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LETTRE A PUSEY
NEWMAN JOHN HENRY
AD SOLEM
23,55 €
Épuisé
EAN :9782940090884
En 1865, Edward Pusey, chanoine anglican de Christ Church et ancien acteur du Mouvement d'Oxford au côté de Newman, publie une lettre sous la forme d'un essai à l'adresse des catholiques anglais, appelant à la réunion des deux Eglises. Comme condition préalable, Pusey demande aux catholiques de reconsidérer la place que Marie occupe dans leur culte et formule les linéaments d'une " mariologie œcuménique " qui soit acceptable pour les anglicans comme pour les catholiques. Cette adresse aux catholiques, en apparence pacifique et bienveillante dans ses intentions, d'où le nom d'Eirenicon que lui donna son auteur, revenait en fait à une remise en cause radicale de la théologie mariale de l'Eglise, ainsi que de la dévotion qui l'accompagne. Face à ce défi, Newman prit la plume, comme il l'avait fait dans l'Apologia, et produisit en quelques semaines un chef d'œuvre d'intelligence et de finesse théologiques : la Lettre à Pusey. Défait et confus, Pusey se retira de la lice. La cause de l'" Union des Eglises " fit cependant son chemin, au point de devenir, un siècle plus tard, la préoccupation première du concile Vatican II. Pusey prit-il alors sa revanche ? Tout au contraire, car l'on découvrira dans ce livre que Newman, par son recours aux Pères de l'Eglise, anticipait d'un siècle la théologie mariale élaborée par la constitution Lumen Gentium.
Le Cardinal Newman est l'auteur de deux méditations sur le Chemin de Croix. L'une de ces méditations, dites " brèves ", a été choisie par le pape Jean-Paul II pour accompagner son Chemin de Croix, le Vendredi Saint 2001. C'est ce texte que nous sommes heureux de proposer aux lecteurs qui souhaitent accompagner la prière du Saint-Père, ou découvrir la profondeur spirituelle de cette méditation de Newman.
Ce volume est la suite de la traduction française des sermons que John Henry Newman (1801-1890) prêcha comme curé dans l'église anglicane de Saint Mary's à Oxford. Lui-même professeur d'université, il comptait parmi ses ouailles des universitaires, des professeurs, des étudiants, mais aussi les fidèles du centre d'Oxford où se trouvait sa paroisse ; à tous il proposait un idéal élevé de la vie chrétienne. Newman n ayant pas donné de titres aux recueils de ses sermons, nous l'avons intitulé ainsi parce que le renoncement du chrétien aux attraits du monde n'est possible qu'avec la grâce que Dieu lui donne, et ne se comprend que s'il vise à imiter notre Seigneur dans l'abaissement auquel il a consenti pour venir jusqu'à nous. A côté de ce thème qui court sur l'ensemble du présent volume, d autres sont abordés comme le mystère du Christ dans sa royauté et dans sa souffrance, le baptême, l'eucharistie, etc. Cette variété de sujets, due à la réédition effectuée par Newman lui-même, dans ce volume et dans le suivant, de sermons, qu'il avait déjà publiés dans une autre collection, confère à ceux-ci une réelle originalité par rapport à la plus grande unité des volumes précédents.
En intitulant ce recueil " La Grâce chrétienne " - Newman n'a pas donné de titre particulier à chacun des volumes - nous avons voulu résumer l'enseignement que l'auteur y développe successivement sur la vertu de foi, sur le Christ en son humanité et sur l'Eglise dont les sacrements permettent au croyant de participer à la vie divine. La foi chrétienne est représentée en ses modèles par Abraham et par le jeune David : en considérant comme exemplaire de l'attitude du croyant l'action de ces personnages bibliques, le chrétien apprend dans quelles dispositions il doit être pour avoir part à la miséricorde divine que le Christ est venu nous révéler. En effet, quand nous considérons la mansuétude que Jésus a témoignée aux hommes nous pressentons quelle peut être la bonté de Dieu, laquelle autrement resterait pour nous inaccessible : tel est, parmi d'autres, l'enseignement que le prédicateur veut donner sur ce mystère central du christianisme, l'Incarnation du Fils de Dieu. Newman consacre la dernière partie du volume, la plus longue, à l'Eglise, réalité à la fois visible et invisible : institution à l'autorité de laquelle le chrétien doit respect et obéissance, et communion des saints. Pour entrer dans cette communion et y demeurer, le chrétien doit user des moyens que l'Eglise met à sa disposition.
Il n'y a que deux êtres absolus dont l'existence s'atteste et s'éclaire mutuellement : moi-même et mon Créateur" affirme Newman dans l'Apologia pro vita sua. Comment partager cette adhésion vitale non à une doctrine mais à celui dont l'existence lui est "plus certaine que celle d'avoir des mains et des pieds" ? Quel argument avancer en faveur de son existence ? La réponse qu'apporte Newman, c'est sa propre vie - l'histoire d'une existence s'abandonnant sans réserve à Dieu qui ne cesse de se donner à l'homme. Une histoire dont le secret repose sur la conviction que l'assentiment de foi repose sur l'amour - "nous croyons parce que nous aimons" - et qui se propose comme une invite à tenter, à notre tour, l'aventure de la foi. Sans la charité, il n'y aurait pas de quête de l'intelligence de la foi. Ni de fidélité à la promesse dont témoigne une vie ajustée à temps et à contretemps à l'engagement baptismal. C'est cela l'argument de la sainteté de Newman. Grégory Solari est chargé d'enseignement et éditeur. Il a soutenu une thèse de doctorat en philosophie sur Newman (Le Cogito newmanien. Essai sur la Preuve du théisme de John Henry Newman).
Gravir avec lenteur, là où disparaissent les chemins, les sentiers, là où rien n'altère la noble attente de la roche, la trahison des graviers, les cris du glacier, "L'homme passe l'homme" écrit Pascal. Encore faut-il pouvoir entendre résonner en soi le bruit de la source - la parole de l'origine - qui nous appelle à nous dépasser. L'échelle invisible désigne moins un passage qu'un espace dans lequel la Parole peut s'entendre : dans les mots du poète "qui aspire au ciel". Cette aspiration est universelle, mais c'est dans la solitude d'un chemin toujours particulier - celui de sa propre existence - qu'elle acquiert une valeur exemplaire. L'échelle est invisible. C'est la grâce de la parole du poète que de la faire apparaître dans la confidence d'une expérience dans laquelle nous pouvons puiser la force de notre propre ascension. et confier à la cascade que crache la glace, mourant dans un lac, oublié de la vallée, quelques secrets, quelques blessures, quelques prières ; la plénitude d'être là, si seul, ivre de toi.
La manière dont on conçoit l'éducation varie du tout au tout selon que l'on défend la possibilité de l'erreur et de la vérité du jugement moral, et l'universalité de la raison pratique - ce que C. S. Lewis désigne par le terme de voie, ou "Tao", dans ce livre de 1943. Pour ceux qui sont à l'intérieur de la voie, l'éducation consiste à favoriser la naissance de ces réactions au monde qui sont justes en elles-mêmes, indépendamment du fait qu'on les éprouve ou non - ces réactions dont la possibilité définit l'humanité même. Ceux qui sont étrangers au Tao doivent par contre, s'ils sont logiques, regarder tous les sentiments comme également irrationnels, comme des sortes de buées qui nous cachent la réalité. Ce n'est pas que ce soient des hommes mauvais : ce ne sont plus des hommes du tout. En sortant du Tao, ils sont entrés dans le vide. Quant à ceux qu'ils dominent, ils ne sont pas forcément malheureux ; ce ne sont pas des hommes non plus : ce sont des produits fabriqués. La victoire finale de l'homme ce n'est pas un affranchissement de I'"ordre naturel" ; c'est au contraire un retour à la nature, mais qui s'affranchit de toute médiation culturelle. Aujourd'hui, cette libération s'appelle "écologisme" et "transhumanisme n. Ce sont les autres noms de l'abolition de l'homme.