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Edgar Morin ou la nouvelle épistémologie
Nsonsissa Auguste ; Ampini Gévi Ankomo
L'HARMATTAN
29,50 €
Épuisé
EAN :9782343177144
Exposé aux risques de la pensée libre, le présent ouvrage vise à introduire l'épistémologie de la complexité d'Edgar Morin (1921-). II a pour but d'examiner les aspects fondamentaux de la philosophie morinéenne ainsi que les domaines d'étude qui s'y rapportent. Ce travail épouse l'esprit de la métaphysique de la connaissance consacrée aux relations complexes entre la simplicité, la simplexité et la complexité. Deux raisons président à cette dialogique pensante : d'abord, Morin contribue de manière significative à la critique du scientisme, et de l'apriorisme comme pratique discursive visant à prendre la totalité des présupposés de la science. Ensuite, son corpus transversal et transdisciplinaire, de mieux en mieux, connu au coeur des rationalités contemporaines ouvre un espace des possibles de méditation de l'être pris dans son indétermination totale et dans une tension essentielle entre ce qui est et ce qui pourrait être. C'est donc une contribution à l'avènement d'une pensée interstitielle qui ne dévalorise pas les conditions de possibilité d'une science de la complexité entre devenir de la science et revenir des sciences.
Cet ouvrage fait ressortir l'épaisseur contemporaine de la multiversalité de la philosophie des sciences. On aurait donc osé ré-ouvrir, en guise de challenge, de nouveaux couloirs épistémologiques et philosophiques moyennant lesquels les philosophes contemporains sortiraient des réductionnismes pour sursumer la répétitivité des textes philosophiques qui gagnent souvent quelques-uns pensant encore en rond. C'est bien dans cet esprit innovant et problématisant que les contributeurs à ce numéro ont cru pouvoir axer leurs propos. Mahamoudou Konaté a choisi de penser la crise du langage scientifique suivant l'axe épistémologique de la crisologie. Et ce, à la lumière de "l'Ecole de Copenhague" . Quant à Dango Adjoua Bernadette, son analyse critique se fonde sur la logique déontique en tant qu'art de penser et d'appliquer les modalités normatives. Pour Ahamadou Hamage Issa, penser la biodiversité est d'une singulière actualité pour un pluralisme axiologique à partir des pluralismes scientifiques. Auguste Nsonsissa examine "l'émersiologie" pour lever l'équivoque du corps plastique dans l'horizon épistémologique des savoirs corporels. Marcel Homet Miyala Mabiala étudie la position de Wittgenstein dans le débat contemporain sur l'indicibilité du Tractatus. Il relève le caractère problématique de l'existence d'un métalangage. Enfin, ce numéro fait droit à un varia qui donne à lire l'article de Koné Kiyali dont l'enjeu réside dans l'instruction coranique qui conduit à la délinquance juvénile. Le cas des "Garibous" de Korhogo est ici mis en relief.
L'esprit de notre temps donne l'ambition de penser à l'écart des mondes constitués, c'est-à-dire entre Dieu et le monde. Penser l'équivocité du monde, n'est-ce pas renvoyer à sa complexité pour mieux le désigner ? Du fait de l'intérêt philosophique de la "mondialogie" en perspective, la pluralité des mondes siérait mieux à tous les écarts différentiels qui existeraient entre les niveaux de la réalité du monde. Qui plus est, souvent créatif du probable, conscient des ambivalences du futurisme, la musicalité du monde est révélatrice de l'inaperçu par-delà les apparences du réel. Conséquemment, la séparation entre les mondes possibles se montre difficile à combler là où leur projection s'érige en théorie de la survenance des mondes. En revanche, pareille perspective implique la réévaluation d'un nouveau monde, celui où les valeurs se donnent à penser au coeur d'un monde des faits. Ainsi, affronter le défi de l'incertitude de la connaissance humaine ; non sans éprouver la difficulté du monde glissant sur un terrorisme persistant, c'est ipso facto cultiver le "désir d'unité" des mondes en construction. "Mais, il est non moins certain que ce n'est pas en sapant la foi en la raison qu'on atteindra ce but" (Karl Popper).
L'accès à la diversité est un problème philosophique. Il pose aussi la question méthodologique de l'unité de la science, de la culture, du monde et du genre humain. L'unité dans la diversité constitue le noyau ontologique de l'expression inachevée de la recherche en philosophie des sciences et la pointe avancée d'une connaissance non mutilante et non mutilée. Fondée sur le principe de prolifération la diversité devient une exigence logique et éthique de la connaissance qui respecte les pans entiers du réel. Le monde qui vient éprouve le besoin d'une culture scientifique ouverte à l'irrationnel des sciences et l'irrationnel de la superstition. Pareille rationalité ouverte étudie la réalité et ses niveaux. Elle s'adosse à la psychologie du pluriel tout en l'insérant dans un contexte de découverte et de justification des nouveaux principes d'intelligibilité. Dans ce sens, l'esprit de notre temps se doit de rejeter l'éloge de la différence. Il plaide pour une universalité décloisonnée incluant ainsi la solidarité entre les peuples, les chercheurs, les experts et les savants qui sont invités à coopérer pour poursuivre la vérité. On retrouve ici les enjeux épistémologiques d'une scientificité complexe. Qui plus est, a l'unité de la forêt ne doit pas nous cacher ni la multiplicité, ni la diversité des arbres ". (Edgar Morin).
Comment peut-on faire bon usage de la pensée interstitielle ? Son interprétation et son statut ne sont ni énigmatiques, ni controversés. Descriptive, normative, prescriptive, rétrospective, intégrative, prospective, la pensée interstitielle est l'une des pistes les bien moins explorées, aujourd'hui. Pourtant, elle se donne au nouvel esprit scientifique sous un quintolet épistémologique : "épistémologiser" , "complexifier" , "problématiser" , "formaliser" , "éthiciser" . Ces approches donnent du sens à "la psychologie du pluriel" . Enrichie par le biais philosophique du métalangage scientifique en construction, la mise en avant analytique des termes scientifiques signifiés et signifiants rend possible la pensée interstitielle qui prend la figure éclatée d'une pharmacie de la science. Ce n'est donc pas un mauvais pas rationnel.
?Quels sont les secrets d'une vocation ? Par quels chemins mystérieux voyage-t-elle ? Devenir galeriste, est-ce un appel, un destin, ou le résultat des hasards successifs ? A priori, être galeriste c'est vivre entre l'économie et l'esthétique, c'est être partagé entre les échanges et le coeur. Quel impératif l'emporte et comment passer du numéraire à l'esprit, du matériel au spirituel ? A travers quelques anecdotes et faits saillants d'une carrière de vingt ans, l'auteur tente de répondre à ces questions.
Perrat Benoît ; Pitte Jean-Robert ; Guillot Pierre
Résumé : Grand chef cuisinier aux côtés des Escoffier, des Rambert et des frères Rouzier notamment, le Bressan Benoît Perrat (1873-1957) exerça son art dans les restaurants de tout premier ordre (Lyon, Genève, Paris, York, Berlin, Dresde) puis dans les cours princières et royales d'Europe centrale de la Belle Epoque (Saxe, Bavière, Roumanie, Hongrie). Contraint par la Grande Guerre à quitter ceux qu'il avait somptueusement servis, il retrouve ses terres natales et s'installe quelque temps après à Vonnas (Ain), la "Mecque de gueule", où il tiendra jusqu'à la Seconde Guerre mondiale toujours avec panache et distinction, jusqu'au raffinement ultime, la table et le Grand Hôtel Moderne. Il y rédigera sa célèbre "rhapsodie culinaire et gastronomique", Cornus en Bresse (1932) ? rééditée en 2002 ? et en 1938 sa Hongrie gourmande, restée inédite et publiée ici pour la première fois. Ce recueil surprenant assemble une centaine de ses recettes magyares récolées au gré de ses rencontres, de ses pérégrinations, de ses affectations et de ses enchantements. Récolées... ! C'est peu dire. Benoît Perrat y atteste surtout le "véritable esprit de la gastronomie qui est un patrimoine vivant, en évolution constante, ouvert à toutes les influences extérieures qui sont découvertes, apprivoisées, domestiquées, puis intégrées". C'est donc à une savoureuse déclinaison des riches spécialités danubiennes, parfois "métissées de Bresse", que Benoît Perrat convoque ses lecteurs, au premier rang desquelles le fameux gulash, et bien sûr le paprika, piment-roi de la cuisine magyare. Il les invite surtout à mettre avec lui la main au fourneau puis la serviette au cou.
Cette recherche part d'un intérêt pour la schizophrénie et des processus évolutifs qui peuvent être repérés. C G Jung a consacré sa vie à la description de ces dynamiques psychiques transformatrices. Ces potentiels s'animent lors de processus de crise psychique, de métamorphoses, ou lors d'épisodes psychopathologiques. Cette vision est de plus en plus partagée parmi les chercheurs en psychologie, en psychanalyse, en neurobiologie et dans les sciences du chaos.
Dans un contexte économique caractérisé par la mondialisation où les fusions, délocalisations et liquidations d'entreprises sont autant de risques pour les managers, la ressource principale de l'entreprise reste la connaissance. Véritable capital technique, social et culturel, il convient de la préserver, de l'enrichir et de la transmettre. Le capital mémoire de l'entreprise ouvre la voie au management des savoirs, à la gestion des connaissances et à l'ingénierie de la mémoire organisationnelle qui, chacun dans son domaine, cartographient les compétences et les savoirs que recèle l'entreprise et en définissent les enjeux stratégiques. Loin d'être un tout homogène, la mémoire de l'entreprise emprunte à de multiples sources, individuelles ou collectives, se pourrit de cultures conflictuelles et se fixe sur des supports composites - simples récits d'anecdotes, documents de presse ou institutionnels (affiche, film d'entreprise, banque de données...). Par-delà les clivages culturels, les querelles de territoires, les tactiques du secret, les justifications plus ou moins excusables de l'oubli, cet ouvrage montre en quoi la mémoire constitue, pour l'anticipation stratégique et la construction identitaire des collectifs de travail, un facteur-clef dé la communication d'entreprise. L'exemple des Chantiers de l'Atlantique de Saint-Nazaire illustre toute là complexité et la richesse du capital mémoire d'une grande organisation.