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Le radicalisme
Nicolet Claude
QUE SAIS JE
10,00 €
Épuisé
EAN :9782130378273
Le Parti radical, depuis sa fondation le 23 juin 1901, et, avant lui, le Radicalisme ont joué un rôle important dans la vie politique française. Les Radicaux n'ont cessé d'exercer, à diverses reprises, la responsabilité du pouvoir : leurs prises de position, comme d'ailleurs leurs hésitations, n'ont cessé de peser sur la vie politique française. Jusqu'en 1936, ce parti n'était-il pas le plus important des partis de gauche ? Mais plus qu'un mouvement politique, le Radicalisme est une forme de pensée, une esquisse d'organisation sociale, une vision du monde, un "état d'esprit". Dans cet ouvrage devenu un classique, dont la première édition remonte à 1957 et ici réimprimé dans sa dernière édition, celle de 1983, le grand historien Claude Nicolet, pourtant spécialiste de la Rome antique, s'était penché sur l'histoire du plus vieux parti de France. Avec L'Idée républicaine en France (Gallimard, 1982), c'est sans aucun doute par ce "Que sais-je ? " qu'il a participé au renouveau de l'idée républicaine à partir des années 1980, laquelle idée, aujourd'hui encore, structure largement le débat public en France.
Les Anciens ne sont pas les Modernes. Sont-ils, pour autant, habitants d'une autre planète, à tout jamais séparés par une altérité sans appel ? Les quatre essais réunis dans ce livre posent implicitement ce problème, sous l'angle particulier de l'histoire économique et sociale : peut-on écrire une histoire économique de l'Antiquité romaine et à quelles conditions ? Ce n'est pas aujourd'hui que la question se pose. La pensée libérale naissante à l'aube du XIX ? siècle avait déjà glosé sur la "liberté des Anciens" irréductible à la "liberté des Modernes". L'"économie" - découverte en tant qu'objet de science et science autonome peu avant, dans l'Europe des Lumières - permettait, de manière analogue, au sentiment orgueilleux de la Modernité de se poser en s'opposant à l'Antiquité. Rome avait péri pour avoir maintenu l'esclavage, méprisé le commerce et l'entreprise, ruiné l'agriculture par les effets cumulés des "privilèges" juridiques, de la fiscalité abusive et du développement d'un état bureaucratique. Jusqu'où les progrès de la philologie, de l'histoire, de l'archéologie et de l'économie ont-ils permis de remanier ces certitudes moralisantes ? C'est en rappelant liminairement ces conditions "critiques" du travail historique que Claude Nicolet présente, dans un style qui est tantôt celui du bilan, tantôt celui de l'essai, l'acquis et le programme d'une histoire économique et sociale de Rome, de la fin de la République au "modèle" de l'Empire.
Au nom de la critique de l'Etat tout-puissant, de la pluralité des identités, du droit à la différence, les principes et les valeurs de la République sont aujourd'hui contestés. Nul bien sûr, hormis quelques nostalgiques, ne songe vraiment à la remettre en cause. Mais l'époque se complaît à lui opposer la " société civile ", lieu d'élection des libertés, de l'initiative et de la responsabilité. Qui ne voit pourtant que l'abandon de la laïcité, pierre de touche de l'édifice républicain, condamnerait l'Ecole à devenir le champ clos des rivalités ethniques et religieuses ? Que contraindre l'Etat à renoncer à son rôle de régulateur reviendrait à accepter passivement l'atomisation de la société ? Qu'hypothéquer la transmission du savoir, par un louable souci de pédagogie active et d'éveil au monde, ne saurait produire qu'une communauté d'assistés ? La Première République fut proclamée il y a tout juste deux siècles. L'anniversaire appelait un état des lieux. Claude Nicolet, le proche collaborateur de Pierre Mendès France, l'historien dse républiques romaine et française, l'a entrepris dans un esprit d'évaluation critique, celui-là même qui avait présidé à l'écriture de L'Idée républicaine en France (1982), auquel ce livre fait suite. En passant au crible les institutions séculaires de la France, mais aussi les notions de laïcité, d'universalité, d'instruction civique, d'intérêt général, de régime parlementaire, et bien d'autres avec elles, Claude Nicolet nous rappelle que si les principes républicains ont une histoire et ne sauraient être enfermés dans un catéchisme, ils n'en relèvent pas moins d'une même logique, dont le fondement est avant tout intellectuel et moral. Et qu'à renoncer à certains d'entre eux, c'est la citoyenneté elle-même que l'on met en péril. Avec la collaboration de David Nicolet.
De décembre 134 à juin ou juillet 133 av. J.-C., dans la fièvre des partisans de Tibérius Gracchus, tribun de la plèbe en lutte contre le Sénat et les riches, dans la haine des nantis qui allaient les massacrer, les pourchasser, les juger, les condamner, un mythe s'effondre - celui de la sagesse et de l'équilibre du gouvernement de la République. Mais aussi celui de la solidarité profonde des Romains qui avait permis de triompher d'Hannibal. Ils se brisent sur la question sociale. La crise agraire qui couvait depuis les conquêtes a enfin éclaté. Elle va durer un siècle. Les contemporains ne s'y sont pas trompés, qui dès le départ ont le sentiment d'une rupture, d'une révolution : Rome pour toujours a changé.
Pourquoi la conquête romaine s'est-elle pratiquement arrêtée au moment où se fonde, avec Auguste, l'Empire romain ? Quelles ont été les conséquences du passage de la République à l'Empire sur l'organisation et les procédures administratives, sur les rapports entre le pouvoir et les sujets, le centre et la périphérie ? La réponse à ces deux questions dépend d'une réflexion historique sur l'espace géographique. Pour se dire _ ou se croire _ les " maîtres du monde ", les gouvernants romains obéissaient à des représentations géographiques à la fois scientifiques et mythiques. Mais d'autre part la nécessité de gouverner sur un espace gigantesque les forçait à utiliser ou même à inventer des moyens de plus en plus perfectionnés de dénombrement, d'évaluation, de levés topographiques ou cadastraux. Moyens qui, à leur tour, influaient sur leur vision globale du monde et informaient une nouvelle géographie administrative (celle des régions urbaines et italiennes, par exemple). Une histoire politique de la fondation de l'Empire passe donc par une histoire des cartes anciennes et par une histoire des documents et des archives. Cette double enquête sur l'histoire de la géographie et sur l'histoire des documents administratifs apporte un éclairage nouveau sur des questions qui légitimement intéressent l'histoire générale ou la science politique. Membre de l'Institut, professeur à l'université de Paris-I, directeur d'études à l'Ecole Pratique des Hautes-Etudes, Claude Nicolet est l'un des tout premiers spécialistes contemporains de la Rome antique. Parmi ses ouvrages marquants, on peut citer Les Gracques, crise agraire et révolution à Rome, Le Métier de citoyen dans la Rome républicaine ainsi, que, dans le domaine de l'histoire des idées politiques, L'Idée républicaine en France. Essai d'histoire critique (1789-1924).
En matière de relations internationales, que signifie être "réaliste" ou "libéral" ? L'Etat en reste-t-il le principal acteur ? Les démocraties sont-elles moins enclines à faire la guerre ? Ces questions et bien d'autres sont au coeur des théories des relations internationales, dont ce livre offre un panorama : réalisme, libéralisme, transnationalisme, constructivisme, marxisme, féminisme, postpositivisme, postcolonialisme, approches bureaucratiques, psychologiques et mixtes... Autant d'outils permettant de donner du sens à l'actualité.
Guillaume Madeleine J. ; Tymowski Jean-Claude de ;
L'acupuncture est une méthode thérapeutique héritée de la médecine chinoise, dont la technique repose sur le placement judicieux d'aiguilles métalliques en des points précis du corps humain. Quelles sont l'histoire, la méthode et les indications de cette médecine millénaire qui doit à son refus des traitements standardisés une grande part de son succès?
Résumé : La Franc-maçonnerie offre à ses adeptes un univers de signes, de figures, d'objets ou de mots qui sont tous dotés d'un sens moral ou spirituel. rien, ou presque, n'est insignifiant dans une loge maçonnique, qu'il s'agisse de sa décoration, de son agencement ou de sa disposition. Il en va de même pour les ornements dont se parent les francs-maçons ou les termes utilisés dans les rituels. Pour autant, la plupart de ces symboles ne sont pas spécifiques à la maçonnerie. Si certains proviennent du métier de maçon (le ciseau, le niveau), d'autres sont astronomiques (soleil, lune), alchimiques (sel, mercure), bibliques (Temple de Salomon), voire à caractère universel comme le triangle ou le cercle. D'Abeille à Voûte, du nombre Quinze à la Houppe dentelée, ce lexique est une invitation à découvrir plus de 200 symboles en usage dans la franc-maçonnerie et à les replacer dans leur histoire.
Résumé : " Grave ! ", " genre ", " trop pas "... Rapide, stylé, crypté, le langage adolescent construit de nouveaux codes, loin de la dépendance à l'égard des adultes, et en premier lieu des parents. Pour cette raison, l'adolescence résiste à tout ce qui pourrait l'enfermer : ce livre, loin de la figer en 100 définitions, invite plutôt le lecteur à naviguer et à dériver sur les mers parfois troubles, souvent agitées, du " seul temps où l'on ait appris quelque chose " (Proust), entre les moments d'angoisse et l'exaltation de la fête, des fous rires partagés aux moments de spleen plus secrets, des heures passées dans la salle de bains aux longues rêveries, du premier rouge à lèvres au premier porno. Au fil d'un vocabulaire qui traverse les frontières, sociales ou géographiques, mais aussi à partir de mots qui disent le mieux l'âge tendre (amour/passion, chagrin, flemme, idéaux, orientation...), quinze auteurs donnent des clés aux parents ? et des repères aux ados ! ? pour comprendre les questions, très sérieuses, qu'on se pose quand on a dix-sept ans.