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Penser l'épistémo-logique. Hommage à Charles Zacharie Bowao
Nguimbi Marcel ; Aka-Evy Jean-Luc
L'HARMATTAN
29,00 €
Épuisé
EAN :9782343012209
Charles Zacharie Bowao est celui qui, après les grands hommes qui ont créé les conditions d'émergence du département de philosophie à l'université Marien Ngouabi de Brazzaville, a coordonné l'implémentation de la vie de la Formation Doctorale par une capitalisation plus ou moins réussie des intuitions de ces grands esprits de ses prédécesseurs qui, aujourd'hui, devraient avoir incontestablement valeur de "colonnes" ou de "socles" de l'édifice Formation Doctorale de Philosophie dans sa triple orientation : "Histoire de la Philosophie et Métaphysique", "Philosophie africaine et Esthétique" et "Logique et Histoire des sciences". C'est C Z Bowao qui pour l'avoir impulsée a magistralement ouvert la Formation Doctorale de Philosophie à des grands noms mondialement incontestés de la philosophie qui y ont déjà effectué des missions d'enseignement ou des visites professionnelles. C'est encore C Z Bowao qui, pour la première fois, a aidé à capitaliser le sens du concept d'"épistémo-logique", comme pour exprimer une prise en charge philosophique et méthodologique d'intelligence des phénomènes de la pensée à la fois dans l'ordre épistémologique et dans l'ordre logique. Penser l'epistémo-logique est l'oeuvre d'un ensemble de chercheurs avertis aux jeux et enjeux de la philosophie, surtout dans ses multiples interactions avec la science ; ceux-là même qui ont compris que science sans philosophie et philosophie sans science n'est qu'amputation de sens à la pensée et à la vie.
Les contributions qui composent ce numéro inaugural du Cahier du Jeune Chercheur sont, à n'en point douter, à la fois une somme de considérations d'itinéraires des recherches déjà entreprises et poursuivies, c'est le cas pour l'essai de Norbert Ampa ; et un ensemble perspectiviste des recherches à entreprendre, chacune dans une orientation paradigmatique engagée. Tel est, pour l'ensemble de ces perspectives, le cas de la réflexion de Elvy Roland Mabélé Mantsounga et Erick Massoussa, qui s'inscrivent dans l'ordre de l'Histoire de la philosophie et Métaphysique ; le cas du travail de Alain Tchimboungou en Esthétique ; le cas de l'article de Stéphane Hilarion Kitsouka en Didactique de philosophie ; le cas des études en Logique, Epistémologie, Histoire et Philosophie des sciences que présentent respectivement : Armel Elenga, Guyet Neulord Kibangou, Cornick Mabiala Zantez, Séverin Stanislas Ndzili, Fernand Ngatsé, Justense Migueze Ondjollet, Gévi Ankomo Ampini, Wisdom Bouyangha, Sandrin Giscard Bouzitou Missibou et Jean Arel Mabika Nguimbi. Ces itinéraires et perspectives de recherches trouvent leur point d'ancrage et de consécration dans le tableau épistémique que peignent conjointement Marcel Nguimbi et Auguste Nsonsissa sur La dynamique de la tradition, qui est une somme d'Etudes sur l'objectivité des savoirs endogènes et des ethnosciences en contexte culturel africain.
Karl Raimund Popper et l'Afrique ! Une drôle de conjonction, diraient certains. Certainement pas, répliqueraient d'autres. La relation à construire entre Popper et mère Afrique se fonde sur le fait et les résultats possibles de l'applicabilité de la méthode du trial and error à l'Afrique. L'on pourrait s'en inquiéter, si tant est que Popper n'a pas pensé l'Afrique et les Africains, au contraire de Hume, Kant ou Hegel, par exemple. Ceux-ci ont pensé l'Afrique et les Africains, pour dire l'infériorité de la race noire. Popper a pensé "africains", au moins une fois et "Noirs" plus d'une fois, mais, pour les exclure de l'universel, ce qu'il appelle la société "la meilleure" possible, c'est-à-dire la société occidentale. Le problème se pose justement, du fait que Popper exclut abusivement — pour ne pas dire naïvement — les Africains et tous les peuples non-occidentaux du destin de l'Humanité universelle, sombrant dans un énorme "paradoxe méthodologique", du fait du contraste entre la vocation (universelle) de sa méthode et l'objet d'application de cette méthode qu'il veut lui-même "humaine". Le destin de l'Humanité, un destin commun et collectif que vient de rendre (et rendra encore) davantage explicite la pandémie du Covid-19 qui ne fait acception d'aucune race humaine. Elle dément la classification des races de Hume, de Kant ou de Hegel. Elle croit en la solidarité du genre humain, en la survie du genre humain et renie la prétendue supériorité de l'Occident puis — en conséquence — la pseudo-infériorité du non-occident. Elle a frappé (et frappera encore, on ne sait jusqu'à quand) aussi bien le blanc, le rouge, le vert, le jaune que le noir. Aucun règne vivant ne lui résiste, aussi bien le règne humain que le règne animal ; le règne végétal et le règne minéral subissent les effets collatéraux du double règne animal : l'animal raisonnable et la bête de somme. L'espèce humaine est liée aux autres espèces vivantes par le principe du kyo bouddhique, principe de la membration qui fait s'embarquer tous les êtres vivants. Ce que Popper aurait dû saisir !
Cet ouvrage présente les conditions essentielles d'émergence du pragmatisme analytique de Robert Boyce Brandom, et dresse un registre critique d'incidences méta-théoriques qui en découlent. En effet, Robert Boyce Brandom construit son pragmatisme analytique dans la "réconciliation entre le pragmatisme et la philosophie analytique". Une réconciliation qui, elle-même, tient de l'interaction bien comprise entre le sens et l'usage des expressions linguistiques discursives. Une telle relation a pour conséquence immédiate un ensemble d'interactions entre d'une part le "dire" et le "faire" (c'est-à-dire la mise en oeuvre du paradigme pragmatique), puis d'autre part la "sémantique" et la "pragmatique" dans l'application du "concept" à la réalité phénoménale (c'est-à-dire la mise en oeuvre du paradigme philosophique analytique). Cet enchevêtrement d'interactions ouvre, par ailleurs, à l'interaction entre "connaissance" et "croyance" de la connaissance acquise. Cela requiert un certain nombre d'instruments tels que le "méta-vocabulaire universel" et le "vocabulaire intentionnel" qui, eux-mêmes, sont en interaction réciproque.
Les contributeurs de cet ouvrage revisitent l'épistémologie sans sujet connaissant de Karl Raimund Popper. De nos jours, l'épistémologie de Popper est de plus en plus mésinterprétée. On lui donne plusieurs sens, même les plus contradictoires. L'épistémologie de Popper est finalement "sans visage", puisqu'elle parcourt la plupart des champs de la connaissance humaine, puis "sans rivage", car elle serait sans borne. La question qu'ils se posent est celle de savoir si l'on peut aujourd'hui faire de l'épistémologie sans Karl Popper après Karl Popper.
?Quels sont les secrets d'une vocation ? Par quels chemins mystérieux voyage-t-elle ? Devenir galeriste, est-ce un appel, un destin, ou le résultat des hasards successifs ? A priori, être galeriste c'est vivre entre l'économie et l'esthétique, c'est être partagé entre les échanges et le coeur. Quel impératif l'emporte et comment passer du numéraire à l'esprit, du matériel au spirituel ? A travers quelques anecdotes et faits saillants d'une carrière de vingt ans, l'auteur tente de répondre à ces questions.
Boutin Perrine ; Lefur Paul ; Lang Jack ; Tasca Ca
Cet ouvrage propose quinze témoignages d'anciens élèves ou de chercheurs associés du master Didactique de l'image de l'université Sorbonne-nouvelle. Devenus professionnels, ils décrivent leur propre réalité, avec leurs mots, pour montrer toute l'étendue d'actions que proposent les didactiques des images. Le master Didactique de l'image de l'université Sorbonne-nouvelle a été créé en 2006, sous l'impulsion d'Alain Bergala, pour s'intéresser aux liens entre éducation et images et ainsi préparer au mieux les médiateurs culturels de demain face aux problématiques de la transmission. Depuis, les générations de diplômés continuent de s'implanter dans les actions d'éducation artistique, en France ou à l'étranger. Un livre sur la trajectoire des anciens d'une formation universitaire, aussi plaisant à lire qu'instructif !
Au matin du 22 mars 2016, en se rendant à son bureau, Caroline Choplin monte dans le dernier wagon de la rame de métro qui s'arrêtera brusquement à la station Maelbeek. Elle ne le sait pas encore, mais ce choix involontaire lui sauvera la vie. Trois ans après le double attentat qui a frappé la capitale belge, elle revient sur les émotions ressenties ce matin-là et celles des jours et des mois qui ont suivi le choc.
Comme à son habitude, Marie est la première à se proposer pour venir faire les courses avec moi, deux autres jeunes du groupe nous accompagnent. C'est un soir du mois de novembre, il fait froid, nous parlons du temps, va-t-il neiger ou non? L'ambiance est détendue, je raconte une anecdote personnelle Marie, assise à côté de moi se tourne brusquement et me lance froidement "On n'en a rien à faire de ta vie!" Sur le coup je me tais, je ne comprends pas l'agressivité de ses paroles, je passe à autre chose mais au fond de moi je suis blessée. Que s'est-il passé? Pourquoi de telles attitudes, la sienne, la mienne? Pour quelles raisons cela me touche-t-il autant?.