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Considérations économiques chrétiennes de saint Paul aux temps actuels
Gavignaud-Fontaine Geneviève
INDES SAVANTES
24,00 €
Épuisé
EAN :9782910828516
L'économie, fonction importante de l'homme en société, trouve son point d'appui dans le travail servi par le capital. Elle est dite sociale lorsqu'elle vise à satisfaire les nécessités de chacun des membres de la société. L'économie sociale devient morale quand, pour satisfaire aux exigences du bien commun, elle se pétrit de justice ; la charité chrétienne la relaye pour répondre aux détresses particulières. Ainsi respectueuse de la dignité des hommes et de leur travail, l'économie - production, marché, consommation - se trouve mise au service de chacun des hommes. Sans oublier qu'elle ne saurait à elle seule être expression de sublime civilisation. C'est dans la doctrine catholique que l'auteur cherche la définition du bien commun, de la destination universelle des biens, du rapport entre justes prix, salaire et bénéfice, de la solidarité professionnelle, de l'État et de la subsidiarité des pouvoirs, de la justice sociale... tout en redisant que ladite doctrine ne constitue ni une théorie, ni une idéologie. Des origines aux temps actuels (1ère et 2ème parties), sont analysés les écrits des apôtres, des saints et des papes. La Sème partie en esquisse une synthèse thématique. Le post-scriptum fait référence aux mêmes enseignements doctrinaux pour commenter l'actuelle crise financière et économique.
Cet ouvrage se situe au confluent de l'histoire, tant économique que sociale, et de la philosophie morale. Depuis les "structures, conjonctures, société" appréhendées dans le temps long de l'histoire, jusqu'aux "principes fondamentaux et pratiques éthiques" de la civilisation qui les sous-tend, le cheminement singulier de l'auteur ne bute sur aucune contradiction intellectuelle. A l'école française contemporaine des Annales comme à celle de la philosophie aristotélicienne et de la philosophie chrétienne, s'impose, dans la recherche du vrai, l'efficacité de la multimillénaire méthode réaliste. A l'épreuve des faits et de la raison, l'auteur fait saisir la pertinence de savoirs connus depuis l'antiquité classique, christianisés au Moyen Age, et tus jusqu'à l'oubli aux siècles contemporains. Réintroduits dans la pensée de notre temps, principes fondamentaux et pratiques éthiques du passé européen font comprendre que nombre de déstabilisations économiques, problèmes sociaux, misères humaines d'aujourd'hui ont pour cause commune la toute-puissance du marché.
Economie globalisée, sociétés ébranlées... Cet ouvrage sur la pensée de Thomas d'Aquin s'inscrit dans l'actualité. La première partie retrace son cheminement intellectuel et spirituel, soulignant la spécificité de la méthode et de la pensée thomasiennes. Questionner le réel pour le comprendre, passer outre les apparences du monde présent, c'est travailler à connaître l'essence des choses. A partir de la conception thomiste de la justice (volonté vertueuse), la deuxième partie analyse les causes profondes des faits dont les conséquences minent les sociétés, puis explique pourquoi les propositions intellectuelles et programmes actuels politiques échouent à faire obstacle aux injustices de ce siècle.
La question, portée par l'actualité, est de savoir si le capitalisme est moral ou moralisable. L'historienne analyse les pratiques privées et publiques qui, dans le passé, ont répondu à la volonté d'associer la morale à l'économie comme y invite la doctrine sociale catholique. Chemin faisant, la notion d'économie-sociale est reliée à la morale qu'inspire la justice, économie et morale sont associées pour répondre aux nécessités de l'homme en société. Conduite dans la longue durée des civilisations, la réflexion met en évidence que l'économie, dont la vocation est de servir l'homme et la société, se coupe de sa raison d'être en l'absence de mobiles sociaux moraux. Elle fait ressortir que les rapports économiques qui lient les hommes entre eux ne peuvent se construire durablement sur d'égoïstes intérêts. Nombreux ont été les Français à en acquérir la certitude depuis le début du XIXe siècle, et à exprimer conséquemment leur prédilection pour une organisation économique qui permette à chacun de vivre décemment de son travail dans le respect de celui d'autrui. Une définition claire et simple de l'économie tout à la fois sociale et morale, et des propos particulièrement opportuns en ces temps de crises.
Jean Geoffroy est né à Marennes en 1853. Très tôt, avec ses parents, il part pour Paris où il reçoit une solide éducation artistique. A partir de 1875, il travaille pour l'éditeur Jules Hetzel, participe à l'illustration de nombreux ouvrages destinés à la jeunesse et réalise plusieurs affiches publicitaires. Sous le nom de Géo, il participe régulièrement aux Salons qui accueillent avec succès ses peintures et ses aquarelles. Représentant du courant naturaliste, il met ses sujets principaux, l'enfance et la famille, au service de la jeune troisième République et de ses idéaux, se faisant un héraut des réformes scolaires lancées par Jules Ferry ou Ferdinand Buisson. Dès lors, son art se met dans les pas de l'Histoire, celle qui prônait les vertus nationales à travers l'exaltation de l'école républicaine et la mise en place d'un système de santé pour tous. En peignant, sans pathos, le quotidien, voire l'intimité, des humbles, Geoffroy devient un passeur d'idées sociales aussi important pour les historiens que pour les historiens d'art. En son temps, la réception de son oeuvre fut enthousiaste et il bénéficia de nombreux achats et commandes de l'Etat et de collectionneurs. La ville de Saintes reconnut très tôt cet enfant du pays, puisque dès 1893, elle lui acheta son Compliment, un des chefs-d'oeuvre du musée de l'Echevinage.
Présentation de l'éditeur Le 23 août 1905, les drapeaux de la ville de La Rochelle sont en berne. Un corbillard, suivi d un imposant cortège, mené par le maire et le préfet se dirige vers la cathédrale Saint-Louis. Sur le parvis, l évêque de La Rochelle et Saintes s apprête à célébrer les obsèques de l illustre défunt. Le lendemain 24 août, à Paris, une nouvelle cérémonie se déroule en l église Notre-Dame des Champs, en présence du président de l Académie des Beaux- Arts, du maire du 6e arrondissement, du président de la Société des Artistes français, de l ambassadeur d Allemagne, de Camille Saint-Saëns, de Gustave Charpentier et de tout ce que le monde de la peinture académique compte de célébrités. L homme auquel ces hommages sont rendus a pour nom William Bouguereau. Comblé d honneurs et bardé de décorations, il était considéré par beaucoup comme le plus grand peintre de son époque et régnait en maître sur le monde artistique français, bien que les critiques n aient cessé de décrier son inspiration et sa facture classique. Les Américains, qui adoraient sa peinture, lui achetaient ses oeuvres à prix d or. La plupart d entre elles se trouvent aujourd hui dans les collections privées et les musées américains. Moins de dix ans après sa mort, Bouguereau tombe dans un oubli total. Sa cote est au plus bas, son nom disparaît des encyclopédies spécialisées, ses toiles sont reléguées dans les réserves des musées, jusqu à ce que les Américains, encore eux, le redécouvrent avec bonheur, dans les dernières décennies du xxe siècle. Cette biographie d un peintre jadis célèbre et aujourd hui oublié dans son pays, est la première publiée en langue française depuis la mort de l artiste. Elle resitue Bouguereau dans son époque et offre au lecteur une passionnante description de la Belle Époque vue sous l angle de la peinture, avec ses rites, ses salons et ses conflits, notamment celui entre académistes et impressionnistes.
Biographie de l'auteur Cet inédit est présenté et annoté par deux historiens genevois, Dieter et Heidi Gembicki ; ils en tirent une analyse qui éclaire de façon lumineuse le voyage du frère Fries, tout en le resituant dans l histoire intellectuelle et religieuse de l Europe. Originaire de Hambourg, Dieter Gembicki a suivi des études d histoire à Francfort, parachevées à Genève avec une thèse dans le domaine de l historiographie française. Spécialiste du XVIIIe siècle, il aborde des sujets tels que Voltaire historien, la terminologie des Lumières et lors d'une année sabbatique passée en Pennsylvanie, il rédige une étude sur les frères moraves. Depuis il publie des recherches sur ce mouvement piétiste qui révèle un aspect extrêmement vivant du siècle des Lumières. Heidi Gembicki-Achtnich, historienne elle aussi, est issue d une famille de tradition morave, et a été déléguée au synode européen de l Unité des frères. Les deux chercheurs ont pu profiter de leurs compétences linguistiques et paléographiques et de leurs réseaux pour mener à bien l édition d une source qui, à plusieurs égards, posait des défis.
Quand deux personnes se rencontrent dans un escalier, celle qui descend porte des souliers vernis et celle qui monte des sabots pleins de paille. Cet aphorisme était fort prisé dans les salons de la petite bourgeoisie des bourgs charentais au début du XXe siècle. Il illustre l'angoisse d'une classe sociale en déclin. Et Les Valentin en sont une magnifique expression littéraire. Il s'agit du premier roman de Pierre-Henri Simon, tout juste sorti de Normale Sup'. Il a 28 ans lors de sa publication. Son thème est l'histoire d'une famille déchirée dans une Saintonge marquée par la crise de l'entre-deux-guerres. Remarquables descriptions de notables ruraux dépassés par leur temps, atmosphère de gros bourg parfaitement rendue avec ses rites immuables qui pourtant se craquellent de partout, portraits forts évocateurs de ceux qui montent comme de ceux qui descendent, de ceux qui tentent de s'en accommoder comme de ceux qui résistent, ce premier roman est une réussite qui augure pleinement de la profondeur de vision de l'?uvre à venir. Le personnage le plus saisissant est celui d'une petite Antigone de village qui, pour sauver quelques bribes de la tradition, se voit destinée par sa famille à un mariage qu'elle rejette de tout son être. Elle tente d'abord d'échapper à la situation, elle fuit pour " faire la morte ", puis se ressaisit et fait face courageusement. La maison de famille devient alors un symbole de résistance et non plus un simple destin matériel.