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Popper et l'Afrique. Applicabilité de la méthode du trial and error
Nguimbi Marcel
L'HARMATTAN
19,00 €
Épuisé
EAN :9782343213811
Karl Raimund Popper et l'Afrique ! Une drôle de conjonction, diraient certains. Certainement pas, répliqueraient d'autres. La relation à construire entre Popper et mère Afrique se fonde sur le fait et les résultats possibles de l'applicabilité de la méthode du trial and error à l'Afrique. L'on pourrait s'en inquiéter, si tant est que Popper n'a pas pensé l'Afrique et les Africains, au contraire de Hume, Kant ou Hegel, par exemple. Ceux-ci ont pensé l'Afrique et les Africains, pour dire l'infériorité de la race noire. Popper a pensé "africains", au moins une fois et "Noirs" plus d'une fois, mais, pour les exclure de l'universel, ce qu'il appelle la société "la meilleure" possible, c'est-à-dire la société occidentale. Le problème se pose justement, du fait que Popper exclut abusivement — pour ne pas dire naïvement — les Africains et tous les peuples non-occidentaux du destin de l'Humanité universelle, sombrant dans un énorme "paradoxe méthodologique", du fait du contraste entre la vocation (universelle) de sa méthode et l'objet d'application de cette méthode qu'il veut lui-même "humaine". Le destin de l'Humanité, un destin commun et collectif que vient de rendre (et rendra encore) davantage explicite la pandémie du Covid-19 qui ne fait acception d'aucune race humaine. Elle dément la classification des races de Hume, de Kant ou de Hegel. Elle croit en la solidarité du genre humain, en la survie du genre humain et renie la prétendue supériorité de l'Occident puis — en conséquence — la pseudo-infériorité du non-occident. Elle a frappé (et frappera encore, on ne sait jusqu'à quand) aussi bien le blanc, le rouge, le vert, le jaune que le noir. Aucun règne vivant ne lui résiste, aussi bien le règne humain que le règne animal ; le règne végétal et le règne minéral subissent les effets collatéraux du double règne animal : l'animal raisonnable et la bête de somme. L'espèce humaine est liée aux autres espèces vivantes par le principe du kyo bouddhique, principe de la membration qui fait s'embarquer tous les êtres vivants. Ce que Popper aurait dû saisir !
Les contributions qui composent ce numéro inaugural du Cahier du Jeune Chercheur sont, à n'en point douter, à la fois une somme de considérations d'itinéraires des recherches déjà entreprises et poursuivies, c'est le cas pour l'essai de Norbert Ampa ; et un ensemble perspectiviste des recherches à entreprendre, chacune dans une orientation paradigmatique engagée. Tel est, pour l'ensemble de ces perspectives, le cas de la réflexion de Elvy Roland Mabélé Mantsounga et Erick Massoussa, qui s'inscrivent dans l'ordre de l'Histoire de la philosophie et Métaphysique ; le cas du travail de Alain Tchimboungou en Esthétique ; le cas de l'article de Stéphane Hilarion Kitsouka en Didactique de philosophie ; le cas des études en Logique, Epistémologie, Histoire et Philosophie des sciences que présentent respectivement : Armel Elenga, Guyet Neulord Kibangou, Cornick Mabiala Zantez, Séverin Stanislas Ndzili, Fernand Ngatsé, Justense Migueze Ondjollet, Gévi Ankomo Ampini, Wisdom Bouyangha, Sandrin Giscard Bouzitou Missibou et Jean Arel Mabika Nguimbi. Ces itinéraires et perspectives de recherches trouvent leur point d'ancrage et de consécration dans le tableau épistémique que peignent conjointement Marcel Nguimbi et Auguste Nsonsissa sur La dynamique de la tradition, qui est une somme d'Etudes sur l'objectivité des savoirs endogènes et des ethnosciences en contexte culturel africain.
Les contributions présentées dans ce deuxième ouvrage du Cahier du Jeune Chercheur sont des travaux qui expriment, pour la plupart des contributeurs, la maturité de leurs recherches. Elles portent essentiellement sur une somme de réflexions philosophiques dans les champs de la Logique, de l'Epistémologie et de la Philosophie du langage. On y reconnaîtra les réflexions philosophiques de Bichard Ahmat, Ralpi Grâce Bolombo Ndjima, Guyet Neulord Kibangou, Prefina Lemvo-Mboungou, Frederic Makita Bati, Cheric Gelais Derfina Mayindou, Glaise Rodrigue Mbama, Fabrice Moussiessi, Noël Ngoba, Charlin Oko et Justense Migueze Ondjollet.
Ce deuxième volume se concentre sur un ensemble d'Analyses perspectivistes autour de cette épistémologie sans visage et sans rivage de K.R. Popper : on scrute, sur la base de l'existant, ce qui peut permettre de comprendre le "non-dit" de Popper, cette ouverture indéfinie de la méthodologie à la métaphysique.
Cet ouvrage interroge le penser épistémologique de K-R Popper, à la fois dans ses fondements et dans son déploiement, en posant deux questions épistémologiques : celle du "paradoxe méthodologique" et celle de "l'exigence d'élargissement de la formule de la croissance du savoir scientifique".
Mukendji Mbandakulu Martin Fortuné ; Lianza Zalonk
L'ouvrage s'attèle à montrer le rapport dialectique entre la guerre et la paix. La guerre semble être le lot des hommes. Les causes, les sources de la guerre sont relevées ici. Les théories sur les guerres traditionnelles et modernes y sont développées. Il n'y a pas de paix sans guerre. Bien que celle-ci ait des germes de destruction de celle-là, elle en est aussi génératrice. Les relations entre les états sont sujettes à cette ambivalence. On fait la guerre pour avoir la paix. La guerre ne peut cesser que si les causes des conflits entre les nations, entre les hommes peuvent être extirpées. La paix est préférable mais elle reste à conquérir. Cette étude corrige l'opinion selon laquelle les relations internationales et la philosophie ne peuvent faire bon ménage. La polémologie et l'irénologie sont donc inséparablement liées aux réflexions philosophiques.
Boutin Perrine ; Lefur Paul ; Lang Jack ; Tasca Ca
Cet ouvrage propose quinze témoignages d'anciens élèves ou de chercheurs associés du master Didactique de l'image de l'université Sorbonne-nouvelle. Devenus professionnels, ils décrivent leur propre réalité, avec leurs mots, pour montrer toute l'étendue d'actions que proposent les didactiques des images. Le master Didactique de l'image de l'université Sorbonne-nouvelle a été créé en 2006, sous l'impulsion d'Alain Bergala, pour s'intéresser aux liens entre éducation et images et ainsi préparer au mieux les médiateurs culturels de demain face aux problématiques de la transmission. Depuis, les générations de diplômés continuent de s'implanter dans les actions d'éducation artistique, en France ou à l'étranger. Un livre sur la trajectoire des anciens d'une formation universitaire, aussi plaisant à lire qu'instructif !
Perrat Benoît ; Pitte Jean-Robert ; Guillot Pierre
Résumé : Grand chef cuisinier aux côtés des Escoffier, des Rambert et des frères Rouzier notamment, le Bressan Benoît Perrat (1873-1957) exerça son art dans les restaurants de tout premier ordre (Lyon, Genève, Paris, York, Berlin, Dresde) puis dans les cours princières et royales d'Europe centrale de la Belle Epoque (Saxe, Bavière, Roumanie, Hongrie). Contraint par la Grande Guerre à quitter ceux qu'il avait somptueusement servis, il retrouve ses terres natales et s'installe quelque temps après à Vonnas (Ain), la "Mecque de gueule", où il tiendra jusqu'à la Seconde Guerre mondiale toujours avec panache et distinction, jusqu'au raffinement ultime, la table et le Grand Hôtel Moderne. Il y rédigera sa célèbre "rhapsodie culinaire et gastronomique", Cornus en Bresse (1932) ? rééditée en 2002 ? et en 1938 sa Hongrie gourmande, restée inédite et publiée ici pour la première fois. Ce recueil surprenant assemble une centaine de ses recettes magyares récolées au gré de ses rencontres, de ses pérégrinations, de ses affectations et de ses enchantements. Récolées... ! C'est peu dire. Benoît Perrat y atteste surtout le "véritable esprit de la gastronomie qui est un patrimoine vivant, en évolution constante, ouvert à toutes les influences extérieures qui sont découvertes, apprivoisées, domestiquées, puis intégrées". C'est donc à une savoureuse déclinaison des riches spécialités danubiennes, parfois "métissées de Bresse", que Benoît Perrat convoque ses lecteurs, au premier rang desquelles le fameux gulash, et bien sûr le paprika, piment-roi de la cuisine magyare. Il les invite surtout à mettre avec lui la main au fourneau puis la serviette au cou.
Dans un contexte économique caractérisé par la mondialisation où les fusions, délocalisations et liquidations d'entreprises sont autant de risques pour les managers, la ressource principale de l'entreprise reste la connaissance. Véritable capital technique, social et culturel, il convient de la préserver, de l'enrichir et de la transmettre. Le capital mémoire de l'entreprise ouvre la voie au management des savoirs, à la gestion des connaissances et à l'ingénierie de la mémoire organisationnelle qui, chacun dans son domaine, cartographient les compétences et les savoirs que recèle l'entreprise et en définissent les enjeux stratégiques. Loin d'être un tout homogène, la mémoire de l'entreprise emprunte à de multiples sources, individuelles ou collectives, se pourrit de cultures conflictuelles et se fixe sur des supports composites - simples récits d'anecdotes, documents de presse ou institutionnels (affiche, film d'entreprise, banque de données...). Par-delà les clivages culturels, les querelles de territoires, les tactiques du secret, les justifications plus ou moins excusables de l'oubli, cet ouvrage montre en quoi la mémoire constitue, pour l'anticipation stratégique et la construction identitaire des collectifs de travail, un facteur-clef dé la communication d'entreprise. L'exemple des Chantiers de l'Atlantique de Saint-Nazaire illustre toute là complexité et la richesse du capital mémoire d'une grande organisation.