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Refaire le(s) monde(s) ? La matière et la manière
Nsonsissa Auguste
L'HARMATTAN
24,50 €
Épuisé
EAN :9782343145808
L'esprit de notre temps donne l'ambition de penser à l'écart des mondes constitués, c'est-à-dire entre Dieu et le monde. Penser l'équivocité du monde, n'est-ce pas renvoyer à sa complexité pour mieux le désigner ? Du fait de l'intérêt philosophique de la "mondialogie" en perspective, la pluralité des mondes siérait mieux à tous les écarts différentiels qui existeraient entre les niveaux de la réalité du monde. Qui plus est, souvent créatif du probable, conscient des ambivalences du futurisme, la musicalité du monde est révélatrice de l'inaperçu par-delà les apparences du réel. Conséquemment, la séparation entre les mondes possibles se montre difficile à combler là où leur projection s'érige en théorie de la survenance des mondes. En revanche, pareille perspective implique la réévaluation d'un nouveau monde, celui où les valeurs se donnent à penser au coeur d'un monde des faits. Ainsi, affronter le défi de l'incertitude de la connaissance humaine ; non sans éprouver la difficulté du monde glissant sur un terrorisme persistant, c'est ipso facto cultiver le "désir d'unité" des mondes en construction. "Mais, il est non moins certain que ce n'est pas en sapant la foi en la raison qu'on atteindra ce but" (Karl Popper).
Cet ouvrage aborde un thème épistémologique qui reflète l'orientation actuelle de la pensée scientifique chez Edgar Morin: la prise de conscience par les scientifiques contemporains de plus en plus accrue qu'une science n'est plus à même d'expliquer exactement la réalité dans sa complexité et qu'elle est invitée à s'ouvrir à d'autres perspectives non accessibles par sa propre méthodologie, mais plus conscients du fait que la rationalité scientifique n'est qu'une forme réduite de la rationalité. Le projet transdisciplinaire a pour but d'envisager la possibilité de concevoir ce qui relie les objets entre eux, les sujets entre eux et le développement de l'aptitude à contextualiser et à globaliser les savoirs. La disciplinarité, la pluridisciplinarité, l'indisciplinarité, l'interdisciplinarité, la poly-disciplinarité deviennent dans ce sens la quête de fondements de la transdisciplinarité et la transversalité épistémologiques chez Edgar Morin ayant pour tâche de fondre et non de confondre les connaissances humaines en un Savoir capable de relever le défi de la complexité.
La dynamique de la nature se situe à l'intersection de la physique et de la bio-épistémologie. Elle rend raison de la place cruciale que le vide occupe dans la nature et dans la vie. Elle révèle des arguments proposés par les philosophes classiques et non classiques relatifs à la philosophie naturelle. S'ouvrant sur une philosophie de la vie, dont la complexité naturelle contraste avec la simplicité des théories biophysiques classiques, cet ouvrage propose des éléments constitutifs de la philosophie interstitielle mise en évidence ici par rapport à l'énoncé canonique aristotélicien selon lequel le vide n'existe pas. Mais, qu'il s'agisse du rejet du vide ou de son omniprésence au sein de l'espace, la dynamique de la nature travaille à relier les connaissances scientifiques au moyen d'un principe d'interlocution dialogique qui associe complexité et phénomènes bio-physiques du vide ; non sans s'intéresser à la question difficile de vivre de mort et mourir de vie.
Epistémologie et Ethique ! Une conjonction qui induit nécessairement la problématique de la " reliance des connaissances ". Les contributions rassemblées dans cet ouvrage posent et élucident des questionnements, qui ne sont en réalité distincts qu'en apparence, et qui rendent possible l'hypothèse mesurée selon laquelle l'épistémologie et l'éthique sont nécessairement liées. On le comprendra au travers de la réflexion de Charles Zacharie Bowao, de Daniel Pimbé, de Philippe Gouët, d'Emmanuel Banywesize Mukambilwa, de Mamadou Bomba, d'Akanis Maxime Akanokabia, d'Anselme Mbemba-Mpandzou, de Jacques Batiéno, d'Auguste Nsonsissa, de Jean-Marie Cikuli Cuzungu, de Victorien Kouadio Ekpo, de Pierre Hubert Mfoutou, d'Alexis Compaoré, de Ghislain Thierry Maguessa Ebomé, de Giscard Kevin Dessinga, d'Alexis Tobangui, et d'Abraham Ngalou-Antso. Ces réflexions mettent à l'évidence le fait que, autant l'épistémologue est soucieux des questions éthiques, morales, esthétiques et même politiques, autant l'éthicien se soucie des problématiques touchant aux rapports de l'épistémologie à ces autres modules épistémiques. A la fin, on devrait dire : " une épistémologie sans éthique et une éthique sans épistémologie sont, non seulement ruine de l'âme, mais aussi et surtout amputation du sens à la pensée et à la vie " (Marcel Nguimbi).
Nsonsissa Auguste ; Nzaba Michel Wilfrid ; Bowao C
Comment peut-on ne pas penser à la "crisologie" ? Indice par excellence des savoirs modernes, de l'avenir de la raison et du devenir des rationalités, la crise n'engendre pas seulement la montée des incertitudes ; elle est aussi l'une des barbaries du contemporain qui exposent les sociétés libres à la difficulté du surgissement de l'humain et aux paradoxes de l'irrationalité.
Le 1er août 1909, François Faber remporte la septième édition du Tour de France cycliste. Le " Géant de Colombes ", ancien docker sur le port de Courbevoie, entre dans la légende, mais bien plus qu'un parcours sportif exemplaire son itinéraire est un condensé de la France de la Belle époque. L'histoire d'un gamin de banlieue au physique hors du commun et à l'appétit féroce, grandi entre maraîchages et usines, puis saisi par le démon d'une petite reine qui fera sa fortune. Un enfant de son siècle, qui croise aussi en chemin la terrible crue de la Seine en janvier 1910, le grand Jaurès quelques jours avant son assassinat, puis fauché en pleine gloire en mai 1915, lors de l'une des plus formidables offensives de la Grande Guerre... En s'appuyant sur la presse d'époque et sur de nombreux documents inédits, ce livre retrace le destin romanesque de ce champion attachant, l'un des plus populaires de son temps, né et grandi en France, devenu luxembourgeois à sa majorité sans jamais quitter sa ville de Colombes, puis engagé volontaire dans la Légion étrangère pour défendre sa patrie d'adoption.
Comme à son habitude, Marie est la première à se proposer pour venir faire les courses avec moi, deux autres jeunes du groupe nous accompagnent. C'est un soir du mois de novembre, il fait froid, nous parlons du temps, va-t-il neiger ou non? L'ambiance est détendue, je raconte une anecdote personnelle Marie, assise à côté de moi se tourne brusquement et me lance froidement "On n'en a rien à faire de ta vie!" Sur le coup je me tais, je ne comprends pas l'agressivité de ses paroles, je passe à autre chose mais au fond de moi je suis blessée. Que s'est-il passé? Pourquoi de telles attitudes, la sienne, la mienne? Pour quelles raisons cela me touche-t-il autant?.
Immobile face à sa femme, il attend les premières séries de l'après-midi. Six mois qu'elle est partie. Elle n'a jamais donné de nouvelles et lui, comme un con, il garde sa photo sur la télé. II s'entend lui chuchoter "ils m'ont viré, tu te rends compte, ces salauds", et il est sûr d'apercevoir aux commissures de ses lèvres l'ébauche désolée d'un sourire. Ici, on voudrait s'aimer et on ne sait pas bien comment ; on parle sans toujours trouver les mots ; on s'accroche au quotidien comme on peut. Au fil des quinze histoires qui composent ce recueil, on croise des individus qui donnent parfois l'impression de marcher à côté de leur propre existence. Le propos est grave, souvent drôle, toujours tendre.
Perrat Benoît ; Pitte Jean-Robert ; Guillot Pierre
Résumé : Grand chef cuisinier aux côtés des Escoffier, des Rambert et des frères Rouzier notamment, le Bressan Benoît Perrat (1873-1957) exerça son art dans les restaurants de tout premier ordre (Lyon, Genève, Paris, York, Berlin, Dresde) puis dans les cours princières et royales d'Europe centrale de la Belle Epoque (Saxe, Bavière, Roumanie, Hongrie). Contraint par la Grande Guerre à quitter ceux qu'il avait somptueusement servis, il retrouve ses terres natales et s'installe quelque temps après à Vonnas (Ain), la "Mecque de gueule", où il tiendra jusqu'à la Seconde Guerre mondiale toujours avec panache et distinction, jusqu'au raffinement ultime, la table et le Grand Hôtel Moderne. Il y rédigera sa célèbre "rhapsodie culinaire et gastronomique", Cornus en Bresse (1932) ? rééditée en 2002 ? et en 1938 sa Hongrie gourmande, restée inédite et publiée ici pour la première fois. Ce recueil surprenant assemble une centaine de ses recettes magyares récolées au gré de ses rencontres, de ses pérégrinations, de ses affectations et de ses enchantements. Récolées... ! C'est peu dire. Benoît Perrat y atteste surtout le "véritable esprit de la gastronomie qui est un patrimoine vivant, en évolution constante, ouvert à toutes les influences extérieures qui sont découvertes, apprivoisées, domestiquées, puis intégrées". C'est donc à une savoureuse déclinaison des riches spécialités danubiennes, parfois "métissées de Bresse", que Benoît Perrat convoque ses lecteurs, au premier rang desquelles le fameux gulash, et bien sûr le paprika, piment-roi de la cuisine magyare. Il les invite surtout à mettre avec lui la main au fourneau puis la serviette au cou.