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Vin et République. 1907-2007
Gavignaud-Fontaine Geneviève ; Garrigues Jean ; Al
PEPPER
29,50 €
Épuisé
EAN :9782296107502
Les actes du colloque Vin et République proposent, au moment du centenaire de la Révolution des Dimanches en Languedoc (1907), de revenir sur le rapport complexe entre questions viticoles et régime républicain. Cette rencontre, organisée sous l'égide du Comité d'Histoire Parlementaire et Politique, en partenariat avec le CEPEL (Montpellier I) et le Centre Croyances et Mentalités Contemporaines (Montpellier III), a pour originalité de ne s'inscrire ni dans la commémoration héroïque, ni même dans la geste vigneronne et de privilégier une approche pluridisciplinaire et comparative. L'objectif consistait en effet à concilier une analyse de la mobilisation du Midi rouge, de sa réalité mais aussi des représentations auxquelles elle a donné lieu, et une interrogation sur sa spécificité, sa postérité et son exemplarité à l'échelle du siècle et de la nation. Le plan de l'ouvrage et les thématiques qui y sont abordées témoignent de cette préoccupation. Les articles de la première partie, Echos et manifestations des révoltes viticoles, rendent compte de la manière avec laquelle la révolte a été perçue et souvent instrumentalisée dans la presse, les espaces professionnels et politiques. Si la crise de la viti-viniculture renvoie d'abord à des problématiques économiques et sociales, la deuxième partie, Les questions viticoles et l'action politique: enjeu national et contraintes locales, fait état de la mobilisation des milieux politiques à travers l'évocation du parcours et de l'action d'un certain nombre de "députés du vin", languedociens ou non. Les articles rassemblés dans la troisième partie, Vin, République et construction des identités territoriales, interrogent les relations qui se sont progressivement nouées entre le vin et les territoires dans une perspective multiscalaire.
Après avoir établi (Marchés sans justice, ruines sociales, 2013) la part de responsabilité des injustices économiques dans le processus de déstructuration sociale, l'historienne fait ici entendre d'anciennes recommandations de justice. Autant d'édifiantes contributions des philosophes grecs et des théologiens chrétiens, notamment saint Thomas d'Aquin, à la sauvegarde du bien commun. Puis, elle explique comment les économistes modernes ont soustrait les transactions commerciales aux règles de justice, attentives, en principe, à ne léser personne. Chemin faisant, elle fait comprendre le décalage entre, d'une part les discours actuels sur la justice dite sociale ? ils promeuvent les prélèvements fiscaux pour répondre aux urgences sociales?, et d'autre part la béance croissante des besoins à combler dans le sillage des injustices inhérentes à l'économie de marché du laisser-faire et du libre-échangisme. La justice sociale est le but et le résultat de toutes les justices. Enveloppée de caritas, la volonté de justice sert la liberté qui permet à chacun d'épanouir ses talents au service de tous ; elle nourrit la cohésion et la paix sociales, ainsi que la paix entre les Nations. Ces ouvrages sont d'une grande actualité alors que l'on commence, enfin, à discuter de la finalité de l'économie.
Résumé : L'économie, fonction importante de l'homme en société, trouve son point d'appui dans le travail servi par le capital. Elle est dite sociale lorsqu'elle vise à satisfaire les nécessités de chacun des membres de la société. L'économie sociale devient morale quand, pour satisfaire aux exigences du bien commun, elle se pétrit de justice ; la charité chrétienne la relaye pour répondre aux détresses particulières. Ainsi respectueuse de la dignité des hommes et de leur travail, l'économie - production, marché, consommation - se trouve mise au service de chacun des hommes. Sans oublier qu'elle ne saurait à elle seule être expression de sublime civilisation. C'est dans la doctrine catholique que l'auteur cherche la définition du bien commun, de la destination universelle des biens, du rapport entre justes prix, salaire et bénéfice, de la solidarité professionnelle, de l'État et de la subsidiarité des pouvoirs, de la justice sociale... tout en redisant que ladite doctrine ne constitue ni une théorie, ni une idéologie. Des origines aux temps actuels (1ère et 2ème parties), sont analysés les écrits des apôtres, des saints et des papes. La Sème partie en esquisse une synthèse thématique. Le post-scriptum fait référence aux mêmes enseignements doctrinaux pour commenter l'actuelle crise financière et économique.
Economie globalisée, sociétés ébranlées... Cet ouvrage sur la pensée de Thomas d'Aquin s'inscrit dans l'actualité. La première partie retrace son cheminement intellectuel et spirituel, soulignant la spécificité de la méthode et de la pensée thomasiennes. Questionner le réel pour le comprendre, passer outre les apparences du monde présent, c'est travailler à connaître l'essence des choses. A partir de la conception thomiste de la justice (volonté vertueuse), la deuxième partie analyse les causes profondes des faits dont les conséquences minent les sociétés, puis explique pourquoi les propositions intellectuelles et programmes actuels politiques échouent à faire obstacle aux injustices de ce siècle.
A quoi sert la "diplomatie parlementaire" et avec quels résultats ? Centré sur la guerre froide, cet ouvrage étudie ses différentes formes, des voyages de délégations aux groupes d'amitiés, en passant par l'engagement personnel et officieux de ces diplomates non professionnels. A travers son rôle dans le rétablissement des relations avec la RDA, la Chine, l'Afrique du Sud, la politique extérieure n'apparaît pas comme un domaine "réservé".
Le couple du milieu des années 60 aurait-il pu seulement imaginer celui d'aujourd'hui ? L'auteur nous propose une réflexion sur les lois qui ont accompagné l'évolution du couple au cours des cinquante dernières années, qui l'ont provoquée ou ont cherché à s'y adapter : de la pilule contraceptive en 1967 au mariage pour tous en 2013, en passant par le divorce par consentement mutuel en 1975 ou le pacs en 1999. Dans un style où se mêlent tendresse, humour et un brin de nostalgie, il analyse cette évolution pour aborder, sous un angle nouveau, les problématiques juridiques et morales qui font tant débat de nos jours. Il s'appuie sur son expérience professionnelle - la relation qu'il entretient quotidiennement avec des couples de tous horizons -, sur des travaux de juristes ou de sociologues, des articles de presse, mais aussi sur les chansons et les films qui ont marqué ces années et qui témoignent de façon si éclairante des changements de mentalités.
Motta Alessio ; Azzag Samir ; Bonhomme Marion ; Do
Y a-t-il meilleure façon de saisir les discriminations ethniques et leurs effets que de les observer dans toute leur banalité, à travers les carrières de personnes qui les ont rencontrées ? Discriminations flagrantes, stratégie pour les éviter ou les affronter, formes éventuelles de paranoïa... La découverte de trajectoires individuelles est sans doute le moyen le plus efficace pour comprendre comment cela interagit. Offrant un accès direct aux entretiens tout en les accompagnant d'instruments de réflexion, ce livre constitue à la fois un outil de méthode pour le chercheur et une riche initiation pour le profane.
Quel bonheur pour une fois d'écrire en sachant que mon lecteur dispose d'une information fiable sur la réalité de celles que les médias désignent d'un bloc comme les " filles de l'Est ". Car si la personnalité de l'auteure peut être sans hésitation qualifiée d'exceptionnelle, le parcours qu'elle relate est plus proche de ce que vivent la plupart de ses collègues que des mauvais romans policiers que l'on nous donne habituellement pour la vérité de leur expérience. " C'est en ces termes que s'exprime le postfacier de cette autobiographie d'une jeune prostituée moldave sur les trottoirs de Bruxelles. A travers son histoire, on découvre que ce qu'on appelle communément traite et esclavage ne sont autres que les moyens d'entrer dans l'espace Schengen que doivent monnayer des migrants volontaires, mais clandestins et, à ce titre, dépendants de passeurs rarement respectueux de leurs clientes ; que la " vente " des jeunes femmes au cours de leur périple n'en est pas une, même si les acteurs utilisent ce terme ; que le pire pour les prostituées de rue, ce n'est pas leur travail mais leur peur d'être expulsées. " La vie qu'on a " est une véritable leçon de vie, faite de larmes, certes, mais aussi et surtout de courage. Elle devrait nous faire réfléchir sur le gâchis et les crimes qu'entraînent la fermeture des frontières de l'Union Européenne et le traitement comme délinquants de clandestins, soutiens économiques de leur pays d'origine - quand ce n'est pas de leur pays d'adoption.