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Les Catholiques et l'économie sociale en France, XIXe-XXe siècles
Gavignaud-Fontaine Geneviève
INDES SAVANTES
23,00 €
Épuisé
EAN :9782846542685
La question, portée par l'actualité, est de savoir si le capitalisme est moral ou moralisable. L'historienne analyse les pratiques privées et publiques qui, dans le passé, ont répondu à la volonté d'associer la morale à l'économie comme y invite la doctrine sociale catholique. Chemin faisant, la notion d'économie-sociale est reliée à la morale qu'inspire la justice, économie et morale sont associées pour répondre aux nécessités de l'homme en société. Conduite dans la longue durée des civilisations, la réflexion met en évidence que l'économie, dont la vocation est de servir l'homme et la société, se coupe de sa raison d'être en l'absence de mobiles sociaux moraux. Elle fait ressortir que les rapports économiques qui lient les hommes entre eux ne peuvent se construire durablement sur d'égoïstes intérêts. Nombreux ont été les Français à en acquérir la certitude depuis le début du XIXe siècle, et à exprimer conséquemment leur prédilection pour une organisation économique qui permette à chacun de vivre décemment de son travail dans le respect de celui d'autrui. Une définition claire et simple de l'économie tout à la fois sociale et morale, et des propos particulièrement opportuns en ces temps de crises.
Cet ouvrage est la suite et constitue la conclusion des deux précédents volumes de l'auteur : Considérations économiques chrétiennes de saint Paul aux temps actuels et Les catholiques et l'économie-sociale en France XIXe-XXe siècles. Des exemples pris dans la vie économique et sociale soulignent le dépérissement de certains milieux : le vignoble villageois languedocien, par exemple. Estimant que c'est la justice qui manque le plus dans l'évolution de l'économie mondiale depuis les années 1970, l'auteur étudie les possibilités et les conséquences de la réintroduction de la justice commutative sur les marchés. Illusoire en effet paraît toute liberté bafouant l'exigence d'une justice apte à contrer le dérèglement des passions économiques dans les sociétés contemporaines.
Cet ouvrage se situe au confluent de l'histoire, tant économique que sociale, et de la philosophie morale. Depuis les "structures, conjonctures, société" appréhendées dans le temps long de l'histoire, jusqu'aux "principes fondamentaux et pratiques éthiques" de la civilisation qui les sous-tend, le cheminement singulier de l'auteur ne bute sur aucune contradiction intellectuelle. A l'école française contemporaine des Annales comme à celle de la philosophie aristotélicienne et de la philosophie chrétienne, s'impose, dans la recherche du vrai, l'efficacité de la multimillénaire méthode réaliste. A l'épreuve des faits et de la raison, l'auteur fait saisir la pertinence de savoirs connus depuis l'antiquité classique, christianisés au Moyen Age, et tus jusqu'à l'oubli aux siècles contemporains. Réintroduits dans la pensée de notre temps, principes fondamentaux et pratiques éthiques du passé européen font comprendre que nombre de déstabilisations économiques, problèmes sociaux, misères humaines d'aujourd'hui ont pour cause commune la toute-puissance du marché.
La réflexion sur les corps intermédiaires a connu une longue phase de désintérêt, voire de désaffection en raison de l'image passéiste des corporations associée à la société d'Ancien Régime et aux expériences corporatistes des régimes autoritaires de la première moitié du XXe siècle. Supprimés et interdits en 1791 (décret d'Allarde, loi Le Chapelier), ils étaient tenus pour des obstacles rédhibitoires à la liberté, à l'exercice des droits naturels, à l'intérêt général, à la relation entre les volontés individuelles et l'Etat qui ne saurait tolérer des intermédiaires surtout s'ils s'affichent autonomes. Il fallut attendre les lendemains de la célébration du bicentenaire de la Révolution pour que la réflexion historique se revivifie. Yves Mény, Pierre Rosanvallon revisitèrent alors la notion de corps intermédiaires, en amont comme en aval de la Révolution et jusqu'au temps présent. Fruit de travaux conduits sur le terrain languedocien, notamment dans le domaine de la viticulture si essentiel pour l'économie méridionale, cet ouvrage expose des cas particuliers prenant valeur générale. La cohérence d'une réflexion collective menée des premières années du XVIIIe siècle jusqu'à la veille de la Seconde Guerre mondiale et l'attention portée aux conduites des populations donnent à l'étude des corps intermédiaires la densité des faits humains replacés dans la continuité des siècles. L'attention est attirée sur les continuités et les ruptures dans les stratégies organisationnelles de la société, l'irruption de nouveaux corps intermédiaires venant renouveler espoirs et énergies. La parole est aux acteurs de l'économie, non à ses théoriciens. Opératoire, le concept "corps intermédiaires" fait saisir la rapidité avec laquelle ils se constituent dès que la loi le permet : échec de la Révolution, plus exactement d'une utopie de la liberté qui faisait son lit au libéralisme économique, ou horreur du vide de la société qui ne saurait fonctionner sans corps intermédiaires ? Une partie de la réponse se trouve dans les cahiers de doléances de 1789. La puissance publique, dès 1801, procéda elle-même à la création des conseils de commerce inspirés des Chambres de commerce du XVIIIe siècle. Entre les individus et l'Etat, se développent de nouvelles interactions. La diversité des désignations (syndicats professionnels et interprofessionnels, institutions de lobbying, régions économiques, ou Confédération Générale des Vignerons [CGV] qui fut la réponse la plus efficace et originale à la grande crise viticole de 1907) montre, s'il en était besoin, combien les corps intermédiaires sont présents dans les champs économique, social et politique sans que l'on discerne toujours clairement ni leurs formes et moyens d'action ni leur influence.
Gavignaud-Fontaine Geneviève ; Garrigues Jean ; Al
Les actes du colloque Vin et République proposent, au moment du centenaire de la Révolution des Dimanches en Languedoc (1907), de revenir sur le rapport complexe entre questions viticoles et régime républicain. Cette rencontre, organisée sous l'égide du Comité d'Histoire Parlementaire et Politique, en partenariat avec le CEPEL (Montpellier I) et le Centre Croyances et Mentalités Contemporaines (Montpellier III), a pour originalité de ne s'inscrire ni dans la commémoration héroïque, ni même dans la geste vigneronne et de privilégier une approche pluridisciplinaire et comparative. L'objectif consistait en effet à concilier une analyse de la mobilisation du Midi rouge, de sa réalité mais aussi des représentations auxquelles elle a donné lieu, et une interrogation sur sa spécificité, sa postérité et son exemplarité à l'échelle du siècle et de la nation. Le plan de l'ouvrage et les thématiques qui y sont abordées témoignent de cette préoccupation. Les articles de la première partie, Echos et manifestations des révoltes viticoles, rendent compte de la manière avec laquelle la révolte a été perçue et souvent instrumentalisée dans la presse, les espaces professionnels et politiques. Si la crise de la viti-viniculture renvoie d'abord à des problématiques économiques et sociales, la deuxième partie, Les questions viticoles et l'action politique: enjeu national et contraintes locales, fait état de la mobilisation des milieux politiques à travers l'évocation du parcours et de l'action d'un certain nombre de "députés du vin", languedociens ou non. Les articles rassemblés dans la troisième partie, Vin, République et construction des identités territoriales, interrogent les relations qui se sont progressivement nouées entre le vin et les territoires dans une perspective multiscalaire.
Cet ouvrage est le troisième de quatre volumes, dont les deux premiers sont parus en 2019 et 2020. Le premier, intitulé "l'Inde entrevue" , est consacré aux deux Compagnies, celle de Colbert et celle de Law, aux comptoirs et à leur commerce, à la politique de Dupleix et à la rivalité franco-britannique, qui se termine par la mainmise de l'East India Company et à l'éviction complète des intérêts français dans la seconde moitié du XVIIIe siècle. Au XIXe siècle, des officiers napoléoniens qui administrent le royaume sikh du Punjab et des missionnaires catholiques entretiennent une présence française dans un pays où la France ne joue plus aucun rôle. Elle végète dans ses misérables comptoirs jusqu'au Second Empire quand, grâce aux progrès du libre-échange au Royaume-Uni, grâce à l'essor de l'émigration indienne aux colonies à sucre, grâce à son industrie textile, Pondichéry connaît un spectaculaire renouveau. Le second volume traite de la politique d'assimilation de la Troisième République dans ses comptoirs, dont tous les habitants sont dès 1871 proclamés citoyens et électeurs sans distinction de couleur, de religion ni de caste. Imposée sans concertation préalable par le pouvoir central, cette politique qui se veut décentralisatrice produit des effets désastreux, conférant le pouvoir à un parti indien réactionnaire et anti-français, puis, à partir de 1906, à de véritables maffias politiques. Les effets de l'assimilation se font sentir jusqu'au dernier moment : héritière de sa devancière, la IVe République ne peut céder ses établissements à l'Inde de Nehru sans consulter leurs habitants qui sont des citoyens français. Or, le parti du Congrès ne veut pas d'un référendum. Le troisième et le quatrième volumes sont consacrés aux regards et aux influences croisés. Les représentations de l'Inde en France, l'image et l'influence de la France en Inde, les perceptions du nationalisme indien en France et les relations bilatérales après l'indépendance de l'Union indienne jusqu'à nos jours. Le quatrième volume " Les relations bilatérales " est la suite du troisième et reprend la bibliographie et un index général. Jacques Weber, professeur émérite d'Histoire contemporaine à l'université de Nantes, membre de l'Académie des Sciences d'outre-mer, grand spécialiste de l'Inde à laquelle il a consacré de nombreux ouvrages, et de l'histoire coloniale. Il a publié aux Indes savantes : Les Relations entre la France et l'Inde de 1673 à nos jours ; Littérature et Histoire coloniale (ouvrage collectif) ; Le Siècle d'Albion. L'empire britannique au XIXe siècle (1815-1914) ; Les Elections législatives et sénatoriales outre-mer (1848-1981) avec L. Jalabert et B. Joly".
Biographie de l'auteur Pierre-Henri Simon (1903-1972), membre de l Académie française, est l écrivain le plus pénétrant auquel les Charentes ont donné naissance. Il réussit là un roman d une intense vigueur, qui marie la modernité à la raison classique. Il s y montre ici d une clairvoyance extrême sur ce qui fonde toute vie intelligemment conduite : le tiraillement entre un humanisme jamais assez conciliant et sa nécessaire mise en doute.
Présentation de l'éditeur Le 23 août 1905, les drapeaux de la ville de La Rochelle sont en berne. Un corbillard, suivi d un imposant cortège, mené par le maire et le préfet se dirige vers la cathédrale Saint-Louis. Sur le parvis, l évêque de La Rochelle et Saintes s apprête à célébrer les obsèques de l illustre défunt. Le lendemain 24 août, à Paris, une nouvelle cérémonie se déroule en l église Notre-Dame des Champs, en présence du président de l Académie des Beaux- Arts, du maire du 6e arrondissement, du président de la Société des Artistes français, de l ambassadeur d Allemagne, de Camille Saint-Saëns, de Gustave Charpentier et de tout ce que le monde de la peinture académique compte de célébrités. L homme auquel ces hommages sont rendus a pour nom William Bouguereau. Comblé d honneurs et bardé de décorations, il était considéré par beaucoup comme le plus grand peintre de son époque et régnait en maître sur le monde artistique français, bien que les critiques n aient cessé de décrier son inspiration et sa facture classique. Les Américains, qui adoraient sa peinture, lui achetaient ses oeuvres à prix d or. La plupart d entre elles se trouvent aujourd hui dans les collections privées et les musées américains. Moins de dix ans après sa mort, Bouguereau tombe dans un oubli total. Sa cote est au plus bas, son nom disparaît des encyclopédies spécialisées, ses toiles sont reléguées dans les réserves des musées, jusqu à ce que les Américains, encore eux, le redécouvrent avec bonheur, dans les dernières décennies du xxe siècle. Cette biographie d un peintre jadis célèbre et aujourd hui oublié dans son pays, est la première publiée en langue française depuis la mort de l artiste. Elle resitue Bouguereau dans son époque et offre au lecteur une passionnante description de la Belle Époque vue sous l angle de la peinture, avec ses rites, ses salons et ses conflits, notamment celui entre académistes et impressionnistes.