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Apologia pro vita sua
Newman John Henry
AD SOLEM
40,40 €
Épuisé
EAN :9782940402571
1864. Newman est seul, ignoré, presque dédaigné dans l'Eglise catholique qu'il a rejointe vingt ans plus tôt. Profitant de ces circonstances, un intellectuel anglican, Charles Kingsley, défie l'ancien leader du Mouvement d'Oxford en mettant en cause l'honnêteté intellectuelle de sa conversion. Kingsley croyait enterrer un moribond. En réalité il venait de réveiller un lion. Newman répliqua immédiatement. Fouillant sa mémoire, réunissant lettres et documents, il produisit en quelques semaines l'histoire des raisons qui le conduisirent à devenir catholique: l'Apologia pro vita sua. Le livre retourna l'opinion de l'Angleterre. Dans la prose majestueuse de l'Apologia, le catholicisme rayonnait de cette "splendeur de la quitté en 1845. Mais ce rayonnement ne voulait pas être aveuglant.""Pour aller jusqu'au bout de ce qu'il jugeait la vérité, écrivait le pape PaulVI, Newman a renoncé à l'Eglise d'Angleterre non pas pour se séparer d'elle, mais pour l'accomplir. Il ne cessait pas de croire ce qu'il avait cru, mais il le croyait davantage encore, il avait porté sa foi anglicane jusqu'à sa plénitude. Une conversion est un acte prophétique. Newman a vécu l'histoire de la réunion future, de cette récapitulation en Jésus-Christ dont le moment nous est encore caché, mais à laquelle nous aspirons tous."
En intitulant ce recueil " La Grâce chrétienne " - Newman n'a pas donné de titre particulier à chacun des volumes - nous avons voulu résumer l'enseignement que l'auteur y développe successivement sur la vertu de foi, sur le Christ en son humanité et sur l'Eglise dont les sacrements permettent au croyant de participer à la vie divine. La foi chrétienne est représentée en ses modèles par Abraham et par le jeune David : en considérant comme exemplaire de l'attitude du croyant l'action de ces personnages bibliques, le chrétien apprend dans quelles dispositions il doit être pour avoir part à la miséricorde divine que le Christ est venu nous révéler. En effet, quand nous considérons la mansuétude que Jésus a témoignée aux hommes nous pressentons quelle peut être la bonté de Dieu, laquelle autrement resterait pour nous inaccessible : tel est, parmi d'autres, l'enseignement que le prédicateur veut donner sur ce mystère central du christianisme, l'Incarnation du Fils de Dieu. Newman consacre la dernière partie du volume, la plus longue, à l'Eglise, réalité à la fois visible et invisible : institution à l'autorité de laquelle le chrétien doit respect et obéissance, et communion des saints. Pour entrer dans cette communion et y demeurer, le chrétien doit user des moyens que l'Eglise met à sa disposition.
Résumé : Les sermons de ce volume sont ordonnés selon le calendrier liturgique, de l'avent à l'entrée en carême, ceux de la deuxième partie de l'année formant le volume suivant. Les thèmes de prédication sont accordés aux différentes saisons liturgiques. Le titre choisi, La Sainteté chrétienne, en résume le thème majeur : la présence de Dieu en chaque baptisé, présence de l'Esprit saint qui accomplit en chacun l'?uvre du Christ. Pour entretenir cette présence qui suscite crainte et respect, mais aussi sérénité, joie et paix, Newman invite ses paroissiens à rester assidus à la prière et à la participation régulière, au repas du Seigneur, à entretenir en eux le recueillement et à éviter le péché. Dans les sermons de Noël, il prêche que cette présence est contenue en gage dans le mystère du Verbe incarné, dans les sermons pour le temps de l'Epiphanie et celui de la Septuagésime, il prêche l'efficacité de cette présence, c'est-à-dire de la grâce, pour la pratique des ?uvres. Il renvoie ainsi, dos à dos les tenants de la suffisance de la foi et ceux qui défendent la suffisance de nos mérites, à la suite de Pélage. Prédicateur et pasteur, Newman exhorte ses paroissiens et leur enseigne les mystères de la foi : de façon originale, il appuie sur les exemples donnés par le Christ la conduite qu'il propose. En dédiant ce tome, publié à la fin de l'année 1840, à Joshua Watson, il rendait hommage à l'action d'un laïc chrétien pour son Eglise.
En 1865, Edward Pusey, chanoine anglican de Christ Church et ancien acteur du Mouvement d'Oxford au côté de Newman, publie une lettre sous la forme d'un essai à l'adresse des catholiques anglais, appelant à la réunion des deux Eglises. Comme condition préalable, Pusey demande aux catholiques de reconsidérer la place que Marie occupe dans leur culte et formule les linéaments d'une " mariologie œcuménique " qui soit acceptable pour les anglicans comme pour les catholiques. Cette adresse aux catholiques, en apparence pacifique et bienveillante dans ses intentions, d'où le nom d'Eirenicon que lui donna son auteur, revenait en fait à une remise en cause radicale de la théologie mariale de l'Eglise, ainsi que de la dévotion qui l'accompagne. Face à ce défi, Newman prit la plume, comme il l'avait fait dans l'Apologia, et produisit en quelques semaines un chef d'œuvre d'intelligence et de finesse théologiques : la Lettre à Pusey. Défait et confus, Pusey se retira de la lice. La cause de l'" Union des Eglises " fit cependant son chemin, au point de devenir, un siècle plus tard, la préoccupation première du concile Vatican II. Pusey prit-il alors sa revanche ? Tout au contraire, car l'on découvrira dans ce livre que Newman, par son recours aux Pères de l'Eglise, anticipait d'un siècle la théologie mariale élaborée par la constitution Lumen Gentium.
Résumé : "Tout pouvoir vient de Dieu" signifie non pas que toute autorité dispose d?un pouvoir divin mais que le fondement de cette autorité est invisible. Ce que saint Paul dénonce, c?est la confusion de ce fondement avec ces modes de sa manifestation. "Tout pouvoir vient de Dieu" renvoie dos à dos dans aussi bien une conception de l?autorité politique qui dériverait son pouvoir du "sacré" attaché à la personne de l?empereur (ou plus tard du monarque) comme à son fondement, que celle qui la fait dériver du peuple. Voilà pourquoi les chrétiens obéissent aux lois de la Cité et se soumettent aux autorités : parce que l?autorité politique manifeste ce fondement (toujours caché). Quand les lois de ce pouvoir vont à l?encontre du Logos (et donc du Bien commun), les chrétiens ne s?opposent pas au pouvoir comme un corps politique mais rappellent aux gouvernants que leur pouvoir ne repose pas sur eux mais sur Dieu ? le Logos, c?est-à-dire la Raison, à laquelle tous les hommes participent par leur propre raison. Le livre prend notamment l?exemple que donnent les Pères apologistes : Justin, Tertullien, puis Augustin, dont la Cité de Dieu s?inscrit dans le sillage des grandes apologies. En ce sens, il n?y a pas deux cités (des hommes et de Dieu), mais une seule, et c?est la mission ? critique ? des chrétiens (comme citoyens et non pas comme un contre pouvoir) de rappeler ce fondement invisible du pouvoir quand la Cité s?en affranchit. Un livre de discernement capital aujourd?hui.
La manière dont on conçoit l'éducation varie du tout au tout selon que l'on défend la possibilité de l'erreur et de la vérité du jugement moral, et l'universalité de la raison pratique - ce que C. S. Lewis désigne par le terme de voie, ou "Tao", dans ce livre de 1943. Pour ceux qui sont à l'intérieur de la voie, l'éducation consiste à favoriser la naissance de ces réactions au monde qui sont justes en elles-mêmes, indépendamment du fait qu'on les éprouve ou non - ces réactions dont la possibilité définit l'humanité même. Ceux qui sont étrangers au Tao doivent par contre, s'ils sont logiques, regarder tous les sentiments comme également irrationnels, comme des sortes de buées qui nous cachent la réalité. Ce n'est pas que ce soient des hommes mauvais : ce ne sont plus des hommes du tout. En sortant du Tao, ils sont entrés dans le vide. Quant à ceux qu'ils dominent, ils ne sont pas forcément malheureux ; ce ne sont pas des hommes non plus : ce sont des produits fabriqués. La victoire finale de l'homme ce n'est pas un affranchissement de I'"ordre naturel" ; c'est au contraire un retour à la nature, mais qui s'affranchit de toute médiation culturelle. Aujourd'hui, cette libération s'appelle "écologisme" et "transhumanisme n. Ce sont les autres noms de l'abolition de l'homme.
Dans le deuxième roman de Joseph Malègue, Pierres noires : Les Classes moyennes du Salut, réalise une "fresque historique" de l'installation de la IIIe République : laïcité, déclin des notables liés à la Monarchie, l'Eglise, l'Empire, montée d'une classe nouvelle qui les supplante dans une ville d'Auvergne imaginaire, emblématique d'une mutation de la France toute entière. Malègue observe le déclin de cette classe sociale à laquelle sa famille petite-bourgeoise était liée avec le sens proustien du temps qui passe et la distance du sociologue, sans regret ni révolte. Il se préoccupe surtout du drame spirituel des "classes moyennes du Salut". Soit les chrétiens attachés à l'évangile, mais peu désireux de lui sacrifier, le cas échéant, leur bonheur terrestre. Comme dans Augustin ou le Maître est là, Malègue s'y rapproche encore plus de Proust par l'abondance de ce qu'il enregistre, décrit puis dissèque longuement et finement : beauté de la féminité, mais aussi divisions sociales implacables, fortunes détruites, mariages ratés, suicides illustrant la fin des notables catholiques. Pierres noires est considéré par les critiques comme supérieur à son premier roman (Augustin). Les "pierres noires" sont les pierres volcaniques d'Auvergne et du Cantal avec lesquelles sont construites de nombreuses maisons de ces régions. Les "Classes moyennes du Salut" sont les chrétiens médiocres (où Malègue se situait lui-même), non "classes moyennes de la sainteté". Joseph Malègue (1876-1940) est considéré comme le "Proust catholique". Ecrivain lu avec ferveur par le pape Paul VI qui voit en lui le "conteur de l'histoire de l'âme", et par le pape François comme le grand romancier moderne des "classes moyennes de la sainteté". Nouvelle édition, présentée par José Fontaine