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Epistemologiser. 11 11/2022
Nsonsissa Auguste
L'HARMATTAN
16,50 €
Épuisé
EAN :9782140293733
Cet ouvrage fait ressortir l'épaisseur contemporaine de la multiversalité de la philosophie des sciences. On aurait donc osé ré-ouvrir, en guise de challenge, de nouveaux couloirs épistémologiques et philosophiques moyennant lesquels les philosophes contemporains sortiraient des réductionnismes pour sursumer la répétitivité des textes philosophiques qui gagnent souvent quelques-uns pensant encore en rond. C'est bien dans cet esprit innovant et problématisant que les contributeurs à ce numéro ont cru pouvoir axer leurs propos. Mahamoudou Konaté a choisi de penser la crise du langage scientifique suivant l'axe épistémologique de la crisologie. Et ce, à la lumière de "l'Ecole de Copenhague" . Quant à Dango Adjoua Bernadette, son analyse critique se fonde sur la logique déontique en tant qu'art de penser et d'appliquer les modalités normatives. Pour Ahamadou Hamage Issa, penser la biodiversité est d'une singulière actualité pour un pluralisme axiologique à partir des pluralismes scientifiques. Auguste Nsonsissa examine "l'émersiologie" pour lever l'équivoque du corps plastique dans l'horizon épistémologique des savoirs corporels. Marcel Homet Miyala Mabiala étudie la position de Wittgenstein dans le débat contemporain sur l'indicibilité du Tractatus. Il relève le caractère problématique de l'existence d'un métalangage. Enfin, ce numéro fait droit à un varia qui donne à lire l'article de Koné Kiyali dont l'enjeu réside dans l'instruction coranique qui conduit à la délinquance juvénile. Le cas des "Garibous" de Korhogo est ici mis en relief.
Epistémologie et Ethique ! Une conjonction qui induit nécessairement la problématique de la " reliance des connaissances ". Les contributions rassemblées dans cet ouvrage posent et élucident des questionnements, qui ne sont en réalité distincts qu'en apparence, et qui rendent possible l'hypothèse mesurée selon laquelle l'épistémologie et l'éthique sont nécessairement liées. On le comprendra au travers de la réflexion de Charles Zacharie Bowao, de Daniel Pimbé, de Philippe Gouët, d'Emmanuel Banywesize Mukambilwa, de Mamadou Bomba, d'Akanis Maxime Akanokabia, d'Anselme Mbemba-Mpandzou, de Jacques Batiéno, d'Auguste Nsonsissa, de Jean-Marie Cikuli Cuzungu, de Victorien Kouadio Ekpo, de Pierre Hubert Mfoutou, d'Alexis Compaoré, de Ghislain Thierry Maguessa Ebomé, de Giscard Kevin Dessinga, d'Alexis Tobangui, et d'Abraham Ngalou-Antso. Ces réflexions mettent à l'évidence le fait que, autant l'épistémologue est soucieux des questions éthiques, morales, esthétiques et même politiques, autant l'éthicien se soucie des problématiques touchant aux rapports de l'épistémologie à ces autres modules épistémiques. A la fin, on devrait dire : " une épistémologie sans éthique et une éthique sans épistémologie sont, non seulement ruine de l'âme, mais aussi et surtout amputation du sens à la pensée et à la vie " (Marcel Nguimbi).
Cet ouvrage aborde un thème épistémologique qui reflète l'orientation actuelle de la pensée scientifique chez Edgar Morin: la prise de conscience par les scientifiques contemporains de plus en plus accrue qu'une science n'est plus à même d'expliquer exactement la réalité dans sa complexité et qu'elle est invitée à s'ouvrir à d'autres perspectives non accessibles par sa propre méthodologie, mais plus conscients du fait que la rationalité scientifique n'est qu'une forme réduite de la rationalité. Le projet transdisciplinaire a pour but d'envisager la possibilité de concevoir ce qui relie les objets entre eux, les sujets entre eux et le développement de l'aptitude à contextualiser et à globaliser les savoirs. La disciplinarité, la pluridisciplinarité, l'indisciplinarité, l'interdisciplinarité, la poly-disciplinarité deviennent dans ce sens la quête de fondements de la transdisciplinarité et la transversalité épistémologiques chez Edgar Morin ayant pour tâche de fondre et non de confondre les connaissances humaines en un Savoir capable de relever le défi de la complexité.
C'est proprement dans les Ecrits logiques et philosophiques que Frege considère la pensée comme la première des trois recherches logiques, après la négation et le jugement. La pensée constitue donc le noyau ontologique de l'expression la plus achevée de sa philosophie de la logique et la pointe avancée de sa conceptographie. Ce qui est en jeu, c'est l'indice de la simplicité logique de la pensée fondée sur la compositionnalité des pensées...
L'accès à la diversité est un problème philosophique. Il pose aussi la question méthodologique de l'unité de la science, de la culture, du monde et du genre humain. L'unité dans la diversité constitue le noyau ontologique de l'expression inachevée de la recherche en philosophie des sciences et la pointe avancée d'une connaissance non mutilante et non mutilée. Fondée sur le principe de prolifération la diversité devient une exigence logique et éthique de la connaissance qui respecte les pans entiers du réel. Le monde qui vient éprouve le besoin d'une culture scientifique ouverte à l'irrationnel des sciences et l'irrationnel de la superstition. Pareille rationalité ouverte étudie la réalité et ses niveaux. Elle s'adosse à la psychologie du pluriel tout en l'insérant dans un contexte de découverte et de justification des nouveaux principes d'intelligibilité. Dans ce sens, l'esprit de notre temps se doit de rejeter l'éloge de la différence. Il plaide pour une universalité décloisonnée incluant ainsi la solidarité entre les peuples, les chercheurs, les experts et les savants qui sont invités à coopérer pour poursuivre la vérité. On retrouve ici les enjeux épistémologiques d'une scientificité complexe. Qui plus est, a l'unité de la forêt ne doit pas nous cacher ni la multiplicité, ni la diversité des arbres ". (Edgar Morin).
Perrat Benoît ; Pitte Jean-Robert ; Guillot Pierre
Résumé : Grand chef cuisinier aux côtés des Escoffier, des Rambert et des frères Rouzier notamment, le Bressan Benoît Perrat (1873-1957) exerça son art dans les restaurants de tout premier ordre (Lyon, Genève, Paris, York, Berlin, Dresde) puis dans les cours princières et royales d'Europe centrale de la Belle Epoque (Saxe, Bavière, Roumanie, Hongrie). Contraint par la Grande Guerre à quitter ceux qu'il avait somptueusement servis, il retrouve ses terres natales et s'installe quelque temps après à Vonnas (Ain), la "Mecque de gueule", où il tiendra jusqu'à la Seconde Guerre mondiale toujours avec panache et distinction, jusqu'au raffinement ultime, la table et le Grand Hôtel Moderne. Il y rédigera sa célèbre "rhapsodie culinaire et gastronomique", Cornus en Bresse (1932) ? rééditée en 2002 ? et en 1938 sa Hongrie gourmande, restée inédite et publiée ici pour la première fois. Ce recueil surprenant assemble une centaine de ses recettes magyares récolées au gré de ses rencontres, de ses pérégrinations, de ses affectations et de ses enchantements. Récolées... ! C'est peu dire. Benoît Perrat y atteste surtout le "véritable esprit de la gastronomie qui est un patrimoine vivant, en évolution constante, ouvert à toutes les influences extérieures qui sont découvertes, apprivoisées, domestiquées, puis intégrées". C'est donc à une savoureuse déclinaison des riches spécialités danubiennes, parfois "métissées de Bresse", que Benoît Perrat convoque ses lecteurs, au premier rang desquelles le fameux gulash, et bien sûr le paprika, piment-roi de la cuisine magyare. Il les invite surtout à mettre avec lui la main au fourneau puis la serviette au cou.
Cette recherche part d'un intérêt pour la schizophrénie et des processus évolutifs qui peuvent être repérés. C G Jung a consacré sa vie à la description de ces dynamiques psychiques transformatrices. Ces potentiels s'animent lors de processus de crise psychique, de métamorphoses, ou lors d'épisodes psychopathologiques. Cette vision est de plus en plus partagée parmi les chercheurs en psychologie, en psychanalyse, en neurobiologie et dans les sciences du chaos.
Au matin du 22 mars 2016, en se rendant à son bureau, Caroline Choplin monte dans le dernier wagon de la rame de métro qui s'arrêtera brusquement à la station Maelbeek. Elle ne le sait pas encore, mais ce choix involontaire lui sauvera la vie. Trois ans après le double attentat qui a frappé la capitale belge, elle revient sur les émotions ressenties ce matin-là et celles des jours et des mois qui ont suivi le choc.
Comme à son habitude, Marie est la première à se proposer pour venir faire les courses avec moi, deux autres jeunes du groupe nous accompagnent. C'est un soir du mois de novembre, il fait froid, nous parlons du temps, va-t-il neiger ou non? L'ambiance est détendue, je raconte une anecdote personnelle Marie, assise à côté de moi se tourne brusquement et me lance froidement "On n'en a rien à faire de ta vie!" Sur le coup je me tais, je ne comprends pas l'agressivité de ses paroles, je passe à autre chose mais au fond de moi je suis blessée. Que s'est-il passé? Pourquoi de telles attitudes, la sienne, la mienne? Pour quelles raisons cela me touche-t-il autant?.