieux la réalité des phénomènes dépressifs, propose ainsi en creux une réflexion sur le véritable bonheur.
L'amour virtuel, un amour véritable ? Certains affirment tomber amoureux en ligne. Mais est-ce là de l'amour véritable ? L'amour, soutient-on, est désir du bien de l'autre. Il nécessite l'amour de soi, il amène à vouloir être près de l'être aimé, il exige une reconnaissance mutuelle et vise une personne concrète et autre que soi. On le décrit également comme étant inconditionnel, durable, voire incontrôlable (c'est lui qui nous contrôle), toujours pauvre et irrationnel. Que signifient et qu'impliquent ces caractéristiques ? Surtout, les retrouve-t-on toutes dans les relations d'amour virtuelles ? Plus encore, quelle vision de l'amour le virtuel pousse-t-il à adopter ?
Cénat Jude Mary ; Cyrulnik Boris ; Dérivois Daniel
Même si, avec plus de 200 000 morts et des dizaines de milliers de blessés, le séisme du 12 janvier 2010 a déjà suscité nombre de réflexions sur l'histoire et la population haïtiennes, on a rarement l'occasion de lire des témoignages aussi poignants ainsi qu'une fine analyse des traumatismes et de la résilience des survivants. Tout le monde s'en souvient : isolés, sans abri, sans nourriture, débordés par la dévastation et dans l'attente des secours, les insulaires ont vécu parmi les morts et avec les morts pendant de nombreuses semaines. Ces témoignages de survivants nous font précisément entrer dans cet enfer, dans le récit d'une souffrance insupportable, mais qui refuse toute attitude condescendante. Par-delà blessures et amputations, le dialogue avec l'auteur laisse lentement apparaître les voies salutaires de la résilience, une sortie proprement humaine vers la vie, comme une renaissance que donne en partage le peuple haïtien à l'humanité entière. Cela nous donne un ouvrage touchant, rigoureux et engagé. Un ouvrage édifiant.
En quelques décennies, le jeu vidéo est devenu l'une des pratiques culturelles les plus prisées des adolescents. Sources de problèmes et d'inquiétudes pour les uns, simple loisir pour les autres, les pratiques vidéoludiques sont souvent l'objet de critiques et la cible de nombreux stéréotypes, malgré leur grande popularité. A partir d'enquêtes de terrain, cet ouvrage propose de déconstruire les présupposés sur le jeu vidéo afin de mieux comprendre sa relation avec ces adeptes singuliers que sont les adolescents et, depuis plusieurs années déjà, les adolescentes. De leur rôle dans la construction identitaire de jeunes joueurs aux représentations de l'adolescence dans les scénarios qu'ils proposent, les jeux vidéo révèlent alors leur complexité à la lumière des regards sociologiques et anthropologiques.