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Histoire et philosophie morale. Sur les réalités économiques, de perdurables savoirs éthiques
Gavignaud-Fontaine Geneviève
L'HARMATTAN
29,50 €
Épuisé
EAN :9782343242644
Cet ouvrage se situe au confluent de l'histoire, tant économique que sociale, et de la philosophie morale. Depuis les "structures, conjonctures, société" appréhendées dans le temps long de l'histoire, jusqu'aux "principes fondamentaux et pratiques éthiques" de la civilisation qui les sous-tend, le cheminement singulier de l'auteur ne bute sur aucune contradiction intellectuelle. A l'école française contemporaine des Annales comme à celle de la philosophie aristotélicienne et de la philosophie chrétienne, s'impose, dans la recherche du vrai, l'efficacité de la multimillénaire méthode réaliste. A l'épreuve des faits et de la raison, l'auteur fait saisir la pertinence de savoirs connus depuis l'antiquité classique, christianisés au Moyen Age, et tus jusqu'à l'oubli aux siècles contemporains. Réintroduits dans la pensée de notre temps, principes fondamentaux et pratiques éthiques du passé européen font comprendre que nombre de déstabilisations économiques, problèmes sociaux, misères humaines d'aujourd'hui ont pour cause commune la toute-puissance du marché.
La question, portée par l'actualité, est de savoir si le capitalisme est moral ou moralisable. L'historienne analyse les pratiques privées et publiques qui, dans le passé, ont répondu à la volonté d'associer la morale à l'économie comme y invite la doctrine sociale catholique. Chemin faisant, la notion d'économie-sociale est reliée à la morale qu'inspire la justice, économie et morale sont associées pour répondre aux nécessités de l'homme en société. Conduite dans la longue durée des civilisations, la réflexion met en évidence que l'économie, dont la vocation est de servir l'homme et la société, se coupe de sa raison d'être en l'absence de mobiles sociaux moraux. Elle fait ressortir que les rapports économiques qui lient les hommes entre eux ne peuvent se construire durablement sur d'égoïstes intérêts. Nombreux ont été les Français à en acquérir la certitude depuis le début du XIXe siècle, et à exprimer conséquemment leur prédilection pour une organisation économique qui permette à chacun de vivre décemment de son travail dans le respect de celui d'autrui. Une définition claire et simple de l'économie tout à la fois sociale et morale, et des propos particulièrement opportuns en ces temps de crises.
Ce livre constitue un inédit dans le domaine du music-hall. Les cinquante années envisagées s'étalent de la fin du XIXe siècle à la décennie cinquante. Les chercheurs et curieux y trouveront les noms d'artistes de talent qui eurent du succès en leur temps mais ne figurent dans aucun ouvrage, même spécialisé. Ce travail a demandé des recherches considérables mais n'a guère la prétention d'être exhaustif. Un des objectifs consiste également à réparer des injustices et susciter peut-être des rééditions d'enregistrements rares et précieux.
Perrat Benoît ; Pitte Jean-Robert ; Guillot Pierre
Résumé : Grand chef cuisinier aux côtés des Escoffier, des Rambert et des frères Rouzier notamment, le Bressan Benoît Perrat (1873-1957) exerça son art dans les restaurants de tout premier ordre (Lyon, Genève, Paris, York, Berlin, Dresde) puis dans les cours princières et royales d'Europe centrale de la Belle Epoque (Saxe, Bavière, Roumanie, Hongrie). Contraint par la Grande Guerre à quitter ceux qu'il avait somptueusement servis, il retrouve ses terres natales et s'installe quelque temps après à Vonnas (Ain), la "Mecque de gueule", où il tiendra jusqu'à la Seconde Guerre mondiale toujours avec panache et distinction, jusqu'au raffinement ultime, la table et le Grand Hôtel Moderne. Il y rédigera sa célèbre "rhapsodie culinaire et gastronomique", Cornus en Bresse (1932) ? rééditée en 2002 ? et en 1938 sa Hongrie gourmande, restée inédite et publiée ici pour la première fois. Ce recueil surprenant assemble une centaine de ses recettes magyares récolées au gré de ses rencontres, de ses pérégrinations, de ses affectations et de ses enchantements. Récolées... ! C'est peu dire. Benoît Perrat y atteste surtout le "véritable esprit de la gastronomie qui est un patrimoine vivant, en évolution constante, ouvert à toutes les influences extérieures qui sont découvertes, apprivoisées, domestiquées, puis intégrées". C'est donc à une savoureuse déclinaison des riches spécialités danubiennes, parfois "métissées de Bresse", que Benoît Perrat convoque ses lecteurs, au premier rang desquelles le fameux gulash, et bien sûr le paprika, piment-roi de la cuisine magyare. Il les invite surtout à mettre avec lui la main au fourneau puis la serviette au cou.
Dans un contexte économique caractérisé par la mondialisation où les fusions, délocalisations et liquidations d'entreprises sont autant de risques pour les managers, la ressource principale de l'entreprise reste la connaissance. Véritable capital technique, social et culturel, il convient de la préserver, de l'enrichir et de la transmettre. Le capital mémoire de l'entreprise ouvre la voie au management des savoirs, à la gestion des connaissances et à l'ingénierie de la mémoire organisationnelle qui, chacun dans son domaine, cartographient les compétences et les savoirs que recèle l'entreprise et en définissent les enjeux stratégiques. Loin d'être un tout homogène, la mémoire de l'entreprise emprunte à de multiples sources, individuelles ou collectives, se pourrit de cultures conflictuelles et se fixe sur des supports composites - simples récits d'anecdotes, documents de presse ou institutionnels (affiche, film d'entreprise, banque de données...). Par-delà les clivages culturels, les querelles de territoires, les tactiques du secret, les justifications plus ou moins excusables de l'oubli, cet ouvrage montre en quoi la mémoire constitue, pour l'anticipation stratégique et la construction identitaire des collectifs de travail, un facteur-clef dé la communication d'entreprise. L'exemple des Chantiers de l'Atlantique de Saint-Nazaire illustre toute là complexité et la richesse du capital mémoire d'une grande organisation.
Le 1er août 1909, François Faber remporte la septième édition du Tour de France cycliste. Le " Géant de Colombes ", ancien docker sur le port de Courbevoie, entre dans la légende, mais bien plus qu'un parcours sportif exemplaire son itinéraire est un condensé de la France de la Belle époque. L'histoire d'un gamin de banlieue au physique hors du commun et à l'appétit féroce, grandi entre maraîchages et usines, puis saisi par le démon d'une petite reine qui fera sa fortune. Un enfant de son siècle, qui croise aussi en chemin la terrible crue de la Seine en janvier 1910, le grand Jaurès quelques jours avant son assassinat, puis fauché en pleine gloire en mai 1915, lors de l'une des plus formidables offensives de la Grande Guerre... En s'appuyant sur la presse d'époque et sur de nombreux documents inédits, ce livre retrace le destin romanesque de ce champion attachant, l'un des plus populaires de son temps, né et grandi en France, devenu luxembourgeois à sa majorité sans jamais quitter sa ville de Colombes, puis engagé volontaire dans la Légion étrangère pour défendre sa patrie d'adoption.