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Friedrich Kuhn, artiste du jeûne et marchand de palmiers
Nizon Paul ; Forget Philippe
CAHIER DESSINE
15,00 €
Épuisé
EAN :9791090875043
Un artiste hors-la-loi " : c'est ainsi que Paul Nizon décrit son ami le dessinateur, peintre et sculpteur Friedrich Kuhn. Né en 1926 en Suisse alémanique, mort en 1972, Kuhn fut l'une des figures les plus marquantes et les plus excentriques de la scène artistique zurichoise des années 1960. Entre figuration et abstraction, à la frontière du pop art et de l'art brut, il élabora une ?uvre où l'humour, le jeu et surtout la poésie s'allient très étroitement. Paul Nizon, qui partagea avec lui des années de bohème zurichoise, lui consacre un texte à la fois précis, intime et documenté. À sa façon d'écrivain critique d'art, il s'attache à faire revivre la passion créatrice de Kuhn. La grande capacité d'analyse artistique de Nizon se double d'un sens merveilleux de la formule. Méconnue aujourd'hui, l'?uvre de Kuhn ressuscite dans cet ouvrage qui fait la part belle au texte et où les illustrations, tout comme dans Les Débuts de Van Gogh, viennent ponctuer le propos de l'écrivain.
Résumé : LE POINT DE VUE DES EDITEURS A mi-distance des " romans " et de l'essai, " L'envers du manteau " nous introduit au c?ur du processus alchimique par lequel les mots condensent les moments marquants de la réalité, des rêves, de la réflexion et de la vie intérieure, pour leur donner un sens et les métamorphoser en ?uvre. Journal d'écrivain où passent (notamment) les figures d'Hemingway, d'Henri Miller, de Thomas Wolfe, de Canetti, notes d'atelier (1980-1989) où prend forme le travail littéraire, lieu de conciliabule entre un auteur et le tracé qu'il a accompli, livre d'heures d'un homme profondément requis par l'exigence de l'écriture, " L'envers du manteau " est aussi une méditation traversée de voyages et d'onirisme, d'énigmes et d'éblouissements, de souvenirs, de " choses vues ", de billets d'humeur et d'amour, d'oraisons à la ville, à la femme, au bonheur. Jamais encore Paul Nizon - sans doute l'un des plus grands écrivains de ce temps - n'avait à ce point pénétré et révélé l'essence même d'une vie d'artiste.
Résumé : Chien est le livre de la plus radicale des ruptures, l'histoire d'un homme qui a rompu les amarres, quitté sa famille, dénoué tout lien amoureux, répudié les valeurs du travail et de l'appartenance civique. Posté à l'angle d'une rue, déambulant sur les trottoirs, solitaire dans un jardin public, il fouille les poubelles à la recherche d'un vieux journal, savoure les destinées de compagnons lointains: exclus et marginaux, escrocs ou criminels. Exégète de la dissidence, il observe l'absurdité frénétique de la ville. S'emplit les yeux et les oreilles de sensations: bruissement urbain, silhouettes qui fourmillent, merveilleux spectacle de l'effervescence quotidienne. Et il se souvient. De ses chiens. De son chien tant aimé. Qu'il a abandonné un beau jour, lui aussi. Pour en finir. Pour ne plus être tenu en laisse par quoi que ce soit. Chien est également le livre le plus radical de Paul Nizon: un contre-portrait de l'artiste par le personnage, une réplique à l'autofiction comme à ceux (les diseurs de bonnes aventures, ou l'écrivain croisé ici même) qui veulent faire entrer tout et tout le monde dans leurs histoires. Chien est un roman anti-romanesque et superbement asocial, un éloge émouvant de l'absolue liberté, le capriccio d'une solitude intense, délibérée, conduite par la nécessité extrême de la littérature.
Au fil de l'entretien avec Philippe Derivière, Paul Nizon, romancier Suisse considéré aujourd'hui comme l'un des plus grands littérateurs de langue allemande, met au jour la genèse de ses livres. Il révèle la singularité de sa quête, vie et œuvre mêlées, et sa mise en question permanente dans l'écriture. Documents, photographies illustrent le parcours biographique , inédits et morceaux choisis composent une véritable anthologie de l'œuvre de Paul Nizon, à la découverte de " la république Nizon ", ce territoire à la frontière de la fiction et de l'autobiographie.
Au début des années 70, un jeune dessinateur qui signe Fournier commence à s?attaquer, dans les pages de Hara-Kiri, puis de Charlie Hebdo, à tous les pollueurs de la planète, des pétroliers du Torrey Canyon, aux chimistes de l?agro-alimentaire, en passant par les promoteurs du100% nucléaire, jusqu?aux arracheurs de haies et autres bétonneurs. Franc-tireur d?une résistance qui ne s?appelait pas encore écologique, Pierre Fournier réussit à alerter de nombreux contestataires, dont certains rescapés des communautés d?après 1968. Ces écolos n?ont pas de chef, pas de mouvement structuré, mais Fournier, en porte-parole véhément et en polémiste pugnace, dispose d?une tribune nationale avec Charlie-Hebdo, relayée en novembre 1972 par la création de son propre mensuel: La Gueule Ouverte. Les manifestations antinucléaires se succèdent et déplacent des milliers de personnes, un peu partout en France. Mais le 15 février 1973, Fournier meurt subitement d?une crise cardiaque. Il a trente-six ans. EDF et Rhône-Poulenc, réunis et soulagés, lui offrent virtuellement une somptueuse couronne mortuaire sous la plume de Cabu. Peu avant sa mort, entraîné dans ce combat militant, Fournier se prenait à regretter le temps où le dessin était sa véritable passion; il souhaitait retourner à ses crayons, dans la montagne de son enfance, en Savoie. Ce sont précisément les carnets de cette époque d?avant Charlie-Hebdo, et d?avant La Gueule Ouverte, que ce volume propose de faire découvrir en publiant près de 200 dessins demeurés inédits, dessins surprenants, pris sur le vif, dans le métro, dans les bars, à la maison ou en pleine nature. Le regard intime d?un visionnaire.
Le Livre blanc est un livre rare. Publié en 1970 à Milan, il n'a jamais été réédité ni traduit. On y découvre un Copi qui se soucie moins de noircir du papier que de souligner le silence des pages blanches. Et dans ce silence, il se fabrique un monde pétaradant dont il a le secret, comme ça, l'air de rien, au fil de l'inspiration - et quelle inspiration ! Est-ce un livre de prières, une bande dessinée, un conte, le début d'un roman, ou serait-ce le dernier acte d'une comédie ? C'est surtout un ouvrage inimitable : personne, probablement, n'avait écrit et dessiné avec autant de spontanéité, voire de désinvolture. Ce n'est plus un livre, c'est une improvisation théâtrale sur une scène de papier.
Folon Jean-Michel ; Weill Alain ; Scheerlinck Karl
Quelle plus belle destinée que celle d'une affiche ! Vous l'avez faite. Les autres la comprennent. Vous travaillez pour la mémoire de la rue. [... ] Et si votre affiche est bonne, elle vivra en morceaux dans la mémoire des gens". Jean-Michel Folon a réalisé près de six cents affiches. Six cents affiches qui sont autant de chefs-d'oeuvre d'inventivité, de sensibilité, de poésie. C'était sa façon à lui d' "entendre le monde en marche". Délicates aquarelles, encres irisées : tranchant avec les productions de son époque tout en photos et en surcharges typographiques, il a choisi le dessin, privilégiant la simplicité du trait et la puissance émotionnelle de la couleur. Se méfiant du monde publicitaire, avec lequel il a peu collaboré, il a mis son art au service de ses convictions : la défense de l'environnement et des droits de l'homme, le dictionnaire Larousse, le cinéma, les manifestations culturelles, scientifiques et sportives. Flèches, personnages, masques, yeux, mains, oiseaux, arbres - on retrouve ses éléments de prédilection, son humour singulier, son onirisme confinant à la métaphysique. Nous proposons ici une sélection de cent cinquante affiches, que viennent éclairer un entretien avec l'artiste, ainsi que les textes de connaisseurs tels que Karl Scheerlinck et Alain Weill.
Résumé : DANS LA MAISON, sous le toit où l'on devine des hiboux, entre des tranchées de livres, de journaux et de paperasse, il y a une table à dessin ; et devant elle, un peu caché par une muraille de mystères, il y a Gébé, fidèle à son poste de sentinelle. Mais que guette-t-il, à cette heure tardive de la nuit? Au fond, il ne le sait pas lui-même, car c'est toujours sans prévenir que s'avancent sur sa feuille blanche des silhouettes, des paysages, des constructions échafaudées sans le moindre plan, et puis des mots, des rêves, des idées qui se bousculent et trépignent. Il faut l'entendre, ce vacarme sur le papier! et il faut savoir s'y perdre, dans ces histoires, ces rires, ces drôles de folies, dans ces milliers de dessins qui dorment auprès des mulots. Il faut s'y perdre, pour mieux se retrouver. Et celui qui se retrouve n'est plus tout à fait le même: sans prévenir, il a fait " un pas de côté ".