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Justice dans les relations économiques et justice sociale. Sources morales, ruptures historiques
Gavignaud-Fontaine Geneviève
INDES SAVANTES
24,99 €
Épuisé
EAN :9782846544399
Après avoir établi (Marchés sans justice, ruines sociales, 2013) la part de responsabilité des injustices économiques dans le processus de déstructuration sociale, l'historienne fait ici entendre d'anciennes recommandations de justice. Autant d'édifiantes contributions des philosophes grecs et des théologiens chrétiens, notamment saint Thomas d'Aquin, à la sauvegarde du bien commun. Puis, elle explique comment les économistes modernes ont soustrait les transactions commerciales aux règles de justice, attentives, en principe, à ne léser personne. Chemin faisant, elle fait comprendre le décalage entre, d'une part les discours actuels sur la justice dite sociale ? ils promeuvent les prélèvements fiscaux pour répondre aux urgences sociales?, et d'autre part la béance croissante des besoins à combler dans le sillage des injustices inhérentes à l'économie de marché du laisser-faire et du libre-échangisme. La justice sociale est le but et le résultat de toutes les justices. Enveloppée de caritas, la volonté de justice sert la liberté qui permet à chacun d'épanouir ses talents au service de tous ; elle nourrit la cohésion et la paix sociales, ainsi que la paix entre les Nations. Ces ouvrages sont d'une grande actualité alors que l'on commence, enfin, à discuter de la finalité de l'économie.
La réflexion sur les corps intermédiaires a connu une longue phase de désintérêt, voire de désaffection en raison de l'image passéiste des corporations associée à la société d'Ancien Régime et aux expériences corporatistes des régimes autoritaires de la première moitié du XXe siècle. Supprimés et interdits en 1791 (décret d'Allarde, loi Le Chapelier), ils étaient tenus pour des obstacles rédhibitoires à la liberté, à l'exercice des droits naturels, à l'intérêt général, à la relation entre les volontés individuelles et l'Etat qui ne saurait tolérer des intermédiaires surtout s'ils s'affichent autonomes. Il fallut attendre les lendemains de la célébration du bicentenaire de la Révolution pour que la réflexion historique se revivifie. Yves Mény, Pierre Rosanvallon revisitèrent alors la notion de corps intermédiaires, en amont comme en aval de la Révolution et jusqu'au temps présent. Fruit de travaux conduits sur le terrain languedocien, notamment dans le domaine de la viticulture si essentiel pour l'économie méridionale, cet ouvrage expose des cas particuliers prenant valeur générale. La cohérence d'une réflexion collective menée des premières années du XVIIIe siècle jusqu'à la veille de la Seconde Guerre mondiale et l'attention portée aux conduites des populations donnent à l'étude des corps intermédiaires la densité des faits humains replacés dans la continuité des siècles. L'attention est attirée sur les continuités et les ruptures dans les stratégies organisationnelles de la société, l'irruption de nouveaux corps intermédiaires venant renouveler espoirs et énergies. La parole est aux acteurs de l'économie, non à ses théoriciens. Opératoire, le concept "corps intermédiaires" fait saisir la rapidité avec laquelle ils se constituent dès que la loi le permet : échec de la Révolution, plus exactement d'une utopie de la liberté qui faisait son lit au libéralisme économique, ou horreur du vide de la société qui ne saurait fonctionner sans corps intermédiaires ? Une partie de la réponse se trouve dans les cahiers de doléances de 1789. La puissance publique, dès 1801, procéda elle-même à la création des conseils de commerce inspirés des Chambres de commerce du XVIIIe siècle. Entre les individus et l'Etat, se développent de nouvelles interactions. La diversité des désignations (syndicats professionnels et interprofessionnels, institutions de lobbying, régions économiques, ou Confédération Générale des Vignerons [CGV] qui fut la réponse la plus efficace et originale à la grande crise viticole de 1907) montre, s'il en était besoin, combien les corps intermédiaires sont présents dans les champs économique, social et politique sans que l'on discerne toujours clairement ni leurs formes et moyens d'action ni leur influence.
Cet ouvrage est la suite et constitue la conclusion des deux précédents volumes de l'auteur : Considérations économiques chrétiennes de saint Paul aux temps actuels et Les catholiques et l'économie-sociale en France XIXe-XXe siècles. Des exemples pris dans la vie économique et sociale soulignent le dépérissement de certains milieux : le vignoble villageois languedocien, par exemple. Estimant que c'est la justice qui manque le plus dans l'évolution de l'économie mondiale depuis les années 1970, l'auteur étudie les possibilités et les conséquences de la réintroduction de la justice commutative sur les marchés. Illusoire en effet paraît toute liberté bafouant l'exigence d'une justice apte à contrer le dérèglement des passions économiques dans les sociétés contemporaines.
Biographie de l'auteur Cet inédit est présenté et annoté par deux historiens genevois, Dieter et Heidi Gembicki ; ils en tirent une analyse qui éclaire de façon lumineuse le voyage du frère Fries, tout en le resituant dans l histoire intellectuelle et religieuse de l Europe. Originaire de Hambourg, Dieter Gembicki a suivi des études d histoire à Francfort, parachevées à Genève avec une thèse dans le domaine de l historiographie française. Spécialiste du XVIIIe siècle, il aborde des sujets tels que Voltaire historien, la terminologie des Lumières et lors d'une année sabbatique passée en Pennsylvanie, il rédige une étude sur les frères moraves. Depuis il publie des recherches sur ce mouvement piétiste qui révèle un aspect extrêmement vivant du siècle des Lumières. Heidi Gembicki-Achtnich, historienne elle aussi, est issue d une famille de tradition morave, et a été déléguée au synode européen de l Unité des frères. Les deux chercheurs ont pu profiter de leurs compétences linguistiques et paléographiques et de leurs réseaux pour mener à bien l édition d une source qui, à plusieurs égards, posait des défis.
Cet ouvrage est le troisième de quatre volumes, dont les deux premiers sont parus en 2019 et 2020. Le premier, intitulé "l'Inde entrevue" , est consacré aux deux Compagnies, celle de Colbert et celle de Law, aux comptoirs et à leur commerce, à la politique de Dupleix et à la rivalité franco-britannique, qui se termine par la mainmise de l'East India Company et à l'éviction complète des intérêts français dans la seconde moitié du XVIIIe siècle. Au XIXe siècle, des officiers napoléoniens qui administrent le royaume sikh du Punjab et des missionnaires catholiques entretiennent une présence française dans un pays où la France ne joue plus aucun rôle. Elle végète dans ses misérables comptoirs jusqu'au Second Empire quand, grâce aux progrès du libre-échange au Royaume-Uni, grâce à l'essor de l'émigration indienne aux colonies à sucre, grâce à son industrie textile, Pondichéry connaît un spectaculaire renouveau. Le second volume traite de la politique d'assimilation de la Troisième République dans ses comptoirs, dont tous les habitants sont dès 1871 proclamés citoyens et électeurs sans distinction de couleur, de religion ni de caste. Imposée sans concertation préalable par le pouvoir central, cette politique qui se veut décentralisatrice produit des effets désastreux, conférant le pouvoir à un parti indien réactionnaire et anti-français, puis, à partir de 1906, à de véritables maffias politiques. Les effets de l'assimilation se font sentir jusqu'au dernier moment : héritière de sa devancière, la IVe République ne peut céder ses établissements à l'Inde de Nehru sans consulter leurs habitants qui sont des citoyens français. Or, le parti du Congrès ne veut pas d'un référendum. Le troisième et le quatrième volumes sont consacrés aux regards et aux influences croisés. Les représentations de l'Inde en France, l'image et l'influence de la France en Inde, les perceptions du nationalisme indien en France et les relations bilatérales après l'indépendance de l'Union indienne jusqu'à nos jours. Le quatrième volume " Les relations bilatérales " est la suite du troisième et reprend la bibliographie et un index général. Jacques Weber, professeur émérite d'Histoire contemporaine à l'université de Nantes, membre de l'Académie des Sciences d'outre-mer, grand spécialiste de l'Inde à laquelle il a consacré de nombreux ouvrages, et de l'histoire coloniale. Il a publié aux Indes savantes : Les Relations entre la France et l'Inde de 1673 à nos jours ; Littérature et Histoire coloniale (ouvrage collectif) ; Le Siècle d'Albion. L'empire britannique au XIXe siècle (1815-1914) ; Les Elections législatives et sénatoriales outre-mer (1848-1981) avec L. Jalabert et B. Joly".
Elles ont régné, elles ont écrit, elles ont inventé, elles ont résisté, elles ont sauvé des vies... En France et dans les Charentes et le Poitou, les femmes ont toujours joué un rôle important dans la société. Actrices de l'histoire, active dans tous les domaines de la vie publique, au fil des siècles et notamment ces deux derniers, elles se sont affirmées. Si l'ouvrage dessine une "condition féminine" en évolution, il montre aussi l'hétérogénéité, la diversité des statuts, des appartenances sociales, culturelles... Par leur personnalité extraordinaire, les deux cents femmes réunies dans cet ouvrage ont eu un destin déterminant pour l'histoire régionale. Femmes d'art, de lettres, de pouvoir, de savoir, d'action ou de foi, elles font chacune l'objet d'une biographie qui illustre leur singularité et un index favorise leur consultation rapide. Dans la Résistance, elles se sont révélées très active et efficaces, payant comme les hommes un lourd tribut. De nombreuses figures féminines émergent, d'Aliénor d'Aquitaine à Isabelle Autissier, en passant par Madeleine Chapsal et Colette Besson. Véritable panorama des grandes femmes, ce livre propose une histoire de la région au féminin.