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Les Raisins du baobab
Niang Ibrahima Amadou
AMALION
15,50 €
Épuisé
EAN :9782359260076
Les Raisins du baobab est un recueil de poèmes en quatre parties Dakaroises, Terreaux d'Afrique, Sutura, et Un Elan d'Humanisme écrit par l'auteur entre décembre 2002 et mai 2009, à des moments marquants de sa vie. Dans cette collection, Niang s'interroge sur l'image de l'Afrique dans le milieu urbain et rural, aussi bien dans la mentalité des peuples africains qu'ailleurs. En se gardant de juger leurs attentes, croyances, habitudes et valeurs, il incite les lecteurs à prendre position pour changer l'image véhiculée à travers le continent et participer à une vraie renaissance africaine. A travers un cadre spatio-temporel propre à l'Afrique et à son pays natal, le poète fait voyager l'esprit en invoquant les ancêtres, les saisons, les mers, l'alimentaire, les amours et les douleurs. Autant de sentiments qui feront renaître chez le lecteur une envie d'enracinement et d'ouverture au monde qui ne fait plus peur. La poésie de Niang reflète sa philosophie qui tangue entre l'enracinement et l'ouverture. Par cette poésie qu'il dit "passerelle", il entend attiser la flamme de l'espoir et de la renaissance africaine. Son premier recueil, au titre aussi évasif qu'expressif, emprunte les sentiers de la culture et de l'humanisme d'un véritable citoyen du monde.
C'est en effet toute " une tranche de vie" que l'auteur retrace, en faisant des variations sur un thème. [...] L'option prise se situe en effet entre deux genres littéraires bien connus et distincts : les Mémoires et l'essai. Son oeuvre en fait la synthèse et se présente en définitive en trois parties. La première part du rappel de l'environnement culturel de son éducation dans une famille traditionnelle à Podor à l'exercice du métier d'instituteur. Cet épisode de sa vie nous révèle ce que très peu de jeunes savent : c'est un ancien meneur de grève qui est devenu plus tard ministre de l'Intérieur, responsable du maintien de l'ordre. La deuxième partie, qui reste certainement la plus passionnante pour l'auteur lui-même, porte sur le déroulement de sa carrière militaire. On y apprend que c'est l'antimilitariste qui finira sa carrière de contestataire comme général de division. La troisième concerne les fonctions administratives et politiques. II s'y sent comme un étranger, "un épi de sagno dans un champ de souna", alors que sa grande expérience de négociateur acquise au cours des nombreuses et délicates missions qu'il a conduites avec succès et son élégance d'esprit le prédisposaient à de telles fonctions. Tous ces développements sont opportunément accompagnés de notes de bas de page et d'annexes qui ajoutent à la densité historique et, par suite, à l'intérêt de l'ouvrage."
Ce livre, exclusivement consacré à Faidherbe, est le premier signé par un historien sénégalais. L'auteur s'est, d'entrée de jeu, démarqué des guerres de mémoires, omniprésentes dans les lectures du fait colonial en Afrique et de l'oeuvre de ses initiateurs et animateurs... A chacun son Faidherbe semble nous dire l'auteur dans une histoire qui n'en demeure pas moins partagée.... (...) Ainsi, il fait descendre son personnage du piédestal sur lequel le récit impérial l'avait placé, pour le saisir, en tant qu'acteur, certes majeur, mais acteur parmi d'autres, d'un projet dont il ne fut point l'initiateur et qui était loin d'être achevé au moment où il a définitivement quitté la colonie. Il montre tout au long de l'ouvrage en quoi la figure du républicain humaniste, dont la mémoire coloniale a drapé son oeuvre, est mise à mal par la réalité des campagnes meurtrières de pillages, de destruction, d'incendie de villages et de représailles sur des populations désarmées...", Pr. Ibrahima Thioub.
Maazou Dan Alalo est l'un des chanteurs nigériens les plus célèbres. Poète de cour du Sultanat de Zinder (Damagaram), où il mit son art au service des sultans Moustapha, Oumarou Sanda et Aboubacar Sanda, sa renommée dépasse de loin les frontières de son pays. Il reste cependant peu connu des milieux universitaires francophones. Ce livre vient combler un vide en faisant enfin connaître les mécanismes de création de cet artiste de grand talent qui savait traduire, mieux que quiconque, les valeurs culturelles de l'univers haoussa, en stigmatisant avec verve les vicissitudes de la colonisation au Niger.
Mody Niang consacre son cinquième ouvrage aux quarante ans d'Abdou Diouf " au coeur de l'Etat socialiste ". Il suit pas à pas la " Longue Marche " qui a conduit le natif de Louga, de la fonction de gouverneur de région, à l'âge de 25 ans, à celle de président de la République, le Zef janvier 1981. Ce sont ses dix-neuf années de pouvoir que l'auteur passe minutieusement en revue, en faisant la part entre ce qu'il appelle l'envers et l'endroit de cette longue présidence. Abdou Diouf a incontestablement bonifié l'héritage qu'il a reçu de son prédécesseur, en renforçant notamment, de façon notable, la démocratie au Sénégal. Il a aussi su faire montre d'esprit de dépassement et de concession lors des nombreuses crises auxquelles son gouvernement était confronté. De l'avis de certains observateurs, il était un homme d'Etat qui entretenait des rapports très discrets avec l'argent. Malheureusement, il traînait aussi un grand défaut pour un chef d'Etat : son penchant à faire totalement confiance à un second qui exerçait pratiquement la réalité du pouvoir, et presque sans contrôle de sa part. Il en est résulté parfois des dérives, des actes caractéristiques de mauvaise gestion qui ont expliqué pour l'essentiel, avec l'usure du temps et la demande sociale non satisfaite, sa défaite cuisante du 19 avril 2000. Comme ses prédécesseurs, ce cinquième livre de Mody Niang bien documenté et agréable à lire, est écrit avec beaucoup de rigueur dans l'analyse.
Un ouvrage d?avant-garde qui devrait être lu par tous soucieux de l?Afrique. D?une manière magistrale, mais facilement compréhensible et approfondie, les auteurs démolissent le mythe selon lequel les pays africains ont reçu d?importants flux nets de capitaux étrangers. Ce livre devrait modifier radicalement la pensée et la politique. " ? John Weeks