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Histoire de Jésus ? Nécessité et limites d'une enquête
Nodet Etienne ; Venard Olivier-Thomas
CERF
24,00 €
Épuisé
EAN :9782204072649
Tout chrétien se demande, parfois obscurément, quel est le rapport entre ce qu'il vit aujourd'hui et ce qui s'est passé au temps des disciples de Jésus. Beaucoup ont quitté l'Eglise, la soupçonnant d'infidélité aux originesSuffit-il de vérifier que ce qu'on dit de Jésus est exact Rompant avec la classique démarche consistant à reconstruire (parfois à déconstruire) le christianisme à partir du Nouveau Testament, l'auteur, spécialiste du judaïsme mais aussi missionnaire, adopte une démarche à rebours qui lui permet de mesurer la trajectoire parcourue par la tradition pour retrouver des faits. D'où l'extrême attention portée aux institutions, à commencer par l'EucharistieLa "Vie de Jésus" qui occupe la moitié du livre n'est pas un récit simple et lisse, mais une série de dossiers passionnants à la découverte des étapes de la vie de Jésus: non seulement les grands moments que rappelle le Credo, mais aussi la vie publique, où Jésus suit les traces de Josué, depuis le Jourdain jusqu'au renouvellement de l'Alliance lors d'une Pâque d'entrée en Terre promiseEtienne Nodet cite en finale le mot de Lagrange: "Les évangiles sont les seules vies de Jésus qu'on puisse écrire. Il n'est que de les comprendre le mieux possible." Gageons que ce livre permettra à beaucoup d'entrer dans une compréhension renouvelée par la science et l'immense culture de l'auteur
Les lecteurs d'Etienne Nodet savent qu'il aime à provoquer et manie volontiers le paradoxe. Cet essai n'y manque pas, surtout pour l'historien invité par l'auteur à remonter systématiquement le temps au lieu de dévider le fil chronologique des événements. Au cours de la lecture, on apprend que l'événement commémoré par Hanoukka ne fut peut-être pas aussi important que cela. On découvre que les Samaritains, loin de constituer une dissidence ou une hérésie, auraient représenté la réalité régionale dominante en Palestine jusqu'au IIe siècle. Surtout, la crise maccabéenne, conventionnellement analysée comme l'expression d'une résistance identitaire aux excès du pouvoir grec, est relue par Étienne Nodet comme l'émergence d'un judaïsme jérusalémitain inédit. Pour lui, la crise n'éclate pas au nom de la défense et de la restauration d'un certain passé et d'un certain acquis, religieux ou politique ; c'est le début d'un nouvel âge, comme le signifie la fondation de plusieurs fêtes commémoratives, qui sont le point de départ de sa recherche. Même l'importance du grand prêtre dans la période antérieure est remise en cause... Provoquer le lecteur est toujours intéressant d'un point de vue heuristique, tant il importe de remettre sans cesse en cause les idées reçues. Dans le cas présent, l'historien s'y retrouve et prend davantage conscience, en lisant Etienne Nodet, que l'historiographie porte toujours la marque de son époque et de son environnement, en particulier l'historiographie du mouvement maccabéen. Les livres des Maccabées sont le plus souvent interrogés et décryptés en fonction de problématiques extérieures et générales. Etienne Nodet nous invite à les relire avec l'œil du bibliste et son immense culture, en s'intéressant exclusivement à l'évolution interne du judaïsme judéen. Là réside l'originalité de la démarche, parfaitement opérante. "
Flavius Josèphe, l'historien juif du Ier siècle (37-100) n'a pas fini de nous renseigner sur le milieu des premiers chrétiens et du Nouveau Testament. Examinant son idéologie et ses méthodes de travail, cette étude se développe selon deux axes : l'écrivain et ses sources. Josèphe se veut un historien objectif, mais sa perspective est celle d'un défenseur du judaïsme devant Rome - d'où certaines réinterprétations un peu malaisées. D'autre part il s'attache à ne rien perdre de la documentation disparate qu'il a rassemblée. Il en résulte à l'occasion des doublets ou des incohérences que l'analyse peut parfois rectifier. Les notices sur Jésus, Jean Baptiste et Jacques sont bien de Josèphe, mais elles n'ont pas toutes la même origine. Celle sur Jacques provient de Jérusalem. Il fut lapidé en 62 pour blasphème, au terme d'un procès suscité par Anân, l'unique grand-prêtre sadducéen connu ; ce fut une affaire purement juive, sans interférence romaine. Jacques, grandi par le martyre, devint un modèle du Serviteur souffrant, dont on trouve des traces dans le Nouveau Testament. Celles sur Jean Baptiste et Jésus proviennent d'une confession de foi baptismale des chrétiens de Rome, recueillie par Josèphe vers 90. Centrée sur le kérygme paulinien et sans lien littéraire avec les évangiles, elle établit un contraste entre le baptême de repentance de Jean et le baptême au nom de Jésus ressuscité. Quant à la Résurrection, elle est étudiée à partir de ceux qui la nient, les Sadducéens, qui, en " réformateurs ", prônent un retour à l'Ecriture stricte.
Présentation de l'éditeur La Bible a été diversement transmise et diversement traduite. Depuis des siècles, on s'efforce de l'analyser, de chercher comment elle s'est formée, de soupeser l'influence des cultures environnantes. La tâche est ardue, les faits établis sont rares, et bien des résultats qu'on croyait assurés se montrent fragiles face à des questionnements nouveaux. Une "Introduction générale" fait le point sur la constitution des textes canoniques, l'Ancien et le Nouveau Testament, donnant ainsi une étude synthétique et claire qui fait appel à l'histoire, l'exégèse, la théologie et la spiritualité. Les 330 "Thèmes de méditations" de ces "Chemins bibliques" sont autant de facettes de la belle histoire à contempler qu'est la Bible. Etienne Nodet offre une étude approfondie et critique non pas livre après livre, mais de l'ensemble de ces livres dont l'unité, telle les miroirs du kaléidoscope, se découvre en circulant dans les multiples aspects des différents livres, où la même Lumière se reflète à l'infini : Abraham, Adam et Eve, Caïn et Abel, Jacob, Noé, Moïse, Jésus Christ mais aussi accomplissement des Ecritures, anathème, gloire, haine, ivresse, pur et impur, sceau, songe...
Résumé : Des juifs dégradés et condamnés à une existence folklorique, les Samaritains ? C'est en grand bibliste et historien qu'Etienne Nodet exhume la singularité et la grandeur de ces témoins irréductibles de la diversité du judaïsme antique. Une plongée dans les origines et les marges éblouissante d'enseignements sur aujourd'hui. Qui sont les Samaritains de la Bible ? Comment se sont-ils agrégés dans la Palestine antique autour de leur temple sur le mont Garizim ? Quel effet a eu sur eux le fait de ne pas connaître l'Exil ? A quoi doivent-ils leur si mauvaise réputation ? Comment se fait-il que, de l'Ancien Testament à l'Evangile, leur judaïsme dégradé les érige en contre-exemple, ce dont le " bon Samaritain ", qui fait mentir l'image reçue, constitue la preuve indirecte ? Et pourquoi se sont-ils étiolés à partir de la romanité chrétienne ? Voici la plus grande investigation jamais entreprise sur l'origine des Samaritains, établissant leur généalogie, dévoilant leur histoire. L'examen critique des écrits de Flavius Josèphe, la confrontation des traditions juives et de l'histoire, l'étude comparée des sources archéologiques permettent au bibliste Etienne Nodet d'éclairer leur mystère et de restaurer leur identité israélite. Un ouvrage éblouissant.
Résumé : Quoi de plus familier, de plus "naturel", qu'une crèche de Noël ? Chacun le sait : il s'agit d'une représentation de la naissance du Christ. Et pourtant, ouvrons les Evangiles : pas de crèche, pas de boeuf et pas d'âne, pas de rois mages, encore moins de "santons". D'où vient alors tout ce monde ? Depuis quand et pourquoi fait-on la crèche ? Multipliant les incursions sur tous les territoires du passé, des Evangiles apocryphes à la Naples baroque en passant par les catacombes ou La Légende dorée, l'auteur nous entraîne dans une expédition fascinante à la recherche des origines de la crèche, où, à l'image du wonderland d'Alice, "le bon sens est toujours mauvais conseiller", et où le quotidien se fait étrange, et le banal féérie. Comme dans les contes, Maurizio Bettini incite à un décentrement paradoxal où c'est "le chemin le plus long" qui est "la meilleure façon de rentrer chez soi".
« Pour vous qui suis-je ? » Cette interrogation de Jésus à ses disciples n'a rien perdu de sa force. Les Évangiles laissent planer un doute sur l'identité de cet homme hors du commun : est-il un prophète ? le Messie attendu par les juifs ? le Fils de Dieu ? De nos jours, le christianisme est pourtant la seule religion qui affirme que son fondateur est à la fois homme et Dieu. Écrit comme un récit, cet ouvrage captivant permet de comprendre la naissance du christianisme ainsi que les fondements de la loi chrétienne et pose avec acuité la question centrale : qui est Jésus ?Dans un récit aussi rigoureux et précis qu?haletant, le rédacteur en chef du Monde des religions décrypte ces quatre siècles de débats passionnés ayant fixé les traits d?une foi qui a changé le monde. C. L., Sud Ouest.
Jean-Christian Petitfils est un historien et écrivain français. Études au lycée Claude-Bernard à Paris, à la Faculté de droit de Paris, à Sciences Po Paris et à la Sorbonne. Docteur d?État en science politique, diplômé de l?Institut d'études politiques de Paris, maître en droit public, licencié en histoire-géographie, diplômé de l?Institut d'administration des entreprises de Paris, il est l'auteur d?une vingtaine d?ouvrages historiques, essais et biographies, sur Louis XIV, Louis XVI (Prix Combourg 2005), Le Régent, Lauzun, Madame de Montespan, Fouquet, etc. Collabore aux revues Historia, L?Histoire et au Figaro littéraire. Membre du jury du prix Hugues Capet, du prix du XVIIe siècle, du prix Combourg. Membre du Comité scientifique de la revue Versalia, revue de la Société des amis de Versailles.
Aucune apparition passagère n'épuise la Divinité; Dieu s'était révélé avant Jésus, Dieu se révélera après lui... Les manifestations du Dieu caché au fond de la conscience humaine sont toutes du même ordre. Jésus ne saurait donc appartenir uniquement à ceux qui se disent ses disciples... Sa gloire ne consiste pas à être relégué hors de l'histoire; on lui rend un culte plus vrai en montrant que l'histoire entière est incompréhensible sans lui.